Passez le curseur de la souris sur le dinosaure pour découvrir où demeure l'équipe du site.



L'ambre la résine de Jurassic Park



Ici, plus qu'ailleurs, sur ce forum, vous trouverez des réponses
à vos questions relatives aux résines fossiles et subfossiles...




C'est une demande de plusieurs écoliers, voici enfin les posters de Jurassic Park !!!
Voici le temps où toute l'histoire commence avec l'examen d'un ambre
insectifère qui a piégé un moustique piqueur de dinosaures...
Regarder les posters :
  
Ambre la résine de Jurassic Park 1   
Ambre la résine de Jurassic Park 2   
Ambre la résine de Jurassic Park 3   
Ambre la résine de Jurassic Park 4   
Ambre la résine de Jurassic Park 5   
Ambre la résine de Jurassic Park 6   
Ambre la résine de Jurassic Park 7   




L'histoire de Jurassic Park est-elle possible ?

Oui, voici la première trace connue et publiée (2002) de sang fossile
piégé dans l'ambre. Le sang fossile est celui d'un vertébré. Le sang,
parfaitement visible dans la matrice de résine, s'écoule des
chairs sanguinolentes d'une queue de lézard.
Cette découverte (2002) est exceptionnelle...

La première trace de sang fossile d'un vertébré dans l'ambre   


FORUM de sciences

L'ambre la résine de Jurassic Park




Voici notre "Symposium" pour comprendre et pour
étudier les inclusions passionnantes de l'ambre...




Passez le curseur de la souris sur l'image pour ouvrir la Boîte de pandore...




FORUM de sciences

      Nos tentatives de réponses sur ce forum de vulgarisation ne sauraient constituer des dogmes ou des articles de haute vérité. En simple qualité d'amateur, nous nous proposons seulement de formuler des réactions et des réponses pour donner, nous l'espèrons, une matière utile pour animer les voies de nouvelles découvertes. Entrouvrir le débat permet souvent de faire le premier pas vers la vérité... Ce forum de sciences consacré à l'ambre est associé au MAGazine AMP du site Internent Ambre.Jaune.free.fr

 



Publication, Ouvrage, Magazine et Forum, si vous avez
une question, contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une graine dans l'ambre.

      Bonjour M. GEIRNAERT.

      J'aimerai soumettre à votre expertise, ce qui, pour moi, ressemble à une graine... C'est la première fois que je rencontre une telle organisation dans l'ambre. Qu'en pensez-vous ? Quel est votre avis ?

      Très cordialement.

       Eschappasse Guy.



      - E.G. -

      Bonjour.

      Pour identifier une graine fossile, une graine "avérée", il faut souvent et au moins repérer une symétrie d'axe. Une graine, une semence, est un corps organique plus ou moins cylindrique, tubuleux, au niveau duquel on peut repérer le haut et le bas...
A partir de l'image, il est difficile de résoudre l'expertise.

      A priori, je ne discerne pas d'axe ni même de plan de symétrie. La première question, concernant cette formation -figée dans la cavité de l'ambre-, est de savoir si l'inclusion (organique?) est contemporaine de la résine fossile. Il est important de vérifier l'origine de l'objet, lequel aura pu être emboîté dans la résine fossile tandis que l'ambre roulait dans les sédiments meubles. Formés sur le tronc de l'arbre producteur de résine ou au niveau des racines et du sol, les épanchements résineux sont souvent traversés par des séries végétales, qui, disparaissant durant le processus de fossilisation, ne laissent que les impressions fantômes (sortes de galeries qui traversent les échantillons). Ces galeries creuses sont alors souvent comblées ultérieurement par toutes sortes d'objets provenant des roches encaissantes. Pour certifier que l'objet antique est piégé dans la résine originelle (l'autre hypothèse serait qu'il est emboîté après le processus de fossilisation), il est nécessaire de procéder à un test UV. Dans ce test il faut examiner les zones d'échanges entre la résine et l'objet inclus. L'étude de l'éventuelle connexion fossile est sans équivoque.

      De temps à autre, il arrive (notamment pour les résines jeunes et sub-fossiles) que des graines ou des petits cailloux soient scellés en surfaces des sécrétions collantes. (Voir ce sujet).Une photographie macro (à fort grossissement) de l'objet devrait permettre d'examiner les éventuelles structures organiques permettant ainsi de convenir de l'origine botanique (portion de bois, écorce ou graine).

      Cordialement,

      Eric G.




Originaire de Pologne, l'échantillon d'ambre, ci dessous, présente trois dépressions à sa face inférieure, (cavités au niveau des flèches). Seule la plus grande dépression est partiellement comblée par un objet (5 mm) dont on peut se poser la question de l'origine. Pourquoi une inclusion fossile (amorphe) n'aurait-elle pas rigoureusement le diamètre correspondant à son empreinte ? Peut-il s'agir d'une intégration exogène ? Peut-il s'agir de l'emboîtement d'un corps étranger -non fossilisé- dans un ambre fossile roulé dans les roches encaissantes ?



REMARQUE : Les traces en surface de l'inclusion font penser en définitive à une texture bois. En considérant le fossile d'ambre sous un angle plus méthodique, ne pourrait-il pas s'agir d'un simple petit cube de bois coincé dans l'échantillon lors du polissage du brut au tambour ? Le polissage du brut au tambour permet de nettoyer en une seule fois plusieurs kilos d'ambre extraits des sédiments. Le tambour est formé par une section du tronc d'un chêne dont le cœur a été excavé. On y met un mélange de pâte abrasive et de morceaux d'ambre, mélange auquel on ajoute une quantité importante de petits cubes de chêne (1x1 cm). Le tambour tourne ainsi plusieurs jours avec l'ensemble des petits bouts de bois dont l'effet cumulé est d'améliorer l'efficacité de la pâte abrasive.
L'inclusion de ce qui semble être une "grosse graine" pourrait finalement être un reliquat de polissage coincé dans une cavité naturelle de l'ambre...


 








 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Un joli scorpion dans l'ambre proposé à la vente sur Internet.

      Bonjour Eric.

      Je reviens vers vous, une fois encore, je suis tombé sur cette vente Internet ! Voici un gros ambre à inclusion. Le scorpion, idéalement conservé, est énorme !

      Je serais curieux d'avoir votre appréciation... La singularité de la matière, (une sorte de résine avec des déformations étranges), la taille imposante de l'échantillon d'ambre, et la position de l'arthropode me rendent sceptique...

      Peut-on croire en l'authenticité de ce magnifique fossile ? Note : le propriétaire ne connaît pas l'origine de cet ambre... Que pensez-vous de ce fossile d'ambre ?

      Merci.

      Laurent...



 
Le magnifique scorpion d'internet




      - E.G. -

      Bonjour Laurent.

      Oui, la récompense d'une prospection attentive... L' arthropode sans doute le plus rare que l'on puisse rechercher et trouver en inclusion : le scorpion !

      Par son mode de vie, le scorpion ne représente qu'un faible contingent des inclusions animales fossiles de l'ambre. Nocturne, l'animal peut, à l'occasion, abandonner ses exuvies, (= peaux amorphes de croissances), voir ci-dessous, qui représentent parfois les "inclusions fantômes" de sa présence dans un biotope...

      Alors que les fossiles avérés de scorpions, tous gisements confondus, sont au nombre d'une dizaine, ce joli Buthidae(?) pourrait-il être une nouvelle référence dans l'ambre ? Même si le voile ne sera sans doute pas levé sur ce spécimen, il est nécessaire d'examiner ce qui finalement constituerait l'un des fossiles les plus prestigieux du monde...

      Alors, ... OUI, Internet est une source inépuisable de ("fausses") découvertes. L'animal, ici, adulte, est encore présenté dans cette position esthétique, qui, toujours la même, doit sans doute plaire aux acheteurs...

      Ne soyons pas dupe, Dame nature réalise "souvent" ses fossiles moins "design". L'objet, qui pourrait être utilisé comme un joli presse-papier, est sans doute un mélange, (peut-être à base d'une résine récente, sub-fossile).

      On ne peut être que surpris des petites aspérités à la surface de la pièce. Les bulles apparemment éclatées (sur la gauche de l'échantillon) ressemblent à celles nées sur des bakélites et autres plastiques.

      Laurent, peut-être pourriez vous demander au propriétaire une expertisez en lumière noire ? Quelle est également la nature de ce lichen étrange, a côté du scorpion ?

      Pour l'émerveillement, voici, ci-dessous, un scorpion (faux) encore plus gros ! Et, quelques mues de scorpions pour expliquer que les positions figées sont finalement souvent la caractéristique des faux...

      Cordialement,

      Eric G.




 



Trop beau, trop gros, présenté la queue souvent de coté, le joli
scorpion de l'ambre est souvent une contrefaçon.






Voici des positions assez naturelles, mais vendues sur Internet pour être des
scorpions, ces inclusions fantômes ne sont que des peaux, des mues animales...
Les inclusions de peaux (exuvies) sont-elles authentiques ?


 





 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Inclure un papillon de nuit dans l'ambre, svp.

      Bonjour monsieur,

      Je me demande comment faire pour inclure sous résine un magnifique papillon de nuit. Je fais des recherches sur internet. Je trouve des kits d'inclusions avec des produits toxiques, qui chauffent à des températures très élevées. Le papillon n'y résistera sans doute pas. Alors, comment faire ? Existe-t-il des procédés à base d'ambre ? Je suis un particulier. Mon fils de 12 ans est passionné d'insectes. C'est lui qui a eu l'idée de l'inclusion, afin de pouvoir regarder l'insecte sous tous ses angles sans l'abîmer. L'intérêt, c'est aussi une conservation à très long terme, comme l'indique votre site. Merci des informations que vous voudrez bien nous donner.

      Isabelle Forestier.






      - E.G. -

      Bonjour Madame.

      Oui, Bonjour madame. Oui, les polymérisations des résines artificielles utilisent souvent des poudres de catalyses qui réagissent à l'oxygène pour lier les matières. Et, les réactions chimiques sont effectivement calorifiques. La chaleur exogène est l'une des gênes techniques pour construire des inclusions indécelables. Les papillons faux de l'ambre sont sans doute le sujet le plus travaillé des faussaires. Oui, il existe des procédés à base d'ambre. Oui, l'ambre est un conservateur efficace. Mais, répondre à votre question, reviendrait finalement à aider les faussaires. Les résines fossiles et sub-fossiles rendues artificiellement insectifères (notamment avec des papillons, dont on notera les positions souvent artificielles) inondent déjà le marché. Si vous souhaitez des astuces de fabrication (surtout pour les papillons qui sont des insectes fragiles), adressez vous directement aux faussaires qui vendent ces trop belles inclusions sur le web.

      Mon implication se limite (et c'est déjà difficile) à alerter que les faux existent en proposant des expertises gratuites.

      Je vous laisse lire, au forum le paragraphe : Papillonnages et Papillonnites attention aux vrais faux papillons.


      Cordialement,

      Eric G.



 







 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Mes échantillons collectés.

      Bonjour monsieur,

      J'aimerais soumettre à votre expertise des matières que je ramasse en amateur. J'ai environ cinq kilogrammes d'échantillons collectés.

      Pourriez vous me donner un avis sur mes "découvertes" (plastiques, résines - copalites ou autres) ? Les couleurs sont assez variées...

      Je vous prie d'agréer, Monsieur l'expression de mes sincères salutations.

      Stéphan. F.





      
- E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Votre découverte est intéressante... Et, pour vous répondre, je prépare un dossier et une publication.

      Le dossier de la découverte (en préparation).




Un ambre, modifié sous l'effet d'un volcan...


      Le sujet est commenté pour l'éposition au Museum d'Histoire Naturelle d'AUTUN. C'est à voir ici.

Cordialement,

      Eric G.



 




 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'Evolution des fourmis...

      Bonjour monsieur,

      En cherchant de la documentation sur l'évolution animale et végétale, je suis tombé sur vos travaux et notamment le texte de la phylogénie passionnante des fourmis (sur le site Ambre.jaune.free.fr).

      Pour devenir guide naturaliste, je dois présenter oralement devant la classe (et remettre par écrit au professeur) un sujet libre sur l'évolution. Le thème que j'ai retenu est celui des fourmis que vous traitez... Ce travail ne sera ni diffusé, ni publié. L'exposé oral durera 15 - 25 minutes. J'aurai aimé quelques précisions sur l'enjeu de ce sujet que vous présentez comme essentiel...

      Monsieur, je vous remercie de l'intérêt porté à mon email.

      Cordialement.

      Olivier V.




      L'évolution chez les fourmis, c'est chacun pour soi et la réussite pour tous !


      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Oui, ce sujet constitue un dossier fondamental pour plusieurs sciences... Et, étudier l'évolution du groupe vivant le plus largement répandu sur Terre peut sans doute être éducateur...

      Selon l'idée (*) largement répandue : Isolée de son groupe, une fourmi "solitaire" n'est rien ou (avouons-le) pas grand-chose... La théorie suggère que l'insecte n'existe totalement qu'intégré dans sa communauté grouillante...

* = La thèse du docte administrateur de Wikipédia France (Johann Dréo), Méthode d'optimisation inspirée des colonies de fourmis, adaptation aux problèmes à variables continues, applications au génie biologique et médical. 2001-2004, est explicite... Première phrase de l'introduction : "Ma thèse part du constat simple que les colonies de fourmis résolvent des problèmes complexes, bien que l'intelligence d'une fourmi soit limitée".

      Oui. Mais non ! Justement, ce constat d'un insecte solitaire, limité (dénué de potentiel), est surtout faux ! La paléontologie prouve qu'une fourmi, (même isolée de toute fédération, une fourmi seule) est finalement une entité libre au potentiel infini. Une fourmi seule, une fourmi "indivisible" est un potentiel vivant extraordinaire parfaitement affranchi du nombre ! Issue des guêpes, la fourmi progénote a évolué offrant des modèles sans comparaison possible avec les autres groupes animaux.

      La reproduction et l'évolution chez la fourmi, c'est désormais chacun pour soi mais finalement la réussite pour tous ! Les fourmis ont testé, dans leur histoire paléontologique (longue de 100 M.A.), toutes les voies évolutives possibles. Certaines fourmis géantes du Crétacé (comme Formicium) ont eu jusqu'à 16 cm d'envergure faisant des troupes en place de véritables armées redoutées de tous. Actuellement, des fourmis Wasmannia auropunctata, peuvent se cloner si leurs besoins écologiques l'exigent. Aussi incroyable que cela puisse être, les fourmis peuvent choisir leur mode de reproduction (1).

      Seule et initiant son clonage, la fourmi infirme la théorie idiote de son intelligence soi-disant limitée... Habituellement un animal trouve dans le partenaire du sexe opposé un complément génétique essentiel au maintien d'une descendance forte et résistante. La complémentarité qu'offre le génome du partenaire sexuel permet -sans doute- de s'adapter aux agents pathogènes en trouvant une meilleure compétitivité écologique surtout pour les communautés qui vivent dans le risque de la contagion qu'entretient la forte promiscuité. Mais, finalement la fourmi qui vit essentiellement en fédération a initié des modèles évolutifs inédits ! La fourmi paléontologique a inventé son potentiel de résistance au cours de l'évolution. Du progénote isolé aux fédérations clonales, la fourmi est sans doute le modèle vivant le plus riche pour étudier l'évolution.
L'étude de l'évolution et du groupe des fourmis ne se limite évidemment pas à l'inventaire de l'exubérance des morphologies...




(1) Dans les années 20, au Gabon, des agronomes s'étaient cru bien inspirés en introduisant dans leurs cultures la minuscule fourmi rouge carnivore. L'espèce : Wasmannia auropunctata était originaire d'Amérique centrale. Les brillants chercheurs souhaitaient modifier les équilibres entomologiques des cultures en introduisant un prédateur redoutable pour éradiquer les espèces nuisibles, hôtes, de diverses plantes cultivées, dont le cacaoyer. Mais la petite "fourmi de feu" américaine, bien sourde aux intentions humaines,… s'est peu à peu répandue dans toute l'Afrique centrale, en profitant surtout des échanges commerciaux de l'agriculture et de la sylviculture. On vient de découvrir cette année (2005) que cette fourmi était capable de choisir sa stratégie de reproduction (entre le modèle de la reproduction sexuée ou le clonage) !!! Ainsi, on comprend déjà un peu mieux pourquoi (et comment), aujourd'hui, W. auropunctata menace la biodiversité des espèces dans les territoires néo-colonisés !



      Cordialement,

      Eric G.



A lire : La phylogénie des fourmis.

 








 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Les araignées des ambres de l'Oise (France).

      Monsieur. Geirnaert.

      J'ai visité ("exploré" devrait-on dire) vos travaux Internet consacrés à l'ambre et je souhaiterais vous demander une aide pour mes recherches consacrées aux araignées de l'ambre. J'ai actuellement trois spécimens à l'étude pour l'ambre de l'Oise.

      Pourriez vous me dire où et comment me procurer d'autres spécimens de l'Oise pour compléter mes travaux ? Auriez vous une idée d'une personne à contacter en particulier.

      Cordialement.

      Alex.






      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      (Veuillez excuser ma mauvaise rédaction en anglais), ...
      ma réponse est postée en français sur le forum.

      Les gisements de l'Oise ne sont plus accessibles, et, les strates ambrifères sont désormais noyées sur plusieurs mètres d'eau. Si vous souhaitiez rédiger une annonce, (évidemment non commerciale), le site Internet Ambre.jaune est à votre disposition. Ecrivez moi le message qui vous intéresse et (aussi vite que possible) je poste le sujet.

      Concernant les araignées de l'ambre, je vous laisse examiner ce dossier et, ci-dessous, cette image. Le joli poster des araignées de l'ambre (5 euro) est disponible en très haute résolution.

      Cordialement,

      Eric G.





Le poster des araignées de l'ambre (5 euro)
est disponible en très haute résolution.

 

 

 









 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Les mouches de ma collection d'ambre.

      Bonjour Monsieur,

      Ayant glané quelques renseignements concernant les mouches sur le forum http:\\www.xxx, et, je souhaiterais soumettre à votre expertise quelques inclusions fossiles de l'ambre de ma collection...

      Cordialement,

      Didier Gofin.







      - E.G. -

      Bonjour Monsieur.

      Vos inclusions fossiles originaires des gisements baltes sont jolies. Pas forcément rares du point de vue paléontologique, mais les insectes restent intéressants. Vos mouches sont surtout séduisantes par leur bon état de conservation qui permet des observations détaillées.


      1) Mouche Empididae.
      Les mouches Empididae baltes sont fréquentes et constituent un contingent important des diptères fossiles de l'ambre. Identifiées parfois (à tord) comme de "petits papillons" par les néophytes, les Empididae sont évidemment des mouches (à 2 ailes), certes très velues. Mais ces mouches ont une trompe rigide et des petites encoches toujours présentes (mais difficiles à voir) au bord interne de l'oeil. La tête plus ou moins sphérique est portée par cou gracile. Ces mouches devaient sans doute être des habitants communs et très nombreux des fourrés humides. Cependant le nombre d'espèces antiques est assez restreint et se limite essentiellement à Hilara et Hemerodromia. Les larves vivaient dans la végétation en décomposition ou dans l'eau et devaient certainement être prédatrices. Le vol en essaims était commun aux époques oligocènes - éocènes, sans doute pour une meilleure reconnaissance des partenaires sexuels. On se pose la question de connaître quelles connexions éventuelles avaient ces insectes avec les arbres à ambres. Les hypothèses sont avancées mais les preuves manques (ou sont perdues). Il faut dire que les syninclusions sont souvent sacrifiées pour des travaux où les spécimens sont isolés en lames minces pour des dessins taxonomiques.

      2) Mouche Phoridae.
      Sans évidemment être un critère scientifique, on peut facilement reconnaître ces mouches à leurs "cheveux" (=la belle brosse toujours en arrière) et à leurs ailes très éthérées. Plus sérieusement, thorax gibbeux, le bord de l'aile est généralement épineux vers la base... Ce détail du bord épineux de la base de l'aile est parfaitement perceptible sur les deux spécimens exposés. Les Phoridés sont de petites mouches assez discrètes qui volent peu. Elles préfèrent la vie secrète et reculée, la vie cachée dans les matières animales ou végétales en décomposition. Les larves Phorides vivent dans la matière en décomposition et certaines espèces sont même parasites d'autres insectes. Ces insectes rappellent ainsi le comportement des mouches antiques les plus primitives connues. Assez fréquentes dans le registre des inclusions de l'ambre, la présence des mouches Phorides est sans doute liée à leur habitat du sol et du sous-sol où précisément l'ambre se forme. Plusieurs espèces identifiées dans l'ambre devaient être thermophiles et myrmécophiles (= les mouches devaient vivre en symbioses avec les fourmis). La famille des Phoridés a été présentée au Premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre en octobre 1998, avec notamment les superbes travaux russes : Les curieux Phoridae -Diptères-, trouvés communément dans les ambres du Crétacé. (Dr Mikhail B. Mostovski, Institut Paléontologique Russe de L'Académie des Sciences, Moscou, Russie).
-Concernant cette famille, j'ai une inclusion rarissime, aile ouverte, parfaitement présentée. Ce spécimen (Phoridae Megaselia) parasité par un ver nématode (visible au niveau supérieur de l'abdomen) a été présenté au Premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre (octobre 1998). Le spécimen est présenté sur le bas à droite de l'image. (Découverte, photographie et collection Eric G. http://ambre.jaune.free.fr/).
-Concernant votre insecte, il faudrait examiner attentivement le fossile pour vérifier si les petites formations circulaires (près des pattes) ne sont pas des acariens (phorésie).

      3) Mouche Syrphidae.
      Les diptères Syrphides sont des mouches petites à grandes au vol stationnaire rapide surtout aux situations les plus ensoleillées. Au niveau de la systématique, ces mouches se reconnaissent car les nervures longent la marge postérieure des ailes (et forment un faux "bord" parfois très net). Si le faux bord n'est pas visible, les cellules se fondent avant la marge de l'aile. Les antennes courtes en trois articles sont dirigées vers le bas. Les mouches adultes se nourrissent de nectar tandis que les larves sont, elles, prédatrices coprophages ou herbivores et résident le plus souvent au premier étage du sol. Les Syrphidae de l'ambre ont été mentionnées la première fois par H. Loew en 1850. On cherche -sans les trouver- les éventuelles relations qui associeraient ces insectes aux arbres producteurs d'ambre. Il semble que la présence des Syrphides puisse être corrélée à la présence éventuelle de fleurs (nourriture des adultes). Le spécimen fossile est ici intéressant pour l'œil dont on notera des craquelures nombreuses signes d'un mouvement de la résine par temps de forte chaleur (peu d'eau associée à la résine fluide encore fraîche).

      4) Mouche Acalyptère.
      Ces mouches (sous famille des Muscidae) sont sans doute un indice paléontologique d'un biotope antique riche en matière organique solide décomposée ou putréfiée. De nombreuses larves saprophages devaient être inféodées à l'humus, au bois mort pourrissant, au sous-sol décomposé où existaient des champignons. Prenons l'exemple des Calobatidae, Megamerinidae, Lauxaniidae, Pallopteridae, Lonchaeidae, Odiniidae, Acartophthalmidae, Clusiidae, Diastatidae, etc, de l'ambre. Tous ces insectes se nymphosent dans un puparium en forme de tonnelet et naissent par une ouverture circulaire. Les antennes des mouches adultes sont alors composées par trois articles (le troisième en forme de soie fine contraste beaucoup avec le second article, large et circulaire). Dans le groupe, les nervations alaires sont assez constantes parmi les espèces et également dans le temps paléontologique. Aussi, les différenciations taxonomiques par époque se font alors surtout à partir des soies présentes sur la tête et le thorax (lorsque l'ambre permet l'observation rapprochée). Les Acalyptères se reconnaissent aux squames thoraciques (ou calyptères) peu développées. Les calyptères sont ces portions rondes des ailes qui apparaissent sous les cellules anales -proche du thorax de l'insecte- et qui recouvrent alors parfois les haltères.
-Pour la petite histoire, rappelons que la collection d'ambre la plus prestigieuse du Monde, contient des faux constitués à partir de mouches contemporaines de ce groupe. Le 1er Avril 1966, le faux le plus célèbre de l'ambre: Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée de Londres a été identifié. La mouche contemporaine rattachée à la famille des Muscidae (une mouche scatophage) a été noyée dans un ambre fossile antique. Le fossile d'ambre contenant la mouche des latrines provient de la célèbre collection de Hermann Loew, un allemand qui travaillait au Département de Paléontologie du Musée de Londres à la classification des moucherons authentiques de l'ambre !



      Espèces fossiles et espèces contemporaines...

       Concernant les arguments que l'on peut lire dans quelques forums consacrés aux mouches, les ressemblances morphologiques mêmes fortes entre certains fossiles et espèces contemporaines, ne doivent pas faire oublier que la durée de vie moyenne d'un groupe d'insecte est assez brève... La durée de vie d'une espèce est inhérente à son taux de reproduction. Certains insectes, à vie courte, se reproduisent rapidement, le brassage génétique est alors accéléré. De telles espèces peuvent ne rester sur terre que très peu de temps, seulement 300.000 ans, parfois moins encore. Aussi, lorsqu'un insecte de l'ambre est daté de plus de 30 millions d'années, il est sans doute improbable que l'espèce (stricto sensu) existe encore et soit rigoureusement la même (d'un point de vue génétique). Les variations morphologiques sont parfois infimes, comme c'est le cas notamment chez les fourmis fossiles que l'on peut à peine distinguer des représentants actuels. Certes, si l'environnement reste stable, quelques espèces semblent pouvoir "résister" à l'évolution, elles ont l'air de "végéter" morphologiquement. Rappelons que la durée moyenne de vie des espèces vertébrées se situe entre 5 et 10 M.A. Il est peu probable qu'un groupe entomologique évolue si peu qu'il puisse maintenir une espèce (au sens stricte de la définition) pendant 30 à 40 millions d'années. Même si les morphologies sont très proches, les divergences génétiques peuvent exister en toile de fond sans modifier le phénotype. Même consigné dans un forum consacré aux diptères, je ne suis pas convaincu qu'une espèce -même TRES exceptionnelle- puisse exister 30 à 40 millions d'années. Une convergence assez large d'observations va dans ce sens. Du moins je crois.


      Bien à vous,

      Eric G.

 









 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une inclusion très étrange dans l'ambre !

      Monsieur. Geirnaert.

      Voilà je viens de faire l'acquisition d'un ambre contenant une inclusion étrange dont le vendeur ignorait l'identification. Il supposait que l'objet correspondait à des bulles d'air ! Je pense -personnellement- à des coprolithes... Qu'en pensez-vous ? Toujours est-il que cette inclusion étrange est assez esthétique (s'il en est).

      Cordialement.

      Laurent.







Regarder l'inclusion étrange   

      - E.G. -

      Bonjour Laurent.

      Voilà encore une belle expertise !

      Pour certifier l'éventuelle genèse du sujet par des bulles atmosphériques, (donc piégées en surface de l'ambre), il faut que la forme de l'objet coïncide rigoureusement avec les flux des coulées de la résine antique. L'analyse taphonomique renseigne sur la position et la déformation plastique des inclusions. (La lecture taphonomique de l'ambre se fait sous un éclairage en lumière noire). Cependant, la torsade de l'objet a peu de chance d'être crée par la seule force de mouvement de la résine qui agit surtout verticalement par la seule force de la pesanteur.

      Si, maintenant se sont des coprolithes d'une grande chenille polyphage, (cela existe dans le registre des inclusions de l'ambre), surtout si l'inclusion est importante, on constate assez souvent un halo blanchâtre né de l'humidité mêlée aux excréments.
A l'inverse, lorsque les matières excrétées sont sèches, (petites inclusions) on remarque parfois une dessiccation légère qui a pour effet de réduire le volume de l'inclusion ce qui libère un peu le coprolithe qui bouge alors dans la cavité d'ambre. Ce phénomène de rétractation des déjections entomologiques est surtout manifeste chez les termites.
Voir ce termite de l'ambre avec le bois ingéré mobile   

      Concernant cette inclusion, je pense d'avantage à une petite racine (mousse épiphyte ou liane). Les racines apparaissent sur les écorces des arbres producteurs d'ambre. Il faut regarder surtout la section terminale de l'objet pour approfondir l'expertise.

      Cordialement,

      Eric G.



      Monsieur Geirnaert.

      Merci infiniment pour votre éclairage !

      Votre analyse me rappelle soudainement une question que je vous posais: "quelle conseil me donneriez-vous pour constituer une collection d'ambre" et vous me répondiez qu'à votre humble avis analyser les "bizarreries" était sans doute l'un des domaines les plus intéressants car précurseur de découvertes formidables...
C'est l'analyse des bizarreries qui ouvre les frontières de notre connaissance plus que l'examen répétitif des références connues, -aussi belles soient-elles-.
Et, vous m'expliquiez qu'il vous arrivait d'échanger de belles inclusions contre ces bizarreries ce qui déroutait les négociants !
Tout cela pour vous dire qu'à travers cette pièce, (la première bizarrerie de ma collection) je comprends mieux votre démarche et je me surprends à partager votre orientation mêlant esthétisme et désormais valeur de l'interprétation de l'objet.

      Je m'intéresse dorénavant de plus en plus à ces "bizarreries", qui, expertisées sur vote forum, gagnent alors en beauté !...

      Monsieur Geirnaert, encore merci pour votre disponibilité à interpréter nos inclusions.

      Laurent.





      Merci Laurent. Je suis ravi de votre message ! Et, j'oubliais, sur l'image (en arrière plan) je crois apercevoir ce qui semble être une graine ou une sorte de cosse végétale, à moins que cela ne soit tout simplement qu'une ligne circulaire de fracture ? Il faudrait vérifier la nature de cet autre "objet"... .

      Bien à vous,

      Eric G.

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Le,... le, ... sang? d'un moustique de l'ambre ?!

      M. Geirnaert.

      Bonjour, Je viens une nouvelle fois vers vous... J'ai déniché, ce que je crois, être une rareté... Et, j'aurai souhaité avoir votre avis d'expert ! Comme vous le voyez sur ces photos jointes, on distingue un épanchement (liquide ?), une tâche rougeâtre au pourtour de l'insecte.

      Cela me fait penser évidemment à du sang ! Qu'en pensez-vous ? C'est la première fois que j'observe cela ! Est-ce du sang ?

      Cordialement.

      L. Chiquet.








Regarder les mousitques   

 



      La Boutique - E.G. -

      Bonjour.

      L'insecte montrant la zonation rouge, diffuse dans l'ambre, et l'autre spécimen, à coté, sont des femelles de Chironomidae.

      Les moustiques chironomes se reconnaissent par l'absence de nervure transversale au milieu de l'aile. Si l'aile n'est pas observable dans l'ambre, on peut se fier à la forme bien bombée du thorax qui surplombe la tête. Les mâles sont identifiables à leurs antennes longues très plumeuses. Les femelles ont l'abdomen plus large et sont dotées d'antennes plus courtes, comme c'est le cas ici. Les pièces buccales de ces moustiques sont peu développées, de nombreux adultes ne se nourrissent d'ailleurs pas, et, ces moustiques, c'est important NE SONT PAS HEMATOPHAGES. Ils ne s'alimentent pas de sang...

      Pour commencer, précision essentielle : le sang des insectes est généralement de couleur jaune, jaune orangé, parfois verdâtre. Alors à quoi peut donc correspondre le liquide rouge noté dans l'ambre ?

      -Pour "répondre", il faut d'abord noter que des sécrétions rouges existent chez les insectes contemporains. Lorsqu'ils sont dérangés certains insectes exsudent aux articulations un "sang" qui agit contre les prédateurs par leurs substances odorantes répulsives. Cette saignée réflexe (qui existe aujourd'hui chez les coléoptères) est constituée d'hémolymphe caustique et toxique. On peut éventuellement émettre l'hypothèse que les moustiques antiques étaient dotés de telles défenses. Mais, soyons sérieux, si c'était le cas, tous les Chironome de l'ambre serait noyés dans un exsuda rouge, ce qui n'est pas le cas dans le registre des fossiles de l'ambre où les insectes vivants étouffent dans la résine.

      -Pour "répondre", il faut ensuite signaler que ces phénomènes apparaissent dans des résines sans insecte, datées de 94 Millions d'années pour les mentions les plus vielles.

      On connaît mal la nature exacte des fluides rouges piégés dans les ambres baltes. En ce qui concerne celui-ci, qui marque la résine près du moustique Chironomidae, on peut émettre l'hypothèse que sa nuance est peut-être due au fer (polluants exogènes). Plusieurs corrupteurs exogènes, amenés par l'eau mêlés à l'oléorésine fraîche, avant fossilisation causent des colorations rouges à noires dont ont note une stabilité dans le temps (sulfures). C'est la stabilité de la couleur dans la résine qu'il faut noter. Car, concernant les couleurs, on pourrait invoquer le carotène rouge qui existe dans de nombreux végétaux et certains animaux. Le pigment pourrait effectivement imprégner la résine qui fossilise en ambre. Mais, cette hypothèse demande à être consolidée, car, les pigments sont surtout connus pour leur désorganisation rapide.

      Mais! Mais, -et c'est là que le dossier est intéressant-, la couleur rouge des larves comme celle des Tendipédidés (Chironomes), genre chironomus, est justement due à l'hémoglobine, cette protéine qui assure le transport de l'oxygène dans les hématies des vertébrés. Les larves vivent dans les détritus des eaux stagnantes, sur le fond vaseux, et, l'hémoglobine leur procure suffisamment d'oxygène. Les larves éocènes avaient-elles également de l'hémoglobine ? Si oui, doit-on alors supposer que l'hémoglobine de l'insecte adulte serait responsable de la couleur rouge dans la résine, 30 millions d'années encore après le piégeage ? Si tel est le cas, (et c'est alors une découverte révolutionnaire) pourquoi cette appréciation n'existe pas chez les très nombreux Chironomes fossiles de l'ambre ? Des milliers de spécimens fossiles existent et ont été examines attentivement. En fait, la coloration rouge peut se manifester autour de plusieurs inclusions organiques (animales ou végétales). Et, la découvrir jointe à un Chironome est surtout intéressant pour ouvrir la discussion.

      Pour revenir aux insectes de l'ambre et aux traces rouges curieuses, seules les espèces hématophages comme les Culicidés, les Tabanidés, qui s'alimentent du sang -rouge- des vertébrés (couleur causée par hémoglobine) pourraient potentiellement induire des nuances écarlates dans la résine. N'oublions pas les tiques. Je mentionne dans mon ouvrage (Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie, fig. 267) un spécimen, qui, justement, régurgite par étouffement sont repas (rouge !) dont on peut supposer qu'il était constitué de sang de vertébré!

      Les Chironomidés fossiles de l'ambre sont bien connus et largement étudiés. Les Trichoptères et les Chironomidae, sont des insectes sentinelles des biotopes humides. Les deux groupes ubiquistes existent à pourcentages immobiles quelque soient les lieux. Les deux groupes existent à pourcentages fixes pour l'ambre de la Baltique (40 M.A.) et celui du New Jersey (94 M.A.), environ 2% de Trichoptères et 11% de Chironomidae. Les moustiques sont 5 fois plus nombreux que les trichoptères. Ces deux groupes se trouvent en proportions permanentes malgré l'importante différence de situation géographique et l'éloignement dans le temps; (l'ambre du New Jersey est presque deux fois plus vieux que l'autre). Est-ce les biotopes qui étaient semblables ou les deux entomofaunes? Les chiffres sont tellement proches, que l'on pourrait suggérer que les populations d'insectes et les biotopes étaient identiques. Pourtant, en observant divers groupes baltes, force est de reconnaître que les populations animales essentiellement thermophiles et sylvicoles ne sont pas les mêmes. Les moustiques Chironomidae, que l'on retrouve en proportions quasiment égales dans toutes les forêts, forment toujours le contingent principal des inclusions de l'ambre, mais, selon les dépôts, l'importance de leur nombre peut varier d'un facteur 10, ce qui est évidemment énorme.

      Pour un complément d'information, je vous renvoie vers la Monographie des Cecidomydae, Sciaridae, Mycetophilidae et Chironomidae de l'ambre de la Baltique Bruxelles. MEUNIER F. Polleunis & Ceuterick, 1904, 264 pages + planches.

      Et, concernant le sang de l'ambre : à voir

      
Je serais heureux de partager mes analyses avec les chercheurs de la grande institution, qui, -au moins concernant l'ambre et le sang-, sont assez regardant en commentaires et n'alimentent par vraiment les forums où la passion naissante sera peut-être à l'origine d'une vocation... Bien loin des technologies modernes et du web, seraient-ils trop occupés à préparer les chironomes fossiles en lames minces ?

      Cordialement,

      Eric G.

 

 









 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
La protection des ambres insectifères.

      M. Geirnaert.

      Bonsoir, j'ai lu dans votre ouvrage "Miel de Fortune et Mémoire de Vie" que vous préconisez, entre autre, d'utiliser le baume du Canada pour préserver et protéger les fossiles d'ambre !

      Collectionneur, je souhaiterais m'en procurer, mais il y a t'il une procédure à respecter pour appliquer ce baume ?

      Merci.

      L. Chiquet.






      La Boutique - E.G. -

      Bonjour.

      Non, aucune procédure particulière. Evitez seulement d'en mettre sur vos doigts, l'oléorésine colle énormément. Utilisez un pinceau pour appliquer l'oléorésine en fine couche, c'est tout. Et, il faut juste laisser sécher votre échantillon à l'abri de la poussière. L'objectif du baume est simplement d'isoler l'ambre de l'oxygène atmosphérique.

      Cordialement,

      Eric G.

 

 




 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une vue de l'intérieur et en 3D des inclusions de l'ambre.


      NOTE : Réponse à des lecteurs concernant les ambres montés en lames minces.



      Le montage des ambres en lames minces (ou dé-montage = humour) consiste à découper les ambres en plaques millimétriques pour séparer les inclusions que l'on souhaite observer de façon scientifique, (ci dessous, une fourmi et une guêpe)... Les inclusions organiques, ainsi isolées, sont observées et numérotées... Ce montage (qui détériore évidemment les fossiles) est soit disant nécessaire (indispensable ?!) devant l'extrême difficulté d'observer l'insecte noyé dans l'ambre. L'opérateur souhaite réaliser une belle photographie nette ou une description précise de l'insecte... Les photographies scientifiques des fossiles de l'ambre (montés en lames minces) se reconnaissent et ressemblent assez souvent à ces ombres chinoises (des silhouettes sombres posées un fond trop clair)... Le manque d'épaisseur de l'échantillon n'autorise aucun réglage des lumières dans l'ambre. Le seul ajustement de la lumière se fait par l'arrière. Impossible d'espérer la "belle" image... Séparer toutes les inclusions organiques d'un ambre n'est peut-être pas la meilleure méthode pour comprendre les indices à l'origine de la formation du fossile...


Oui, mais non !
Ne découpez pas les ambres en lames minces...




Regarder le dessin   


      Pour étudier des inclusions précieuses de plus près, en renonçant aux "dissections" destructrices que sont les préparations en lames minces, on devrait s'inspirer de David Penney... Le chercheur britannique, de l'université de Manchester, paléontologiste spécialiste des araignées, s'est adressé à l'équipe du Centre de tomographie à rayons X de l'université de Gent (Belgique) pour examiner Cenotextricella simoni, 53 M.A., une petite araignée découverte dans le bassin parisien. Les techniciens belges ont travaillé les paramètres de la technique dite VHR-CT (Volumetric High-Resolution Computed Tomography) qui dérive de la tomographie classique CT à rayons X. Le nouveau scanne médical fournit des images des inclusions de l'ambre en trois dimensions exploitables par ordinateur. Plusieurs laboratoires possèdent leurs installations VHR-CT, (l'université du Texas par exemple), mais les ingénieurs belges ont augmenté la résolution, apportant une finesse d'observation remarquable.

      Bien évidemment les imageries numériques pour reconstituer en 3D le corps d'un organisme antique de l'ambre ne sont pas une première... Et, on rappellera alors la technique: UHR CT (pour Ultra High Resolution X-Ray Computed Tomography) qui révélé l'intérieur d'un lézard dominicain. Les images 3D exposées au premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre (20-23 octobre 1998, à Victoria-Gasteiz), ci-dessous, ont révélé les os et notamment les dents de l'animal. Le concept intéressant présenté par David Grimaldi aura été de pouvoir mesurer les forces qui se sont exercées pour déformer la dépouille animale. Une dissection numérique 3D d'un lézard de l'ambre de deux centimètres est tout aussi extraordinaire que de regarder l'intérieur de l'abdomen d'une araignée contemporaine des dinosaures ! Certes, ces observations ne bouleverserons peut-être pas la destinée du monde, mais, au moins ces images montreront que le montage systématique des ambres en lame mince est assez inutile.






Regarder le lézard   



 




 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
La mésaventure d'une fausse inclusion de l'ambre.

      M. Geirnaert.

      Bonjour, Je me passionne depuis ma plus tendre enfance par l'entomologie et plus précisément par la paléo entomologie. Malheureusement à la suite d'une mésaventure qui me valut l'achat d'une fausse inclusion dans de l'ambre je me suis détourné de cette voie pour me consacrer aux archeosaurs...

      Cependant à la suite de la lecture de votre livre qui est remarquable, j'ai décidé de retenter ma chance mais, cette fois, en demandant directement conseils aux personnes ayant des connaissances dans ce domaine. C'est pour cela que je vous contacte, serait-il possible d'obtenir des mails de personnes fournissant des ambres bruts (rien ne vaut à mon goût le plaisir de nettoyer soit même une pièce et d'en découvrir le contenu), de diverses provenances (Baltique, République Dominicaine...), mais également des ambres du crétacé provenant du Canada, des U.S.A où autres... J'aimerais également savoir si vous auriez déjà entendu parler où lu des écrits concernant la présence d'ambre dans des lignites en Alsace ?

      En vous remerciant d'avance pour votre réponse.

       Cordialement,

      SONNEY Cédric.






      La Boutique - E.G. -

      Bonjour.

      J'ai bien quelques adresses, mais, je me refuse de privilégier certaines personnes plutôt que d'autres. D'autant que les faux inondent effectivement le marcher. J'ai acheté deux fois du brut malgache chez des personnes qui (également) proposait à la vente des marchandises rendues artificiellement insectifères. Il est alors gênant et difficile de donner une adresse. Concernant les gisements français, les plus connus, je vous laisse lire le document suivant.

      Cordialement,

      Eric G.

 

 







 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'ambre ? ... et le Livre des Merveilles de Gervais de Tilbury, (1175 - 1214)...

      Bonjour Monsieur.

      Je me permets de vous contacter après lecture de votre site internet, qui est particulièrement intéressant. Je suis étudiante en maîtrise d'histoire médiévale (DEA) à l'Université de Provence, je suis en deuxième année, option recherche.
Mon sujet porte sur la perception du monde rural et de ses croyances d'après le Livre des Merveilles de Gervais de Tilbury, rédigé entre 1175 et 1214.

      Dans une merveille, je pense que Gervais de Tilbury évoque peut être l'ambre, mais je manque de connaissances en minéralogie : "Il y a au château de Baudiment, une pierre rouge comme le corail : si on en allume des morceaux, ils donnent de la lumière comme une chandelle et éclairent jusqu'à ce que leur matière soit consumée". (Gervais de Tilbury, le Livre des Merveilles, trad. Annie Duchesnes, Paris, 1992, p. 24).

      L'actuel site de Baudument se trouve entre Sisteron et Château-Arnoux-Saint-Auban, dans les Alpes de Haute Provence.
Le phénomène me faisait au départ penser à l'incandescence d'un minéral, mais en cherchant les propriétés de différents minéraux ou résines fossiles, j'ai cru comprendre que l'ambre pouvait avoir la particularité d'être luminescente. De plus, sa teinte est variable et peut aller correspondre à un rouge corail. Cela permet de respecter le spectre de couleur donner par l'auteur.

      Malheureusement, comme je vous le disais, mon manque de connaissance en minéralogie me fait craindre quelques erreurs d'interprétation. Sauriez-vous si l'ambre peut créer une lumière ?

      Je vous remercie par avance et surtout, j'espère ne pas vous importuner.

      Bien à vous.

      Céline VIGUIER.





      La Boutique - E.G. - Bonjour.


      L'ambre peut-il créer une lumière ?

      Dit comme cela, pour répondre à votre question... Non, l'ambre est une pierre tendre, assez stable et "inerte". L'exposition de cette pierre au rayonnement ultraviolet de grande (3.650 A) ou de courte (2.537 A) longueur d'onde, (ou éxposé sous la lumière naturelle du soleil) provoque un phénomène de fluorescence de surface, variable suivant les échantillons et les gisements. L'ambre de la baltique est fluorescent.
Cela signifie que les électrons du polymère de résine réagissent sous l'action d'une source énergisante. Les électrons vibrent et donnent la réponse de fluorescence...
Cependant, l'ambre ne "créé" pas (à proprement parler) de lumière. L'ambre répond simplement de façon physique (comme de nombreux minéraux)...

      Concernant votre étude, il n'est pas certain que la fluorescence soit le concept abordé dans le Livre des Merveilles de Gervais de Tilbury ! Le concept de lumière (pierre lumineuse, pierre créant une lumière) est sans doute enregistré dans l'étymologie de la matière.

      D'un point de vue étymologique la pierre d'ambre est associée à la lumière du soleil. Par frottement, l'ambre se charge en électricité statique négative, cette propriété est à l'origine du mot 'électricité' formé via le latin scientifique à partir du mot grec 'electron', utilisé par théophraste (372 - 287 av J.C.).
Ce mot de l'ancien grec (utilisé donc bien avant la découverte du courant électrique) désignait semble t-il le soleil et signifiait 'métal brillant'. En effet, l'ambre était aussi appelé par les Grecs êléktron, c'est à dire chose resplendissante, en raison de sa couleur. (Le soleil était nommé poétiquement êléctôr). Le terme latin electrum ne s'appliquait qu'à l'alliage naturel or argent...

      D'autres origines linguistiques rattachent l'ambre à une source de lumière. Les germains nommèrent l'ambre : glesse (lumineux), d'où vient le mot latin glessum, puis le mot allemand glass (qui désigne le verre), d'où la dénomination de certaines variétés d'ambre comme la glessite.

      Autre concept. Bernstein, c'est à dire Brennstein signifie pour les langues germaniques : la pierre qui brûle. L'ambre se consume lentement en développant une flamme régulière comme une bougie.

      L'ambre comme pierre jaune rappelant la couleur du soleil, l'ambre comme pierre qui se consume et peut être utilisé en éclairage a toujours été associé à la couleur jaune éclatant. Actuellement les Grecs appellent l'ambre berenikis; par allusion à la blonde chevelure de Bérénice II (morte en 221 av. J.C.), mère de Ptolémée Philopator.

      Les origines linguistiques et légendaires de l'ambre associent souvent la pierre de résine à la notion de lumière et d'éclat du soleil. Pour les Phéniciens l'ambre se formerait à partir des rayons du soleil qui se noient dans les vagues et dans l'écume.

      Effectivement jaune miel, l'ambre peut également apparaître rouge, même rouge foncé. Notamment pour des matières découvertes dans les Alpes-de-Haute-Provence !
A Forcalquier (04300) ainsi qu'à Sisteron (04200) l'ambre existe rouge foncé...
La teinte d'un échantillon d'ambre est variable et peut donc correspondre à un rouge corail.

      Une matière rouge qui se consume lentement (qui produirait une flamme "éclairante") pourrait donc bien être un ambre français...

      Cela correspondrait alors au spectre de couleur donné par l'auteur.

      Cordialement,

      Eric G..





Illustration datée de 1626. La légende raconte que pour les Phéniciens
l'ambre se formerait à partir des rayons du soleil qui
se noient dans les vagues et dans l'écume...

 

 

 





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Images d'ambres pour notre dvd éducatif encyclopédique.

      Bonjour Monsieur Geirnaert.

      Suite aux documents électroniques transmis au collège Anjou par M. Nicolas Morel, responsable du Musée Vert du Mans. Nous nous permettons de vous contacter (de sa part) pour compléter notre documentation pédagogique sur l'ambre jaune.

      Nous sommes des élèves du collège Anjou à Sablé sur Sarthe entrain de travailler sur la réalisation d'un Dvdrom encyclopédique sur la mer (un travail de 6 ans avec plus de 1 500 pages électroniques à écrire). Ce produit est destiné uniquement aux autres établissements scolaires et bibliothèques en France et sera distribué à titre gracieux. Nous en sommes à sa 4ème année de sa réalisation. Travaillant sur des pages électroniques présentant l'ambre jaune de la Baltique.

      POURIEZ-VOUS nous faire parvenir quelques photographies montrant de beaux fossiles inclus dans l'ambre (insectes par exemple).

      Merci pour votre aide scientifique et éducative.


Atelier scientifique Anjou.
Pour les élèves de l'Atelier Scientifique.
Artus Anais élève de 5A au collège Anjou rue François Mauriac
72300 Sablé sur Sarthe.
FRANCE.






      La Boutique - E.G. -

      Bonjour !

      Votre sujet est très intéressant ! Et, je me propose de vous aider, d'autant que je fais en ce moment des expertises pour plusieurs échantillons récoltés en mer (qui ne sont malheureusement par de l'ambre mais des souillures industrielles).
A titre de complément pour votre dossier je vous laisse lire: ici et ici.
Oui, en mer on peut récolter des choses qui ressemblent à de l'ambre, mais attentions aux désillusions nombreuses. Concernant votre demande d'exploitation d'image je vous expédie un dossier très complet...

      Cordialement,

      Eric G.

 

 







 
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Expertises d'inclusions fossiles...

      Bonjour Monsieur.

      Je vous sollicite pour que vous puissiez me donner votre avis d'expert sur des inclusions d'insectes (ambres originaires de Lithuanie).

      Je comprends aisément que vous manquiez de temps pour commenter tous les insectes proposés à la vente et répondre aux nombreuses sollicitations qui vous sont faites... Cependant vous me verriez très heureux si vous pouviez commenter brièvement les photographies jointes.

      Cordialement.

      Laurent Chiquet.





      La Boutique - E.G. - Bonjour Monsieur.

      Dans la mesure de mes disponibilités, j'accorde facilement mes commentaires (à la condition évidemment qu'ils ne servent pas à augmenter les prix de vente sur E-bay). Je ne souhaite surtout pas devenir: "Monsieur Argus" des ambres insectifère vendus sur Internet. Mais, concernant vos messages, votre collection d'ambre et vos pièces, les fossiles sont intéressants.

De beaux ambres lithuaniens présentés au Forum...


Avant la première guerre mondiale, des villes de Lithuanie comme Memel (Klaipeda) et Palanga étaient véritablement les centres mondiaux du commerce et de l'industrie de l'ambre. Quelques cinq cent ouvriers travaillaient à Palanga et collectaient environ 20 tonnes d'ambre par an. La production était entièrement manuelle puisqu'elle résultait seulement d'opérations de dragages en mer ! Les ambres Lithuaniens restent aujourd'hui encore les matières les plus précieuses pour étudier des inclusions magnifiques parmi les plus intéressantes !
Avec trois pièces -seulement-, Monsieur Laurent Chiquet n'a t-il pas déjà une superbe collection ? Une collection, commence à 2 (nombre minimum pour une collection), = humour.


Regarder les ambre lithuaniens   



      Tout d'abord, bravo, vos ambres lithuaniens sont originels. Une étude de la position des inclusions organiques dans le bloc d'ambre est donc possible. Les échantillons malheureusement trop dégrossis ou pire, montés en lames minces (insectes présentés en 2 D) ne permettent aucune interprétation taphonomique...

      Pour m'expliquer je précise qu'une grande majorité des inclusions étudiées par les scientifiques sont montées en lames minces. La méthode de préparation des inclusions de l'ambre en lames minces détruit évidemment les fossiles. Ce montage utilise un époxy plastique comme matrice de protection et le baume du Canada comme colle. Le but de cette préparation (malheureusement très courante) est l'élimination de l'épaisseur d'ambre qui gène (soit disant) l'observation scientifique. Après avoir plongé l'ambre dans un Epoxy plastique, on obtient après découpage (au microtome) une tranche d'ambre millimétrique de faible d'épaisseur. Cette tranche est ensuite collée sur une lame de microscope en verre avec le baume du Canada. Les inclusions ainsi préparées, séparées les unes des autres, perdent toutes les notions de syninclusions, (comportements collectifs, taphonomie, notions de communautés d'espèces synchrones). Ne reste alors que la morphologie de l'insecte, tout le reste est perdu. L'opérateur réalise sa lame mince (un ambre en "2 D") pour la Sacro Sainte Observation morphologique... Mais, ne faisons pas de longues digressions. Et revenons justement aux observations possibles lorsque les ambres sont originels (encore en "3D").



      - L'hyménoptère (image du haut) est sans doute un Braconidé. Cependant, pour certifier l'espèce il faudrait observer d'avantage les nervures des ailes. Les Braconidés se distinguent des Ichneumonidés par le manque de la seconde nervure récurrente. Sans autre observation des nervures je ne peux pas me prononcer d'avantage... Attention, pour étudier votre insecte fossile, vous ne devez pas utiliser les clefs de classifications des espèces actuelles. (C'est assez évident, même si les Braconides constituent quand même une exception à la règle). Rappelons que la durée de vie moyenne d'une espèce entomologique est de 10 M.A. aussi, votre spécimen, est peut-être une espèce éteinte... Que votre insecte soit un Ichneumon ou une espèce Braconide, ce qu'il faut retenir, c'est que l'insecte est une guêpe parasitoïde. Le mode de vie dépend d'une espèce hôte. C'est pour cette raison que l'étude de ces fossiles est particulièrement importante pour décrire les étapes des premières associations entre insectes dans la forêt d'ambre. Tous les indices contenus dans l'ambre autour de la guêpe (même les plus insignifiants) sont importants pour interpréter le sujet.

      Si vous souhaitiez des précisions sur l'insecte, je peux vous guider vers Monsieur Brasero Nicolas, étudiant à l'université de Mons-Hainaut (Belgique), qui réalise en ce moment son Master de biologie sur les guêpes Chalcidoidea des ambres de l'Oise. (Ce sont des insectes minuscules : 0,2 mm environ, fréquemment montés en lames minces...)


      - La mouche (image du centre) est sans doute une mouche Rhagionidae (autrefois nommé Leptidae). L'indentification à partir d'une photographie (ou l'angle d'observation est imposé) est assez problématique. Néanmoins votre diptère pourrait bien être une Rhagionide. Ces mouches sont élancées et ont surtout de longues pattes. On suppose que ces diptères antiques s'attaquaient à d'autres insectes de la forêt d'ambre. Mais, on ne sait pas dans quelles mesures elles étaient réellement prédatrices. Ces mouches ont en effet des pièces buccales piqueuses - suceuses qui leur permettaient sans doute de sucer d'autres insectes. Ces mouches ont d'ailleurs des positions assez caractéristiques sur les végétaux. Elles sont droites sur leurs pattes, toujours disposées selon un angle favorable pour lancer une attaque foudroyante. Les Rhagionides actuelles sont homéothermiques, ce qui signifie qu'elles repèrent leurs hôtes à la chaleur. Les larves sont également prédatrices et se nourrissent d'insectes parmi les feuilles en décomposition sous les arbres tombés au sol.
Tout ceci pour vous dire que cet insecte a un comportement qui renseigne correctement sur la nature du biotope. (Endroit ensoleillé, arbre mort, arbre tombé au sol où les larves se nourrissent d'insectes).
Alors, compte tenu de tout cela ?
Alors, si la mouche était figée dans l'ambre en position de chasse ? La disposition des antennes, la déformation de l'aile, la courbure également de la patte antérieure droite pourraient peut-être apporter des renseignements sur les derniers instants précédant la capture par le piège de la résine. Il serait intéressant d'examiner le fossile d'ambre sous l'angle taphonomique (étude de la position mortuaire) en confrontant les coulées, l'axe de la verticalité, le coté intérieur et extérieur de l'échantillon pour commenter le scénario du piégeage. Evidemment cette étude serait irréalisable si l'insecte avait été monté en lame mince. Une bulle de dégazage à l'extrémité de l'abdomen prouve que l'insecte est entré vivant dans le milieu piège... La mouche était-elle alors en vol ? Existe-t-il les traces d'une éventuelle prédation ? Quels sont les autres indices organiques piégés dans l'ambre ? Quel est ce petit insecte (une minuscule guêpe apparemment ?) qui accompagne la mouche ? (L'insecte est visible au niveau de la flèche). A l'évidence le piégeage a été tourmenté. Une zone circulaire d'impact apparaît au niveau de l'insecte. C'est sans doute l'écrasement d'une bulle d'eau. Et, si c'était une chasse ? Il serait très intéressant d'examiner les pièces buccales de la mouche ! Quel est cet amas sombre à coté des pièces buccales ?

      C'est en découvrant une inclusion de ce genre qu'il est intéressant de porter son attention sur le lot de brut. (Tous les échantillons d'ambre originaires du même gisement et surtout du même site). Car, les indices qui manquent ici dans cette pièce (pour expliquer un scénario) sont peut être enregistrés dans un autre ambre voisin. Ce n'est pas forcément la morphologie du fossile qui raconte les plus belles histoires. Et, de fait, pour étudier un fossile il n'est pas nécessaire d'isoler l'inclusion de l'ambre en lame mince. Un examen en lumière noire devrait permettre de deviner les coulures internes et de décrypter surtout la chronologie des évènements qui renseigneront sur le scénario à l'origine du piégeage...


      - Concernant la fourmi (image de droite). Le Paléogène, (époque géologique située entre 65 - 23 M.A.) a vu se développer la dominance écologique des fourmis parallèlement à celle des angiospermes des forêts tropicales. Les fossiles de le forêt d'ambre montrent une fréquence de piégeage assez importante des fourmis. L'examen des syninclusions fossiles et des espèces prouvent qu'il y a eu des changements dans le régime alimentaire de ces insectes (déjà ubiquistes ?) leur permettant d'étendre encore leurs zones géographiques à d'autres niches écologique (et mêmes aux biotopes les plus étranges comme les déserts secs).
Cependant, ce qui reste surtout marquant, en étudiant l'ambre, c'est que des lignées sont restées parfois inchangées ! Du point de vue de la morphologie, la fourmi fossile (de la photographie) n'a aucune différence avec son homologue actuelle ! L'évolution des fourmis, qui a débuté il y a 100 M.A., se serait-elle alors arrêtée ? Et si l'évolution poursuivait parfois son chemin sans modifier les anatomies ? Rendez vous compte ! A quoi servirait en définitive la description de tous les insectes montés sous lame mince ? Combien de fossiles sacrifiés pour rien ! Si vous souhaitez un complément de lecture sur l'origine des fourmis je vous conseille (un excellent cd-rom… et cette page Internet).

Cordialement,

Eric G..



Oui, mais non !
Ne découpez pas les ambres en lames minces...




Regarder le dessin   

      Les syninclusions constituent des communautés d'espèces synchrones conservées ensembles dans un ambre. Ces espèces renseignent sur la coalescence biologique du site (c'est-à-dire sur la force qui relie entre elles les espèces antiques identifiées dans le site fossilifère). Isoler les syninclusions sous prétexte de réaliser des descriptions morphologiques ou des photographies plus nettes sous une loupe binoculaire, est une hypocrisie. En séparant les inclusions l'opérateur sacrifie de précieux renseignements biologiques... Le montage des inclusions fossiles en lames minces (dont le but est l'élimination de l'épaisseur d'ambre qui gène l'observation) n'est jamais une obligation mais, au contraire, une course à la facilité.
 



      Bonjour Monsieur Geirnaert !

      Je vous remercie beaucoup de l'intérêt que vous avez porté aux insectes lithuaniens qui font l'objet d'une diffusion sur votre forum. Je dois vous avouer que je suis extrêmement content de votre analyse, et, également, très satisfait du potentiel extraordinaire d'étude que peut finalement offrir une petite, toute pierre d'ambre !
Une mouche, une belle guêpe ou une petite fourmi peuvent parfois sembler assez insignifiant au néophyte...

      Je suis particulièrement heureux d'échanger avec une personne, comme vous, spécialiste de l'ambre, qui nous commente cet univers ô combien passionnant !
Monsieur, recevez mes remerciements sincères. Merci pour votre démarche participative et généreuse sur votre forum.

      Pour poursuivre l'identification de la guêpe parasitoïde, je vous propose une seconde vue de l'insecte qui vous permettra, peut-être, de déterminer l'espèce, Braconidé ou Ichneumonidés ?

      Dès que j'en aurais l'occasion, je vous soumettrais d'autres expertises. Mais, si ces inclusions s'avéraient moins intéressantes, je ne m'en formaliserais absolument pas, je comprendrais tout à fait. Car, évidemment, on ne trouve et collectionne que ce que l'on peut (et non pas forcément ce que l'on veut)... Le réel et le rêve....

      Monsieur, encore merci pour vos messages éclairés !

      Cordialement.

      Laurent Chiquet.





      Bonjour, Laurent.

      Merci pour votre message enthousiaste et chaleureux...

      Si vous souhaitiez construire une petite collection d'ambre, le conseil le plus "éclairé" que je puisse vous donner, serait de ne retenir que les "bizarreries"... Portez, autant que vous le pouvez, votre attention aux anomalies et autres petites inclusions étranges. Collectionnez surtout les singularités et les petites curiosités... Après examen, souvent, vos bizarreries trouveront un intérêt scientifique important.

      J'ai maintes fois échangé de beaux et gros insectes de prestige contre des inclusions organiques minuscules (avec des collectionneurs alors assez perplexes). Mais, finalement, c'est surtout l'interprétation qui fait la valeur du fossile. Ce n'est pas tant la taille du gros insecte, idéalement centré dans la pierre d'ambre, qui nourrit la passion. Du moins, je crois.
Voici l' exemple d'un ambre lithuanien contenant justement des organismes aquatiques que j'ai échangé contre plusieurs insectes. Ces inclusions de mousses sont rares...




      Et, avec votre nouvelle image, (l'autre profil), l'insecte, ci dessous, pourrait être une guêpe braconide, mâle ???... Mais difficile de certifier... Je vous porose, pour finir, une note sur cette entomofaune de l'ambre.





      La radiation des hyménoptères un modèle maintenant assez explicite grâce aux fossiles nombreux de l'ambre.

      Il est intéressant de noter que la famille des Braconidae, (d'un point de vue de la phylogénie des insectes), est ancienne. Et, le corollaire, les fossiles apparaissent alors dans des registres géologiques très vieux. Des hyménoptères braconides, (déjà nombreux), sont présents dans les ambres insectifères turoniens. Les sites fossilifères du New Jersey, par exemple, fournissent déjà 14 spécimens de l'ambre, (Masner et Rasnitsyn). Ces insectes appartiennent alors au groupe des hyménoptères, lequel, représente déjà 24% de l'entomofaune incluse. La radiation des premières espèces est donc ancienne et semble (aussi et surtout) avoir été très rapide.

      Pour dire les choses autrement, la mise en place des espèces chez les hyménoptères est ancienne. Le nombre des espèces a surtout progressé vite à partir d'un point zéro (dans un lointain passé estimé à -130 M.A. environ). Ensuite seulement, c'est la prédominance en nombre d'insectes (plus qu'en nombre d'espèces) qui marque le registre des fossiles.

      DONC : Apparition ancienne d'espèces vites nombreuses, puis, après seulement, (mais bien après), multiplication graduelle du nombre des insectes qui élargissent leurs répartitions bio-géographiques en modifiant surtout leur régimes alimentaires.

Note : cette rédaction est en contradiction avec plusieurs travaux publiés (1980). Mais, l'ambre nous permet de réviser nos connaissances sur la phylogénie des insectes bien plus que tout autre support.






Voici deux Braconidés de l'ambre balte dessinés par Brues en 1932.
Prochremylus brevicornis et Microtypus terebrator (femelle dont on
remarque le long ovipositeur en forme de tarière qui lui permet
d'atteindre les larves xylophages à l'intérieur
desquelles elle pond ses oeufs).



      Les Braconidés de l'ambre devaient vivre en parasites aux dépens de nombreuses larves d'insectes xylophages à l'intérieur desquelles les femelles pondaient au moyen d'un long ovipositeur. Ichneumonidés et Braconidés sont assez fréquents dans l'entomofaune fossile des ambres baltes.

      M. Brues, en 1932, a étudié les Braconidés des ambres baltes. Les guêpes braconides des ambres de la Baltique se classent dans les familles que nous connaissons actuellement mais pas dans les sous familles qui dominent en Europe... Ce point, observé depuis longtemps, est assez remarquable et illustre que la radiation entomologique a surtout été rapide aux époques les plus anciennes. (Le cas des guêpes Braconides est alors assez identique à celui des fourmis).




      Remarque : Une femelle de guêpe parasite Braconidé (conservée au Musée d'Histoire Naturelle de Neuchâtel) est utilisée comme couverture de l'ouvrage : Les Fantômes de l'Ambre... Ceci pour dire qu'une guêpe Braconidé reste toujours une inclusions intéressante.

      
Monsieur, je reste à votre disposition pour expertiser d'autres inclusions de l'ambre et partager ainsi notre passion des insectes.

      Eric GEIRNAERT.

 









 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'ambre en pleine lumière ?! ...

      Bonjour Monsieur Geirnaert.

      J'ai lu sur ce forum que vous conseilliez à une dame d'éviter d'observer ses ambres à papillons sous une lampe halogène car cela d'après vous dégrade l'ambre, si j'ai bien compris. Personnellement, et depuis peu, j'ai débuté une collection d'ambres et je viens de commander une loupe binoculaire qui justement est équipée d'éclairage de type halogène (12v/10w) est ce que je cours un risque important à observer mes ambres sous ce type d'éclairage ?

      Est-ce que la puissance (10w) la durée d'exposition joue un rôle dans la dégradation ? Merci d'avance de bien vouloir me rassurer sur ce point.

      Cordialement.

       Laurent Chiquet.





      La Boutique - E.G. - Bonjour Laurent.

      Oui, d'après moi, et sans doute parce que c'est un peu vrai, (=humour) la lampe halogène peut endommager un ambre. Attaquer, modifier un ambre, oui ! Surtout par dilatation des matières !

      Les lampes halogènes utilisées sous les loupes binoculaires sont généralement calorifiques, et, un ambre à inclusion peut alors se dilater et briser l'échantillon fossile. L'inclusion fossile constitue une cavité de gaz, lequel, par dilatation développe une force qui risque de briser la matrice d'ambre. Pour des observations entomologiques longues, il faut surtout éclairer le fossile d'ambre en lumière froide (lumières à fibres optiques). Et, même dans ce cas l'altération existe dans le temps. La lumière froide altère l'ambre (certes lentement). Mais, une exposition longue d'un ambre (même en lumière froide = plusieurs semaines) dégrade l'échantillon. Exposé une semaine sous un rayonnement UV, un ambre deviendra pulvérulent, à la différence d'un plastique. L'air (l'oxygène) dégrade également les ambres fossiles. Les pièces muséales anciennes (qui ne sont pas montées sous lames minces) se conservent parfois a l'abris de la lumière et de l'oxygène (dans le noir sous atmosphère neutre privée d'oxygène, dans des caissons hermétiques).

      Oui, la puissance d'une lampe est alors corrélée à la vitesse de dégradation. Lumière calorique = "ennemi" de l'ambre. Oui, un ambre s'altère physiquement et chimiquement lorsqu'il est laissé à l'air et à la lumière.

      Cordialement,

      Eric G..

 

 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
L'ambre pour recréer génétiquement une espèce disparue...

      Bonjour Monsieur Eric Geirnaert. Bonjour à vous. Je voulais savoir si, de nos jours, comptant sur le matériel génétique antique des espèces disparues, est-ce possible de recréer génétiquement une espèce disparue ? (Dinosaure ou autre). La génétique m'intéresse, malheureusement, je ne suis pas encore très au courant sur ce sujet.
Je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.
Nicolas.





      La Boutique - E.G. - Bonjour Nicolas.

      Pour répondre simplement, et, rapidement. Recréer, de toutes "pièces", une espèce disparue à partir de chairs piégées (chairs sanguinolentes qui comprennent : os, tendons, sang, mitochondries et les organites cellulaires) semble assez difficile... La science est pour l'instant bloquée. La tendance serait d'avantage de créer des chimères : animaux vivants actuels porteurs de séquences fossiles, sortes d'hybrides temporels.

      Cependant, l'exploitation de dépouilles en chair et en os, comme cette découverte unique d'une queue de lézard (avec le sang qui s'écoule des vertèbres, voir ci dessous) offre un potentiel de recherche formidable.




La première trace de sang identifiée dans l'ambre !
Découverte, photographie et collection : Eric G.


      Pour l'instant des chercheurs américains ont apparemment revitalisé des bactéries endosporées qui "végétaient" dans les intestins d'abeilles antiques totalement disparues depuis plusieurs millions d'années. La science sonde toutes les pistes intéressantes et les moyens de rendre vie à des séquences expressives de l'ADN antique piégé dans le kérogène géologique terrestre. Ainsi, on porte régulièrement de forts espoirs sur des organismes présents dans l'estomac des mastodontes coincés dans les glaces. Et, concernant l'ambre, les espoirs les plus fous se portent vers les tardigrades, animaux surprenants capables de s'enkyster pour traverser le temps indépendamment des contraintes.

      Plusieurs organismes actuels sont capables d'une cryptobiose, c'est à dire de l'arrêt apparent du métabolisme. C'est le cas du tardigrade, curieux petit animal à mi-chemin entre le nématode et l'arthropode. D'une taille inférieure au millimètre, incolore, sans pièces buccales et sans organe respiratoire, l'animal avance lentement par des mouvements ondulés, grâce à des pattes terminées par des griffes. Il peut vivre dans la mer, l'eau douce, dans la terre, et possède la capacité extraordinaire de se déshydrater pour attendre, s'il le souhaite, des conditions plus favorables. Transformé en une sorte de kyste, il résiste à des conditions extrêmes et peut opérer une résurrection même après avoir été chauffé à 120°C ou congelé à -272°C pendant une vingtaine d'heures ! Rendre vie à un spécimen de l'ambre est un rêve, mais une petite investigation très intéressante pour certains scientifiques avant-gardistes. Découvrir un tardigrade fossile sous la loupe en examinant un lot d'ambre est un plaisir immense.

      Pour répondre à votre question, Nicolas, je vous laisse lire le document PDF ci-dessous désigné, dans lequel vous aurez plusieurs reports de lecture vers le site Internet Ambre.Jaune..

      Cordialement,

      Eric G.

      Un document PDF à lire sur le sujet : L'ambre le conservateur géologique.

    


      L'ambre pour recréer une espèce disparue (suite)...



      Bonjour à vous... Petit complément de question. Quel pourcentage d'ADN faudrait-il tenir au minimum pour espérer recréer une espèce disparue (dinosaures ou autre) ?
Et si j'ai bien compris votre réponse, Jurassic Park serait possible finalement ???

      Je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.

      Nicolas.




      Bonjour,

      Oui, je comprends votre question. Le minimum, les statistiques, les pourcentages, les fréquences numériques et les mathématiques en général ne font pas bon "ménage" avec le génie génétique. Un pourcentage même TRES élevé d'ADN récupéré (ce qui sous entend alors que tout n'est pas récupéré) ne donne aucune garantie quant à la revitalisation d'une espèce. Les gènes codant le phénotype (c'est-à-dire les caractères visibles, l'allure générale de l'espèce) ne représente qu'un TRES faible pourcentage de l'immense molécule d'ADN contenu dans une cellule. A une certaine époque, ou parlait d'ADN codant, et, d'ADN poubelle, (ADN non codant). On pensait que le premier était utile devant le second (inutile) qui porte aujourd'hui bien mal son nom, puisque l'on a découvert que des séquences jouaient le rôle de superviseur comme un chef d'orchestre dans une harmonie. L'ADN inutile dans une cellule n'existe pas (ou pas encore). S'il l'on dépliait la spirale de l'ADN contenu dans une cellule vivante et si on accolait les morceaux entre eux, le brin ainsi obtenu serait assez long pour relier la terre à la lune. Et, a coté de cela, le vivant ne supporte pas vraiment les séquences manquantes dans son génome.



      Un millionième d'ADN manquant ne garantit aucunement qu'on puisse redonner vie à un organisme à partir de ses séquences génomiques. Le travail envisagé en science consiste alors à exploiter (en l'état) les cellules originelles de l'espèce qui seraient conservées dans l'ambre. Et, certaines dépouilles de vertébrés existent, alors le rêve est autorisé.

      Les scientifiques du Musée d'Histoire naturelle de Paris, espèrent (le sujet a été présenté à la télévision, ARTE, fin novembre 2008) rendre la vie au tigre de Tasmanie, en exploitant un embryon conservé dans l'alcool depuis 1866. Le tigre de Tasmanie est une espèce disparue depuis 1936. Et, l'audience médiatique serait énorme pour le premier chercheur qui rendrait vie à une espèce éteinte. Dans les faits, l'alcool est tout, sauf un bon conservateur de l'ADN... Mais, peut importe la contrainte, le sujet de rendre la vie à une espèce éteinte passionne la communauté scientifique...

      On verra sans doute demain les réponses qu'apportera la science... Il y a cent ans, personnes n'envisageait que l'on puisse accéder aux génomes des fossiles. Aujourd'hui on peut lire précisément des séquences d'ADN (de 300 paires de bases) âgées de 130 millions d'années piégées dans l'ambre.

      Pour résumer la chose, et trouver une réponse à votre question : "en science, surtout avec l'ambre, tout devient possible, le problème est de rester patient".

      Eric G.

 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Une publication, chez nous, dans notre journal...

      Bonjour Monsieur Geirnaert. je suis journaliste au service Science de L'Internaute Bulletin. Je me permets de vous contacter car je publie un sujet sur l'ambre. Je m'adresse à vous pour savoir si vous vous voudriez bien me faire parvenir des photographies d'ambre pour illustrer mon sujet. Ce serait vraiment formidable si vous acceptiez. Bien sûr, votre nom figurera sous chaque illustration et je peux également publier l'adresse de lien de votre site internet. Tenez-moi au courant dès que vous aurez pris votre décision. Merci beaucoup.

      Cordialement,

      Charlotte PORTALIS,

      L'Internaute Bulletin.





      La Boutique - E.G. - Madame PORTALIS.

      Je vous accorde l'utilisation gracieuse d'une iconographie complète relative aux merveilles de l'ambre (image unique ou plusieurs images pour illustrer votre sujet) comme bon vous semblera, à la condition impérative que vous puissiez m'envoyer une copie papier de votre journal... (Pour compléter mon press-book).

      A la réception de la maquette, je vous propose une iconographie de qualité professionnelle, et, éventuellement, si vous le souhaitez, une aide rédactionnelle pour compéter votre dossier.

      Madame PORTALIS, si vous souhaitez une composition pêle-mêle, une sorte de poster récapitulatif dans un thème donné, je suis à votre disposition.

      Je reste attentif à votre publication.

      Cordialement,

      Eric G.

      Je tiens à votre disposition une iconographie. Image
      Et, concernant l'ambre, je réalise, tous travaux à la demande

 





 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)





      
Un reportage en vidéo HD sur l'ambre...

      Bonjour Monsieur Geirnaert. Je suis patron d'une société de production photo et vidéo. (Site Internet http://xxx). J'ai eu l'occasion de produire un reportage photo sur l'ambre du Mexique et l'ambre du Guatemala. Je désire refaire ce reportage en vidéo (Vidéo HD - Haute Définition) pour les sites de Madagascar et du Nouveau au Mexique.

      Mes questions concernent le potentiel des sites, la localisation des gisements et les critiques concernant le copal, ces résines sub-fossiles soient disant récentes. Connaissant votre spécialisation dans le sujet, je souhaiterais écouter vos expertises et bénéficier de vos conseils. Pourriez vous me contacter par téléphone au xxx.

      En cette attente, très sincères salutations d'un passionné de nature.
      Ci-joint une adresse internet de quelques images.

      Rémy S.





      La Boutique - E.G. - Bonjour Monsieur.

      Je ne vais pas reproduire ici intégralement, par écrit, la conversation passionnante que nous avons eue au téléphone. Mais, je souhaite revenir sur un point important. Ce n'est pas tant l'âge d'un gisement, la couleur des gemmes, la dimensions et le poids des échantillons (ni même le prix des inclusions proposées à la vente) qui détermine le potentiel cinématographique d'un gisement. Un reportage vidéo qui présente un gisement de résine fossile doit expliquer la valeur intrinsèque de la matière. Et, concernant ce point le matériel malgache à plusieurs spécificités uniques au monde (jamais identifiées ailleurs !!!).
Il faut éviter surtout les idées soi-disant objectives qui cataloguent le monde des oléorésines fossiles en deux pôles binaires.

      Ambre = cher, beau ancien.
      Copal = moche, accessible et récent.

      Je vous ai présenté sommairement le potentiel des gisements, et, Monsieur, je reste à votre disposition pour une collaboration.

      Dès aujourd'hui, j'attire l'attention de mes confrères espagnols, qui ne manqueront pas de vous expliquer pourquoi et comment les plus beaux ambres au monde, ce jour, sont en Espagne. (Voir par exemple cet article).


      Cordialement,

      Eric G.

      Je tiens à votre disposition une iconographie. Image
      Et, concernant l'ambre, je réalise, tous travaux et publications à la demande

 









L'ambre exceptionnel en Espagne !



Exceptionnel, le monde de l'ambre est en ébullition. Les nouveaux gisements
espagnols découvert cet été sont si fantastiques (tant du point de vue des
inclusions que de son importance scientifique), que l'on envisage
de classer les sites au patrimoine Mondial de l'Unesco !

Les nouveaux gisements d'ambre
en Espagne.
Lire l'article







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
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(Réponses Eric Geirnaert)




      


      
Je recherche des pièces muséales, des papillons...

      Bonjour Monsieur Geirnaert, Nous travaillons à l'Office de l'Environnement de xxx, Département Ecosystèmes Terrestres, (réserve naturelle avec un musée en construction et de futures expositions animalières et entologiques). Nous souhaiterions acquérir quelques morceaux d'ambre pour enrichir notre collection.

      A cet effet, j'aimerais savoir si vous avez une liste (avec photos) des morceaux d'ambre que vous avez en vente. Nous serions intéressées entre autres, par de l'ambre contenant un papillon, comme par exemple celui de la figure 211 (p. 140) de votre ouvrage Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie.

      Dans l'attente de vous lire.

      Bien cordialement,

      Mme xxx.






      La Boutique - E.G. - Bonjour Madame.

      Ah, les papillons, toute une histoire ! Oui, ce genre d'inclusions. Attention, ce sont des lépidoptères nocturnes et/ou crépusculaires et des micro-lépidoptères dans les ambres africains (8-11 mm), et, parfois aussi, assez ressemblant, des spécimens malgaches. Et, les photographies publiées sont surtout de bonne qualité. Exposé à plat dans une vitrine, sans éclairage, ce genre d'insecte figé dans la résine n'est par forcément très visuel.

      Il faut aussi et surtout noter que les ambres contenant des papillons (des papillons vrais), sont rares, très rares. Je connais deux collectionneurs qui ont des papillons. Dans les derniers inventaires exhaustifs réalisés par les allemands, les chercheurs mentionnent que l'inventaire des inclusions baltes de lépidoptères représente moins de 0,5 % des inclusions.
Et, le bestiaire du groupe ce compose essentiellement des seuls fourreaux végétaux des chenilles (les psychidae, par exemple).
Les chenilles avérées, visibles en dehors de leurs fourreaux (chenilles = animaux mous) sont mal conservées, et, les paillons adultes, eux, sont encore plus rares pour ne pas dire uniques.

      Papillons de jour, papillons nocturnes, papillons avec leurs couleurs originelles ? Le groupe des papillons excite l'imaginaire du collectionneur d'inclusions. Et, en 1998, j'ai vu une inclusion de papillon diurne (un faux) dans un ambre mexicain proposé à la vente à 12.000 francs. 1.000 euro pour un faux ?! Oui, attention aux prix élevés qui cachent souvent les contrefaçons. Les prix élevés sont souvent la marque des faux.
Concernant l'ambre et le concept du papillon, La boutique à Jacques propose ce bijou superbe en ambre véritable dans une qualité gemme parfaite :
Regarder le papillon d'ambre
Trèves de digression avec les bijoux, revenons aux inclusions...

      Les gisements (de la résine copal malgache) offrent un inventaire assez intéressant de lépidoptères. Mais, là aussi, les faussaires font des merveilles pour rivaliser de "créativité" avec Dame nature. Voyez, par exemple, dans ce forum des petits crabes marins que certains intègrent dans des résines insectifères partiellement fondues.

      Pour en revenir aux papillons africains et/ou malgaches, si vous envisagez un achat il faut alors rechercher les pièces plus difficiles à contrefaire. J'ai un "petit" coup de cœur (énorme) pour cet essaim de 134 micro lépidoptères conservés ensembles dans une coulée unique de résine ! Quelle émotion de découvrir une telle pièce dans un lot de brut. Les papillons utilisent le vol en nuée pour signaler parfois une source de nourriture. Le vol en essaim est alors le moyen de circonscrire un lieu mais il peut aussi être pratiqué pour appeler les partenaires sexuels. Sur l'image proposée vous apercevrez également un papillon centimétrique dans un ambre africain (une rareté). Les ailes sont partiellement tachetées.




SUPERBE essaim de papillons malgaches (à droite) et détail d'un beau papillon africain...


NOTE : Les essaims de papillons fossiles, (des centaines de spécimens piégés synchrones dans une pièce d'ambre) pourraient être un indice suggérant que l'arbre antique, producteur de résine, était malade... Les arbres affaiblis peuvent parfois être la cible d'attaques virulentes par les papillons.
Voir le sujet des papillons repérés dans un biotope pollué




      Papillonnages et Papillonnites, attention aux confusions possibles : Dans les gisements baltes, souvent, des insectes sont vendus pour être des papillons, mais, ce sont (rigoureusement) des trichoptères, sorte de petits papillons, 10 mm, qui présentent des poils nombreux très visibles sur le bords des ailes.

      Les lépidoptères (actuels) ont des formes relativement faciles à identifier, dans la mesure où les documents scientifiques, décrivant jusqu'aux pontes sont nombreux. Le cas des papillons de l'ambre est important car ces insectes sont d'ordinaire en étroites relations avec des plantes hôtes (co-évolutions). On pense évidemment aux fleurs et au nectar, mais, les lépidoptères baltes de l'ambre se nourrissaient, sans doute, de champignons. Rappelons nous que Le biotope de la forêt d'ambre devait surtout être une forêt marécageuse.

      Les belles inclusions de papillons pour les collectionneurs d'ambre sont sans doute celles des ambres dominicains notamment les hétérocères. Je présente dans mes travaux des spécimens originaires de la mine Palo-alto, qui libèrent dans leur agonie leurs œufs dans la résine (phénomène extrêmement rares).

      Pour ma collection, j'ai toujours privilégié le rare et l'étrange au beau et à l'ostentatoire, le bel insecte posé idéalement dans la résine. Concernant les papillons des ambres (tous gisements confondus) âgé parfois de 100 M.A., l'évolution des morphologies ne montre pas de transformations structurelles fondamentales (au moins des ailes). J'ai en images le détail de la trompe d'un papillon balte, ce qui prouve que certains insectes absorbaient des nutriments liquides. On notera, que certains papillons ont parfois des mandibules (pour mordre, des mandibules un peu comme celles des hyménoptères).

      Question : une liste inclusions / prix ? Non, je n'ai pas de liste avec un tarif associé pour faire des ventes en lignes. Et, si vous souhaitiez une inclusion correspondant à figure 211 (p140) il faut compter xxx euro environs...

      Madame, faites surtout attention de ne pas présenter vos ambres à lépidoptères sous des lumières incidentes fortes (type halogènes). Les matières et les insectes le supportent assez mal.

      Par contre je peux vous préparer une affiche avec quelques lépidoptères fossiles.

      Un paillon, poster un Fossile gratuit; (200 % de TVA !!!) = humour.

      Qu'en pensez vous ?

      Cordialement,

      Eric G.



De belles et nombreuses images d'insectes
de l'ambre pour composer des affiches ?





Chenille malgache (incomplète), la portion piégée mesure 28 mm...
Et, à droite, lépidoptère adulte 12 mm dans un ambre dominicain.





Outre les photographies publiées dans les articles et livres je garde plusieurs iconographies intéressantes (et exclusives) pour composer une affiche. Si vous souhaitez une affiche qui présente les insectes (insectes ou autres inclusions organiques de l'ambre), surtout n'hésitez pas...




Note : Concernant les ventes, voyez sur ce forum, les pièces uniques...




      ReBonjour Monsieur Geirnaert,

      Merci pour votre réponse rapide. En fait, voici le lien vers le site Internet xxx, des ventes aux enchères. Site Internet sur lequel nous serions intéressées par l'ambre contenant un papillon (origine Colombie).

      Cependant l'estimation proposée nous semble un peu élevée. Qu'en pensez-vous ? P.S. : pour l'affiche, volontiers, surtout que nous ne sommes pas assujettis à la TVA, ce sera donc pour nous gratuit tout court (re-humour !...).

      Dans l'attente de lire votre expertise.

      Bien cordialement,

      Mme xxx.





    La Boutique - E.G. - Bonjour Madame.

      Ce que j'en pense ? Mais c'est justement les pièces de ce type qui sont (surtout) problématiques.

      La pièce est donc entreposée à Paris. L'ambre insectifère colombien, en fait un copal, récent, très récent, (qui colle, qui reste odorant dès qu'on le travaille) est facile d'utilisation pour améliorer les productions spontanées de Dame Nature...

      OUI ! Surtout avec cette oléorésine récente, il est loisible d'ajouter des insectes contemporains dans les résines insectifères subfossiles pour multiplier à l'infini la rentabilité des pièces proposées à la vente.

      Et, d'ailleurs, en examinant la page Internet, j suis très étonné (c'est un euphémisme) que l'on m'associe à la vente en ligne (en me citant dans la rubrique : "Lot - Notes".
Ce procédé (d'appropriation, d'usurpation ?) pourrait laisser croire que je donne un crédit quelconque pour valider le fossile ! Ce qui n'est rigoureusement pas le cas.
Petite négligence vraiment insignifiante de l'hébergeur, du propriétaire ou du vendeur ?
Oui, sans doute...

      Lot - Notes : Voir Geirnaert, E., L'Ambre, miel de Fortune et mémoire de Vie, les Edition du Piat. "Il s'agit probablement d'un papillon nocturne si on en juge par le type d'antenne. Pièce rare". (Pièce d'ambre affichée ci-dessous).

      Oui, tout est déjà dit ou presque !!!! Par la seule précision du type des antennes la suspicion est là ! En regardant d'avantage le fossile, le soupçon, le doute, la méfiance s'installe !

      Par une seule image proposée, une vue de dessous, sans détail des nervures alaires, sans observation détaillée des antennes, le papillon ressemble morphologiquement à une phalène (hibernie?), mais, inversement, le corps n'est pas vraiment grêle et faible. Certains spécimens du groupe ont des livrées très variables et se posent sur le dessus et le dessous des feuilles dans la state arbustive. Et, dans la famille (des Géométridae) on connaît des spécimens qui ont les ailes à plat au repos et d'autres qui ont les ailes regroupées verticalement comme le font les papillons diurnes (hygrochroa syringaria, par exemple). Le comportement de l'insecte est essentiel pour étudier la taphonomie de la pièce qui permettra de discuter la contrefaçon. Dans la pièce de résine, reliées à des portions de branches, on note la présence de filaments fins blancs qui sont un indice intéressant de la présence d'eau dans l'oléorésine ainsi que dans le processus de maturation des résines dans les roches sédimentaires. Ce point est essentiel car il conditionne un principe qui attestera de l'authenticité éventuelle du papillon. Ce détail (que nous n'expliquerons pas pour aider les faussaires) est un élément particulier que les faussaires sont incapables de reproduire dans un faux. La pièce est donc porteuse d'indices qui permettent une vérification fiable et rapide.

      Bon avant de commenter d'avantage le fossile, il est important de noter que les ambres presque trop beaux sont souvent originaires de la même région. Rapportez au Mag-AMP N°3 page 31/46. Entre : scorpions, fleurs, lézards, papillons (ainsi toujours proposés les ailes ouvertes ?!) il y a tellement de belles choses ! (Un exemple de scorpion, ici, au forum).

      Pour présenter de telles pièces à la vente, et, ne pas s'attirer les foudres, il faut être critique, et, il est nécessaire de procéder à des examens impératifs par forcément difficiles. Et, dès le départ, immédiatement le fossile est suspecté pour la taille de l'insecte et sa disposition.

      Pour cet insecte piégé dans une résine récente de Colombie, selon moi, il y a un problème(s) au pluriel, avec un 'S'. Ou, si le fossile s'avérait authentique, il faut lever de grosses inquiétudes (légitimes à l'observation).
Le fossile "pourrait" à la limite être authentique mais alors il faut apporter des preuves. Pour éviter de donner une rédaction trop explicite (ce qui permettrait ensuite aux faussaires d'améliorer leurs produits) je resterais muet sur le renseignement les plus utile. Mais, mentionnons alors quelques paramètres qui ouvriront la pensée critique.
Des rayures fortes d'un ponçage vigoureux apparaissent au dessus de l'insecte, comme si l'opérateur avait souhaité décaper en urgence une surface, ce qui est rare ou risqué au regard de l'inclusion centrée dans la pièce.
Fallait-il retirer si fort et aussi vite une couche justement gênante ?
Insecte vivant, piégé au repos, insecte piégé en vol, ou, insecte mort recouvert au sol, la position mortuaire du papillon coïncide t-elle avec le mouvement général des indices taphonomiques autour du papillon ? Oui, problème !!! Le fossile doit conserver dans l'épaisseur des couches une cohérence, ou, si les couches se superposent, une logique taphonomique générale doit se dégager du fossile. Note : on rappellera, alors que l'ambre colombien est surtout connu pour la rareté de ses coulures successive par couches. Et, cet indice est justement utile pour faire l'analyse taphonomique et discuter la contrefaçon. Or, en l'état, le papillon est problématique. N'en disons pas plus pour aider les faussaires.

      Les papillons nocturnes (vivants au repos ou morts) ont sans doute les ailes en toit sur le dos. Les papillons diurnes ont un comportement qui conduit à terme quelques indices dans la résine. Sans même certifier le nom scientifique de l'espèce, en analysant parfois le seul comportements des insectes confronté au mécanisme du piégeage, ou peut décrypter le scénario à l'origine de la naissance du fossile.

      Concernant le papillon, il est primordial de restituer l'axe de la verticalité et les plans de formations du fossile. Et, là encore, il existe une incertitude. N'en disons pas plus pour aider les faussaires (bis).

      Les papillons volent comment ? A reculons, face au vent, la tête en bas, les ailes largement déployées, les antennes dans l'axe du corps, un jour où les débris de bois attestent d'un scénario qui pourrait être la solution à l'énigme ?
Alors, oui, un fossile doit être logique. Et, justement le précepte du beau fossile esthétique (créé par l'opérateur) est assez éloigné des évènements exogènes qui entourent la mort de l'insecte.

      L'analyse taphonomique du fossile (étude circonstanciée des positions) n'est évidemment pas la seule recherche à prendre en compte pour authentifier un fossile. N'en disons pas plus pour aider les faussaires (ter).

Que dire du dégazage (sur un insecte aussi gros), comment la résine a-t-elle été marquée par les liquides de l'insecte ? C'est un insecte mort, donc sec ? Alors, c'est rigoureusement un faux. Oui, regardez le dégazage. Comprendra qui voudra. N'en disons pas plus pour aider les faussaires.

      Alors, pour une telle pièce, pourrions nous avoir s'il vous plaît un test en U.V. et une image réalisée en lumière polarisée ?
Ces deux examens confirmeront la nature formidable presque extraordinaire du "faux"ssile.

      Il est impératif de demander avant tout achat une expertise en lumière modifiée. Et, d'ailleurs sur le site il est écrit: "Etat des lots : Il est vivement conseillé aux acheteurs potentiels d'examiner le ou les biens pouvant les intéresser avant la vente aux enchères. Des rapports sur l'état des lots sont habituellement disponibles sur demande."

      Pas d'expertise scientifique proposée ? Oui, d'ailleurs pourquoi n'a-t-on pas une indentification de l'espèce ? Ah ? 1.500 Euro l'insecte d'1,5 cm, (soit 100 euro le millimètre) c'est cher ? C'est quand même du copal colombien ! Reportez vous aux travaux des spécialistes !

      Epilogue : Après cet interlude humoristique pour expertiser cette belle pièce de copal, madame, je vous prépare une affiche gratuite avec 235% de TVA ! (Oui, les prix montent !) Le prix est arrêté au coup de marteau qui clôture la vente aux enchères.

      Cordialement, Eric G.


"Papillonnages et Papillonnites" attention aux vrais faux papillons.

Présenté sur le web :




LOT 103 - For Sale : My very nice Colombien AMBER enclosing a big BUTTERFLY!!!!

Le fossile présenté en l'état (une seule photo) est proposé à la vente sur Internet depuis le 17 avril 2008... La résine est originaire BOYACA, (COLOMBIE). La pièce de résine (très récente), sans doute insectifère naturellement pour les petites inclusions organiques, est "large" de 6 cm. (2½ in.). La "largeur" du papillon est de : 1.5 cm. (0½ in.).
Précision : généralement, en entomologie et en science plus généralement, on précise la longueur de l'insecte. Mais, ici c'est sans doute un papillon "gros format", (=large des épaules), ce qui expliquerait le prix ? "L'acheteur" (ou adjudicataire) qui désigne la personne qui aura porté l'enchère la plus élevée, acceptée par la personne dirigeant la vente et tenant le marteau, peut et pourra évidemment compter sur l'avis expert (et gracieux) de notre équipe pour poursuivre l'étude du fossile. Car, l'enrichissement n'est pas celui de posséder ou de faire croire mais bien celui de savoir. Et, c'est pourquoi, sur ce forum, nous souhaitons confronter gracieusement nos idées. Et, allez savoir, si au final ce fossile valait 15.000 euros ?




Le copal colombien (holocène)...






Le matériel colombien n'est pas un ambre mais un copal. Une oléorésine type Hymenaea dont l'espèce productrice pourrait encore exister. Parfois très récentes (holocène) certaines pièces sont âgées de 0 à 25.000 ans. Cette branche parfaitement conservée perfore la résine récente jeune (sub-fossile)...




      Citons un passage intéressant du paragraphe "Amber Imitations and Forgeries" de l'autorité G Poinar JR (The Amber Forest-1999) : Some forgers have learned how to embed larger organisms in the matrix, wich introduces the second category of imitations, intentional fakes. Such pieces may have started just as an amusement or to fool friend, but many turned into products of a profitabke hobby that could have unfortunate consequences for scientists. Intentional fakes are usually made with copal and plastic. Copal is a natural resin that is semifossilised and ranges in age anywhere from ten (as in some Colombian copal) to forty thousand years (as with some New Zealand copal, better know as kauri gum).

      Il faut ainsi comprendre que de belles pièces contrefaites finissent dans les inventaires des collections institutionnelles. Des travaux publiés très intéressants (et presque gênants) cataloguent dans plusieurs collections institutionnelles "prestigieuses" des dizaines de faux.




Pour mener l'enquête, concernant le papillon, voici
une vue dorsale de l'inclusion...




Analyse du fossile (lot 103) suite :

Deux indices permettent de débuter l'analyse taphonomique. La position de l'insecte est synchrone aux indices proches (avec une cohérence logique) que sont les bulles. La déformation plastique des bulles renseigne sur le mouvement du dernier flux de la résine. La déformation donne le rapport de verticalité (haut - bas) et ensuite le sens de la pesanteur. La libelle (inclusion de gaz piégée dans une cavité liquide) fixe ou mobile (selon le fossile) semble indiquer que le haut de la pièce puisse être vers la gauche de l'image (si la libelle n'est plus fonctionnelle). Le flux de force de la résine a arraché la patte postérieure droite de l'insecte lors d'un mouvement amont d'étirement en direction du sol par la force de pesanteur (dont la direction pourrait correspondre à la droite de l'image), ce que confirme également le mouvement des antennes. L'insecte semble donc synchrone... Mais, un insecte ajouté dans une coulée chaude travaillée par un opérateur est évidemment synchrone à la résine qui le recouvre. Aussi, il faut rechercher l'indice ABSOLU permettant de certifier définitivement le fossile, et, en l'occurrence, rien n'est ici discernable...




      Ainsi, si vous souhaitiez une expertise attentive d'un fossile particulier de l'ambre, demandez une aide gracieuse à quelques auteurs. Je suis convaincu qu'ils expertiseront vos pièces avec plaisir...







 








Les vrais et beaux papillons
de l'ambre existent !






Quel pourrait être le prix de ce fossile ? Si vous souhaitiez examiner de rares et beaux
papillons, voici un spécimen fossile assez remarquable... Le lépidoptère adulte, piégé
vivant, pond ses œufs durant ses derniers mouvements d'agonie...







Le dossier ABC : les papillons !
ABC : Assortiment Belle Collection
ABC : Ambre Bonne Connaissance



Les papillons de l'ambre











Pour tout savoir ou presque sur les papillons de l'ambre, pour répondre aux différentes questions
relatives aux inclusions rares des Lépidoptères, le dossier ABC Les papillons (au format PDF)
est disponible par correspondance (2,50 euro TTC) en écrivant à l'auteur.

Contact E-mail Auteur : eric.ambre.jaune@hotmail.fr






Le forum de l'ambre fait son expo en Corse.
Contributions Forum-Ambre pour l'exposition "Entomofolie's".



Les papillons de l'ambre 
Eric GEIRNAERT


Pour son exposition "Entomofolie's", l'Office de l'Environnement de la Corse Département
Ecosystèmes Terrestres, Unité OCIC, avenue Jean Nicoli à CORTE, présente une section
ambre consacrée aux papillons fossiles. Contributions iconographiques pour les
papillons fossiles de l'ambre : Eric GEIRNAERT.









Ambre péruvien RARE !

      En visite à La Boutique, monsieur Pierre Yves Pineault nous a présenté une pierre d'ambre qu'il a extrait lui-même de sa gangue grisâtre... La pierre est montée sur or massif comme pendentif... Monsieur Pierre Yves Pineault, souhaitait obtenir quelques renseignements sur le nettoyage et l'entretient du bijou. Mais, cet ambre était surtout "différent". Ressemblant beaucoup (presque trop) au matériel balte, la résine fossile était dure... Après examen attentif, l'échantillon s'est avéré authentique... Plusieurs tests on été menés, et, nécessairement le test de vérification d'authenticité en lumière UV. La pierre est authentique mais dure, TRES dure. La pierre d'ambre est péruvienne !!! De plus amples renseignements très prochainement...













Gérontoformica...


      "Géronto Formica" : l'ancêtre du meuble bois stratifié ?

      (Rires). Non, le "Géronto" formica, n'est évidemment pas l'ancêtre du "formica", (une petite note humoristique de Jacques Mangin)... Plus sérieusement, c'est le nom du fossile, sans doute le plus recherché au monde par les entomologistes... Gérontoformica est l'ancêtre des fourmis, le groupe animal actuellement le plus vaste représenté sur terre. Et, exclusivité du site Internet, nous vous présentons le fossile sur le forum !



 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)




      


      
Gérontoformica : je recherche l'ancêtre des fourmis...

      Monsieur Geirnaert, bonjour,

      Je me permets de vous contacter car je suis documentaliste au Palais de la Découverte, où nous préparons actuellement, une belle exposition sur les termites et les fourmis...

      Dans le cadre de ce projet, nous sommes à la recherche d'une iconographie relative à l'ancêtre des fourmis, le progénote, (fourmi Gérontoformica). Le sujet illustrera un programme multimédia présenté dans les espaces de cette exposition.

      Exposition temporaire à vocation pédagogique et culturelle, non commerciale, intitulée "les termites et les fourmis - deux sociétés - deux mondes".
Durée : du 12 février 2008 au 31 août 2008. Sujet présenté dans un programme multimédia et sur le mini site présenté sur le site Internet du Palais...

      Je vous remercie d'avance de votre aide car ma demande est assez urgente.

      Bien cordialement,

      Angélique Durand.

      Palais de la Découverte
      Avenue Franklin Delano Roosevelt
      75008 Paris







      La Boutique - E.G. - Bonjour.

      Vous trouverez dans les documents joints, les matières nécessaires à votre exposition. (.../...)
Et,
ci dessous, je vous présente, pour finir, le contexte des deux découvertes des fourmis de l'ambre.




Au Palais de la Découverte
du 12 février 2008 au 31 août 2008


Palais de la Découverte Infographie Eric G

Passez la souris sur l'image des insectes pour voir l'affiche...

Exposition temporaire
"Les termites et les fourmis deux sociétés - deux mondes"...

L'affiche du forum


C'est une confirmation, plusieurs photographies d'art des insectes de l'ambre
du Forum sont présentées au Palais de la Découverte...

Termites - Fourmis, quand la communauté des insectes fait son spectacle !
L'Art, l'Education et la Science ne sont pas loin !





      Contexte Gerontoformica 2

      En annexe des recherches espagnoles : Revista Geologica Acta, Barcelona, mars 2004, et, Victoria-Gasteiz Fossil3x May 2007 (discussions personnelles) mes confrères me signalent plusieurs spécimens antiques Gerontoformica. Dans quelques séries fossiles (fossiles malheureusement discutables et incomplets), les observations montrent d'étranges "pilosités" sur les fourmis, mais, est-ce des structures "anatomiques" ? Il faut rester prudent, car, la structure observée pourrait aussi correspondre à un artefact de fossilisation (artefact durant la diagenèse à partir des liquides mêlés à l'oléorésine). Une hypothèse également possible serait le développement éventuel de "champignons mycètes"... On note que les structures sombres observées apparaissent là où existeraient aussi de possibles éperons ? (Organes dont on connaît aujourd'hui l'utilisation pour brosser les antennes). Regardez comment une fourmi contemporaine lave son antenne avec la brosse de son éperon. Quoi qu'il en soit, les fibres observées (artéfact, champignons mycètes ou vraies structures anatomiques) sont intéressantes à discuter. Et, évidemment on prospecte aux fossiles en meilleur état pour offrir une description précise du progénote des fourmis. Les fourmis crétacées sont rares dans le registre fossile de l'ambre, et c'est bien là l'intérêt de cette étude passionnante. Et, finalement la fourmi progénote est-ce encore une guêpe améliorée ?...




Photographie d'une fourmi Gérontoformica ?... Le fossile est discuté pour une pilosité étrange.
Le fossile crétacé est en cours d'étude avec des confrères espagnols...
Pour ses caractères archaïques marqués, ce spécimen porte
désormais le nom de Progénoformica * . La description du fossile

Progénoformica
est publiée sur le cd-rom LES FOURMIS.

Le cd-rom LES FOURMIS  

* Progénoformica = Le Progénote des fourmis, l'ancêtre de tous les ancêtres.

 


      Contexte Gerontoformica 1

      Voici la première fourmi (chronologiquement extraite, mars 2004, Espagne Barcelone) d'un groupe de plusieurs spécimens examinés. Le groupe des Gérontica semblerait former l'affiliation, à ce jour, la plus ancienne connue au monde. Gerontoformica cretacica n. gen., n. sp. constitue étrangement un ensemble ancestral aux structures anatomiques assez modernes, contredisant alors moult hypothèses chez les myrmécologues. Pour certains les fourmis ancestrales devaient apparaître logiquement archaïques, ce qui n'est pas le cas. Le fossile Gerontoformica a été identifié dans le gîte ambrifère d'Archingeay-les-N.ouillers (Charente-Maritime). Gîte fossilifère originaire du Crétacé inférieur, 98 M.A. (gîtes connu aussi pour plusieurs affleurements synchrones).
Concernant le nom du fossile : GERONTO, ou Gerôn, signifiant "vieillard", cette mention fossile est à ce jour la plus ancienne appréciation avérée de fourmi connue sur terre... Depuis 2004 les affleurements crétacés sont examinés par niveaux (recoupements avec d'autres strates fossilifères contemporaines de cette époque, dans plusieurs pays dont l'Espagne) et, ainsi, d'autres découvertes semblent confirmer les dernières descriptions du type 2004. Les fourmis anciennes semblent "morphologiquement" assez contemporaines. Bien que les caractères du premier spécimen français soient ceux des fourmis modernes, le fossile ne peut être rattaché à aucune sous-famille actuelle. Le spécimen discuté dès 2004 est presque complet. La fourmi est aptère. Les antennes sont formées de 12 articles, et, le scape, (premier segment de l'antenne) mesure 1 mm. Les mandibules de la fourmi sont singulièrement longues, 0,6 mm et très incurvées. Le spécimen, certainement une ouvrière, n'a pas d'ocelles frontaux, ce qui semble être le cas également des autres spécimens, récemment découverts, associés à cette "pilosité" étrange.




NOTE : Ce document n'est pas une photographie mais bien un dessin (abc)... C'est une vision artistique (un croquis) du spécimen étudié et (photographié noir et blanc) présenté dans les publications espagnoles...



Le sujet des fourmis progénotes est extrait du cd-rom Les Fourmis.  

Exposition temporaire "les termites et les fourmis - deux sociétés - deux mondes"

Publication exclusive : L'origine des fourmis

Si vous désirez exploiter un texte ou une iconographie de qualité pour préparer une exposition ou une publication,
le site Ambre.jaune et le forum de La Boutiquent vous accompagnent...
Contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr

 



 






 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)




      


      
Je recherche l'ambre de Jurassic Park...

      Bonjour,

      Je recherche ici et là, en vain, la mention de cet l'ambre (avec moustique…) de Jurassic Park. Pourriez-vous me guider dans mes recherches ? Pourriez-vous me renseigner ?

      Merci beaucoup et peut être à bientôt.

      Jean-françois Seignot.



      Je recherche aussi l'ambre avec le moustique de Jurassic Park...


      Bonjour,

      J'aimerais savoir si cela est possible de réaliser une canne comme celle du professeur J. hammond dans Jurassic park (le film) et combien cela coûterait...

      Et sinon où peut on trouver l'article svp.

      Merci d'avance.

      David delliaux.





      La Boutique - E.G. - Bonjour Messieurs.

      Vous parlez sans doute de cet ambre dominicain ovale (contenant un moustique tipulidae) monté en pommeau de canne comme cela apparaît dans le film, lorsque le scientifique John Hammond présente ses laboratoires ADN.

      John Hammond, le sympathique milliardaire excentrique aux cheveux blanc est en train de construire, en secret, sur une île d'Amérique centrale, un étrange parc zoologique, peuplé de dinosaures... Oui, en cachette, après des années de recherche, ses savants ont enfin réussi à cloner des espèces préhistoriques en exploitant leurs ADN conservés intacts dans l'estomac d'un moustique piégé dans de l'ambre.

      Bon, ce n'est que du cinéma. Et, si je vous annonçais, qu'avec le même scénario, il serait possible de féconder une plante vielle de 225 M.A. !!! Une histoire alors bien antérieure à celle des dinosaures !!! Voici la plus vieille inclusion de l'ambre identifiée à ce jour. Quand la réalité dépasse le cinéma...


Regarder :  Quand la réalité dépasse le cinéma...   



      Pour réponde à votre question, à La Boutique, nous ne commercialisons pas la canne (ou une réplique du modèle présenté dans le film). Le sujet de la canne avec le pommeau d'ambre risquerait sans doute d'être assez polémique avec la réglementation commerciale (et les marques déposées). Par contre, nous commercialisons, voir ci-dessous, la découverte publiée de la première trace de sang fossile identifié dans un ambre. C'est le sang qui s'épanche d'une queue de lézard. La proposition financière doit évidement être sérieuse, et, en l'état des choses la pièce est sans doute destinée à un musée.


Pièces uniques proposées à la vente...


 




La première trace de sang identifiée dans l'ambre !!!
La pièce d'ambre muséale est proposée à la vente.


Autre pièce muséale proposée à la vente :
Regarder :  le scorpion piégé vivant avec sa proie...   


Offre de prix, contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr



 







 
L'ambre la résine de Jurassic Park
FORUM - la foire aux questions - l
ettres et correspondances
(Réponses Eric Geirnaert)




      


      
Des vertus bénéfiques pour l'ambre ?...

      Bonjour, Voilà je vais tenter de vous expliquer ma situation et mon problème, ensuite j'espère que vous pourrez m'aiguiller dans la bonne direction…

      Je suis professeur de sciences de la Vie et de la Terre. Au cours de mes études universitaires un professeur de géologie m'avait donné un morceau d'ambre contenant des inclusions organiques de végétaux. Je l'ai toujours gardé jusqu'à ce qu'à mon tour j'enseigne dans un collège - lycée. Pour permettre aux élèves de découvrit la "magie de l'ambre", j'ai donné mon morceau de roche au laboratoire. La magie de la pierre n'existe que si elle effectivement partagée. Autant faire profiter un maximum d'élèves.

      Mais voilà, de retour au dit laboratoire, aujourd'hui, la pierre a mystérieusement disparu. Et, j'en ai grand besoin. En effet, ma fille de 8 mois souffre de façon exceptionnellement violente de ses poussées dentaires (malgré plusieurs médications lourdes pour son jeune âge). Notre pédiatre, pourtant réfractaire à toute science parallèle, m'a tout de même dit d'essayer de lui mettre de l'ambre (véritable) autour du cou. Qu'à cela ne tienne, depuis ce jour je me renseigne sur Internet. La toile fourmille de sites (pas toujours sérieux). Et, dans de nombreuses boutiques (sur Marseille) on propose des colliers d'ambre fondu (environs de 20-30 euro) certifié ambre véritable !

      Aujourd'hui je viens vers vous. Je découvre votre merveilleux travail. Je ne sais plus que faire ni vers qui me tourner pour avoir ne serait-ce qu'un petit morceau d'ambre véritable sans inclusion pour le mettre autour du cou de mon bébé! Ses pleurs sont insupportables. Même si je sais bien que l'on est tous passé par là, et que, par chance, on ne s'en souvient pas ! Le cœur d'une maman est inefficace pour estomper les douleurs inhumaines du pauvre bébé. Pourquoi ne pas essayer l'ambre ?

      Avec cette lettre, vous êtes mon dernier recours. Pourriez vous m'indiquer comment trouver ces quelques grammes d'ambre qui pourraient peut-être soulager ma fille. Je ne sais comment vous remercier d'accorder un peu de temps à ma demande et je vous serais infiniment reconnaissante de votre aide.

      Merci.

      Stéphanie.


      La question est : - Est-il vrai que l'ambre possède des vertus bénéfiques ? Pouvez-vous me renseigner ?

      La Boutique - E.G. - La question "Est-il vrai que l'ambre possède des vertus bénéfiques ?" comporte en elle-même toutes les caractéristiques d'un doute déjà presque établi. Il suffit de répondre "oui" pour conforter une idée déjà quasi acceptée ou en passe de l'être; et de répondre "non" pour décevoir la personne, qui, bien chagrinée sera probablement peu ouverte à entendre une autre version. Des vertus bénéfiques pour qui ?... Un adulte ou un bébé ?

      Spécialiste des insectes et particulièrement des comportements (éthologie), je ne puis ici, madame, sur ce site, vous offrir qu'une réponse scolaire vous détaillant les domaines de la Lithothérapie de l'ambre. Depuis les premiers travaux de médecine en Italie, l'ambre entre dans la composition de très nombreuses préparations pour lutter contre les affections de la gorge nées du froid et de l'humidité. L'ambre n'est-il pas à l'origine une oléorésine qui bardait l'arbre de l'humidité et du froid ? Ces juxtapositions servent-elles la science ? Ces rapprochements sont-ils fondés ou forcés ? Tout le problème est de considérer scientifiquement les idées.



Hippocrates (460-377 avant JC), père de la médecine et physicien est le premier acteur a avoir donné les propriétés et méthodes d'application médicinales de l'ambre.
      Les bienfaits que posséderait l'ambre sont apparemment variés. Employé dans certains onguents ou embrocations, l'ambre est utile pour vaincre les rhumes, prévenir les grippes et atténuer des maux de gorge. Les exhalaisons protègent les voies respiratoires de plusieurs afflictions en atténuant même les crises d'asthme. Un ambre brut frotté sur le visage diminue les douleurs dentaires. Enfin, l'ambre porté en bijou rendrait le courage, la gaieté et l'énergie de la vie éloignant la fatigue et les angoisses. Selon les traditions populaires des pays de l'est où l'on thésaurise l'ambre pour atteindre la guérison et posséder la magie, on explique que l'ambre diminue les irritations de la peau ou les rougeurs chez les jeunes enfants, la matière servant même pour lutter contre les tendances dépressives et suicidaires.


      Où situer la limite entre croire et savoir ? Quelle est la frontière entre médication et placebo ? De nombreuses réflexions dans la littérature mondiale de l'ambre accordent des leçons combinées pour utiliser les bienfaits de cette matière sur la santé. Toutefois l'écrit n'est pas une preuve et, ma caution n'ayant pas d'avantage de valeur, force est d'admettre madame, qu'il n'y a encore aucune preuve de la conséquence médicale (néfaste) des formules à base d'ambre sur la santé. Et, concernant l'ambre authentique, nous avons des pièces exceptionelles.



Les vertus bénéfiques de l'ambre ?








Voici sans doute les deux pièces d'ambre les plus "bénéfiques" en Europe... La pièce muséale, extraite de la célèbre collection espagnole de Monsieur Shaun Oliver est à l'origine d'un roman incontournable : Ambre - L'empreinte du temps (le roman, une trilogie). Et, la seconde pièce d'ambre insectifère, posée dans la main d'Eric Geirnaert, est à l'origine de la première monographie française, et, c'est aussi ce minuscule fossile qui est photographié en couverture de l'ouvrage Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie (voir ci-dessous). Les vertus absolument bénéfiques de l'ambre c'est assurément de nourrir les rêves de tous avec un effet de levier incommensurable.








Concernant le même sujet...





      


      Des vertus bénéfiques pour l'ambre, et, la pharmacognosie...

      Bonjour Monsieur, je suis étudiante en troisième année de pharmacie à Nantes et je dois présenter un exposé sur l'ambre jaune.

      La matière concernée étant la pharmacognosie. J'ai vu votre nom un certain nombre de fois sur le net (vous répondiez à des lycéens, ou des commentaires sur vos ouvrages) et je me demandais si vous pourriez éclairer un peu mes connaissances...

       J'ai trouvé beaucoup d'informations sur internet mais rien de précis au niveau chimique, j'aimerais connaître par exemple les formules chimiques développées (et pas seulement les formues brutes comme C40H64O) de quelques terpènes mais surtout de la succinite qui semble être une molécule importante de l'ambre. De même l'étape de polymérisation (première partie de la transformation de la résine en ambre) n'est souvent pas très explicite.

      Pourriez-vous me transmettre quelques informations complémentaires ? Sincères remerciements.

      Louise-Marie Chiron.




      La Boutique - E.G. - Madame Chiron, Bonjour.

      La Boutique dispose d'une petite bibliothèque de science, (et, si nous ne commercialisons pas les livres...), nous essayons -dans la mesure du possible- de partager nos lectures avec nos clients. Et, nous argumentons, documents en mains sur les notions importantes relatives aux résines fossiles...

      De façon générique l'ambre balte est une famille de plusieurs ambres, qui sont classés, certes, par gisement, mais, également, depuis longtemps, par leurs caractéristiques chimiques singulières. Ainsi, il y a "plusieurs" Gédanites.

      On peut classer les ambres en deux groupes selon l'abondance de l'acide succinique. Les résines fossiles qui contiennent mois de 3 % de ce composé dans leur masse sont des rétinites et celles qui contiennent au moins 3 à 8 % de cet acide sont des succinites (c'est le cas, par exemple de l'ambre de Bitterfeld).

      Il serait sans doute ennuyeux, sur ce forum de développer de façon exhaustive l'étude de la fraction soluble de l'ambre (Gédanites) et les caractéristiques chimiques puis organiques des 71 composés qui ont été identifiés dans les matrices fossiles.



Voici à quoi ressemblent les graphiques de l'étude
de la chimie organique des constituants de l'ambre.


      La fraction soluble a été caractérisée en spectrométrie de masse, (Mills et al 1984-85). Sur les 71 composés organiques identifiés: 10 mono terpènes correspondent à ceux du Kauri, (c'est à dire l'ambre de Nouvelle Zélande). Sur 39 diterpènes fossiles identifiables, 21 ont un squelette de carbone basé sur l'acide abiétique, 13 sur l'acide primarique et 5 sur l'acide agathique, squelette de labane. La composition de la fraction soluble ne renseigne évidemment pas sur la structure organique du polymère. C'est donc une seconde question... Mais, celui-ci, est constitué de molécules d'acides résiniques formant un dimère... L'acide abiétique est le composé principal. L'acide succinique est un autre composé important de la structure du polymère qui représente de 3 à 8 % de la masse globale de l'ambre (gédanite).

      Nous ne pouvons pas passer sous silence le travail remarquable d'un confrère : Monsieur Curt W. Beck. L'ensemble de ses nombreuses publications répond intégralement à vos attentes...

      Voyez par exemple cet ouvrage qui aborde la chimie organique de l'ambre et les formules développées. Cet ouvrage est à droite sur la seconde ligne des livres photographiés cidessous.





Téléchargez ici : l'image en haute résolution



      Oui, une précision...

      Madame, êtes vous certaine que votre formule C40H64O ?
En recopiant le web, il arrive que l'on fasse parfois des erreurs -40 ou même 64-? (=Humour). Sur nos pages web, nous évoquons souvent une petite molécule qui intervient dans le métabolisme des lipides (substance blanche cristallisée, présente dans tous les organismes vivants) qui a pour formule, je crois : C4H6O4...

      Cordialement.
      Eric G.




 






 
Le forum de l'ambre
Vos l
ettres et correspondances (autre sujet)



      


      L'échantillon fossile est-il vrai ou faux ?


      Bonjour, Bravo pour votre site, Superbe. Il est très informatif...

      Je possède un morceau d'ambre avec plusieurs inclusions d'insectes. Trois inclusions exactement. Je vous envoie des photographies (en plusieurs email, car les photographies sont de grandes tailles, mais, je tiens à vous les envoyer en l'état pour que vous puissiez les exploiter de la façon la plus adéquate possible.

      Certaines photographies sont prises au travers de ma loupe binoculaire au grossissement 10 - 15 et ne sont pas de très bonne qualité. Veuillez m'en excuser.

      Le bloc d'ambre est-il véritable ou est-ce une contrefaçon ? J'ai acheté l'échantillon 15 euro. Avez vous une idée de sa valeur intrinsèque et financière (1, 10,100 euro) ?

      Merci encore pour votre site. Et, BRAVO pour la qualité remarquable des documents et rédactions que vous mettez à disposition, nous permettant d'investir l'étude passionnante des résines fossiles...

      Amicalement.

      Laurent.






      La Boutique - E.G. - Bonjour, Monsieur.

      Une fois encore, vous êtes nombreux sur Internet et dans les salons de minéralogie à souhaiter des expertises d'échantillons d'oléorésines subfossiles (souvent originaires de Madagascar).

      Depuis 1991, le copal insectifère malgache (vendu pour l'équivalent de l'ambre balte authentique) inonde le marché européen, à un prix qui dépasse parfois la valeur de l'or jaune (véritable).

      Sans vouloir porter de jugement sur la concurrence, votre fossile n'a pas une valeur exceptionnelle. Et, dans "La Boutique à Jacques", Monsieur, vous trouverez (en vous rendant sur place) des échantillons semblables pour un coût dix fois moindre...
Quinze euro, peuvent vous permettre (selon moi) de vous porter acquéreur d'une belle pièce originaire des pays baltes. Mais, chacun à le droit d'accorder la valeur qu'il souhaite aux objets qu'il achète. Et, je me refuse à devenir une caution ou le garant d'un quelconque argus des inclusions commercialisées en France et en Europe.





Vendu pour l'ambre, le copal malgache est un bon substitut commercial.
Le fossile de Laurent est authentique...



      Monsieur, votre échantillon insectifère (d'environ 40 mm) est une coulure authentique très courante. Plusieurs inclusions organiques sont identifiables, celle principalement d'un termite ailé (Termitidae) qui constitue un indice fiable d'un climat tropical chaud et surtout humide ! En effet, les termitières sont d'ordinaire situées à proximité d'une source. Certes, on pense quasi automatiquement aux termites d'Afrique que l'on situe en climat "aride", mais, pour survivre, et puisqu'ils mangent du bois recyclé, les termites ont impérativement besoin d'eau. Votre résine est un copal récent assez commun des tropiques, un copal, dans son état naturel. La pièce Pléistocène (l'échantillon est daté sans doute d'un million d'années environ) est une coulée aérienne verticale au niveau supérieur de l'arbre producteur de résine. Le fossile contient des débris organiques de bois.


      Concernant le matériel malgache, les productions de faux sont surtout orientées vers les pièces à haute valeur ajoutée (papillons, caméléon, plumes). Voyez par exemple ce crabe marin (contemporain) que des faussaires souhaitent plonger de façon artificielle dans du copal sans insecte... Nous resterons discret sur le prix...




Soyez vigilent et critique, un crabe marin contemporain niché dans une résine
malgache constitue sans doute un artéfact de fossilisation.



      Dans la paléontologie, (surtout dans les secteurs "pratiques" où les contraintes techniques sont limitées) les faux inondent le marcher...



      Est-ce que les falsifications existent ?

      
Réponse: "Non!"

      
"Le faux n'existe pas (ou plus) après analyse critique, méthodique et scientifique". Dixit le courrier d'un éminent chercheur que nous ne citerons pas.

      Bon, si tel est le cas, si les faux n'existent pas, ne tombons pas dans la crédulité innocente du collectionneur angélique...
Les fraudes font vivre et rapportent beaucoup... Et mieux vaut ne pas ébruiter l'affaire ! Voici les principales remarques rédigées de cette éminente personne qui commente des fraudes (pièces artificielles de synthèse) qui imitent l'ambre.
Monsieur xxx, comme il aime à le rappeler sur son papier à entête, est Docteur Es Sciences de la Faculté de Paris. Il est à la pointe des compétences scientifiques, et, lui et ses confrères de la "grande" institution (rue Buffon à Paris), me proposent un argumentaire en 5 sentences.

-      1 "Le faux n'existe pas après analyse par un laboratoire scientifique capable."
-      2 "Je ne connais aucun Labo pouvant faire des analyses précises."
-      3 "En ce qui concerne l'ambre, le problème est difficile car la différence
       ambre/copal est mal étudiée."
-      4 "Ayant manipulé des tas de cailloux, j'ai une certaine habitude de ces objets."
-      5 "Apportez moi vos échantillons, je ferai un tris à l'oeil."



      Si les faux n'existent pas rappelons la mouche des latrines du Musée de Londres, et, ensuite proposons à l'expertise, sans doute, la plus belle inclusion parisienne.



      La mouche des latrines du Musée de Londres.

      La collection la plus prestigieuse du Monde, contient des faux. Le 1er Avril 1966, le faux le plus célèbre de l'ambre : Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée de Londres !

      Dans un ambre authentique de la Baltique, la contrefaçon peut-être la plus célèbre : Fannia Scalaris, la plus commune des mouche qui soit. Les mouches Fannia sont rattachées à la famille des Muscidae (les mouches scatophages !)

      Depuis la préhistoire, ces mouches dites domestiques ont suivi l'homme dans sa vie et dans toutes ses histoires ! Le fossile d'ambre contenant la mouche provient de la collection de Hermann Loew, un allemand qui travaillait au Département de Paléontologie du Musée de Londres à la classification des moucherons dans l'ambre. Celui-ci a même publié les résultats de ses travaux (Loew 1850). Fannia Scalaris est aussi désignée sous le nom de 'mouche des latrines' ou 'mouche des ordures'. Et il était inconcevable de la découvrir dans un ambre vieux de 40 Millions d'années... En effet, cette espèce n'a évoluée que récemment, et n'est pas distribuée dans les régions tropicales. Willi Henning (1913-1976), la référence dans la systématique en entomologie a décrit la pièce 22305 du Musée d'Histoire Naturel de Londres... et bizarrement, mais certainement non volontairement, Willi Henning a publié ses conclusions un 1er avril (1966).


Comment identifier la fausse mouche fannia
qui appartient à la sous famille des Muscinae ?



Dans la famille des Muscidae, difficile de confirmer l'absence de soies hypopleurales pour distinguer ces mouches des calliforidés. Alors, pour reconnaître les mouches fanniides plongées dans l'ambre, le critère le plus appréciable compte tenu de la difficulté de l'observation morphologique dans la résine est le repérage de la nervure anale ( = la dernière nervure) qui n'atteint pas le bord de l'aile...

 


      L'étude de cette pièce, juste par curiosité a été poursuivie par Andrew Ross, en Juillet 1993 : "Tout semblait pourtant montrer une 'authentique' mouche dans l'ambre, mais sous la chaleur de la lampe du microscope, une ligne de fracture apparue... L'intérieur avait été creusé (zone circulaire très régulière qui n'existe pas dans l'ambre) et avait été remplie d'une résine moderne. Perfection de la copie..."

      Ayant réalisé la seule publication française permettant de discerner les contrefaçons de l'ambre, j'aimerai attirer l'attention sur cet autre sujet qui mérite toutes les attentions !



      La plus belle inclusion parisienne (étude).

      Le docteur XXX, (que nous ne citerons pas non plus) Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, nous propose un ouvrage (édité aux éditions xxx) consacré à l'initiation paléoentomologique et au peuplement des arthropodes de la Terre. (Voir ci-dessous).

      Le livre dans son contenu est passionnant, particulièrement brillant. Mais, mon attention est surtout attirée par la couverture. L'ouvrage, agrémenté seulement de dessins noir et blanc, utilise une bibliographie scientifique pour les lignées étudiées, à l'exception de cet insecte de l'ambre photographié en couleur pour la couverture... Examinons cet insecte...



      Malgré la "rigueur" (*) des travaux scientifiques : Aucune description de la taille, aucun nom d'espèce de l'insecte. Aucune datation de l'échantillon, aucune description du gîte fossilifère... Pas le moindre examen taphonomique. Aucun commentaire de la provenance du fossile et rien concernant l'heureux propriétaire... Pas de référence d'une quelconque nomenclature dans une collection, (numéro de l'échantillon?). Aucun crédit photographique. Rien pour les références bibliographiques... Et, plus étrange encore, aucune utilisation de l'image dans l'ouvrage ! AUCUNE publication scientifique (française ou étrangère, antérieure ou ultérieure à la publication du livre ne révise ce fossile pourtant superbe...


* : L'auteur ne semble pas avoir étudié soigneusement les ambres de son époque. Devant le manque d'exactitude consacrée à ses recherches des fossiles de l'ambre (par exemple l'origine des papillons), on ne peut que se poser légitimement la question de l'authenticité du fossile.





      Ce fossile est-il alors un "mirage" ambré hors d'atteinte des chercheurs sérieux ?

      Concernant l'insectes on notera surtout la morphologie TRES intéressante du sujet.
L'insecte est apparemment au carrefour morphologique de trois groupes actuels d'hyménoptères (abeille, xylocope et guêpe)...

      Cette sorte de grosse "abeille" (qui darde magnifiquement son aiguillon, nous avons de telles pièces à la Boutique, voir ci-dessous), est un "apocrite" énorme. Le fossile est donc rare... Lorsque l'on remarque les corbeilles au pattes, (lesquelles pourraient alors contenir du pollen fossile du plus haut intérêt !), on notera que l'insecte ne correspond absolument pas aux abeilles Electrapis (disparues) qui vivaient dans les forêts baltes... Pour les ailes, l'insecte est sans doute assez proche des xylocopes violets actuels (groupe inconnu dans l'ambre). Et, pour la tête, l'animal ressemble beaucoup aux Hymenoptera Chalcidcidoidea (confer ces inclusions que nous avons présenté dans La Boutique).





Voici quelques guêpes Chalcidcidoidea que nous présentons dans la Boutique...




      Reprenons, le fossile (ou "faux"-ssile, faisons un peu d'humour) exposé dans la publication parisienne ne serait-il pas une chimère ? Dame Nature aurait-elle assez d'extravagance pour nous ouvrir dans son registre paléontologique de l'ambre un hybride aux morphologies contemporaines de plusieurs spécimens actuels ?

      
Pour être inféodées depuis longtemps aux fleurs, les abeilles sont des sujets paléontologiques très étudiés. A quelle époque apparaissent-elles et quand deviennent-elles sociales ? Quelle est l'évolution historique et la dynamique de cette association intime entre l'insecte et la fleur ? Et, pourquoi donc une inclusion si prestigieuse n'est pas depuis sa découverte la clef de voûte d'une exposition universelle !

      La vérité ne s'invente pas, elle se cherche. Et, le bons sens est l'outil indispensable pour éviter les duperies. Concernant l'étude des faux ambres, une seule publication française aborde le sujet. Dans cet ouvrage (voir cidessous) vous examinerez les étapes où des faussaires noient des lézards actuels dans de l'ambre ancien authentique fondu.

      Si vous souhaitez des insectes authentiques (peu coûteux), des explications, et le commentaire de publications consultables sur place, nous vous invitons à la Boutique...
L'entrée est gratuite, et, de plus, on procède sur place à l'expertise de vos fossiles.

      La Boutique à Jacques, c'est une confrérie de passionnés. Une confrérie en quête d'exactitude et de vérité. Les belles histoires ne sont pas forcément les mystifications de la Nature.



Pour en savoir plus sur l'ambre



      Si vous souhaitez en savoir plus sur les substituts et contrefaçons de l'ambre, toute l'équipe de La Boutique vous invite à étudier cet ouvrage ci-dessus, et, à lire également attentivement notre magazine de 52 pages.

      Vous verrez dans cette publication, à la page 29, que des abeilles actuelles sont pongées dans des ambroïdes polonais. Page 30 vous verrez des serpents noyés dans des ambres asiatiques. Page 46 vous découvrirez les premières contrefaçons de l'ambre qui datent de 1742. Et, encore plus extraordinaire vous comprendrez page 47 les étapes du dépôt d'un lézard actuel dans un ambre originaire de la Baltique...



 

 



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L'échantillon fossile est-il vrai ou faux ?
Inclusions étranges !
Mon ambre contient une grenouille et une anguille



      


      L'échantillon fossile est-il vrai ou faux ?



      La Boutique - E.G. - Une histoire belge de 2kg ! (Etude).

      Notre confrère Pascal B. nous a rapporté, il y a quelque temps déjà, une information lancée initialement sur un forum (maintenant fermé) et reprise en fanfare sur un Blog.
Le sujet, (d'une véracité infaillible?) affirme la découverte exceptionnelle en 2006 d'un ambre énorme, originaire d'un gîte fossilifère en Belgique.
Bon, voila une découverte, me direz vous. Mais, diable ! Un gisement d'ambre en Belgique, voilà un scoop ! Une découverte alors exceptionnelle ?!


      En ce début d'année 2006, une pièce d'ambre géante est retrouvée dans les tiroirs du muséum d'histoire naturelle de Bruxelles. Et, le sujet est lancé aussi vite sur le web.
Voici quel est le contexte de la découverte.
"En faisant le ménage dans les tiroirs de l'institut des sciences naturelles de Bruxelles, le paléontologue : Stephane xxx et son collègue : Alain xxx, paléo-botaniste, dénichent un échantillon de 25x20x8 cm d'une matière qui ressemble à un ambre. Après un dépoussiérage "succin" (=humour), la présence de cette masse de 2 Kg est suffisante pour que la démonstration soit faite qu'un scoop énorme existe à l'institut !!! Le bloc repose en effet dans les tiroirs de l'institution depuis plusieurs décennies. La couche consistante de poussière est suffisante pour permettre à nos scientifiques d'exploiter l'histoire. Ainsi, n'en doutons pas : "Ce morceau, réellement gigantesque, de 2 kg provient de ...... Belgique ! Et oui ..... de Belgique ! Et plus précisément de Austruwel près d'Anvers, où il fût arraché des entrailles de la terre en : 1903". L'article évoque alors la datation : "Ce morceau daterait du Tertiaire; époques du Miocène et du Pliocène; de l'ère Cénozoïque; laquelle comprend les périodes du Pléistocène et de l'Holocène (antérieurement Quaternaire)".
Et de poursuivre en disant que : "cette pièce est d'autant plus rare qu'il semblerait que cet échantillon soit unique!". Peut-on douter de véracité du gisement fossilifère belge d'Austruwel, un gisement d'ambre méconnu capable de fournir des échantillons si prestigieux ?
Réponse des découvreur: "La découverte, effectivement, est fiable. Mes sources sont fiables à 100% Il suffit que vous vous renseignez par téléphone au musée des sciences naturelles de Bruxelles en contactant les personnes qui sont au Département Paléo."
Pour garder une trace écrite nous n'avons pas téléphoné mais, nous avons envoyé une lettre dont nous rapportons ici une copie. Gardant l'esprit ouvert et admettant que des gisements d'ambre peuvent toujours être découverts ou redécouverts, nous avons mené l'enquête.
Notre correspondance adressée au Musée est restée sans suite. Nous avons interrogé également les journaux belges, la presse locale, pour retrouver des articles relatifs à l'ambre... Nos recherches dans les médias ont été fructueuses.

      Nous vous présentons une synthèse.


      Lettre adressée aux conservateurs du Musée.

      Musée d'histoire naturelle de Bruxelles,
      Institut royal des Sciences naturelles de Belgique,
      rue Vautier 29 - 1000 Bruxelles.

      Bonjour à toute l'équipe du Musée !

     Objet : Expertise ambre avant exploitation iconographique, puis rédaction.

      Bonjour, pour valider les informations diffusées sur Internet et médiatiser cette découverte exceptionnelle dans une publication, nous souhaiterions avoir quelques renseignements sur votre pièce d'ambre "muséologique" (ambre de 2 Kg).
Je suis, Eric G. un auteur, photographe, spécialiste de l'ambre. Je corresponds en ce moment avec Monsieur Raphaël xxx pour monter le projet (sans doute assez insensé mais terriblement passionnant) de devenir l'une des passerelles médiatiques d'Internet orientée dans l'étude passionnante de l'ambre et l'examen des inclusions organiques fossiles.
Pour guider notre projet je développe une revue de science gratuite : le Mag-AMP. Cette publication est un recueil de documents scientifiques servant de base de travail à la description constamment révisée des oléorésines fossiles, des gîtes fossilifères ainsi qu'à l'étude des inclusions organiques (faune et flore). Cette publication n'est évidemment pas destinée au commerce, et, sa vocation est uniquement de servir de passerelle entre la recherche académique et l'intérêt naturaliste/amateur des gens qui voyagent sur Internet. Notre souhait est donc de relier les grandes institutions aux manifestations culturelles, en diffusants gracieusement nos travaux éducateurs que nous réalisons pour un public très motivé et ravis de voir enfin un magazine fédérer des communautés hétéroclites de paléologues chercheurs amateurs, tous passionnés. Vous trouverez, joint, quelques présentations de mes publications (environs 500 photographies publiées sur le sujet.

       Tout ceci, messieurs, pour vous dire, que vos images de cette pièce d'ambre de 2 Kg qui semble avoir été photographiée dans votre institution par Stéphane? (correspondant de votre équipe?) a effectivement retenu notre "attention".
Auriez-vous la gentillesse de préciser quelques informations ?
"...un ambre de Belgique, plus précisément de la localité de Austruwel près d'Anvers, où il fût arraché des entrailles de la terre en 1903."

      En 1903 ? (1) Pourriez-vous expliquer la date ?
      (2) Existe t-il un certificat de dépôt (ou un certificat de découverte) avec éventuellement le nom du donateur? La pièce est-elle référencée par un numéro (dans un registre classé) comme c'est souvent le cas dans les collections institutionnelles des pays baltes ? Si l'ambre a été déposé au musée depuis 1903, (depuis si longtemps), peut-être existe t-il cette marque naturel d'un assombrissement inévitable de la surface... Les ambres des vielles collections institutionnelles (non protégés par le baume du Canada) portent cette marque d'un assombrissement graduel. L'ambre, comme matière photo sensible, fonce à la lumière et se consume inexorablement à l'oxygène atmosphérique.
      (3) Monsieur, votre ambre porte t-il ces indices d'une conservation centenaire ?
      (4) L'échantillon donne t-il une réaction de fluorescence positive sous une lumière noire comme celle des ambres authentiques? Ce test aux U.V., à lui seul, n'est évidemment pas suffisant pour certifier que la pièce paléontologique soit authentique, mais, il permet de déceler les contrefaçons.
      (5) Si l'échantillon a été trouvé en Belgique, (plus précisément dans la localité de Austruwel près d'Anvers) sans doute existe t-il d'autres échantillons connus plus petits... Fort de quelques 175 ouvrages et articles relatifs à l'ambre dans ma bibliothèque, je n'ai aucune information présentant le moindre gisement d'ambre près d'Anvers.
Mais, EVIDEMENT, cela ne prouve absolument pas l'inexistence du possible gisement !
Une lacune bibliographique ne démontre rien, sauf peut être l'énormité de la découverte !
Dans une annexe jointe vous trouverez un commentaire des pièces muséales de plusieurs kilos. (Conditions de formations en cuvettes, et exploitation des indices de la surface (analyse taphonomique).
       (6) Pour travailler d'avantage l'analyse taphonomique, pourriez vous nous envoyer des photographies numériques des surfaces de l'échantillon d'ambre ? La croûte d'altération du brut permet une lecture de la genèse de l'échantillon en précisant parfois sa position dans les roches encaissantes. La couleur de la matrice affinera l'analyse logique déductive.

      Monsieur, pour en terminer, pourriez-vous nous donner tout autre renseignement que vous souhaiteriez publier ?

      Au plaisir de vous lire !

       E.G.




Un ambre muséal belge... Un ambre originaire de la localité d'Austruwel
près d'Anvers, où il fût arraché des entrailles de la terre en 1903...



       L'ambre belge, le miroir aux alouettes ?

       On notera surtout que le site Pliocène (2 à 6 M.A.) d'Austruwel près d'Anvers est connu pour ses Mollusques fossiles Gastropodes de la famille Buccinidae...

       C'est d'ailleurs Phillip G. Owen qui a référencé le gîte fossilifère, en 1986. Confer le registre d'inventaire du "Natural History Museum of Los Angeles County" (LACMIP Locality Register Locality 10550)

       Aucune information n'existe à ce jour dans la bibliographie mondiale concernant des gisements d'ambres locaux pour des résines fossiles de cette époque (2 à 6 M.A.)

       Alors, pour les ambres belges de 2kg, faut-il croire les communiqués de presse ?

       La presse "Néogène" a-t-elle bonne audience ?









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      L'échantillon fossile du Maroc est-il vrai ou faux ?




      Bonjour,

      
Il y a 10 ans, j'ai acheté au Maroc (au col de Tizi-n-Tichka) un morceau d'ambre d'environ 10 grammes qui contient au moins une dizaine d'insectes, la plupart minuscules (moucherons, 1 à 2 mm), excepté une petite mouche, (4 mm) et un coléoptère (Elateridae, Taupin, environ 7 mm). Sur votre site, vous évoquez le risque de faux et des contrefaçons pour les morceaux d'ambre du Maroc, mais, cela ne semble pas être le cas ici.

      D'une part, le morceau est bien jaune, et, d'autre part, ayant extrait un tout petit élément du fossile et après l'avoir fait brûler, j'ai senti cette agréable odeur de résine (type encens) caractéristiques des résines fossiles, bien différente de celle d'un plastique brûlé. Entomologiste amateur depuis une bonne trentaine d'années, je n'ai pas de compétence particulière pour identifier les résines fossiles, et, à votre avis, quel est l'âge de cet ambre marocain et par conséquence celui des insectes piégés ?

      Bravo pour vos recherches, c'est fascinant !

      
Cordialement.

      
Olivier DECOBERT





      La Boutique - E.G. - Bonjour, Monsieur.

      Bonjour,

      Le lieu d'achat d'un échantillon n'est pas forcément une garantie scientifique (fiable) de la provenance géologique du matériel. Un échantillon acheté au Maroc peut éventuellement être originaire des gisements malgaches (c'est souvent le cas). D'autant, que les gisements ambrifères locaux sont mal ou pas connus. Monsieur, si votre échantillon est si odorant à la combustion, il peut correspondre à un copal. Un copal subfossile récent (un à deux millions d'années).

      Monsieur, si vous souhaitez d'autres expertises, j'ai besoin d'une image pour décrire d'avantage votre acquisition.

      Bien à vous.


       E.G.



       Merci pour cette réponse rapide ! Je n'avais pas envisagé que ce spécimen puisse éventuellement être originaire de Madagascar.
Il faudrait effectivement que je puisse vous faire parvenir des images du morceau marocain. Dès que j'aurai l'occasion de faire ces images, je vous les transmettrai.

      
Olivier DECOBERT
.


 



      La Boutique - E.G. - Monsieur.

      Bonjour,

      J' ai pris le loisir de composer une seule image à partir de vos documents en regroupant vos échantillons. Ce faisant, j'ai sans doute redimensionné les enchantions en perdant un peu leurs proportions respectives. Mais, l'essentiel est là pour le commentaire.

      Les échantillons 1 et 2 correspondent rigoureusement à du matériel malgache. Les blattes, grandes, caractéristiques... La résine est claire, fluide, mouvementé. Les coulées sont nettes, très marquées.

      Les autres échantillons (A et B) pourraient correspondre à du matériel colombien récent. Les résines sont tendres, très chargées en polluants organiques végétaux. Les insectes sont operculés (cassés, extraits de la résine). Confer cet élatéridé (taupin) au niveau (A), insecte assez caractéristique des peuplements forestiers (gisements colombiens).

      Cette résine (A et B) ne correspond rigoureusement pas aux données que mes confrères me rapportent de collectes locales où les résines sont surtout sombres (résines utilisées dans des rituels sacrés et religieux).

      Aussi, Monsieur, avec vos images, je resterais circonspect (très prudent) pour affirmer que ces échantillons sont du matériel marocain. Ces échantillons sont de type copal, c'est certain. Le second gisement n'est pas malgache et semble assez proche des gîtes colombiens.

      Bien à vous.


       E.G.


Note : Et, oui, puisque vous êtes entomologiste, je vous annonce en avant première, la préparation de cette photothèque des plus beaux insectes de l'ambre... Le sujet, préparé actuellement, concerne les coléoptères de l'ambre retrouvés colorés... (Les colorations originelles sont conservées).





Taupins, carabes, petites cocinelles et autres merveiles, voici un bref aperçu des
insectes qu'il est loisible de découvrir piégés dans les résines...
Oui, ces insectes ont partiellement conservé leurs couleurs originelles !
Si vous le désirez, nous proposons des éditions 24 x 30 cm
sur papier photo professionnel des plus belles inclusions
organiques de l'ambre...

Contact : laboutiqueajacques@wanadoo.fr et / ou eric.ambre.jaune@hotmail.fr








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      L'échantillon fossile avec le triton est-il vrai ou faux ?




      Bonjour,

      
Monsieur, Je possède un ambre de Baltique, avec une inclusion (peut-être un triton... ?), dans un ambre balte authentique. Quel laboratoire ou organisme pourrait expertiser ce fossile ?

      Qui pourrait me certifier la pièce afin d'avoir une certitude quant à l'authenticité ou non de ce spécimen ? D'avance je vous remercie pour votre réponse.

      Bernard WITKOWSKI
      Cordialement.




      L'échantillon d'ambre avec le lézard est-il vrai ou faux ?


      Bonjour, m'intéressant aux Sciences de la Terre je suis tombé sur votre excellent site Internet, très détaillé, concernant l'ambre et l'étude de ses inclusions organiques. Ah ! Le WEB, comme l'ambre, étrange matière, substance merveilleuse pour sonder la Terre et améliorer nos connaissances avec plaisir...

      J'ai trouvé sur un marché moscovite un lézard piégé dans l'ambre, (espèce inconnue), pouvant peut-être provenir de Pologne, de Kaliningrad... Je souhaiterais vous envoyer un DVD sur le lézard et une photographie. L'ambre contenant le précieux vertébré à essentiellement deux couleurs, miel et marron, la matrice est limpide presque transparente en profondeur. Le matériel est cependant poli sous forme de cabochon et enferme l'inclusion centrale de vertébré. Dans l'échantillon d'ambre on découvre une petite portion végétale située à côté de la patte droite de l'animal. Et, l'examen de l'ambre montre également, en bordure droite, une minuscule portion de ce qui ressemble être une mousse. Dans sa partie dorsale, la peau du lézard se décolle comme s'il s'agissait "bizarrement" d'une mue. Ce n'est sans doute pas la bonne interprétation. On discerne dans l'ambre également de nombreuses bulles, de diverses tailles, et des craquelures profondes... Tout autour de la queue de l'animal, on observe une zone assez régulière en épaisseur, plus contrastée. La position du lézard est étrange et me paraît trop naturelle. La position n'est pas mortuaire, presque trop figée sans mouvement sous le flux de la résine. En outre, la ligne continue de séparation des matières (ligne de contraste) entoure l'animal... Tout semble montrer, et la chose est assez curieuse, comme si l'on avait mis le lézard dans l'ambre chauffé durant un lent processus de refroidissement.

      Ce lézard dans l'ambre pourrait-il s'agir finalement d'une supercherie ? Y a t-il quelque part, dans le fossile, un indice authentique et originel ?

      Monsieur, cela me ferait plaisir si vous pouviez m'éclairer sur la résolution de ce sujet sachant votre érudition et vos contacts.

      Dans l'attente, ... merci par avance pour votre réponse.

      Maurice NOCHER.

      
VIENNE.

      
AUTRICHE.






      La Boutique - E.G. - Bonjour, Messieurs.

      Oui, les faux lézards et les tritons plongés dans l'ambre (partiellement fondu) abondent sur le marché... Sauf publication que je ne connais pas, je suis le premier (et je crois le seul) auteur français à avoir expertisé les faux de l'ambre. Dès 2002, j'ai publié une étude concernant les faux de l'ambre, les lézards et principalement les tritons baltes.

      Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur les substituts et contrefaçons de l'ambre, je vous invite à étudier mon ouvrage : Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie, et, à lire attentivement mon magazine Mag-AMP N°4 de 52 pages. Vous verrez dans cette publication, à la page 29, que des abeilles actuelles sont pongées dans des ambroïdes polonais. Page 30 vous verrez des serpents contemporains sont noyés dans des ambres asiatiques. Page 46 vous découvrirez les premières contrefaçons de l'ambre qui datent de 1742. Et, page 47, vous verrez les étapes du dépôt d'un lézard actuel dans un ambre authentique originaire de la Baltique... Lisez ce document, le Mag-AMP N°4, le cas des faux vertébrés est abordé à la page 47/52.

      Reportez vous également au dossier des incluions étranges (page 9/10) vous verrez la radiographie du faux triton.

      Messieurs, si vous souhaitez une expertise détaillée, vous pouvez m'envoyer les images de vos spécimens. (Envoi cd-rom ou envoi d'images par messagerie électronique), à votre convenance...

      Oui, les faux existent et alimentent le commerce. Je reste à votre disposition pour expertiser vos pièces.

      Je reste attentif à vos objets...

      Bien à vous.


       E.G.


      Complément de réponse concernant l'expertise du fossile de Monsieur NOCHER.

      Monsieur NOCHER nous expédie de VIENNE, en AUTRICHE, un DVD contenant une jolie vidéo de treize minutes qui présente un lézard plongé dans l'ambre.

      La première partie de la vidéo est une observation sous une loupe binoculaire, fort grossissement. La seconde partie est un examen de l'échantillon d'ambre tenu à la main devant la caméra. Oui, un beau lézard est noyé dans l'ambre...





Le beau lézard de Monsieur NOCHER...

      A première vue, des indices (3) prouvent que la matrice profonde d'ambre est authentique. Sans faire un exposé exhaustif de tous les paramètres observés, je propose de discuter l'étude du fossile en émettant des remarques à la file.

      A - Un traumatisme énorme (8, 6), des vertèbres cervicales à la queue, est perceptible sur l'animal. Le lézard est une dépouille. Le dos de l'animal manque, comme s'il avait été arraché. Le crâne est également brisé (7), le traumatisme circulaire ressemble à une percution, trou vers le fond de la résine, sans indice visible dans le fossile. La patte antérieure droite est également altérée. Le lézard incomplet n'est cependant pas décomposé. Le squelette n'est pas discernable à partir de la vidéo réalisée (8).

      B - Sans trace apparente de mouvements dans les coulées superficielles de résine (mouvement de la queue, par exemple) on peut supposer que l'animal était mort avant de rentrer dans le milieu piège collant. Il faut présumer que le lézard était mort au pied d'un arbre sécrétant de la résine, dont un amas s'est détaché et l'a recouvert. Une analyse des coulées de résine (superficielles et profondes) devra alors montrer un processus vertical de recouvrement de la dépouille.

      C - Des dépouilles incomplètes de vertébrés (grenouilles et lézards) existent dans le registre des fossiles de l'ambre. Ce sont parfois les restes supposés du repas d'un prédateur (oiseau avec la présence d'indices de plumes). Dans d'autres cas, ce sont des dépouilles amorphes qui gisent au sol et sont visitées et nettoyées par des fourmis.

      D - Le lézard est ici si bien conservé, qu'il est théoriquement possible d'étudier l'organisation précise de son squelette. Une radiographie aux rayons x devrait permettre de vérifier si l'animal aura été heurté par le bec éventuel d'un oiseau pour discuter les éléments à l'origine de son arrivée dans la résine.

      E - La position de l'animal n'est pas mortuaire. La queue de l'animal est recourbée étrangement.

      F - Le plan de recouvrement de l'animal n'est pas synchrone avec les coulures profondes. L'analyse taphonomique permet de confronter la position de l'animal aux coulées de résine, peu nombreuses, sous le lézard (1, 2).

      G - En théorie, une dépouille animale, creusée aussi largement par le dos (8), sèche assez vite et devient "inconsistante", amorphe dans la résine. Or, un dégaze important apparaît au niveau de la queue (4, 5). Une bulle énorme est perceptible sur la queue du lézard. On peut supposer que cette bulle résulte d'une fermentation naturelle durant le long processus de fossilisation de l'animal. Si tel est le cas, on devrait apercevoir dans le fossile une nuée blanche importante qui apparaît selon l'arrivée des liquides viscéraux du lézard. (Ce qui n'est malheureusement pas le cas). On en déduit alors que cette bulle est évidemment une marque atmosphérique laissée par le préparateur. Le fossile est alors un faux.

      H - Une myriade de bulles atmosphériques visibles au niveau de la queue semble valider une manipulation du préparateur. Le préparateur paraît avoir plongé le lézard dans un ambre fondu. Et la pièce aura séchée, inclinée, donnant un nouvel axe de mouvement aux bulles non fossiles (1).

      I - L'examen de la position plane du lézard prouve que la l'orientation des pattes et de la queue ne résultent pas des seules forces créées par la résine sur le corps de l'animal. La position non mortuaire est en contradiction avec les lignes profondes des coulées verticales de résine (2). La position de la queue n'est pas antique. La courbure de la queue vers la tête n'est pas en relation avec les coulées de résine ni même une percution logique.

      J - Une zone sombre parfaitement visible vers la queue est apparemment matérialisée tout autour du lézard (9) et correspond sans doute à la limite de l'ambre fondu et de l'ambre fossile.

      K - Si l'ambre profond (3) est manifestement authentique, irisation, zone de fracture naturelle, lignes graduées de coulées, le lézard est un faux. Et, pour poursuivre l'analyse de l'échantillon, une observation en lumière noire devrait renseigner beaucoup sur les étapes de la fabrication par le préparateur. Un examen du fossile d'ambre en lumière noire serait intéressant. Le plus souvent l'ambre fondu, fluoresce différemment qu'un ambre authentique.














      Sauf, méprise énorme de ma part, (car l'exercice d'une expertise d'un fossile à partir de photographies ou d'une vidéo reste difficile), l'échantillon présenté, ci dessus, est sans doute un faux. Monsieur NOCHER, vous avez la parole, pour compléter l'expertise, et, j'attends vos autres documents pour améliorer l'analyse...

      Monsieur NOCHER, pourriez-vous nous préciser la fluorescence de la pièce ? Comment est l'intérieur du lézard ? Dans quel état sont les os ? Parfaitement nettoyés (par des fourmis, par exemple), ou, cassés suite à un choc? Monsieur, n'hésitez pas à compléter le dossier.

      Cordialement,

      Eric G.


      Bonjour, Merci pour votre première expertise pertinente et très détaillée d'après la vidéo.

      Je partage vos hypothèse et je pense également à la contrefaçon pour ce lézard noyé dans l'échantillon authentique d'ambre. Les préparateurs ont effectivement fabriqué une "belle" contrefaçon avec de l'ambre fossile.

      Concernant la couleur sous des lumières UV (lumières utilisées pour les expertises des timbres poste) je constate une couleur bleutée assez uniforme, la transparence bien sûr est affectée. Mais je n'arrive pas à développer d'avantage ma critique à partir de la fluorescence (réponse difficile à interpréter). J'aurais sans doute les mêmes difficultés si je réalisais une photographie rayons X (pour vérifier la positions taphonomique du squelette) ou une observation en Infra Rouge (IR). Quoi qu'il en soit, si je parviens à faire des images tests correctes, je vous les expédie par e-mail, comme vous me le proposez...

      Je vous remercie pour l'ensemble de votre expertise. Revenant au lézard, Une question : serait-il possible de déterminer l'espèce et l'origine géographique (aire de répartition), si c'est effectivement une espèce de nos régions ? Quel âge peut-on accorder au lézard ? Par ailleurs, une minuscule "sternhaare" (fleur ou résidu de bouton de chêne) est visible du coté droit de l'animal, me semble t-il. Est-ce bien là ce critère d'authentification de l'ambre fossile (même si effectivement une portion a été fondue) ? Quant à l'animal détérioré, il m'est difficile de juger de l'état de l'ossature et la position particulière des os... Je constate simplement, me semble t-il, un décollement de la peau sur le dos de l'animal, due certainement au contact de l'ambre fondu brûlant sur les chairs.

      Ce fossile est une belle énigme qui s'éclaircit progressivement à vos lumières. Monsieur, je vous adresse des liens pour visiter quelques sites Internet (sites en allemand sur l'ambre qui proposent des lézards, et, également, des découvertes dans le Chiapas au Mexique).

       Bien cordialement,

      
Maurice NOCHER.

      
VIENNE.

      
AUTRICHE.






      Monsieur NOCHER, Bonjour.

      Oui, le résidu de chêne est un critère qui atteste (assez bien) que l'ambre utilisé pour recevoir le lézard est authentique. Le lézard (espèce actuelle) noyé dans l'ambre (authentique) fondu est sans doute un spécimen adulte. Et, il est difficile de dater l'origine de la contrefaçon, quelques mois, plusieurs années ?

      Monsieur, j'attends avec intérêt les tests que vous pourriez faire pour développer d'avantage le mode opératoire du faux lézard dans l'ambre.

      Merci pour vos liens Internet. Plusieurs pays, et donc, plusieurs passerelles Internent proposent des faux à la vente. C'est ainsi...

      Cordialement,

      Eric G.



Concernant le même sujet...





      


      L'échantillon fossile avec le scorpion est-il vrai ou faux ?




      Bonjour,

      
J'ai découvert depuis peu la diversité et la grande beauté de l'ambre grâce notamment a vos articles et vos sites Internet.

      Et ayant décidé d'offrir un bijou d'ambre (à ma bien aimée), j ai trouvé sur le site Internet xxx un échantillon d'ambre balte contenant un scorpion (5mm) avec un certificat d authenticité ! Ayant vu la rareté de la chose j ai bien évidemment un doute... Mais, il m'a été fourni avec des photos et ce certificat, lequel semble appuyer un certain sérieux.

      Accepteriez vous d'étudier ces photos et l'inclusion, en me donnant votre avis ? Que pensez de cette découverte ?

      Je vous remercie, vivement. Je vous donne ci-dessous, le détail des informations utiles (poids, tailles, caractéristique de l'échantillon), et, évidement le prix d'achat.

      Cordialement,

      Marius.





      La Boutique - E.G. - Bonjour, Monsieur.

      Oui, effectivement un petit "scorpion" (5mm). Et un autre dans des matières baltes...

      OUI SAUF que votre animal est un : pseudo scorpion. Le VRAI scorpion a une "queue", un dard. Et, le pseudo scorpion (faux scorpion) n'a pas cet appendice !!!

      Monsieur, votre arthropode était fréquent dans la litière du biotope antique de la forêt d'ambre, il est alors assez "courant" en inclusion...

      Votre animal est, certes, intéressant (authentique), mais, il est 1.000 fois plus fréquent que le véritable scorpion (ou mue de scorpion). Attention, les scorpions de l'ambre sont souvent des faux, voir cet exemple au forum.

      Et, Monsieur, concernant le prix (!!!), je vous laisse comprendre ce qui en découle... Le certificat d'authenticité a la valeur qu'il a.

      Que dire de plus.

      Bien à vous.


       E.G.








Concernant le même sujet...





      


      L'échantillon fossile pêché en mer est-il vrai ou faux ?




      Bonjour Monsieur,

      Je vous sollicite, car un voisin pêcheur en mer a trouvé dans ses filets ce qui nous apparaît être de l'Ambre.

      De la taille et de la forme d'un oeuf d'autruche il semble être composé de deux morceaux car on distingue une différence de couleur. Nous aimerions savoir à qui nous adresser pour avoir une certitude sur ce que c'est que cette trouvaille somme toute extraordinaire.

      Nous vous remercions de votre aide car notre savoir se limite, à des recherches sur le net qui nous conduisent à vous. Recevez mes cordiales salutations.

      Malick.





      La Boutique - E.G. - Monsieur.

      Bonjour, avez-vous des photographies ?

      Hum, vous n'êtes pas le premier à m'interpeller pour m'expliquer des pêches plus ou moins "miraculeuses"... Et, pour vous guider dans l'expertise de votre découverte, racontons une histoire, celle de l'infortuné Leif Brost qui croyait vraiment tenir le record du monde de la plus grosse pièce d'ambre pêchée en mer. Le bloc, de 230 pounds, correspondait sans doute de par sa forme à la cavité creuse d'un arbre antique producteur de résine.


      Leif Brost et son vrai faux ambre de 530 pounds pêché en mer !


      Comment sur le site, (puis, ensuite dans les livres) ne pas rêver dès la première image ! Monsieur Leif Brost pose pour la photographie record devant la plus grosse pièce d'ambre du monde ! Un ambre de la Baltique de plus de 530 pounds (238 Kg)... Et lorsque l'on connaît la taille de certains arbres antiques, producteurs de résine, 60 mètres de hauteur, pourquoi ne pas croire à ce record ?




      Après les explications du dit record (affiché, et, publié) tout semble loyal, incontestable. Et bien, justement... Voici la légende du record :'The manager Leif Brost with his biggest resin lump'. Effectivement c'est le plus gros bloc de résine jamais pêché en mer ! Mais, pour faire simple, c'est une résine moderne, le contenu d'un baril métallique !

      Une cargaison est tombée en mer et le contenu du tonneau a été récupéré au large du Gotland (Mer Baltique) en 1988, par 70 mètres de fond, dans le filet d'un bateau de pêcheurs suédois. Le record, assez amusant, n'est qu'industriel ! Au pire, cette boule résineuse est la plus grosse souillure poisseuse du monde.

      Monsieur George Poinar en Juin 1994 expliquait l'illustre désillusion de Leif Brost. Mais depuis, (et les pages du site Web ont un Copyright de 1996), Leif attire le client, l'Internaute avec sa pêcherie (ou 'sur-percherie') de 238 Kg... Pour un musée, c'est tout simplement amusant ou déconcertant !

      Alors, oui, surtout lorsque les couleurs sont bizarres, assez homogènes, en mer, on peut pêcher des souillures qui ressemblent beaucoup à l'ambre. Et, dans le cas de notre pièce muséale de 238 Kg, une résine contemporaine qui a séjourné plusieurs années dans la mer a vraiment tout pour ressembler à un ambre authentique. Et, avec l'histoire de Leif Brost... preuve est faite ici, (et elle est de taille), de l'intérêt souvent commercial porté à l'ambre et aux records en toutes sortes.

      Bien à vous.


       E.G.




 

      Voici donc cet échantillon étrange, assez "énorme", qui a la taille d'un œuf d'autruche. Le bloc est formé en deux parties. Oui, effectivement la croûte scoriacée extérieure est assez comparable à celles des ambres authentiques fossiles. Et, incontestablement la couleur miel -étrangement homogène- est également celle de la pierre antique. Pour lever le doute et reconnaître une VRAIE résine fossile de type ambre il suffit de disposer votre échantillon sous une lumière UV. Si l'échantillon fluoresce c'est un ambre, sinon, c'est sans doute une "résine" contemporaine (une souillure éventuellement industrielle) qui a séjourné en mer. Voir l'exemple présenté ci-après. Si vous n'avez pas de lampe UV, vérifiez l'odeur. Si le bloc est odorant et colle légèrement, vous déduirez que votre échantillon n'est pas fossilisé (polymérisé). Et, ultime test. Présentez une flamme sur le bloc. L'ambre brûle comme une bougie en maintenant une petite flamme surtout régulière accompagnée d'une fumée blanche. Les autres matières (plastiques, résines, époxy) crépitent, claquent, coulent, s'embrasent et engendrent à l'occasion des odeurs acres mêlées à des fumées noires...





      Sur cette autre image, où, cette fois les portions sont séparées, on remarque que les surfaces libérées sont différentes d'un ambre (matrice fossile). Et, la matière ressemble en définitive beaucoup à un produit industriel. En dehors des tests tests (qui doivent être réalisés), une convergence sérieuse d'indices tend à indiquer que cet objet, pêché en mer, n'est pas un ambre...


       E.G.




Alors, pêches miraculeuses ?


      Monsieur Bourhis, (GOUESNAC'H 29950), le 28 mai 2008, nous adresse à La Boutique à Jacques un colis bigrement intéressant ! Yannick nous fait parvenir ce qu'il pense être effectivement de l'ambre. Cette autre pièce a d'ailleurs été pêchée en mer !

      Malheureusement le bel échantillon de 12 cm s'avère être une résine contemporaine (sans doute une résine de pin).

      L'échantillon fond à la combustion. La matière est odorante, les surfaces sont collantes. Le bloc de résine est pulvérulent (= se réduit facilement en poudre). La matière ne fluoresce pas. Ce n'est donc pas un ambre "fossile".

      Le matériel sera tout au plus un ambre si la pièce séjourne quelques millions d'années dans la mer ! (Humour). Mais, l'objet esthétique a effectivement les caractéristiques visuelles des ambres fossiles, (couleur, zonation, fracture profonde conchoïdale). Cette découverte est sans doute la cargaison perdue d'un navire.




Le bel échantillon, pêché en mer par Yannick Bourhis, est un simple bloc de résine...
L'illusion est parfaite, mais, ce n'est qu'une illusion. Le bloc colle comme une résine moderne...






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      L'échantillon trouvé en forêt d'Halatte est-il vrai ou faux ?




      Bonjour Monsieur,

      Je vous sollicite car étant spécialiste de l'Ambre, vous n'aurez sûrement pas de mal à me confirmer si oui ou non ce drôle de caillou léger, translucide à la lumière et orangé est de l'Ambre.

      Je suis allé sur votre site internet mais je n'ai pas réussi à me faire une idée. Pour info ce "caillou" a été ramassé par mon jeune fils passionné de "fossiles et minéraux..", lors d'une ballade sur un chemin en forêt d'Halatte entre Chamant et Villers St Frambourg.

      Mon idée est qu'il provient d'une gravière car le chemin a été rénové et renforcé avec des gros graviers (silex etc...).

      Je vous remercie par avance pour l'attention que vous porterez à ma requête.

      Monsieur Ringeval Philippe.
      60300 Senlis.







      La Boutique - E.G. - .

      Bonjour, Monsieur. Votre découverte est intéressante, et, à l'inverse de ce que vous pensez, il est assez difficile de certifier (par une série de photographies) si oui ou non ce joli caillou, léger, translucide et orangé, est effectivement de l'Ambre.

      La forme générale de l'échantillon et la texture des surfaces sont intéressantes. La conformation générale de l'objet semble suggérer que l'accumulation des sécrétions de résine n'aura pas été réalisée au niveau des branches de l'arbre producteur d'ambre. Plusieurs échantillons originaires des gisements de l'Oise sont ainsi des rognons ou des rotules. Ce sont des sortes de "flaques" plus ou moins homogènes formées au sol ou sur le bois de l'arbre par accumulation successive san