Le forum de l'ambre
Vos lettres
et correspondances (autre sujet)
L'échantillon
fossile est-il vrai ou faux ?
Bonjour, Bravo pour votre
site, Superbe. Il est très informatif...
Je possède un morceau
d'ambre avec plusieurs inclusions d'insectes. Trois inclusions
exactement. Je vous envoie des photographies (en plusieurs
email, car les photographies sont de grandes tailles, mais,
je tiens à vous les envoyer en l'état pour que
vous puissiez les exploiter de la façon la plus adéquate
possible.
Certaines photographies
sont prises au travers de ma loupe binoculaire au grossissement
10 - 15 et ne sont pas de très bonne qualité.
Veuillez m'en excuser.
Le bloc d'ambre est-il
véritable ou est-ce une contrefaçon ? J'ai
acheté l'échantillon 15 euro. Avez vous une
idée de sa valeur intrinsèque et financière
(1, 10,100 euro) ?
Merci encore pour votre
site. Et, BRAVO pour la qualité remarquable des documents
et rédactions que vous mettez à disposition,
nous permettant d'investir l'étude passionnante des
résines fossiles...
Amicalement.
Laurent.
La
Boutique - E.G. -
Bonjour, Monsieur.
Une
fois encore, vous êtes nombreux sur Internet et dans
les salons de minéralogie à souhaiter des expertises
d'échantillons d'oléorésines subfossiles
(souvent originaires de Madagascar).
Depuis
1991, le copal insectifère malgache (vendu pour l'équivalent
de l'ambre balte authentique) inonde le marché européen,
à un prix qui dépasse parfois la valeur de l'or
jaune (véritable).
Sans
vouloir porter de jugement sur la concurrence, votre fossile
n'a pas une valeur exceptionnelle. Et, dans "La Boutique
à Jacques", Monsieur, vous trouverez (en vous
rendant sur place) des échantillons semblables pour
un coût dix fois moindre...
Quinze euro, peuvent vous permettre (selon moi) de vous porter
acquéreur d'une belle pièce originaire des pays
baltes. Mais, chacun à le droit d'accorder la valeur
qu'il souhaite aux objets qu'il achète. Et,
je me refuse à devenir une caution ou le garant d'un
quelconque argus des inclusions commercialisées en
France et en Europe.

Vendu pour l'ambre, le copal malgache est un bon substitut
commercial.
Le fossile de Laurent est authentique...
Monsieur,
votre échantillon insectifère (d'environ 40
mm) est une coulure authentique très courante. Plusieurs
inclusions organiques sont identifiables, celle principalement
d'un termite ailé (Termitidae) qui constitue un indice
fiable d'un climat tropical chaud et surtout humide !
En effet, les termitières sont d'ordinaire situées
à proximité d'une source. Certes, on pense quasi
automatiquement aux termites d'Afrique que l'on situe en climat
"aride", mais, pour survivre, et puisqu'ils mangent
du bois recyclé, les termites ont impérativement
besoin d'eau. Votre résine est un copal récent
assez commun des tropiques, un copal, dans son état
naturel. La pièce Pléistocène (l'échantillon
est daté sans doute d'un million d'années environ)
est une coulée aérienne verticale au niveau
supérieur de l'arbre producteur de résine. Le
fossile contient des débris organiques de bois.
Concernant
le matériel malgache, les productions de faux sont
surtout orientées vers les pièces
à haute valeur ajoutée (papillons, caméléon,
plumes). Voyez par exemple ce crabe marin (contemporain) que
des faussaires souhaitent plonger de façon artificielle
dans du copal sans insecte... Nous resterons discret sur le
prix...

Soyez vigilent et critique, un crabe marin contemporain
niché dans une résine
malgache constitue sans doute un artéfact de fossilisation.
Dans
la paléontologie, (surtout dans les secteurs "pratiques"
où les contraintes techniques sont limitées)
les faux inondent le marcher...
Est-ce
que les falsifications existent ?
Réponse:
"Non!"
"Le
faux n'existe pas (ou plus) après analyse critique,
méthodique et scientifique". Dixit le courrier
d'un éminent chercheur que nous ne citerons pas.
Bon,
si tel est le cas, si les faux n'existent pas, ne tombons
pas dans la crédulité innocente du collectionneur
angélique...
Les fraudes font vivre et rapportent beaucoup... Et mieux
vaut ne pas ébruiter l'affaire ! Voici les principales
remarques rédigées de cette éminente
personne qui commente des fraudes (pièces artificielles
de synthèse) qui imitent l'ambre.
Monsieur xxx, comme il aime à le rappeler sur son papier
à entête, est Docteur Es Sciences de la Faculté
de Paris. Il est à la pointe des compétences
scientifiques, et, lui et ses confrères de la "grande"
institution (rue Buffon à Paris), me proposent un argumentaire
en 5 sentences.
- 1
"Le faux n'existe pas après analyse par un laboratoire
scientifique capable."
- 2
"Je ne connais aucun Labo pouvant faire des analyses
précises."
- 3
"En ce qui concerne l'ambre, le problème est difficile
car la différence
ambre/copal est mal étudiée."
- 4
"Ayant manipulé des tas de cailloux, j'ai une
certaine habitude de ces objets."
- 5
"Apportez moi vos échantillons, je ferai un tris
à l'oeil."
Si
les faux n'existent pas rappelons la
mouche des latrines du Musée de Londres, et,
ensuite proposons à l'expertise, sans doute, la
plus belle inclusion parisienne.
La
mouche des latrines du Musée de Londres.
La
collection la plus prestigieuse du Monde, contient des faux.
Le 1er Avril 1966, le faux le plus célèbre de
l'ambre : Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée
de Londres !
Dans
un ambre authentique de la Baltique, la contrefaçon
peut-être la plus célèbre : Fannia
Scalaris, la plus commune des mouche qui soit. Les mouches
Fannia sont rattachées à la famille des Muscidae
(les mouches scatophages !)
Depuis
la préhistoire, ces mouches dites domestiques ont suivi
l'homme dans sa vie et dans toutes ses histoires ! Le
fossile d'ambre contenant la mouche provient de la collection
de Hermann Loew, un allemand qui travaillait au Département
de Paléontologie du Musée de Londres à
la classification des moucherons dans l'ambre. Celui-ci a
même publié les résultats de ses travaux
(Loew 1850). Fannia Scalaris est aussi désignée
sous le nom de 'mouche des latrines' ou 'mouche des ordures'.
Et il était inconcevable de la découvrir dans
un ambre vieux de 40 Millions d'années... En effet,
cette espèce n'a évoluée que récemment,
et n'est pas distribuée dans les régions tropicales.
Willi Henning (1913-1976), la référence dans
la systématique en entomologie a décrit la pièce
22305 du Musée d'Histoire Naturel de Londres... et
bizarrement, mais certainement non volontairement, Willi Henning
a publié ses conclusions un 1er avril (1966).
Comment
identifier la fausse mouche fannia
qui appartient à la sous famille des Muscinae ?

|
Dans
la famille des Muscidae, difficile de confirmer l'absence
de soies hypopleurales pour distinguer ces mouches des
calliforidés. Alors, pour reconnaître les
mouches fanniides plongées dans l'ambre, le critère
le plus appréciable compte tenu de la difficulté
de l'observation morphologique dans la résine
est le repérage de la nervure anale ( =
la dernière nervure) qui n'atteint pas le bord
de l'aile...
|
L'étude
de cette pièce, juste par curiosité a été
poursuivie par Andrew Ross, en Juillet 1993 : "Tout
semblait pourtant montrer une 'authentique' mouche dans l'ambre,
mais sous la chaleur de la lampe du microscope, une ligne
de fracture apparue... L'intérieur avait été
creusé (zone circulaire très régulière
qui n'existe pas dans l'ambre) et avait été
remplie d'une résine moderne. Perfection de la copie..."
Ayant
réalisé la seule publication
française permettant de discerner les contrefaçons
de l'ambre, j'aimerai attirer l'attention sur cet autre sujet
qui mérite toutes les attentions !
La
plus belle inclusion parisienne (étude d'une abeille
bien étrange).
Le
docteur XXX, (que nous ne citerons pas non plus) Professeur
au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, nous propose
un ouvrage (édité aux éditions xxx) consacré
à l'initiation paléoentomologique et au peuplement
des arthropodes de la Terre. (Voir ci-dessous).
Le livre dans son contenu
est passionnant, particulièrement brillant. Mais, mon
attention est surtout attirée par la couverture. L'ouvrage,
agrémenté seulement de dessins noir et blanc,
utilise une bibliographie scientifique pour les lignées
étudiées, à l'exception de cet
insecte de l'ambre photographié en couleur
pour la couverture... Examinons cet
insecte...

Cette
belle abeille, dont on peut se poser la question de l'authenticité,
ne serait-elle originaire de cette époque (1950) où
Jean Roger était le responsable de l'institut paléontologique
de Paris tandis qu'Alexander Petrunkevitch venait examiner
les 11 araignées de l'ambre de M. Berland dont segestria
succinei, (3 mm), conservé dans cet échantillon
épais et étrangement opaque ?
Une lecture taphonomique (très sommaire) de
l'abeille, ci-dessus, pose une question assez évidente.
La position des tarses de l'insecte semble indiquer une force
découlement de la résine qui agit vers l'arrière.
Et, cela ne correspond pas avec l'aile postérieure
gauche dont l'extrémité, recourbée vers
l'avant, semble indiquer un déplacement en direction
de la tête.
Comment un écoulement (évidemment naturel)
de résine, le long d'un arbre sous le seul effet de
la pesanteur pourrait-il avoir des sens opposés pour
déformer ainsi l'insecte ? La position de l'abeille
est-elle naturelle ? On peut se poser la question.
L'opérateur n'aurait-il pas appliqué
une force, au moyen d'une pointe de stylo, par exemple, lorsque
l'insecte introduit dans la résine artificielle refusait
de s'enfoncer suffisamment ? Ce sont de tels détails
taphonomiques (c'est-à-dire concernant la position
mortuaire) qui peuvent facilement discréditer le fossile.
Malgré
la "rigueur" (*) des
travaux scientifiques présentés dans l'ouvrage :
Aucune description de la taille, aucun nom d'espèce
de l'insecte. Aucune datation de l'échantillon, aucune
description du gîte fossilifère... Pas le moindre
examen taphonomique (et pourtant, la position est si étrange!).
Aucun commentaire de la provenance du fossile et rien concernant
l'heureux propriétaire d'une telle pièce...
Pas de référence d'une quelconque nomenclature
dans une collection, (numéro de l'échantillon ?).
Aucun crédit photographique. Rien pour les références
bibliographiques... Et, plus étrange encore, aucune
utilisation de l'image dans l'ouvrage ! AUCUNE
publication scientifique (française ou étrangère,
antérieure ou ultérieure à la publication
du livre ne révise ce fossile pourtant superbe...
* : L'auteur ne semble pas avoir étudié soigneusement
les ambres de son époque... Devant le manque d'exactitude
consacrée à ses recherches des fossiles de l'ambre
(par
exemple l'origine des papillons), on ne peut que se poser
légitimement la question de l'authenticité du
fossile.
Ce
fossile en couverture de l'ouvrage est-il alors un "mirage"
ambré hors d'atteinte des chercheurs sérieux ?
Concernant
l'insectes on notera surtout la morphologie
TRES intéressante du sujet.
L'insecte est apparemment au carrefour morphologique
de trois groupes actuels d'hyménoptères (abeille,
xylocope et guêpe)...
Cette
sorte de grosse "abeille" (qui
darde magnifiquement son aiguillon, nous avons de telles
pièces à la Boutique, voir ci-dessous), est
un "apocrite" énorme. Le fossile est donc
rare... Lorsque l'on remarque les corbeilles
au pattes, (lesquelles pourraient alors contenir du
pollen fossile du plus haut intérêt !),
on notera que l'insecte ne correspond absolument pas aux abeilles
Electrapis (disparues) qui vivaient dans les forêts
baltes... Pour les ailes, l'insecte
est sans doute assez proche des xylocopes violets actuels
(groupe inconnu dans l'ambre). Et, pour la
tête, l'animal ressemble beaucoup aux Hymenoptera
Chalcidcidoidea (confer ces inclusions que nous avons présenté
dans La Boutique).

Voici
quelques guêpes Chalcidcidoidea authentiques que nous
présentons dans la Boutique...
Reprenons,
le fossile (ou "faux"-ssile, faisons un peu d'humour)
exposé dans la publication parisienne ne serait-il
pas une chimère ? Dame
Nature aurait-elle assez d'extravagance pour nous ouvrir dans
son registre paléontologique de l'ambre un hybride
aux morphologies contemporaines de plusieurs spécimens
actuels ?
Pour
être inféodées depuis longtemps aux fleurs,
les abeilles sont des sujets paléontologiques très
étudiés. A quelle époque apparaissent-elles
et quand deviennent-elles sociales ? Quelle est l'évolution
historique et la dynamique de cette association intime entre
l'insecte et la fleur ? Et, pourquoi
donc une inclusion si prestigieuse n'est pas depuis sa découverte
la clef de voûte d'une exposition universelle !
La
vérité ne s'invente pas, elle se cherche. Et,
le bons sens est l'outil indispensable pour éviter
les duperies. Concernant l'étude des faux ambres, une
seule publication française aborde le sujet. Dans cet
ouvrage (voir cidessous) vous examinerez les étapes
où des faussaires noient des lézards actuels
dans de l'ambre ancien authentique fondu.
Si
vous souhaitez des insectes authentiques (peu coûteux),
des explications, et le commentaire de publications consultables
sur place, nous vous invitons à la Boutique...
L'entrée est gratuite, et, de plus, on procède
sur place à l'expertise de vos fossiles.
La
Boutique à Jacques, c'est une confrérie de passionnés.
Une confrérie en quête d'exactitude et de vérité.
Les belles histoires ne sont pas forcément les mystifications
de la Nature.
Pour
en savoir plus sur l'ambre
Si
vous souhaitez en savoir plus sur les substituts et
contrefaçons de l'ambre, toute l'équipe
de La Boutique vous invite à étudier cet
ouvrage ci-dessus, et, à lire également
attentivement notre
magazine de 52 pages.
Vous verrez dans
cette publication, à la page 29, que des abeilles
actuelles sont pongées dans des ambroïdes
polonais. Page 30 vous verrez des serpents noyés
dans des ambres asiatiques. Page 46 vous découvrirez
les premières contrefaçons de l'ambre
qui datent de 1742. Et, encore plus extraordinaire vous
comprendrez page 47 les étapes du dépôt
d'un lézard actuel dans un ambre originaire de
la Baltique...
|
|
Concernant le même
sujet...
L'échantillon fossile est-il vrai ou faux ? Inclusions
étranges !
Mon
ambre contient une grenouille et une anguille
L'échantillon
fossile est-il vrai ou faux ?
La
Boutique - E.G. -
Une histoire belge de 2kg ! (Etude).
Notre confrère
Pascal B. nous a rapporté, il y a quelque temps déjà,
une information lancée initialement sur un forum (maintenant
fermé) et reprise en fanfare sur un Blog.
Le sujet, (d'une véracité infaillible?) affirme
la découverte exceptionnelle en 2006 d'un ambre énorme,
originaire d'un gîte fossilifère en Belgique.
Bon, voila une découverte, me direz vous. Mais, diable !
Un gisement d'ambre en Belgique, voilà un scoop !
Une découverte alors exceptionnelle ?!
En ce début d'année
2006, une pièce d'ambre géante est retrouvée
dans les tiroirs du muséum d'histoire naturelle de
Bruxelles. Et, le sujet est lancé aussi vite sur le
web.
Voici quel est le contexte de la découverte.
"En faisant le ménage dans les tiroirs de l'institut
des sciences naturelles de Bruxelles, le paléontologue
: Stephane xxx et son collègue : Alain xxx, paléo-botaniste,
dénichent un échantillon de 25x20x8 cm d'une
matière qui ressemble à un ambre. Après
un dépoussiérage "succin" (=humour),
la présence de cette masse de 2 Kg est suffisante pour
que la démonstration soit faite qu'un scoop énorme
existe à l'institut !!! Le bloc repose en effet
dans les tiroirs de l'institution depuis plusieurs décennies.
La couche consistante de poussière est suffisante pour
permettre à nos scientifiques d'exploiter l'histoire.
Ainsi, n'en doutons pas : "Ce morceau, réellement
gigantesque, de 2 kg provient de ...... Belgique ! Et
oui ..... de Belgique ! Et plus précisément
de Austruwel près d'Anvers, où il fût
arraché des entrailles de la terre en : 1903".
L'article évoque alors la datation : "Ce morceau
daterait du Tertiaire; époques du Miocène et
du Pliocène; de l'ère Cénozoïque;
laquelle comprend les périodes du Pléistocène
et de l'Holocène (antérieurement Quaternaire)".
Et de poursuivre en disant que : "cette pièce
est d'autant plus rare qu'il semblerait que cet échantillon
soit unique!". Peut-on douter de véracité
du gisement fossilifère belge d'Austruwel, un gisement
d'ambre méconnu capable de fournir des échantillons
si prestigieux ?
Réponse des découvreur: "La découverte,
effectivement, est fiable. Mes sources sont fiables à
100% Il suffit que vous vous renseignez par téléphone
au musée des sciences naturelles de Bruxelles en contactant
les personnes qui sont au Département Paléo."
Pour garder une trace écrite nous n'avons pas téléphoné
mais, nous avons envoyé une lettre
dont nous rapportons ici une copie. Gardant l'esprit
ouvert et admettant que des gisements d'ambre peuvent toujours
être découverts ou redécouverts, nous
avons mené l'enquête.
Notre correspondance adressée au Musée est restée
sans suite. Nous avons interrogé également les
journaux belges, la presse locale, pour retrouver des articles
relatifs à l'ambre... Nos recherches dans les médias
ont été fructueuses.
Nous vous présentons
une synthèse.
Lettre
adressée aux conservateurs du Musée.
Musée d'histoire
naturelle de Bruxelles,
Institut royal des Sciences
naturelles de Belgique,
rue Vautier 29 - 1000
Bruxelles.
Bonjour à toute
l'équipe du Musée !
Objet : Expertise
ambre avant exploitation iconographique, puis rédaction.
Bonjour, pour valider
les informations diffusées sur Internet et médiatiser
cette découverte exceptionnelle dans une publication,
nous souhaiterions avoir quelques renseignements sur votre
pièce d'ambre "muséologique" (ambre
de 2 Kg).
Je suis, Eric G. un auteur, photographe, spécialiste
de l'ambre. Je corresponds en ce moment avec Monsieur Raphaël
xxx pour monter le projet (sans doute assez insensé
mais terriblement passionnant) de devenir l'une des passerelles
médiatiques d'Internet orientée dans l'étude
passionnante de l'ambre et l'examen des inclusions organiques
fossiles.
Pour guider notre projet je développe une revue de
science gratuite : le Mag-AMP. Cette publication est un recueil
de documents scientifiques servant de base de travail à
la description constamment révisée des oléorésines
fossiles, des gîtes fossilifères ainsi qu'à
l'étude des inclusions organiques (faune et flore).
Cette publication n'est évidemment pas destinée
au commerce, et, sa vocation est uniquement de servir de passerelle
entre la recherche académique et l'intérêt
naturaliste/amateur des gens qui voyagent sur Internet. Notre
souhait est donc de relier les grandes institutions aux manifestations
culturelles, en diffusants gracieusement nos travaux éducateurs
que nous réalisons pour un public très motivé
et ravis de voir enfin un magazine fédérer des
communautés hétéroclites de paléologues
chercheurs amateurs, tous passionnés. Vous trouverez,
joint, quelques présentations de mes publications (environs
500 photographies publiées sur le sujet.
Tout ceci, messieurs,
pour vous dire, que vos images de cette pièce d'ambre
de 2 Kg qui semble avoir été photographiée
dans votre institution par Stéphane? (correspondant
de votre équipe?) a effectivement retenu notre "attention".
Auriez-vous la gentillesse de préciser quelques informations ?
"...un ambre de Belgique, plus précisément
de la localité de Austruwel près d'Anvers, où
il fût arraché des entrailles de la terre en
1903."
En 1903 ? (1)
Pourriez-vous expliquer la date ?
(2)
Existe t-il un certificat de dépôt (ou un certificat
de découverte) avec éventuellement le nom du
donateur? La pièce est-elle référencée
par un numéro (dans un registre classé) comme
c'est souvent le cas dans les collections institutionnelles
des pays baltes ? Si l'ambre a été déposé
au musée depuis 1903, (depuis si longtemps), peut-être
existe t-il cette marque naturel d'un assombrissement inévitable
de la surface... Les ambres des vielles collections institutionnelles
(non protégés par le baume du Canada) portent
cette marque d'un assombrissement graduel. L'ambre, comme
matière photo sensible, fonce à la lumière
et se consume inexorablement à l'oxygène atmosphérique.
(3)
Monsieur, votre ambre porte t-il ces indices d'une conservation
centenaire ?
(4)
L'échantillon donne t-il une réaction de fluorescence
positive sous une lumière noire comme celle des ambres
authentiques? Ce test aux U.V., à lui seul, n'est évidemment
pas suffisant pour certifier que la pièce paléontologique
soit authentique, mais, il permet de déceler les contrefaçons.
(5)
Si l'échantillon a été trouvé
en Belgique, (plus précisément dans la localité
de Austruwel près d'Anvers) sans doute existe t-il
d'autres échantillons connus plus petits... Fort de
quelques 175 ouvrages et articles relatifs à l'ambre
dans ma bibliothèque, je n'ai aucune information présentant
le moindre gisement d'ambre près d'Anvers.
Mais, EVIDEMENT, cela ne prouve absolument pas l'inexistence
du possible gisement !
Une lacune bibliographique ne démontre rien, sauf peut
être l'énormité de la découverte !
Dans une annexe jointe vous trouverez un commentaire des pièces
muséales de plusieurs kilos. (Conditions de formations
en cuvettes, et exploitation des indices de la surface (analyse
taphonomique).
(6)
Pour travailler d'avantage l'analyse taphonomique, pourriez
vous nous envoyer des photographies numériques des
surfaces de l'échantillon d'ambre ? La croûte
d'altération du brut permet une lecture de la genèse
de l'échantillon en précisant parfois sa position
dans les roches encaissantes. La couleur de la matrice affinera
l'analyse logique déductive.
Monsieur, pour en terminer,
pourriez-vous nous donner tout autre renseignement que vous
souhaiteriez publier ?
Au plaisir de vous lire !
E.G.

Un ambre muséal belge... Un ambre originaire de la
localité d'Austruwel
près d'Anvers, où il fût arraché
des entrailles de la terre en 1903...
L'ambre
belge, le miroir aux alouettes ?
On notera surtout
que le site Pliocène (2 à 6 M.A.) d'Austruwel
près d'Anvers est connu pour ses Mollusques fossiles
Gastropodes de la famille Buccinidae...
C'est d'ailleurs
Phillip G. Owen qui a référencé le gîte
fossilifère, en 1986. Confer le registre d'inventaire
du "Natural History Museum of Los Angeles County"
(LACMIP Locality Register Locality 10550)
Aucune information
n'existe à ce jour dans la bibliographie mondiale concernant
des gisements d'ambres locaux pour des résines fossiles
de cette époque (2 à 6 M.A.)
Alors, pour les
ambres belges de 2kg, faut-il croire les communiqués
de presse ?
La presse "Néogène"
a-t-elle bonne audience ?
|
Concernant le même
sujet...
L'échantillon
fossile du Maroc est-il vrai ou faux ?
Bonjour,
Il
y a 10 ans, j'ai acheté au Maroc (au col de Tizi-n-Tichka)
un morceau d'ambre d'environ 10 grammes qui contient au moins
une dizaine d'insectes, la plupart minuscules (moucherons,
1 à 2 mm), excepté une petite mouche, (4 mm)
et un coléoptère (Elateridae, Taupin, environ
7 mm). Sur votre site, vous évoquez le risque de faux
et des contrefaçons pour les morceaux d'ambre du Maroc,
mais, cela ne semble pas être le cas ici.
D'une
part, le morceau est bien jaune, et, d'autre part, ayant extrait
un tout petit élément du fossile et après
l'avoir fait brûler, j'ai senti cette agréable
odeur de résine (type encens) caractéristiques
des résines fossiles, bien différente de celle
d'un plastique brûlé. Entomologiste amateur depuis
une bonne trentaine d'années, je n'ai pas de compétence
particulière pour identifier les résines fossiles,
et, à votre avis, quel est l'âge de cet ambre
marocain et par conséquence celui des insectes piégés ?
Bravo
pour vos recherches, c'est fascinant !
Cordialement.
Olivier
DECOBERT
La
Boutique - E.G. -
Bonjour, Monsieur.
Bonjour,
Le lieu d'achat d'un échantillon
n'est pas forcément une garantie scientifique (fiable)
de la provenance géologique du matériel. Un
échantillon acheté au Maroc peut éventuellement
être originaire des gisements malgaches (c'est souvent
le cas). D'autant, que les gisements ambrifères locaux
sont mal ou pas connus. Monsieur, si votre échantillon
est si odorant à la combustion, il peut correspondre
à un copal. Un copal subfossile récent (un à
deux millions d'années).
Monsieur, si vous souhaitez
d'autres expertises, j'ai besoin d'une image pour décrire
d'avantage votre acquisition.
Bien à vous.
E.G.
Merci
pour cette réponse rapide ! Je n'avais pas envisagé
que ce spécimen puisse éventuellement être
originaire de Madagascar.
Il faudrait effectivement que je puisse vous faire parvenir
des images du morceau marocain. Dès que j'aurai l'occasion
de faire ces images, je vous les transmettrai.
Olivier
DECOBERT.

La
Boutique - E.G. -
Monsieur.
Bonjour,
J' ai pris le loisir de
composer une seule image à partir de vos documents
en regroupant vos échantillons. Ce faisant, j'ai sans
doute redimensionné les enchantions en perdant un peu
leurs proportions respectives. Mais, l'essentiel est là
pour le commentaire.
Les échantillons
1 et 2 correspondent rigoureusement à du matériel
malgache. Les blattes, grandes, caractéristiques...
La résine est claire, fluide, mouvementé. Les
coulées sont nettes, très marquées.
Les autres échantillons
(A et B) pourraient correspondre à du matériel
colombien récent. Les résines sont tendres,
très chargées en polluants organiques végétaux.
Les insectes sont operculés (cassés, extraits
de la résine). Confer cet élatéridé
(taupin) au niveau (A), insecte assez caractéristique
des peuplements forestiers (gisements colombiens).
Cette résine (A
et B) ne correspond rigoureusement pas aux données
que mes confrères me rapportent de collectes locales
où les résines sont surtout sombres (résines
utilisées dans des rituels sacrés et religieux).
Aussi, Monsieur, avec
vos images, je resterais circonspect (très prudent)
pour affirmer que ces échantillons sont du matériel
marocain. Ces échantillons sont de type copal, c'est
certain. Le second gisement n'est pas malgache et semble assez
proche des gîtes colombiens.
Bien à vous.
E.G.
Note : Et, oui, puisque
vous êtes entomologiste, je vous annonce en avant première,
la préparation de cette photothèque des plus
beaux insectes de l'ambre... Le sujet, préparé
actuellement, concerne les coléoptères de l'ambre
retrouvés colorés... (Les colorations originelles
sont conservées).

Taupins, carabes, petites cocinelles et autres
merveiles, voici un bref aperçu des
insectes qu'il est loisible de découvrir piégés
dans les résines...
Oui, ces insectes ont partiellement conservé leurs
couleurs originelles !
Si vous le désirez, nous proposons des éditions
24 x 30 cm
sur papier photo professionnel des plus belles inclusions
organiques de l'ambre...
Contact
: laboutiqueajacques@wanadoo.fr et
/ ou eric.ambre.jaune@hotmail.fr
|
Concernant le même
sujet...
L'échantillon
fossile avec le triton est-il vrai ou faux ?
Bonjour,
Monsieur,
Je possède un ambre de Baltique, avec une inclusion
(peut-être un triton... ?), dans
un ambre balte authentique. Quel laboratoire ou organisme
pourrait expertiser ce fossile ?
Qui pourrait me certifier
la pièce afin d'avoir une certitude quant à
l'authenticité ou non de ce spécimen ?
D'avance je vous remercie pour votre réponse.
Bernard WITKOWSKI
Cordialement.
L'échantillon
d'ambre avec le lézard est-il vrai ou faux ?
Bonjour,
m'intéressant aux Sciences de la Terre je suis tombé
sur votre excellent site Internet, très détaillé,
concernant l'ambre et l'étude de ses inclusions organiques.
Ah ! Le WEB, comme l'ambre, étrange matière,
substance merveilleuse pour sonder la Terre et améliorer
nos connaissances avec plaisir...
J'ai
trouvé sur un marché moscovite un lézard
piégé dans l'ambre, (espèce inconnue),
pouvant peut-être provenir de Pologne, de Kaliningrad...
Je souhaiterais vous envoyer un DVD sur le lézard et
une photographie. L'ambre contenant le précieux vertébré
à essentiellement deux couleurs, miel et marron, la
matrice est limpide presque transparente en profondeur. Le
matériel est cependant poli sous forme de cabochon
et enferme l'inclusion centrale de vertébré.
Dans l'échantillon d'ambre on découvre une petite
portion végétale située à côté
de la patte droite de l'animal. Et, l'examen de l'ambre montre
également, en bordure droite, une minuscule portion
de ce qui ressemble être une mousse. Dans sa partie
dorsale, la peau du lézard se décolle comme
s'il s'agissait "bizarrement" d'une mue. Ce n'est
sans doute pas la bonne interprétation. On discerne
dans l'ambre également de nombreuses bulles, de diverses
tailles, et des craquelures profondes... Tout autour de la
queue de l'animal, on observe une zone assez régulière
en épaisseur, plus contrastée. La position du
lézard est étrange et me paraît trop naturelle.
La position n'est pas mortuaire, presque trop figée
sans mouvement sous le flux de la résine. En outre,
la ligne continue de séparation des matières
(ligne de contraste) entoure l'animal... Tout semble montrer,
et la chose est assez curieuse, comme si l'on avait mis le
lézard dans l'ambre chauffé durant un lent processus
de refroidissement.
Ce
lézard dans l'ambre pourrait-il s'agir finalement d'une
supercherie ? Y a t-il quelque part, dans le fossile,
un indice authentique et originel ?
Monsieur,
cela me ferait plaisir si vous pouviez m'éclairer sur
la résolution de ce sujet sachant votre érudition
et vos contacts.
Dans
l'attente, ... merci par avance pour votre réponse.
Maurice
NOCHER.
VIENNE.
AUTRICHE.
La
Boutique - E.G. -
Bonjour, Messieurs.
Oui, les faux lézards
et les tritons plongés dans l'ambre (partiellement
fondu) abondent sur le marché... Sauf publication que
je ne connais pas, je suis le premier (et je crois le seul)
auteur français à avoir expertisé les
faux de l'ambre. Dès 2002, j'ai publié une étude
concernant les faux de l'ambre, les lézards et principalement
les tritons baltes.
Si vous souhaitez en savoir
un peu plus sur les substituts et contrefaçons de l'ambre,
je vous invite à étudier mon ouvrage : Ambre
Miel de Fortune et Mémoire de
Vie, et, à lire attentivement mon magazine Mag-AMP
N°4 de 52 pages. Vous verrez dans cette publication, à
la page 29, que des abeilles actuelles sont pongées
dans des ambroïdes polonais. Page 30 vous verrez des
serpents contemporains sont noyés dans des ambres asiatiques.
Page 46 vous découvrirez les premières contrefaçons
de l'ambre qui datent de 1742. Et, page 47, vous verrez les
étapes du dépôt d'un lézard actuel
dans un ambre authentique originaire de la Baltique... Lisez
ce document, le Mag-AMP N°4, le cas des faux vertébrés
est abordé à la page 47/52.
Reportez vous également
au dossier
des incluions étranges (page 9/10) vous verrez
la radiographie du faux triton.
Messieurs, si vous souhaitez
une expertise détaillée, vous pouvez m'envoyer
les images de vos spécimens. (Envoi cd-rom ou envoi
d'images par messagerie électronique), à votre
convenance...
Oui, les faux existent
et alimentent le commerce. Je reste à votre disposition
pour expertiser vos pièces.
Je reste attentif à
vos objets...
Bien à vous.
E.G.
Complément
de réponse concernant l'expertise du fossile de Monsieur
NOCHER.
Monsieur NOCHER nous expédie
de VIENNE, en AUTRICHE, un DVD contenant une jolie vidéo
de treize minutes qui présente un lézard plongé
dans l'ambre.
La première partie
de la vidéo est une observation sous une loupe binoculaire,
fort grossissement. La seconde partie est un examen de l'échantillon
d'ambre tenu à la main devant la caméra. Oui,
un beau lézard est noyé dans l'ambre...

Le
beau lézard de Monsieur NOCHER...
A première vue,
des indices (3) prouvent que
la matrice profonde d'ambre est authentique. Sans faire un
exposé exhaustif de tous les paramètres observés,
je propose de discuter l'étude du fossile en émettant
des remarques à la file.
A - Un traumatisme énorme
(8, 6), des vertèbres
cervicales à la queue, est perceptible sur l'animal.
Le lézard est une dépouille. Le dos de l'animal
manque, comme s'il avait été arraché.
Le crâne est également brisé (7),
le traumatisme circulaire ressemble à une percution,
trou vers le fond de la résine, sans indice visible
dans le fossile. La patte antérieure droite est également
altérée. Le lézard incomplet n'est cependant
pas décomposé. Le squelette n'est pas discernable
à partir de la vidéo réalisée
(8).
B - Sans trace apparente
de mouvements dans les coulées superficielles de résine
(mouvement de la queue, par exemple) on peut supposer que
l'animal était mort avant de rentrer dans le milieu
piège collant. Il faut présumer que le lézard
était mort au pied d'un arbre sécrétant
de la résine, dont un amas s'est détaché
et l'a recouvert. Une analyse des coulées de résine
(superficielles et profondes) devra alors montrer un processus
vertical de recouvrement de la dépouille.
C - Des dépouilles
incomplètes de vertébrés (grenouilles
et lézards) existent dans le registre des fossiles
de l'ambre. Ce sont parfois les restes supposés du
repas d'un prédateur (oiseau avec la présence
d'indices de plumes). Dans d'autres cas, ce sont des dépouilles
amorphes qui gisent au sol et sont visitées et nettoyées
par des fourmis.
D - Le lézard est
ici si bien conservé, qu'il est théoriquement
possible d'étudier l'organisation précise de
son squelette. Une radiographie aux rayons x devrait permettre
de vérifier si l'animal aura été heurté
par le bec éventuel d'un oiseau pour discuter les éléments
à l'origine de son arrivée dans la résine.
E - La position de l'animal
n'est pas mortuaire. La queue de l'animal est recourbée
étrangement.
F - Le plan de recouvrement
de l'animal n'est pas synchrone avec les coulures profondes.
L'analyse taphonomique permet de confronter la position de
l'animal aux coulées de résine, peu nombreuses,
sous le lézard (1, 2).
G - En théorie,
une dépouille animale, creusée aussi largement
par le dos (8), sèche
assez vite et devient "inconsistante", amorphe dans
la résine. Or, un dégaze important apparaît
au niveau de la queue (4, 5).
Une bulle énorme est perceptible sur la queue du lézard.
On peut supposer que cette bulle résulte d'une fermentation
naturelle durant le long processus de fossilisation de l'animal.
Si tel est le cas, on devrait apercevoir dans le fossile une
nuée blanche importante qui apparaît selon l'arrivée
des liquides viscéraux du lézard. (Ce qui n'est
malheureusement pas le cas). On en déduit alors que
cette bulle est évidemment une marque atmosphérique
laissée par le préparateur. Le fossile est alors
un faux.
H - Une myriade de bulles
atmosphériques visibles au niveau de la queue semble
valider une manipulation du préparateur. Le préparateur
paraît avoir plongé le lézard dans un
ambre fondu. Et la pièce aura séchée,
inclinée, donnant un nouvel axe de mouvement aux bulles
non fossiles (1).
I - L'examen de la position
plane du lézard prouve que la l'orientation des pattes
et de la queue ne résultent pas des seules forces créées
par la résine sur le corps de l'animal. La position
non mortuaire est en contradiction avec les lignes profondes
des coulées verticales de résine (2).
La position de la queue n'est pas antique. La courbure de
la queue vers la tête n'est pas en relation avec les
coulées de résine ni même une percution
logique.
J - Une zone sombre parfaitement
visible vers la queue est apparemment matérialisée
tout autour du lézard (9)
et correspond sans doute à la limite de l'ambre fondu
et de l'ambre fossile.
K - Si l'ambre profond
(3) est manifestement authentique,
irisation, zone de fracture naturelle, lignes graduées
de coulées, le lézard est un faux. Et, pour
poursuivre l'analyse de l'échantillon, une observation
en lumière noire devrait renseigner beaucoup sur les
étapes de la fabrication par le préparateur.
Un examen du fossile d'ambre en lumière noire serait
intéressant. Le plus souvent l'ambre fondu, fluoresce
différemment qu'un ambre authentique.



Sauf, méprise énorme
de ma part, (car l'exercice d'une expertise d'un fossile à
partir de photographies ou d'une vidéo reste difficile),
l'échantillon présenté, ci dessus, est
sans doute un faux. Monsieur NOCHER, vous avez la parole,
pour compléter l'expertise, et, j'attends vos autres
documents pour améliorer l'analyse...
Monsieur NOCHER, pourriez-vous
nous préciser la fluorescence de la pièce ?
Comment est l'intérieur du lézard ? Dans
quel état sont les os ? Parfaitement nettoyés
(par des fourmis, par exemple), ou, cassés suite à
un choc? Monsieur, n'hésitez pas à compléter
le dossier.
Cordialement,
Eric G.
Bonjour,
Merci pour votre première expertise pertinente
et très détaillée d'après la vidéo.
Je
partage vos hypothèse et je pense également
à la contrefaçon pour ce lézard noyé
dans l'échantillon authentique d'ambre. Les préparateurs
ont effectivement fabriqué une "belle" contrefaçon
avec de l'ambre fossile.
Concernant
la couleur sous des lumières UV (lumières utilisées
pour les expertises des timbres poste) je constate une couleur
bleutée assez uniforme, la transparence bien sûr
est affectée. Mais je n'arrive pas à développer
d'avantage ma critique à partir de la fluorescence
(réponse difficile à interpréter). J'aurais
sans doute les mêmes difficultés
si je réalisais une photographie rayons X (pour
vérifier la positions taphonomique du squelette)
ou une observation en Infra Rouge (IR). Quoi qu'il en soit,
si je parviens à faire des images tests correctes,
je vous les expédie par e-mail, comme vous me le proposez...
Je
vous remercie pour l'ensemble de votre expertise. Revenant
au lézard, Une question : serait-il possible de
déterminer l'espèce et l'origine géographique
(aire de répartition), si c'est effectivement une espèce
de nos régions ? Quel âge peut-on accorder
au lézard ? Par ailleurs, une minuscule "sternhaare"
(fleur ou résidu de bouton de chêne) est visible
du coté droit de l'animal, me semble t-il. Est-ce bien
là ce critère d'authentification de l'ambre
fossile (même si effectivement une portion a été
fondue) ? Quant à l'animal détérioré,
il m'est difficile de juger de l'état de l'ossature
et la position particulière des os... Je constate simplement,
me semble t-il, un décollement de la peau sur le dos
de l'animal, due certainement au contact de l'ambre fondu
brûlant sur les chairs.
Ce
fossile est une belle énigme qui s'éclaircit
progressivement à vos lumières. Monsieur, je
vous adresse des liens pour visiter quelques sites Internet
(sites en allemand sur l'ambre qui proposent des lézards,
et, également, des découvertes dans le Chiapas
au Mexique).
Bien cordialement,
Maurice
NOCHER.
VIENNE.
AUTRICHE.
Monsieur
NOCHER, Bonjour.
Oui, le résidu de
chêne est un critère qui atteste (assez bien) que
l'ambre utilisé pour recevoir le lézard est authentique.
Le lézard (espèce actuelle) noyé dans l'ambre
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