- Forgeries Fakes and Mistakes Ambers -
- Les
Contrefaçons de l'Ambre -

 
Pour expertiser vos ambres : pensez par vous-même, sinon les autres (les faussaires), le feront à votre place.
   
Les faux sont tellement nombreux (avec ou sans leurs certificats) que vous envisagez une analyse chimique des vos échantillons pour vérifier
"scientifiquement" leur authenticité... Au risque de vous surprendre et même de vous décevoir : l'analyse chimique des ambres peut
devenir un vrai miroir aux alouettes et des plasticomorphes (avérés, = contenant des plastiques) peuvent parfois raconter
l'inverse de ce que vous espérez !!!! Donc si vous croyez (crédules, naïfs) qu'une analyse chimique d'un machin
plus ou moins étrange pourra défendre vos intérêts par LA démonstration d'une vérité unique
et ABSOLUE alors LISEZ TRES ATTENTIVEMENT CE SUJET.



Fake Amber, immitation amber and forgeries :
If you have decided that you want to
purchase a piece of amber jewelry, you want to make sure that you get the real
nice piece of jewelry true amber, but this is simply a imitation of amber ?
There is nothing more disappointing than thinking you're going
to get a beautiful piece of fake amber !

Fake-amber-pdf















L'omerta des uns et l'ignorance des autres profitent aux faux.

 
Petites enveloppes, retro-commissions, arrangements, manipulations diverses certains groupes ne savent travailler qu'en jouant avec les frontières de la légalité. C'est un fait sociologique, dans certains pays (où précisément l'ambre existe) le sport national est la fraude (enraciné dans une idéologie haineuse des rapports humains). L'activité (malhonnête) est surtout lucrative car aucune autorité (de terrain) ne contrôle la qualité des pièces proposées à la vente... Et, le client n'a surtout aucun moyen de voir les rouages du système. Si vous dénoncez le système, si vous expliquez les rouages cachés du commerce de l'ambre attendez-vous à des réactions haineuses. L'omerta des uns et l'ignorance des autres favorisent le développement de cette escroquerie "d'état" couverte par les autorités.... Certains ergoteront qu'un texte législatif existe pour "protéger" le client...
Le Décret n°2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes, des pierres organiques et des perles précise le contexte frauduleux des transformations améliorations...
Article 1 Les dispositions du présent décret s'appliquent aux matières et produits suivants : - pierres gemmes formées dans des gîtes naturels; - pierres synthétiques, pierres artificielles et imitations de pierres gemmes; - matières organiques d'origine végétale ou animale, traditionnellement utilisées en joaillerie; - perles fines; - perles de culture; - imitations de perles fines et de perles de culture, quels que soient leur origine, leur provenance et l'emploi auxquels ils sont destinés.
Article 2 Est complétée par la mention "traité" ou par l'indication du traitement, sous réserve des exceptions prévues à l'article 3 ci-après, la dénomination des pierres gemmes, matières organiques, perles de culture et perles fines qui ont subi, selon le cas, un traitement par irradiation, par laser, par colorant, par diffusion en surface, par emplissage, éventuellement à titre de résidu d'un traitement thermique, de matières étrangères incolores solidifiées dans les cavités extérieures qui présentent des ruptures de réflexion visibles à la loupe de grossissement 10 fois, ou par toute autre méthode de laboratoire modifiant leur apparence, leur couleur ou leur pureté.
Mais l'Article 3 mentionne : L'apposition de la mention "traité" ou l'indication du traitement n'est pas obligatoire pour les pierres gemmes, matières organiques, perles fines et perles de culture ... etc, etc, ...
Puis de préciser les vocables de reconstructions, améliorations, imitations des matières composites nées de processus artificiels... En France le conflit se termine au tribunal et en Chine où l'on fait les choses en grand, les protagonistes finissent en prison. Bref, c'est dire si on s'éloigne des matières originelles...


 


Avec quelques pirouettes les vendeurs savent facilement s'affranchir de ces
"contraintes" législatives. La messe est dite : les FAUX AMBRES
(vendus avec ou sans certificats) sont sur les étalages...









Les faux ambres avec des inclusions...


 




Les faux ambres sont partout, même dans les
collections les plus prestigieuses comme celle du Musée de Londres.











Les faux ambres, une VRAIE vérité en 14 points...
 
Sur les sites Internet de vente en ligne où les bijoux sont accompagnés de leur sacro-saint "certificat" de qualité(1), l'ambre est essentiellement modifié, dénaturé, transformé. Plus de 90% des volumes(2) sont des matières compactées, fondues, teintées, artificiellement chargées de petites paillettes. Les procédés résultent d'un traitement lourd (parfois répété) en autoclave, un four qui contrôle la pression(3). Jusqu'à quatre traitements successifs sont opérés pour construire l'ambre vert artificiel(4). En procédant ainsi, on peut réutiliser les déchets à l'infini(5) et mêler l'ambre brut centimétrique(6) à d'autres matières étrangères (résines copal, plastiques, bakélites, etc...) pour bâtir des mélanges plus attractifs et plus solides. LES PROCEDES évidemment brevetés en usine(7) sont d'ailleurs initiés dès l'extraction des matières. Dès lors les joailliers utilisent surtout des tubes(8) et des plaques de matières fondues(9) pour élaborer leurs bijoux(10). L'expertise optique, -en lumière UV mais pas seulement(11)- permet de repérer les ambres originels qui fluorescent de ceux poussifs(12) qui ne sont formés que de mélanges inavoués... L'ambre de dupe est vendu en échantillons vierges(13) ou proposé en parures, et, bien évidemment la problématique des faux ne se limite surtout pas aux productions baltes(14), voici d'ailleurs (ci-dessous) parmi d'autres une information publiée au musée mexicain de l'ambre.

Je souhaite tester mes ambres...

Les faux ambres sont partout et ce n'est pas faute d'en parler...
Les messages donnés au public sont assez explicites...










Les faux ambres et le trafic, la presse en parle à la télévision (août 2012).
 

 
C'est la crise de l'ambre. Le brut est de plus en plus rare.
Le trafic se développe accompagné évidemment des
contrefaçons et des imitations en plastiques.
Les fraudes existent, une mise en garde ici.




Oui, tout de suite, en début de dossier, précisons que l'ambre n'a pas d'effet thérapeutique !
Plusieurs sites Internet utilisent le contenu de cette page Internet pour valider l'effet thérapeutique des
résines fossile. Nous refusons ri-gou-reu-se-ment de donner un crédit à ces affirmations ésotériques !...







Ma résine (ci-dessous) qui contient des insectes
se décompose, la gemme se désagrège !!!






 
      L'expertise de faux, sensée rassurer le prospect, quelle rigolade ! Les expertises des gemmes d'ambre exigent une parfaite réputation de probité ET IMPOSENT d'être détaché évidemment d'une prise d'intérêt ! L'expert, qui doit être fiable, doit aussi et surtout être dégagé du circuit commercial (pour rendre un avis impartial sans prises d'intérêts). Concernant les expertises minérales et ambre, aucune législation ne couvre ce domaine. Sur la toile, chacun peut s'autoproclamer expert... Le web commercial offre de nombreux écrans où il est possible de converser avec des personnes qui surévaluent leurs compétences et affirment des sottises pour donner une approbation à leurs transactions.
Sur quels principes baser le sérieux d'une expertise ? Donnerez vous plus de crédit si l'expertise est payante ? Vous laisserez vous convaincre si l'expert vous donne un rapport écrit en version papier après un rendez-vous ? Est-ce le prestige de l'enseigne qui vous rassure ? Ah, je vois, l'expert vous donne un certificat d'authenticité !!! (Rires). Je connais assez bien le processus d'approche et de décision des collectionneurs et également les méthodes commerciales pour forcer la décisions d'achat. Que le processus d'achat se fasse de visu dans un salon de minéralogie ou devant un écran du web, l'ambre proposé à la vente est-il vrai ou faux ? L'argument du vendeur :
"je suis spécialiste faites moi confiance" n'est pas vraiment suffisant...

ALORS :

      Vous avez acheté un ambre "faux" ? Selon les lois de la vente, un client bénéficie de la garantie légale d'éviction pour défauts cachés et vices rédhibitoires (art.1625 et suivants du Code Civil). Dit autrement, le vendeur doit garantir au client la possession paisible du bijou, vendu sans défauts cachés. A la condition que la preuve du défaut caché soit produite, le vendeur doit légalement en réparer toutes les conséquences (art.1641). Si l'acheteur s'adresse aux tribunaux, il doit le faire dans un "délai bref" à compter de la date de découverte du dit défaut caché (art.1648). Vous avez acheté un ambre faux? Parlez-en avant tout à votre vendeur...




 
Disponibles en plaques, tubes et perles, les "ambres" teintés, fondus et déjà mêlés à d'autres
substances -après plusieurs traitements en autoclave-, constituent l'essentiel des matières
travaillées en joaillerie... Les ambres verts, ces bijoux (haut de gamme) à petites
paillettes ne sont pas des ambres "originels... La bijouterie de la gemme
d'ambre est essentiellement un commerce de dupe...








      L'idée de vouloir caractériser les gemmes recomposées par des tests d'expertises est un vœu pieux assez inaccessible CAR JUSTEMENT les pièces sont des mélanges infinis de plusieurs matières fondues. Odeur, couleur, solubilité, densité, stabilité à la perforation, indice de réfraction, granulométrie de la poudre, etc., VARIENT FORCEMENT selon la concentration des produits qui composent le mélange. Seule la fluorescence démontre que la gemme est dénaturée ou pas.






 

- Forgeries Fakes and Mistakes Ambers -.
- Les
Contrefaçons plurielles de l'Ambre -.

 
- by Eric GEIRNAERT -

http://ambre.jaune.free.fr

Contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr

Le forum de l'ambre, la foire aux questions



      Inspiré de l'archéologie historique, l'adage le plus utile pour appréhender l'ambre est : "toutes les pièces sont des faux jusqu'à preuve du contraire". Tout ce qui est lucratif est contrefait ! L'ambre jaune vendu plus cher que l'or n'échappe pas à la règle !!! Pour éviter toute prise d'intérêt et responsabilité douloureuses dans la vente d'ambre qui s'avèreraient faux, le site Ambre.Jaune (qui n'est pas commercial) refuse de guider des internautes vers des sociétés... Pour éviter la dénonciation des fraudeurs qui transformerait ce dossier en réquisitoire polémique, aucune enseigne n'est citée. Ce dossier souhaite ouvrir l'esprit crique permettant à chacun d'acheter alors en connaissance de cause sur le web qui, constat fait après les expertises, n'inspire pas forcément à l'attitude citoyenne... La présentation des faux dans cette page est une réponse aux grossistes sordides et cupides (blagueurs, manipulateurs et menteurs !) qui ont recherché des collaborations (partenariat commercial et co-publications) pour introduire des coquilles dans les exposés permettant ensuite de donner une approbation à leurs productions de faux... Le site Ambre.Jaune refuse les partenariats commerciaux pour défendre un leadership. Le site Ambre.Jaune ne note aucune enseigne et ne délivre aucun certificat d'authentification. Le site Ambre.Jaune ne souhaite surtout pas participer à l'élaboration d'un "argus" imbécile des inclusions rares de l'ambre...
Attention : sous l'anonymat des forums, des conservateurs vendent les fonds de tiroirs des collections après que le matériel (authentique et privé ??? mais pas toujours !) ait été examiné et exploité pour des publications. La vente des fossiles contrefaits ou volés fait rage. En période de crise, toutes les malversations, escroqueries sont en progressions... Des fossiles recomposés sont peints à la main... Préférez les conseils gratuits d'un auteur (QUI NE VEND RIEN) à ces informations encore manipulées sur le site commercial de l'enseigne xxx qui propose des nouvelles marchandises à la vente.


Tout ce qui est lucratif est trafiqué.
Restez méfiant, restez critiques...






Les fossiles d'ambres réalisés à la demande, des
contrefaçons plus ou moins réalistes partout...









Au célèbre salon xxx consacré à l'ambre, on se demande si les exposants ne sont pas des "grands joueurs". C'est assez étrange, ils nous présentent (chaque année) les mêmes pièces muséales (ci-dessus) qu'ils affirment être des ambres fossiles... Mais, si c'est un fossile d'ambre, pourquoi les matières exposées se dessèchent-elles sous les lampes halogènes d'exposition ??? Pend-t-on ici les visiteurs pour des clients crédules qui ne savent pas expertiser l'ambre authentique ? Un ambre fossile, (fossilisé, donc stable) ne se rétracte pas... Bref, le salon d'exposition xxx est le théâtre de présentations assez étonnantes pour ne pas dire hallucinantes !



Les faux ambres existent partout, en Europe, mais pas seulement !

D'un pays à l'autre, certes, sans généraliser, les personnes qui collectionnent et travaillent l'ambre sont différentes. Les russes de façon culturelle (avec leurs croyances et superstitions) aiment par dessus tout posséder le beaux ambres apprécient vraiment les très belles qualités gemmes (et les œuvres d'art en ambre). Les allemands aiment beaucoup l'ambre, mais différemment. Ces derniers veulent surtout accommoder ordonner les choses (de la nature) et même avoir une sorte d'autorité sur les phénomènes. D'où la tendance plus directe d'améliorer les qualités par traitement et, chemin faisant, de proposer déjà à la ventes des matières qui s'éloignent vraiment des ambres natifs. C'est surtout de défaut d'accès au brut qui provoque un travail de transformation - amélioration des matières de plus en plus importante (en autoclave par exemple pour les ambres verts polonais). Les polonais aiment certes l'ambre, mais pour ce qu'il représente, et moins pour ce que la pierre est vraiment. Les polonais thésaurisent assez peu les qualités purement esthétiques et/ou artistiques. Les collectionneurs polonais d'ambre associent l'or du Nord à la réussite et posséder "beaucoup et grand" est alors plus essentiel que de posséder la qualité "pure" très supérieure. Réaliser des échanges entre collectionneurs permet de comprendre les motivations de chacun, et, côtoyer ces personnes éclaire aussi sur les raisons et les motivations des fraudeurs. Pour les polonais, l'ambre est signe de réussite personnelle. C'est en analysant les motivations de chacun que l'on comprend où et comment s'enracine la production des faux. Pour les latins, les faux ambres sont d'avantage un joli pied de nez, un jeu (par forcément lucratif) par lequel on manipule les personnes. Dans d'autres pays comme en République dominicaine (confer la pièce ci-dessus) et dans plusieurs pays d'Afrique les faux ambres sont réalisés pour le seul intérêt commercial que peuvent avoir les pièces. Aucune autre considération n'entre en jeu. Un lézard dans l'ambre peut rapporter l'équivalent de six mois de salaires, c'est le seul critère moteur de la production des faux. Bref, les faux se déclinent selon les cultures, mais, les faux ambres existent partout !
 



Facile de duper les clients avec l'ambre jaune rendu artificiellement fossilifère !
Echappant aux législations des gemmes utilisées en joaillerie, (lois modifiées
sur la répression des fraudes et falsifications en ce qui concerne les
qualités des pierres gemmes, fines et précieuses) les agglomérats
de plastiques et de résines plus ou moins fossiles (contenant
de fausses inclusions organiques) inondent le marcher.



Les grands salons, "petites" foires aux dupes ?

Dorénavant, les salons les plus prestigieux consacrés à vente de l'ambre, ont
trouvé la solution ultime de "sponsoriser" les études scientifiques qui
évidemment dénoncent les faux... Et, dans ces lieux où le
commerce est totalement débridé des choses
très étonnantes sont exposées.




- Les vrais "FAUX" de l'ambre -

Un spécialiste français (très réputé !), -animateur commercial "tenace" à la plus grande bourse
française aux minéraux- qui souhaite surtout ne pas partager ses connaissances m'écrivait :

"Monsieur, chez moi, les suspicions de faux n'existent pas, car après mes expertises
le pastiche se révèle... J'ai une certaine habitude pour estimer mes ambres."
 
Dans ce contexte où chercheurs et négociants sont assez hermétiques les
faux peuvent circuler en toute impunité... C'est comme si l'absence de
contrôle maintenait ce marcher lucratif qui profite à tout le monde...






L'ambre jaune (comme matière fossile spécialement tendre) peut être ouvert mécaniquement ou
ramolli par des procédés simples. Il est loisible de fabriquer des contrefaçons commerciales.
Les faux proposés à la vente sont désormais réalisés avec des résines paléontologiques
(déjà insectifères), prenant de vitesse tous les spécialistes qui, souvent, n'examinent
qu'une petite fraction superficielle de la gemme pour authentifier l'objet...


Facile de duper les clients avec l'ambre jaune, voici
par exemple un petit crabe frauduleusement introduit
dans une résine fossile authentique !






      Tandis que les articles de sciences sont peu accessibles en consultation libre et désormais floqués d'un petit caddie, (votre panier d'achat), pour vous faire comprendre que la connaissance est désormais payante, voici des présentations gratuites qui peuvent jouer leur rôle éducateur divergeant ainsi de cette pensée monolithique où seul l'expert dans son laboratoire pourrait par sa technicité expertiser les ambres authentiques. Oui, mais NON ! C'est à vous de devenir un expert pour identifier les faux. Vous pouvez confier vos expertises à des "spécialistes" mais, ne soyez pas dupes, ils sont peut-être plus faussaires que vous l'imaginez et le prestige d'une enseigne n'a SURTOUT rien à voir avec l'exactitude des faits. Voici, ci-dessous, des faux tous commercialisés comme ambre.




Les baumes et nombreuses oléorésines contemporaines
(commercialisés en brut) sont de "bons" substituts
commerciaux à l'ambre jaune fossile...



 
Toutes les résines ne sont pas de l'ambre...

      De nombreux lots correspondant à des collectes contemporaines peuvent se retrouver ici et là selon des évènements fortuits, des accidents... Les cargaisons exportées de toutes sortes de résines (des matières vendues par exemple pour les fumigations) peuvent alors être confondues à de l'ambre fossiles. Dans plusieurs lots expertisés les matières ressemblent assez souvent au Copal noir et blanc du Pérou, (ce sont les résines de la famille des Burseraceae du genre Protium) et au Benjoin de Sumatra (également appelé storax, kemenyan, qui est la sécrétion des plantes du genre Styrax).
Vous avez découvert une résine et vous voulez une expertise ? Contact : eric.ambre.jaune@hotmail.fr





- Expertise d'un échantillon d'ambre de 1.068 gr. -






      Correspondance de Stéphane Setti. Bonjour monsieur Geirnaert. Je vous passe ce petit mot car je possède un objet (ci-dessus) qui me semble être de l'ambre fossilisé. Je suis antiquaire, amateur de pierres dites précieuses et semi précieuses mais j'aime aussi les coquillages et les fossiles. J'ai acheté cette pierre 15x10x7cm dans une succession, il y a une dizaines d'années. Et comme elle m'intriguait, je l'ai mise de côté, et, d'un seul coup, en la retrouvant, j'ai pensé à l'ambre... J'aimerais connaître sa provenance ainsi que sa valeur éventuelle. L'objet "ambre" pèse 1.068 grammes. Ci-joint quelques photos.
Dans l'attente de vous lire.
Stéphane Setti. 45500 Gien.


      Bonjour Monsieur Setti. Bon, votre objet ressemble à une verre teinté. Il n'y a aucun ambre ici... Avant l'estimation d'une valeur, avant de certifier un montant même approximatif, il faut évidemment caractériser la matière. L'examen des empreintes qui marquent les surfaces permet de donner un sens de dépôt-formation à l'écoulement liquide-plastique. En intégrant la force de la pesanteur, on peut déduire les étapes de la genèse des coulures à l'origine de l'amas formé en une seule fraction. Plusieurs notions logiques permettent de donner une improbation à l'origine fossile...
1- Les ondes circulaires concentriques (A) démontrent un dépôt vertical parfaitement centré très inhabituel pour un échantillon fossile.
2- Les nombreuses brisures en demi cercle, développées en périphérie des surfaces (B) ne correspondent apparemment pas à des inclusions organiques piégées dont les polluants, glissant dans la gemme, auraient été compactés par roches encaissantes.
3- Les ambres fossiles authentiques bruts ont tous par nature des pellicules scoriacées qui ici font défaut. A l'inverse, l'objet présente des surfaces lisses (dont on peut imaginer qu'elles n'ont pas été nettoyées par un opérateur puisque les empreintes négatives ont les mêmes caractéristiques de brillance).
4- La diffusion interne des couleurs et le zonage ne sont pas la marque d'une oléorésine indurée en ambre fossile (ou même copal).
5- L'objet ne semble être marqué par le colorant qu'en périphérie (seulement) ce qui n'est pas forcément le signe d'un processus naturel qui marque les gemmes fossiles.
Ces observations visuelles (déjà suffisantes pour démontrer le faux), pourront être complétées par l'expertise en 9 points de la matière. L'objet présenté ici n'a pas grand chose de l'ambre authentique. L'objet est d'avantage un "plastique/verre" coulé, coloré...
Le dernier échantillon que j'ai observé, semblable au vôtre, pesait 13 kg... Je suis assez embarrassé pour donner une valeur à cette matière qui n'est surtout pas fossile.
Cordialement, Eric G.

La pierre est froide, dure et dense. Et, ne se raye que par un diamant. La couleur jaune pénètre par endroit la pierre à une profondeur de 3 mm, tandis qu'une trainée blanche plus grande marque la face la plus jaunâtre. L'objet est si dur que je n'arrive pas à détacher un morceau pour l'examiner.
Stéphane Setti.

Oui, l'expertise de l'objet, (après l'examen visuel) doit vérifier la dureté. C'est l'un des 9 points de l'expertise. L'ambre comme matière organique est surtout tendre et doux au toucher. A l'inverse, les silicates coulés et/ou les verres "fondus", les concrétions de calcédoine ou autres, sont froids, denses et ont des propriétés très différentes.
L'objet n'est donc pas un ambre, mais un verre peut-être industriel.
Bien à vous. Eric Geirnaert.










- Expertise de plusieurs "ambres" trouvés sur
une plage des Alpes-maritimes... -




Ci-dessus, une résine brute, non fossilisée, qui ressemble (de visu) assez
à l'Opoponax (la sécrétion de Commiphora erythraea, une plante
de la famille des Burseraceae). Mais, est-ce un plastique ?



      Correspondance de Ghislain Fichot . Bonsoir M. Geirnaert, Amateur de minéraux et curieux en général, je vous soumets les photos de ces échantillons trouvés cet après midi sur une plage des alpes maritimes, parmi les galets. Je n'arrive pas à faire ressortir la transparence sur les photos. Sinon, la densité est faible : 44 grammes pour une dimension de 65mm x 50mm x 25mm pour le plus gros échantillon. Le touché est "chaud". Il présente quelques bulles et des inclusions de matière sombre. Si loin de la Mer Baltique, peut-il s'agir d'ambre fossile ?
Merci par avance. Ghislain.

      Bonjour Monsieur. Pour différencier un ambre vrai (gédanite balte authentique et fossile) d'une "souillure" industrielle, d'une résine trouvée sur le littoral, l'objet expertisé doit avoir quelques propriétés.

- L'objet doit fluorescer lorsqu'il est exposé en lumière noire.
- L'échantillon doit aussi et surtout montrer une croûte scoriacée de surface née au chimisme des roches encaissantes qui altèrent (forcément) la gemme de résine pendant les longues périodes géologiques.
- L'échantillon ne doit avoir aucun goût, ce qui n'est pas vraiment le cas de nombreuses matières récentes (végétales ou industrielles).
- Amené à une flamme, l'objet doit aussi se consumer lentement, régulièrement, avec une petite flamme 2 à 3 mm, sans fondre, sans claquer, sans couler ou crépiter comme le font les plastiques et autres dérivés du pétrole.

En conclusion, la mer offre -parfois- d'avantages de "plastiques" et/ou de résines végétales exportées que d'ambres fossiles.
Pour expertiser votre découverte, c'est à vous de conduire ces examens simples... Regardez ci-dessous les tests proposés.
Cordialement, Eric G.








- Expertise d'un autre "ambre" pêché en mer du nord... -






      Correspondance d'Arnaud Decaix. Bonjour monsieur. Savez-vous si un morceau comme celui ci-dessus, pêché en Mer du Nord, à une quelconque valeur ? Il ne semble pas y avoir d inclusion. Merci par avance. Cordialement. Arnaud Decaix.

      Bonjour Monsieur. Votre gros échantillon n'a pas les traces d'altérations d'une résine antique (= ambre fossile) qui a séjournée en mer... Les surfaces sont vraiment trop lisses. Votre objet n'est pas un ambre. Peut-être pourriez vous vérifier la fluorescence ?
L'ambre vrai fluoresce toujours. Regardez attentivement ce dossier et reproduisez les tests en fin de page.
Ceci dit, en mer du Nord, on peut pêcher beaucoup de choses qui ressemblent à de l'ambre mais qui ne sont pas de l'ambre !
Bien à vous. Eric Geirnaert.

      Bonjour monsieur. Merci pour votre réponse. Vous aviez raison. J'ai effectivement fait le test de la fluorescence qui ne donne aucune réponse positive. Pourtant l'objet a beaucoup de similitudes avec l'ambre. La densité est proche de celle de l'eau de mer. L'objet fond à la chaleur... Cela ne ressemble pas a une pierre ni même à un verre ou un plastique... Je vais regarder tranquillement votre dossier. Au pire je peux peut-être vous envoyer un bout? Bref, je ne sais pas ce que c'est. Merci. Cordialement. Arnaud Decaix.

      Bonjour. La Mer du Nord est une vraie poubelle à ciel ouvert. Les cargaisons industrielles des bateaux arrivent tôt ou tard sur les rivages. Tous les jours (sans humour) les plages de la Mer du Nord sont nettoyées par les services municipaux ! Plusieurs résines de synthèses mais également des oléorésines naturelles, des gommes botaniques peuvent être trouvées en mer ou ramassées sur le sable. Et, ces matières n'ont aucune genèse marine ! Ce sont des souillures anthropiques. Une oléorésine industrielle qui séjourne en mer ressemble à un ambre natif. A la différence qu'elle conserve une saveur. Attention, sans vous intoxiquer, posez un petit échantillon sur votre langue. Vous devriez pouvoir ressentir un petit goût âcre, ce qu'il n'est pas possible avec un ambre fossile. Les résines non fossilisées (donc contemporaines) ont un goût, les ambre fossiles n'ont aucun goût. Il existe des centaines d'oléorésines indurées (commercialisées en échantillons bruts). Et, certaines (celles qui sont jaunes par exemple et qui ont séjourné en milieu marin) ressemblent assez à de vrais ambres natifs. Cependant, il est assez facile d'évaluer le degré de fossilisation éventuel des matières. Plus les résines sont récentes, (contemporaines), plus elles ont une saveur, un goût, une odeur. Et seule la fossilisation géologique offre une réponse positive en fluorescence. Au final, à quoi ressemble un ambre brut pêché en mer, et comment diffère t-il des autres matières ?
Cordialement, Eric G..





- Expertise d'un "ambre" vert... -





      Correspondance de Madame Nejma Quanfouh. Monsieur bonsoir, je me permets de vous écrire suite à la lecture rencontre faite à l'instant sur votre page web concernant les vrais/faux de l'ambre. On vient de m'offrir cette pièce d'ambre vert que je suspecte d'être en plastique ou alors chauffée. Ci-joint une photographie. Qu'en pensez-vous ? Je vous remercie bien de me donner votre avis, car étant moi même collectionneuse d'ambre, je vois souvent défiler sous mes yeux des morceaux qui paraissent complètement craqués à l'intérieur. Cela me semble chauffé ou aggloméré. Affaire à suivre... Merci à vous de partager vos connaissances. Nejma Quanfouh.

      Bonjour Madame. Les ambres verts natifs authentiques sont extrêmement rares. Ceux, baltes, que j'ai examiné (bruts) par la suite montés en bagues correspondent à des matières originelles imprégnées (sans compaction) par les argiles emballant des ambres. Le processus de coloration par les argiles se fait dans le sol, une fois les oléorésines sédimentées. Les ambres sont alors limpides, sans inclusions organiques majeures. Les argiles ont aussi la propriété mécanique d'offrir -dans une certaine mesure- une protection efficace contre l'écrasement. Lors de la diagenèse où les résines fossilisent en ambre, les gemmes baltes sont alors correctement protégées des compactions (et autres imprégnations). Les ambres devenu verts dans les argiles sont d'avantage protégés que dans le lignite et/ou le sable. L'aspect en profondeur des gemmes est alors différent et assez pur. A l'inverse, toutes les productions de joaillerie, montées sur argent Rhodié 925/1000, montrent des échantillons TRES pollués où les inclusions diverses résultent de la compaction à chaud des matières compactées (jusqu'à quatre reprises en autoclave). Ces productions totalement artificielles n'ont vraiment rien à voir avec le processus naturel. Un ambre vert naturel, natif, a souvent une fluorescence superbe, votre échantillon n'a aucune fluorescence.

      Les ambres verts proposés en bijouterie (TOUJOURS trafiqués) sont "colorés" par l'effet optique Tyndall. Et, parfois certains échantillons bénéficie aussi d'une fine pellicule appliquée à chaud à l'arrière du bijoux, (on parle d'ambre grillés). Et, le diplôme de gemmologie (Gem-A - Londres, diplôme international), du vendeur, qui vous donnera évidemment un certificat d'authenticité, n'y changera rien ! L'ambre ainsi rendu vert n'est PAS très authentique.  

      Bien à vous.

      Eric Geirnaert.






Les faux de l'ambre, partout, et, surtout
plus nombreux que l'on imagine...











Fragile (oui, l'ambre est normalement fragile), ces pierres ci-dessus, magnifiques, vendues
par xxx sont SI SOLIDES qu'elles peuvent être montrées sur des filins
métalliques !!! Des observations simples (imparables) permettent
de certifier les duperies, les GROS mensonges chez xxx.


















Lois, décrets, règlementations pour la vente de faux ambres ?

      Echappant de façon limite aux décrets pris pour l'application des lois du 1er août 1905 modifiées sur la répression des fraudes et falsifications en ce qui concerne le commerce des pierres précieuses et des perles, (décret 68-1089, 29 novembre 1968 RAP, décret 2002-65, 14 janvier 2002) l'ambre (SURTOUT décliné dans une multitude de variétés différentes via des vocable adaptés signifiant les mélanges : ambroïdes par exemple) n'est sous aucun contrôle strict dès lors qu'il n'est pas utilisé en joaillerie...

      Ce vide juridique (pour la vente des échantillons insectifères proposés brut, ou, montés en lames minces) -collections privées ou collections institutionnelles- est un bonheur pour les fraudeurs (voir ci-contre) qui peuvent alors "authentifier" leurs matières par un certificat papier qui n'a finalement que la valeur très subjective de rassurer le "badaud" qui achète une matière traitée...


      Pour échapper à la fraude, (article de loi) le vendeur doit afficher les qualificatifs suivants :

- "reconstituée" pour les matières obtenues par fusion partielle, par agglomération ou frittage de matières naturelles pour former un tout cohérent;
- "composite" pour les résultats nés de plusieurs parties assemblées non par la nature mais par collage ou par tout autre procédé naturel, synthétique ou chimiques;
- "synthétique" pour les produits dont la fabrication provoquée totalement ou partiellement par l'homme a été obtenue par divers procédés, quels qu'ils soient, et dont les propriétés physiques, chimiques et la structure interne [cristaline] correspondent pour l'essentiel à celles des pierres naturelles qu'elles copient;
- "artificiel" pour les résultats finaux sans équivalent naturel connu;
- "d'imitation" pour les produits artificiels qui imitent l'effet, la couleur et l'apparence des matières naturelles originelles, sans en posséder les propriétés chimiques ou les propriétés physiques ou la structure cristalline.
L'emploi des termes : "élevé", "cultivé", "de culture", "vrai", "précieux", "fin", "véritable", "naturel" est règlementé pour désigner les produits proposés à la vente et énumérés au dit article de loi.

      Mais, HUMOUR : le dictionnaire propose bien d'autres mots pour rédiger des étiquettes.
Article 9 du Décret no 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles : Il est interdit d'importer, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente, de vendre ou de distribuer à titre gratuit les matières et produits mentionnés à l'article 1er sous une dénomination autre que celle prévue aux articles 2 à 8 du présent décret. Cette dénomination est indiquée sur les étiquettes accompagnant le produit et sur tout document commercial ou publicitaire s'y référant...






 Ambre - le vrai ou faux
certificat d'authenticité ?



 
Outre une "lexicologie" historique (mise en place depuis longtemps) qui
permet de "jouer avec les mots" pour duper les clients, un certificat
d'authenticité qui serait imprimé sans expertise scientifique d'un
laboratoire spécialisé, n'a pas de grande valeur ! Un certificat
d'authenticité, imprimé de cette façon, ne risque t-il pas
finalement d'inquiéter le client plus qu'il ne rassure ?
Pourquoi étayer une vente d'un certificat
(approximatif et discutable) si l'objet
proposé est incontestable ?




Bijou en Ambre - Certificat d'authentification
On frise le ri-di-cu-le !


      Des revendeurs d'ambre, qui jouent encore avec les mots sur leurs certificats d'authenticités ont ajouté une petite "subtilité" qui fait rire (ou pleurer) !
LU SUR LE CONTRAT d'AUTHENTIFICATION chez xxx : "Nos fabrications de bijoux sont tous en ambre naturel ..." (le mot NATUREL signifie ici : 'qui vient de la nature', sous entendu, quelques matières viennent bien de la Nature), "... de la Baltique amélioré." Le mot amélioré atteste que ce sont des mélanges !!! Des mélanges, donc, de tout et de n'importe quoi !!! Autrement dit, vous venez d'acheter 99.999% de plastique avec 0.001% d'ambre... Le mélange ainsi fait est un "ambre naturel amélioré". Toute la subtilité consiste à mesurer maintenant le taux d'amélioration ! Bref, ne soyez pas dupes... Evidemment une pierre née d'un mélange, une gemme reconstruite par opération technique, une pierre de joaillerie a-m-é-l-i-o-r-é-e n'a RIEN DE NATUREL ! Le Naturel pour l'AMBRE utilisé en bijou, serait Naturellement de ne rien faire ! CQFD, -Ce Qu'il Fallait Démontrer-, l'ambre vendu chez xxx n'est pas de l'ambre !




 
      Ambre - le certificat d'authenticité : petite duperie ou grosse ignorance ?

      "Les bijoux en ambre se retrouvent facilement sur le marché. Pourtant, tous ne sont pas fabriqués avec d'authentiques pierres précieuses. À l'achat de votre collier ambre, assurez-vous que le bijou soit livré avec un certificat d'authenticité. Ce document atteste de la fiabilité du produit que vous avez acquis. Sachez que les revendeurs sérieux n'oublient pas de vous le délivrer." Sérieux veut-il dire compétent ?
Imprimé sur le certificat : "Le présent certificat atteste que les pierres d'ambre montées sur ce bijou proviennent directement de la Mer Baltique."

      Les revendeurs d'ambre (même de bonne foi) sont parfois naïfs. Au seul prétexte que les matières sont originaires de la Mer Baltique -et que les artisans de Gdansk assurent l'origine- ils sont prêt à délivrer leur certificat qui, édition faite sur leur imprimante personnelle, n'est qu'un bout de papier donné sans protocole d'expertise... Un papier imprimé ainsi sans protocole scientifique n'est qu'un constat de confiance. Ce papier sans valeur n'est qu'une appréciation de "sincérité" pas forcément juste. Le certificat engage l'éthique du revendeur. La bonne foi et l'éthique ne sont pas des critères d'expertises.

      Avec les certificats il faut être TRES vigilent, car plusieurs définitions génériques de l'ambre existent (et sont utilisées rigoureusement par des personnes éclairées) -dans plusieurs pays-, pour certifier leurs matières. Pour affirmer VRAI une chose, (sans modifier la chose) il suffit de modifier les définitions ! Tout un vocable existe pour l'ambre avec des acceptions différentes selon les auteurs par pays. Inventer une définition, imposer son concept et une norme peut ETRE TRES LUCRATIF ! A coté des mots et de la sémantique (=la "lexicologie" de l'ambre), la Nature a transformé des oléorésines qui (indurées mais NON fossiles) ont, plus ou moins, un référent commun. Sans forcément parler de faux, des processus forts (qui dénaturent le matériel natif) sont appliqués par des opérateurs compétents pour fournir des revendeurs toujours aussi confiants...

      La confiance n'est pas bonne conseillère ! Seule l'expertise est bonne conseillère ! Assurer une chose n'est pas une preuve de vérité. Assurer un mensonge ne construit pas une vérité ! Les artisans de Gdansk (ou d'ailleurs) sont des commerciaux comme les autres... Cette affirmation est une vérité qu'il faudrait imprimer sur le certificat d'authenticité ! Lors d'un salon (et pour animer mes conférences), j'ai acheté un ambre balte avec SON sacro saint certificat d'authenticité. J'ai posé la question de savoir, si, transaction faite, je pouvais disposer de l'objet à ma convenance. Réponse positive éberluée du vendeur... Arrive l'heure de la conférence... Présenté à la flamme, l'échantillon a dégagé une flamme irrégulière pendant qu'une coulée, dégoulinait sur un côté. Visuellement, avant le test, tout laissait croire à un ambre authentique balte ! Le revendeur imprimait ses certificats sans même connaitre les propriétés de ses échantillons...

      Ne faudrait-il pas REMPLACER le certificat d'authenticité PAR un CONTRAT d'authenticité ? Un VRAI CONTRAT qui engage les protagonistes. Que les choses soient claires, n'allez pas chercher une caution de vérité, une approbation de sincérité, une évaluation de prestige auprès d'un spécialiste. C'est l'artisan producteur, lui et lui seul, qui peut et doit pouvoir justifier l'expertise des matières. L'importateur engage sa responsabilité lors d'une transaction. Le revendeur d'ambre doit pouvoir justifier de la dite expertise (réelle !!!) qu'un papier imprimé sans contrôle ne saurait remplacer.

      Pour les candides qui ne comprennent pas, mettons les points sur les i. Mon contrat mentionne :"Ambre naturel". Le terme naturel veut dire que le bloc de brut a initialement été nettoyé (manuellement ou pas). L'ambre provient de la nature et non pas de l'industrie chimique... "Ambre naturel" signifie que la matière initiale est (était) de type ambre, un ambre tel que l'on peut le trouver dans la nature. Maintenant, des processus ultérieurs ont (éventuellement) été appliqués. Un certificat qui atteste : "Ambre naturel" ne veut pas dire que l'ambre soit originel tel qu'il était dans le gisement fossile ! Cette origine non altérée, non modifiée se désigne sous le terme d' "Ambre natif". Un "Ambre naturel" n'est donc pas (plus) natif. Le terme "Ambre véritable" est ensuite une sorte de label qui garanti que les adjuvants utilisés ne sont pas chimiques. Un bloc d'ambre naturel amélioré 217 fois par des procédés successifs qui n'utilisent que des ambres naturels (via des traitements techniques -non chimiques-) reste (en théorie et par définition) un ambre naturel. L'objet final commercialisé peut diverger beaucoup de l'ambre natif. Mais les opérateurs savent rendre un caractère "natif" aux objets.

      Cette lexicologie de l'ambre n'est pas abstraite. La précision des termes démontre que les processus de transformations / améliorations existent ! Une industrie bien réelle du bijou en ambre existe. Le bijou d'ambre rapporte beaucoup d'argent. "Bijou en Ambre naturel et Ambre véritable, non traité chimiquement." Oui, ne soyons pas dupe... La pierre amenée en bijou, n'est plus primordiale (originelle).Elle peut être le résultat d'une poudre de taille récupérée, fondue et/ou pressée (avec des adjuvants non chimiques). La pierre fantôme, pierre reconstruite peut être colorée par des techniques calorifiques, etc., etc.

      Un ambre qui ne fluoresce plus a été t-r-a-n-s-f-o-r-m-é. Comment expliquer qu'un ambre perde sa fluorescence ?! Posez la question au revendeur, questionnez donc les artisans. Vérifiez toujours la fluorescence des bijoux.

      La valeur juridique d'un certificat d'authenticité est assez comparable à celle d'un contrat. Le certificat d'authenticité (qui doit apporter une VRAIE garantie à l'acheteur quant à son contenu) engage juridiquement son auteur. Mais dans les faits, ce papier n'a pas que peu de valeur, voire aucune. Seul l'auteur du bijou d'ambre peut garantir être le créateur de son œuvre. Et de ce fait, les certificats signés par des marchands, "experts" (des REvendeurs) sont sans valeur surtout s'ils sont rédigés sans faits scientifiques vérifiés et tangibles.

      Attention : faux nom et/ou fausse qualité = escroquerie ! Article 313-1 relatif à l'escroquerie. Modifié par ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002. L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.



 
Que vaut un certificat d'authenticité qui serait
imprimé sans expertise scientifique d'un
vrai laboratoire expert accrédité ?



      Finalement, pour s'en sortir, il faudrait expertiser les certificats d'authenticités. Pour l'ambre, il faudrait authentifier les authentifications... Sans humour, le problème devient récursif ! Et, il serait souhaitable que les experts sollicités (s'ils existent) ne soient pas partie prenante. Si le vendeur vous tend un certificat d'authentification, répondez-lui : "Qui a validé votre certificat? Quelles sont les séries d'expériences scientifiques qui ont été menées pour éditer ce certificat? Quel est le laboratoire qui a conduit les expertises?" Si vous achetez un ambre, vous êtes en droit de poser des questions. Mais, rien ne dit que vous aurez des réponses...

      Quelques pierres chauffées et compactées avec des résines, (des mélanges bien cuisinés pour améliorer l'aspect de la future gemme) n'ont pas vraiment le caractère d'ambre.
Prenez garde: la rédaction d'attestations constituant des faux intellectuels, en connaissant les caractères impropres des termes employés et en conscience que ces certificats peuvent être utilisées comme pièces d'appui à des escroqueries est réprimée par l'article 441-1 et 441-10 du code pénal. Si vous remettez un certificat d'expertise à une personne, vous engagez votre responsabilité. D'ailleurs on vous posera la question : où sont les textes officiels (actuels) qui caractérisent l'ambre et précisent ses propriétés gemmologiques afin d'appuyer les rapports d'expertises qui doivent être associés aux certificats d'authenticité ? Attention certains clients en gemmologie peuvent être pinailleurs et, finalement, n'ont-ils pas raison ?

 






Expertise d'un ambre allemand... "suspicieux?"
examiné au laboratoire de l'université
technique de Gdansk.



      
Correspondance de Madame Michèle Laurent : Bonjour Monsieur Geinaert. J'ai le plaisir de regarder régulièrement vos superbes photos sur l'ambre. Je suis moi-même passionnée d'ambre en particulier de la Baltique et je fais partie depuis peu de l'Association internationale de l'ambre établie à Gdansk. Tous les ans, je me rends à Amberif. Une amie m'a récemment confiée un module d'ambre, en apparence très foncé mais qui paraît avoir un cœur plus transparent afin de tailler et polir cette pièce. En la travaillant, il s'en dégageait une forte odeur désagréable de pétrole chaud, limite brûlé.

      Du coup, j'ai emmené ce morceau d'ambre à Gdansk pour le faire analyser au laboratoire de l'université technique. Après une demi-heure d'analyses diverses dont un spectrogramme de masse, fluorescence etc, les 3 experts présents paraissaient intrigués. Ils ont exclu l'ambre de la Baltique, mais le spectrogramme de masse semblait montrer qu'il pouvait s'agir d'ambre (peut-être en provenance de Bornéo ou du Japon) ou alors d'un copal chauffé et soumis à traitement sous haute pression. Finalement, le test de l'aiguille chauffée à blanc les a laissé perplexe tant l'odeur était désagréable. J'ai donc contacté mon amie qui m'a dit qu'effectivement, il ne s'agissait pas d'ambre de la Baltique mais d'ambre du Mexique. Elle a acheté ce morceau lors d'un atelier de taille proposé par un Allemand dont le frère possèderait une petite mine au Mexique, mais elle n'a pas eu le temps de le finir.

      Revenant sur le laboratoire de l'université technique de Gdansk, leur matériel et tous les échantillons d'ambre de toutes provenances et d'imitations, je pense qu'ils auraient reconnu l'ambre du Mexique, d'autant plus qu'il propose régulièrement des observations de comparaison entre l'ambre du Mexique et de la République Dominicaine avec celui de la Baltique. Est-ce que vous pourriez me dire ce que vous en pensez. Vous remerciant bien sincèrement par avance.

      Bien cordialement.

      Michèle Laurent.







      Eric G. : Bonjour Madame.

      Votre courrier m'interpelle au plus au point et m'intéresse beaucoup ! N'êtes vous pas conférencière ? Ayant rapport aux pays baltes, votre nom me dit quelque chose. Une nouvelle fois vous vous confirmez ce que je constate et tente d'expliquer à quelques confrères : les matières hybrides (pas forcément fausses) mais souvent améliorées par des petits procédés doux peuvent apparaître partout et sont de plus en plus fréquentes. Les experts les plus compétents pour la chimie commerciale de l'ambre sont les allemands. Et, la chose la plus importante (et grave) dans l'histoire, c'est qu'un échantillon amélioré, consolidé, chauffé, retouché corrigé peut évidemment rendre une réponse chimique et/ou optique correcte dans des plages des tests laborantins.

      Le protocole d'expertise scientifique en laboratoire est souvent difficile pour certifier une origine ou un niveau de qualité. Les oléorésines (d'origines diverses, d'affinités botaniques différentes et d'âges TRES variés) ont une plasticité étonnante par rapport aux processus de diagenèse. ET, pour EXERPTISER une matière (pour reconnaître la provenance et éventuellement la qualité) le processus reste VRAIMENT l'observation visuelle. Mes propos peuvent surprendre, mais, Madame, seule l'observation attentive (l'observation sous une loupe x20) permet de lever le doute. La technique va, certes, révéler -ou pas- des propriétés... Mais, ce sont bien les indices taphonomiques QUI SONT LES PLUS FIABLES pour construire une expertise implacable ! J'ai démontré, par exemple que des organismes vivants (des champignons antiques) pouvaient coloniser une gemme fossile (lors de son long processus de durcissement dans les roches encaissantes) après avoir été roulée par les forces de la pesanteur qui créent les déformations plastiques. Certains indices contenus dans les gemmes permettent de LIRE réellement le processus dynamique à l'origine des pièces. J'ai spécialement inventé un processus d'observation non destructif d'observation pour photographier les indices qui tiennent la démonstration.

      Pour examiner l'ambre, il faut éviter la seule technique pure et dure (évidemment utile et efficace) et, au moins dans un premier temps, il faut rechercher l'intuition, le pressentiment, la lecture logique de petits indices... Mes propos ne sont pas ésotériques, je vous assure Madame que l'on peut lire dans la gemme. C'est un travail (toute mesures prises) comparable à celle des experts en bâtiments qui peuvent après une explosion lire le scénario de la catastrophe dans l'emplacement figé apparemment anarchique des débris déplacés par le souffle... La gemme de résine enregistre (en 3D) une multitude des micro détails qui, observés (confrontés) permettent que questionner les petits traficotages (re-compactages, consolidations, imprégnations exogène en atmosphère chaude, etc.)

      L'aiguille chauffée à blanc est un test "obsolète", limité. C'est une information vue partout qui rassure les acheteurs... La surface d'un échantillon peut être authentique lorsque la fraude se cache en profondeur. Je vois déjà les allemands sourire...

      Ne lançons pas la pierre aux scientifiques du laboratoire de l'université technique de Gdansk !!! MES PROPOS ne sont surtout pas une critique de leur expertise !!! Je dis simplement que les faussaires ne peuvent pas interférer sur les indices taphonomiques profonds. Toutes les interventions humaines techniques (sur un échantillon naturel) laissent des traces et dénaturent la logique générale des indices taphonomiques. C'est l'observation taphonomique qui peut résoudre une très grande part des interrogations. 99% des expertises peuvent s'enrichir de la logique lue des indices taphonomiques. J'ai personnellement expertisé des faux (FAUX certifiés par les faussaires eux-mêmes) qui, réalisés un peut au hasard, sont des merveilles d'exactitudes ! Le sujet des faux de l'ambre est aussi étonnant, riche, intrigant, prodigieux et éducateur que celui des tableaux des maîtres. Les ambres contrefaits sont à la hauteur des vielles peintures à l'huile multicouches qui conservent toujours une petite partie secrète.

      Madame, je reste à votre disposition pour approfondir certains sujets.

      Cordialement, Eric G.



      Bonjour Monsieur. Je vous remercie très sincèrement d'avoir pris le temps de me répondre si exhaustivement et si rapidement. Je ne suis malheureusement pas conférencière, seulement passionnée d'ambre de la Baltique. De par cette passion, je vais assez souvent dans les Pays Baltes mais surtout en Pologne. Aussi (en 2008 et âgée de 53 ans alors) j'avais envie d'apprendre un peu la langue polonaise et je me suis inscrite à la faculté de Nancy pour y faire une licence de polonais. Mon professeur de civilisation d'Europe Centrale, connaissant ma passion, m'a donné pour thème de mémoire : "L'ambre à l'époque communiste". J'ai réalisé ce travail et j'en ai remis une copie à l'association à Gdansk ainsi qu'au musée de l'ambre de Gdansk, tous deux étaient prompts à me guider sur le choix de documents à utiliser pour faire mon petit mémoire. Etant par ailleurs bilingue français-allemand et possédant de bonnes connaissances en anglais, je réalise quelques travaux de traduction bénévolement pour l' IAA (International Amber Association) de Gdansk. Voici des images. D'ailleurs, ayant commencé à le tailler lors d'un atelier avec un soi-disant professionnel (allemand d'ailleurs) la croûte restante est bien sûr très différente de celle de l'ambre de Baltique. L'idée est de tailler une fenêtre d'observation pour révéler le cœur de la gemme clair qui contraste avec les surfaces sombres. Mais l'opération semble mal engagée. Je précise que c'est un petit morceau pesant 5,70 gr. Mais ce qui m'intrigue le plus c'est cette odeur extrêmement désagréable provoquant à la limite des nausées après quelques minutes alors que j'adore polir l'ambre de la Baltique pour sa bonne odeur résineuse rappelant l'encens.
Pour en revenir au laboratoire de Gdansk, les experts après toutes les expertises visuelles, n'ont fait le test à l'aiguille chauffée qu'à ma demande afin de définir cette odeur infecte. Entre autres experts, il y avait Madame Kosmowska-Ceranowicz et M. Wieslaw Gierlowski présents au labo à Amberif. Tous ont été intrigués par cette odeur mettant à mal les résultats de leur observation visuelle. Aussi je cherche surtout, une explication pour cette odeur. Si vous pouviez m'éclairer, j'en serai ravie. Encore un grand merci aussi pour les belles images. Continuez. Bien cordialement. Michèle.




      Re bonjour. Je comprends parfaitement vos questions et partage votre interrogation concernant l'odeur. Je vais rédiger en simplifiant à l'extrême pour me faire comprendre.
Voici d'abord un schéma qui explique comment et à quel niveau la matière peut-être améliorée (éventuellement à plusieurs reprises). A partir de vos images, l'échantillon en l'état semble originel. C'est à dire né d'une découverte authentique dans un gisement. La forme 3D est celle d'une oléorésine primitive. Ce n'est pas un aggloméras reconstitué. Bon, première considération. La plus grande surface et elle seule est corrodée, scoriacée et s'éclate, se délite en petits morceaux. L'échantillon (avec cette croûte d'altération caractéristique) pourrait bien avoir été soumis à la chaleur. Un gradient semble d'ailleurs avoir marqué la gemme sur la plus grande surface. Les ambres chauffés à l'état fossiles existent et sont marqués sur des surfaces forcément courbes, (l'ambre de Bornéo pris dans les feux). Ici l'échantillon semble d'avantage avoir été grillé sur un support plan suggérant alors une manipulation humaine. Déjà, au toucher, en frottant fort votre index sur l'échantillon, vérifiez si l'odeur persiste sur votre doigt, si c'est le cas, appliquez votre index sur une plaque de verre pour identifier ma matière éventuellement huileuse, grumeleuse. Partons de l'hypothèse que l'ambre a été chauffé. (Ce qui semble être le cas). Il se pourrait qu'il y ait eu une imprégnation exogène (naturelle, dans le gisement) ou (artificielle, par un opérateur humain). Pour répondre à cette énigme, en appliquant l'ambre sur le bout de la langue, on peut retrouver les substances récentes industrielles: elles son âcres. Les substances fossiles, plus ou moins anciennes du kérogène, sont plus neutres au goût. Un goût très acre pourrait sans doute correspondre à un colorant chimique que l'on aurait souhaité intégrer à la résine par chauffage, (cuisson). Maintenant, un test en UV pourra révéler si la substance imprégnée (odorante) est kérogène. L'échantillon fluoresce t-il ? Si l'échantillon fluoresce, le liquide "nauséabond" est originel (et a imprégné sans doute la gemme dans le gisement). Appliquez maintenant du papier toilette sur l'échantillon en frottant vigoureusement. La couleur, une couleur apparaît-elle sur le papier absorbant ? Si oui, c'est que la substance imprégnée est ENCORE liquide, ce qui veut dire que l'échantillon est surtout récent. Pour les résines subfossiles les matières exogènes ne sont plus liquides. Ces petits tests logiques et complémentaires ne sont pas scientifiques mais permettent de dégrossir BEAUCOUP le sujet !!!! Pour finir, y a-t-il des inclusions organiques (mêmes minuscules) dans la gemme ? CAR, en définitive, c'est la lecture des indices enregistrés autour et avec ces inclusions qui permet de décrypter l'échantillon.

      Selon moi, l'odeur pourrait être celle d'un adjuvant (un "colorant") qu'un opérateur aura appliqué à l'échantillon (originaire du Mexique) lors d'une cuisson (ambre grillé) sur une plaque chauffante sèche.

      
Cordialement, Eric.



      Eric. Génial, on en apprend tous les jours ! Merci pour le diagramme très intéressant. Je connais assez bien le circuit et les prix du marché de l'ambre de la Baltique (polonais, Kaliningrad et ukrainien) grâce aux publications de l'IAA, mais pas du tout celui du copal. Revenons à mon morceau : en voulant faire sentir l'odeur à ma belle-fille, elle a frotté au doigt sans trop forcer et la pointe du morceau s'est cassée à l'endroit le plus fin qui avait déjà été creusé par polissage. Je vous joins les photos du morceau, de la cassure vue de face sous spot et la cassure de profil. Je ne dispose malheureusement pas de possibilité de test aux UV à la maison. Par contre, sur la plaque de verre, une très légère trace de gras subsiste et sur le papier toilette blanc en frottant il reste une très discrète trace gris beige. En pensant à l'ambre de Bornéo, vous avez la même idée que les scientifiques du labo qui après analyse au spectrogramme de masse donnant une courbe qui indiquait qu'il s'agirait d'ambre ayant pu chauffer naturellement d'où leur idée de Bornéo ou le Japon. Par contre, sous loupe, je ne vois pas de débris hormis les microfissures, d'où la casse je pense. Merci, bravo pour votre expertise !

      Encore merci.

      Michèle.




      Madame, la brisure, l'éclatement confirme encore mon analyse. Le produit qui imprègne la matrice est donc du type "liquide-fluide" (confer le test au papier absorbant) et est alors post fossile (après le durcissement). C'est la dilation de la matière grasse qui, développant une force mécanique dans la gemme, est responsable de l'éclatement. Rassurez votre belle fille, la pièce aurait éclaté toute seule, même conservée dans une vitrine blindée anti-effraction (humour). Ce point a été expliqué en congrès mondial. L'ambre de Bornéo et du japon ne sont pas des cas isolés, j'ai publié les premières résines antiques découvertes brûlées (processus originel) en Afrique de l'Est (2002). Ce ne sont pas les micro fissures qui éclatent les gemmes mais bien les polluants exogènes qui développent des forces par dilatation interne dans ces brisures. Aucune matière naturelle n'est selon moi vraiment capable de développer des odeurs si acres, (aussi fortes). Le polluant est sans doute une matière récente. Et, l'embrasement, la combustion de contact (je dis bien de contact, ambre grillé) est assez différente de celles des processus naturels examinés dans trois sites connus à ce jour. Ici la combustion semble vraiment trop localisée, et, les matières organiques naturelles (après ignition, calcination partielles) ne développent plus une odeur SI forte, ce serait plutôt le contraire. Les combustions fossiles antiques des résines vraies tendent à libérer d'avantages les substances fluides et volatiles. Je pense alors à une résine (sub-fossile) brûlée sur les surfaces avec une imprégnation synchrone d'un colorant.

      De toutes les façons la pierre ne pourra pas être montée en pendentif, à moins que l'odeur ne soit utilisée comme l'ail pour éloigner les vampires ! (Humour).

       Bien à vous.

      Eric.



      Merci Eric pour votre expertise. Mon amie et moi avons bien compris vos idées et les procédés appliqués. Et, puisque c'est un "traficotage" du coup j'ai raboté la croûte brûlée sans valeur à un autre endroit. Je suis certaine que vous avez raison. Plus j'enlève de matière brûlée, moins cela sent mauvais le pétrole et plus l'odeur interne se rapproche de celle de la résine. En plus, la pierre profonde est très tendre, au centre, avec des endroits qui s'effritent en poussière grise tandis que le grain des endroits paraissant sains va du gris sale à la couleur de la rouille. Je ne continue plus à polir cette pierre car la prochaine fracture n'est pas loin.

      
Michèle.



      Bonjour Michèle. Les pierres natives d'un gisement ont une odeur générale (rationnelle) qui n'est pas graduée. Le fait que l'odeur soit localisée, très limitée aux surfaces est encore un nouveau signe d'un procédé humain appliqué à l'échantillon. La percolation d'un gaz dans les roches encaissantes ambrifères ou l'imprégnation exogène de polluants (fluides liquides) durant un processus long de plusieurs millions d'années imprègnent (systématiquement) les échantillons jeunes ou vieux en profondeur... Les ambres dominicains (même très volumineux) peuvent devenir bleu sous le chimisme des roches encaissantes qui développent une pression. Une petite altération "bizarre" localisée, (peu développée en profondeur ou variée) et, surtout marquée par un vecteur de contact, est surtout un indice fort d'une possible manipulation humaine. Mais, je le répète, c'est la lecture taphonomique des informations profondes marquant la gemme qui, elles seules, peut raconter les étapes logiques de l'intervention de l'opérateur. En résumé la pierre est ce que l'on appelle un ambre grillé.

      Codialement,

      Eric.




Oui, oui,... les "ambres" allemands...












Le faux très idiot : le petit scorpion dans son petit nid de fibres végétales…




Et le GROS scorpion, (dans la même position mortuaire artificielle, le dard
de côté, plié vers la droite) dans son grand nid de fibres végétales...



Une spécialité du web : les vrais scorpions dans de faux ambres...





Moins de 10 scorpions authentiques (de vrais fossiles de l'ambre) existent
dans la littérature mondiale de l'ambre. Mais, les faussaires n'ont que
faire de ces chiffres, et, sur le web vous pouvez (acheter
de VRAIS-faux fossiles par dizaines... en plastiques
comme cette composition record qui pèse 6 kg !
Pensez donc ! Un ambre de 6 kg ! Si le fossile
avait été authentique, il aurait la valeur
marchande d'une maison...
(Toute comparaison possible).




Parfois les scorpions contemporains sont plongés artificiellement
dans de vraies gemmes fossiles fondues (ci-dessus).


Pour étudier l'ambre véritable et discerner les contrefaçons...
Le Mag Ambre Miel Paléontologique

Les faux de l'ambre le dossier PDF exclusif

 
      Le sujet d'expliquer les contrefaçons de l'ambre sur la place publique nécessite un engagement intellectuel réel. Et, ce travail long qui demande du temps n'est évidemment pas celui qui consiste à donner deux dogmes idiots sur son site pour rassurer les personnes.

      L'explication des faux de l'ambre focalise les attentions, les critiques et aussi les malversations des grands joueurs qui, réalisant leurs pièces, vous envoient leurs productions (en faisant croire qu'ils ont été dupés) alors qu'ils ne cherchent qu'à passer votre contrôle pour vendre les marchandises en toute tranquillité...

      Il est assez incroyable qu'aucun organe n'existe en France pour vérifier les faux de l'ambre. Pourtant le travail d'expertise et les demandes ne manquent pas !

      Arrêtez de croire (et d'écrire sur la toile) qu'une aiguille chauffée posée sur un échantillon proposé à la vente suffit à réaliser une expertise ! C'est totalement stupide ! C'est en écrivant ce genre d'âneries que les clients rassurés, déjà moins critiques, se font tromper plus facilement...





Devant des contrefaçons aussi affreuses, on se dit finalement que les
faux sont fabriqués parce qu'il existe surtout des personnes
qui achètent les pièces... Il suffirait de ne pas acheter
pour stopper ces productions stupides...





 




Dans les archives, dans les documents disponibles à la bibliothèque, des auteurs
américains alertent le public depuis longtemps en écrivant que les faux
existent dans les grandes collections institutionnelles. Evidemment
ce sujet sensible est étouffé. "Chez nous, les faux n'existent pas".



A la recherche d'informations sur...
 


...sur l'ambre et les duperies de l'ambre.




La toile est un espace "formidable" et surtout infini pour étudier les faux de l'ambre.
Voici la référence d'un lézard (prétendu authentique) proposé à la vente...






Oui, sur le web, il y a les faussaires, ... et, il y a également des personnes
qui prétendent être spécialistes,... pour des expertises...




      
Plusieurs personnes sur le web proposent leurs compétences (parfois gratuites) pour expertiser vos pièces. Aussi, pour l'ambre, voyons si la mise en commun des connaissances est profitable à chacun...

      Géologue - prospecteur diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de Géologie Appliquée de Nancy, Monsieur Thierry Charrier (via son site Internet) nous propose ses compétences d'expertises pour évaluer des minéraux. Et, interrogé sur l'ambre, voici la réponse du spécialiste pour tester les gemmes fossiles authentiques des contrefaçons.
Bonjour Monsieur Geirnaert. Pour différencier l'ambre naturel des "ambres en plastique", il suffit de chauffer une aiguille au rouge et d'en appliquer la pointe sur une partie discrète de l'échantillon. Il se dégage alors une odeur de plastique fondu ou une odeur de résine. Pour différencier l'ambre naturel des résines issues de la production d'essence de térébenthine, c'est aussi simple. L'ambre n'est jamais absolument pur et homogène. La résine est trop pure et homogène pour être honnête.
Cordialement.
Thierry Charrier.

      Eric G. : Une simplification à ce point (extrême) est une vision de l'esprit, idéale, utopique... Oui l'ambre n'est pas du plastique. Oui les oléorésines contemporaines ne sont pas fossiles. Mais, les faits sont là. Les faussaires ont un peu plus d'imagination que celle d'un travail en deux pôles. Et des dizaines de matières sont proposées à la vente dans un panel représentant tous les échelons intermédiaires. Les faussaires fonctionnent avec discernement... Monsieur Charrier, comment procédez-vous par exemple pour les ambres insectifères authentiques fondus partiellement et agglomérez entre eux avec une inclusion contemporaine ajoutée ? Pour estimer les faux, il faut voir et lire ce document.

      Oui, il est vrai que ma réponse est succincte. Elle suffit le plus souvent à répondre aux personnes qui ont un doute sur un ambre plastique originaire des vielles collections. Les ambres contrefaits anciens étaient réalisés en plastiques et assimilés (bien moins élaborés qu'aujourd'hui). Pour les ambres authentiques fondus, refaits, avec des inclusions améliorées, l'expertise est très difficile. Souvent, c'est le côté "trop beau pour être honnête" qui permet de détecter la contrefaçon. Lorsqu'un insecte est emprisonné, d'autres impuretés le sont également. Mais un bon faussaire imite parfaitement l'ambre naturel. Dans ce cas, je n'ai pas d'astuce, à part évidemment la datation. Peut-être y a-t-il des astuces que j'ignore. J'avoue ne pas beaucoup m'intéresser à l'ambre, ma spécialité étant la minéralogie. Cordialement. Thierry Charrier.

      Eric G. : Monsieur, vous parlez de quoi ? De datation !?!?!? Vous évoquez les dations, vous lancez ce sujet au hasard ? Vous parlez de datation pour affirmer une expertise ? La datation de la gemme ou des inclusions piégées ne donne aucun résultat ! Soyons sérieux...
En fait j'ai eu vos coordonnées par un collectionneur qui supposait que vous pourriez (au regard des affirmations publiées sur votre site) être en mesure d'expertiser les gemmes et donc les ambres de sa collection en donnant le début de petites pistes d'expertises... Et en creusant un peu c'est toujours le même, on découvre que l'effet d'annonce affichéne recouvre pas grand choses... Et ce sont les faussaires qui, souvent, sont les meilleurs spécialistes d'un domaine. Les faussaires connaissent l'ambre de façon pragmatique et très concrète. Il ne lance jamais de sentences au hasard. Ils sont cartésiens, rationnels dans leurs travaux. Ils sont moins théoriques que les scientifiques affublés de diplômes et autres spécialistes auto proclamés de la discipline... Les faussaires savent ce qu'ils font. Ils coulent l'ambre fossile insectifère authentique autour d'inclusions éventuellement récentes (mais pas focément) pour augmenter la valeur des nouvelles matières rendues plus insectifères. Si des inclusions sont ajoutées, la règle n'est pas obligatoire et les techniciens peuvent agglomérer aussi les matières brisées en blocs plus importants rendus plus solides... Et, Monsieur Charrier, vos tests théoriques (datation et autre) sont alors surtout inutiles !
C'est souvent le problème. En creusant un peu on se rend compte que les plus spécialistes sont finalement les faussaires qui ont toujours une longueur d'avance...
En minéralogie, les faux existent. J'ai pendant de longues années été formé par des confrères minéralogistes polonais (excellents spécialistes de l'ambre!!!!) capables de démonter que quelques cristaux brisés étaient collés - soudés (recollé par la chimie naturelle) sur et dans des matrices originelles pour rendre des pièces plus esthétiques... Les concours de minéralogie où les pièces de collections participent aux séries des minéraux les plus prestigieuses exposés sont le terrain idéal pour aiguiser votre œil critique (déjà sensible à détecter les faux)...
Les pièces contrefaisant les fossiles de l'ambre ont une valeur marchande parfois identique au prix de vente d'une voiture. Et, pour l'ambre, puisque le marché n'est SURTOUT pas contrôlé, puisqu'il n'y a pas de législation, les faussaires s'en donnent à cœur joie, ils sont extrêmement brillants !
Donc, les spécialistes de l'ambre pour expertiser les faux, sont des spécialistes en papier mâcher ?...
Pendant ce temps les faussaires sourient...
"Et, achetez moi cette pièce d'ambre, de qualité muséale, pour vous, c'est promo !!!!"
Cordialement,
Eric G.





Les contrefaçons, de l'ambre...



Déjà certains faux de l'ambre sont mieux "réalisés", les pièces sont plus crédibles...
Cet autre scorpion (également faux) -outre la position mortuaire encore figée-
est déjà plus vraisemblable, car l'animal contemporain est plongé
dans de l'ambre fossile -à inclusions synchrones- fondu...









POUR LA SCIENCE - N° 356 JUIN 2007, deux auteurs
affirment que le seul test pour identifier les faux est la RMN.



      Dans un dossier plutôt dogmatique qui sépare les "artisans" des "pros" publié dans la revue POUR LA SCIENCE - N° 356 JUIN 2007, (article récupéré via la revue American Scientist) les auteurs Jorge Santiago-Blay et Joseph Lambert, de VRAIS "PROS" -adorateurs des outils et de la technique- affirment qu'ils sont capables de détecter les faux ambres ! Alors, auraient-ils LA solution (que tout le monde cherche depuis toujours) ??? Voyons donc ce sujet !

      Page 73 - PLS : "Quelles sont les techniques permettant de distinguer les faux ambres des vrais ? Au chapitre des techniques artisanales, on peut citer le ponçage et l'examen de la poudre produite (pour l'ambre, elle doit être blanche comme du talc), l'exhalaison à la chaleur (dégagement d'une agréable odeur de résine après trempage de l'ambre dans une eau chaude), la combustion (la flamme d'un authentique ambre reste immobile), les tests aux solvants (l'ambre résiste, les copals s'amollissent), les tests de flottabilité (tous les ambres doivent flotter dans une eau saturée en sel), les tests de résistance à l'aiguille (écaillement de l'ambre, trou rond dans le plastique), etc. Le point commun de toutes ces méthodes d'amateurs est d'apporter des indices, mais certainement pas de certitude absolue sur l'authenticité d'un ambre. Pour un paléontologue, cela n'est pas satisfaisant. Afin de valider l'authenticité d'un fossile important, il devra se tourner vers une technique infaillible. La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN) en est une."

      Ah ! Nous y voilà ! Après cette introduction du chapitre des techniques "artisanales", l'article se poursuit en expliquant que la méthode "PRO" RMN (pour Résonance Magnétique Nucléaire) caractérise sans équivoque les substances chimiques par l'exploitation des interactions entre les spins (moments magnétiques intrinsèques) des noyaux...
Dis comme cela dans de jargon scientifique on n'y comprend RIEN ! Et la lecture des "interactions entre les spins" n'est peut-être pas accessible au plus grand nombre, ni mêmes à tous les scientifiques qui nous expliquent d'ailleurs que cette technique ne détecte pas les mélanges qui sont pour l'essentiel des fraudes !!!! Donc faut-il croire Messieurs Jorge Santiago-Blay et Joseph Lambert, LES VRAIS "PROS", qui nous certifient qu'eux-seuls peuvent détecter les faux ambres ? Bon, outre que le test n'est pas forcément accessible au premier collectionneur d'ambre venu, le test ne révèlera peut-être pas les faux constitués de matières "authentiques" compactées. Comment déceler la contrefaçon lorsque la signature montre celle d'une résine fossile avérée ? Et que penser, que dire des mélanges ? En tenant un ambre faux compacté, le spectre réalisé révèlera parfaitement les fréquences absorbées ou émises par l'échantillon recomposé, créant la carte d'identité chimique d'une chimère.
Et, pour aller au bout des choses, dans la nature, les ambres natifs d'un même gîte peuvent avoir des empreintes personnelles différentes !!! C'est pourquoi les auteurs imaginent, souhaitent (dans l'absolu, dans l'imaginaire de l'utopie) créer un catalogue mondial RMN du plus grand nombre possible d'ambres (différents).
Pendant ce temps, les faux compactés se vendent encore... La RMN peut être utile (OUI) pour caractériser les exsudats végétaux contemporains en dressant le catalogue controversé de la taxonomie des plantes à l'origine des ambres. Oui la RMN confirme (enfin après les ratés) la pertinence des familles botaniques qui peuvent être à l'origine des gemmes fossiles. Mais, SOYONS VRAIS, SOYON CLAIRS : la RMN peut se faire duper complètement par les faux ambres (= les mélanges faits par les opérateurs)  ! Il est assez hallucinant de voir cet article accepté par le consensus général sans la moindre critique de quelques personnes éclairées... D'ailleurs pour enfoncer le clou, la pièce d'ambre la PLUS PRECIEUSE au monde, celle qui contient la queue emplumé d'un dinosaure a été expertise rigoureusement PAR LES SEULS moyens artisans... Donc construire une fourberie autour du message que la RMN serait le graal des technique pour débusquer les faux est une fumisterie de la science dérisoire.

      D'ailleurs, inspirés par ces dogmes publiés, certains techniciens français croient, (ou espèrent déjà) pouvoir caractériser l'origine botanique et/ou géographique des ambres : "Oui, outre un coup d'œil lancé à votre bel ouvrage, Monsieur Geirnaert, j'ai décidé de m'intéresser à cette matière !" L'idée des gemmologistes -(fournisseurs des joailliers) qui travaillent aux détections des traitements, aux détections des origines lorsque cela est réalisable-, serait ici de dresser une carte de provenance des ambres selon leurs originalités chimique propres. "Je pense réaliser certaines observations en important des USA un petit spectromètre de fluorescence à rayon X, et ces mesures seraient complétées par des séries d'évaluations non destructives en EDXRF et spectrométrie de luminescence sur des ambres d'origines diverses..."
En résumé, oui, c'est "tout plein de technique compliquée". Et, le projet de dresser une paléogéographie des ambres par propriété chimique des gemmes suppose une collecte la plus exhaustive possible. Il faudrait des ambres authentiques, provenant de personnes fiables. Et, les demandent arrivent forcément ici. Mais, au final, l'ambre résiste bien aux techniciens qui croient pouvoir caractériser les gemmes d'un petit coup de baguette magique...


- = - = - = - = - = -



      Alors, ne vous y trompez pas, l'ambre résite aux expertises, et, les faux alors existent... Ils sont... Ils sont si nombreux au XIXe siècle qu'ils ont arrêté l'enquêteur le plus célèbre : Sherlock Holmes, (le personnage très perspicace créé par Sir Arthur Conan Doyle), l'obligeant à s'interroger :"Il y a dans Londres des pipes qui aient un vrai bout en ambre ? Quelques personnes s'imaginent que la mouche gravée à l'intérieur est une preuve d'authenticité, or c'est toute une industrie que celle des fausses mouches à graver sur de l'ambre faux". Sherlock Holmes a donc bien enquêté sur l'industrie (anglaise) du faux ambre en exprimant ses mises en garde concernant centaines petites contrefaçons...

      Ne vous y trompez pas, les faux de l'ambre, ce n'est pas forcément pour les autres. Tout ce qui ressemble à de l'ambre jaune, n'est évidemment pas de l'ambre fossile. Et, certaines découvertes "imposantes" sont VRAIMENT monumentales !

      
Un faux de l'ambre (humour) : Le joli record de la Boutique par Jacques Mangin !


      Si vous souhaitez une expertise gratuite concernant l'ambre ou les inclusions, nous sommes à votre disposition. Pour toutes expertises gratuites de vos échantillons veuillez envoyer vos images et vos questions à : eric.ambre.jaune@hotmail.fr






Les faux les plus fréquents sont peut-être les abeilles.
Celles dans les œufs, évidemment, et celles utilisées en couverture des ouvrages de science.


Les abeilles contemporaines plongées dans
des plasticomorphes fondus ne
sont pas des fossiles...






Les contrefaçons de l'ambre




      Certains sites étrangers qui commercialisent l'ambre pour l'argent ont trouvé une solution technique de présentation, une parade qui faite rire ou sourire... Pour vendre de l'ambre il faut évoquer les faux. Mais, le sujet est si problématique dès que l'on creuse un peu avec quelques exemples qu'aucune image n'est proposée ! Le texte publié est recopié à partir des travaux de celui que nous connaissons et le résultat sans image est alors assez théorique, abstrait ! Sur l'image ci-dessous, un seul échantillon d'ambre fossile authentique est placé parmi des contrefaçons TOUTES vendues comme ambre avec parfois le certificat de garantie (un papier) qui ne prouve surtout rien...






      Pour mesurer la valeur intrinsèque des inclusions fossiles de l'ambre, il est important d'appréhender les processus d'altérations des inclusions. Ce repérage des VRAIS processus d'altérations développés durant la fossilisation de la gemme permet de discerner les contrefaçons contemporaines. En simplifiant on peut dire qu'il existe trois mécanismes naturels qui marquent les inclusions authentiques prises au piège des résines. Pour discerner les faux (ambre et copal) il faut absolument lire cette fiche.

      Donc, ne vous y trompez pas, les faux de l'ambre existent et sont proposés à la vente. Partout, absolument partout, les faux qui imitent volontairement l'ambre peuvent exister... (Un exemple ici). Durant votre séjour de vacances, mené par le guide, après votre longue excursion en groupe, vous arrivez enfin au point de rencontre des touristes. Ah, vous allez enfin acheter votre souvenir dans cette superbe petite boutique au pied des montagnes. Vous êtes en vacances, il fait beau et vous ne pensez pas à mal. Malheureusement, la pierre d'époxy plastique (souvent réalisée dans la métropole voisine ou dans le pays limitrophe exportateur) a elle aussi voyagé, (sans se fatiguer). Le petit objet a l'empreinte du souvenir que vous souhaitiez, et ; le fossile vous attend, il vous attend... Et, malheureusement après expertise, c'est bien l'empreinte d'un faux. Parfois c'est une simple résine contemporaine rendue artificiellement insectifère… Parois c'est un faux de belle qualité technique. Cependant, gardez l'esprit ouvert, et, n'achetez qu'en connaissance de cause.

      L'image ci-dessus est un assortiment de plusieurs matières imitant l'ambre et, parmi les échantillons, il y a de vrais plastiques et de beaux fossiles... Encore faut il savoir reconnaître les matières !!! Voici pêle-mêle une résine contemporaine de pin, un copal colombien, un copal malgache, un époxy plastique, un ambroïde, un ambre balte fondu, un ambre chinois, une gédanite, une gomme contemporaine de cerisier… Et, il y a surtout les précieux échantillons fossiles de l'ambre du Gabon (un ambre unique jamais présenté originaire de Fort Gentil, les plages de Cap Lopez, c'est une exclusivité !!!)





Oui, ok pour l'ambre jaune, pour cette belle gemme, mais comment éviter l'achat d'un faux ambre ?

Réponse Eric Geirnaert





 
L
es contrefaçons de l'ambre



Pour les allemands, l'ambre : "Bernstein", désigne littéralement
"la pierre qui brûle", mais, vendu comme ambre fossile avec
son certificat d'authenticité, la pierre ci-dessous, qui
effectivement brûle (mais comme tous
les plastiques, en coulant, ...)
N'EST PAS UN AMBRE !



Bon, désolé de porter la focale sur des travaux, mais les faussaires les plus compétents sont les allemands.
Les ambres insectifères clarifiés (proposés à la vente) sont impressionnants de réalisme.
Cet ambre, acheté aux allemands (avec le certificat d'authenticité), qui coule à
la combustion, n'est évidemment pas un ambre...



      


Un échantillon (comme celui ci-dessus, vendu comme ambre véritable
avec son certificat d'authentification !)
qui coule en se consumant, n'est
qu'une contrefaçon ! Un ambre authentique de la Baltique
maintient une flamme fixe sans couler.

 

      Ce n'est évidemment pas le dossier le plus intéressant, (le plus palpitant), mais, c'est sans doute l'un des sujets principaux... L'ambre comme gemme (pierre vendue parfois plus chère que l'or !) est malheureusement contrefaite assez souvent et, améliorée TRES souvent... Ce sont les allemands qui ont inventé la désignation commerciale d'ambre véritable. Ce qui suggère que les procédés d'améliorations des qualités sont appliqués sur des résines fossiles originelles. Mais ce qui veut dire aussi et surtout que les gemmes ne sont déjà plus tout à fait celles qui existent dans les sédiments d'un gîte fossile. Des procédés (gardés secret, jamais commentés) existent pour améliorer les ambres limpides et les ambres à inclusions. Ne soyez pas naïfs, inexpérimentés à ce point. Pour des matières qui peuvent atteindre 500$ le gramme (ce qui est prohibitif) les commerçants savent être inventifs, créatifs, ingénieux...


      Les allemands les meilleurs faussaires de l'ambre !

      Le saviez vous, l'ORI (Office of Research Integrety) est une antenne américaine qui a pour objectif de définir les procédures à appliquer en cas de soupçon de fraude, pour mener puis superviser, les enquêtes scientifiques. Pourrions nous ouvrir un petit dossier avec les faux de l'ambre qui existent partout et évidemment dans les grandes collections institutionnelles ?

      Pour la petite histoire, rappelons que la collection d'ambre la plus prestigieuse du monde, celle du Musée d'histoire naturelle de Londres contient des faux (Fannia Scalaris, ci-contre, une mouche à "merde" !)

      Le 1er Avril 1966, le faux le plus célèbre de l'ambre : Fannia Scalaris, pièce 22305 du Musée de Londres a été identifié... La mouche contemporaine de la famille des Muscidae (une mouche scatophage) a été noyée dans un ambre fossile antique... Le fossile d'ambre contenant la mouche des latrines provient de la célèbre collection de Hermann Loew, un allemand qui travaillait au Département de Paléontologie du Musée de Londres à la classification des moucherons authentiques de l'ambre ! Les allemands ne sont-ils pas les meilleurs faussaires de l'ambre ?!


      Les plastiques à base de caséine, (Erinoid casein) inventés en Allemagne sous le nom de "Galalith" pierre de lait (Gala=lait et lithos=pierre en grec) sont, depuis 1900, un substitut commercial pour imiter les ambres. En fait l'Allemagne commercialise depuis longtemps des substituts à l'ambre fossile. Et d'ailleurs cette concurrence est à l'origine de lois signées par Adolf Hitler en mai 1934 pour protéger les productions allemandes de succinites.

      Avec les progrès de la chimie (minérale et organique), les tromperies (lucratives) de l'ambre sont de plus en plus nombreuses ! Je suis souvent interpellé par email et par courrier postal pour donner un avis technique sur des lots et faire ainsi une expertise des matières. Avant de poser votre éventuelle question au Forum de l'ambre, voici quelques notions importantes permettant d'identifier les résines fossiles vraies des contrefaçons.




L'ambre jaune et son utilisation en
bijouterie d'art... Et, comment
alors identifier les faux...




Eric Geirnaert, est l'un des meilleurs spécialistes français de l'ambre jaune.
Il est aussi un observateur incomparable pour les expertises
des ambres faux, commentés ici dans cette page...




      Quelles sont les investigations possibles (faciles, accessibles à chacun) permetant d'identifier la matière pour reconnaître ainsi les principales contrefaçons.



AMBER true or false - AMBRE vrai ou faux





Passez le curseur de la souris sur l'image pour lire le titre des articles.





Pour étudier les faux de l'ambre

Reportez vous au paragraphe SUBTITUTS ET CONTREFAÇONS
de mon ouvrage Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie.




Et, complétez le sujet en lisant :



Guide to Amber Imitations, Gabriela Gierlowska, ISBN 83-917704-3-5.

Curator 37/4 1994. Forgeries of fossils in 'Amber' : History, Identification and Case Studies. (p 251-274) David A. Grimaldi, Alexander Shedrinsky, Andrew Ross, and Norbert S. Baer.
Jewelry Making GEM and MINERALS, Avril 1982. Amber true or False. George O. Poinar.

Amber the Golden Gem of the Ages. Patty C. Rice, Ph. D.
Imitations of Amber and their discriminations. The nature of plastics. Celluloids. Caseins. Phenol Formaldehyde Resins or Bakelite and Catalin. Polystyrenes. Thermoplastic or a Linear Polymer. Thermosetting Ethnoid Plastic. Bernit, Bernat. Polybern. General recommendations for detecting amber imitations. Clarification and heat treatment of natural amber.

      Les paragraphes très instructifs de ce travail rare et précurseur exposent les faux de l'ambre où l'on apprend par exemple que l'"antique amber" rouge est un dérivé du catalin comme le "Russian Amber" qui n'est qu'une variation jaune opaque ou verte de la même matière disponible encore actuellement. Les laboratoire allemands Gebhardt Wilhelm sont spécialisés dans le Bernit ou Bernat qui imite l'ambre à la perfection au point d'afficher les mêmes propriétés optiques (index de réfraction) avec, de surcroît, des petites inclusions étoilées (paillettes) qui, dans l'ambre authentique, sont les lignes de fractures nés à partir de liquides fossiles compactés dans la gemme...

BROWN, G., 1982, An Interesting Amber Imitation.
The Australian Gemmologist, Brisbane, v. (maggio 1982), p. 272.

HÄNNI, H.A., 2005, Gem News: "Lizard in amber?".
Gems & Gemology, Carlsbad, v. 41, p. 361-362.

KAMMERLING, R.C., KOIVULA, J. e FRITSH, E. 1995,
"Amber simulant: natural resin in plastic".
Gems & Gemology, Santa Monica, v. 31, n. 21, p. 134-136.

KENNEDY, S., 2002, Sweet smelling amber imitation.
Journal of Gemmology, London, v. 28, p. 76.

POIROT, J. P., 1992, Ambre naturel, ambre pressé, ambre synthétique.
Revue de Gemmologie, Paris, v. 113, p. 25-26.

TAY, T. S., SHEN, Z. X. e YEE, S. L., 1998,
On the identification of amber and its imitations using Raman Spectroscopy.
Australian Gemmologist, Brisbane, v. 20, n. 3, p. 114-123.

Tay Thye Sun, (1995), An Amber Imitation, The Australian Gemmologist, Vol.19 N°4.





 



Cette liste, ci-dessous, en 9 observations que j'ai publié en livre dès 2002
est reprise souvent dans divers travaux, (page 73 dans ce document
par exemple daté de 2007), dans des site web de vente et dans
les encyclopédies libres WIKI-machin-xxx pour "inventer"
une vérité dérisoire, racontée de façon
assez condescendante...


Autre exemple (2006) :
Les faux ambres par Ileana Raducanu
de l'Académie de l'économie de Bucarest. (1 The main properties of the amber, 2 Fast tests for the identification of the real amber from copal, 3 The main substances used for faking amber, 4 The main tests to recognize the authentic amber , 5 Amber recognition by lab tests.)




Alors 9 tests pour expertiser l'ambre ?

Si vous croyez "expertiser" l'ambre à partir de l'examen
minutieux de ces 9 tests, N'OUBLIEZ PAS QUE LES
FRAUDEURS SAVENT LIRE (eux aussi) et qu'ils sont
dotés d'une persévérance sans faille... LES
FRAUDEURS connaissent bien ces 9 tests
(évidemment) et ils s'arrangent toujours
pour avoir un coup d'avance...
D'où cette ultime solution
fiable et imparable.








      Le problème crucial des tests c'est qu'ils sont destructifs pour l'essentiel (test par le solvant, combustion à la flamme, grattage au couteau, test de la pénétration de l'aiguille, etc.), le vendeur n'acceptera jamais vos investigations antérieures à un achat. (En effet, vous ne pouvez tester que vos propres échantillons). Et, si d'aventure, vous devenez propriétaire des matières, les objets que vous tenez alors en main, (potentiellement des mélanges) donneront des réponses graduées à l'infini... De fait, les tests ne sont pas parole d'évangile. Et d'ailleurs les vendeurs s'en servent eux mêmes à leur profit pour duper les clients... D'où le commentaire de Monsieur Pierre Kohler.

      De nombreux tests, des plus simples aux plus complexes au laboratoire, peuvent être conduits pour expertiser les matières hétéroclites qui ressemblent plus ou moins à l'ambre... Les résultats par analyses chimiques donnés dans un rapport de 50 pages ne sont pas simples à exploiter et ne disent pas forcément si les matières sont fossilisées on non... Mais loin des choses complexes, certaines notions simples peuvent être utisées... Bon, c'est vrai l'indice de réfraction optique de la matrice, le pic IR (Infra-Rouge), etc., TOUTES les propriétés intrinsèques des matières (T-O-U-T-E-S les propriétés !) peuvent être utiles pour mener des protocoles d'évaluation. Mais, soyons pragmatiques, l'amateur ne dispose pas forcément de matériels laborantins sophistiqués pour prendre des mesures. Alors, allons à l'essentiel...
Quelques vérifications TRES simples (sans matériel de laboratoire) peuvent converger vers une expertise fiable...
Plusieurs matières anthropiques (résines de synthèses, oléorésines industrielles, baumes qui séjournent en mer) ressemblent à de vrais ambres natifs. A la différence qu'elles conservent une "saveur". Attention, sans vous intoxiquer, posez un petit échantillon sur votre langue. Si vous percevez un petit goût âcre, cela démontre que la matière n'est pas fossilisée... Les résines non fossilisées (donc contemporaines) ont un goût, les ambres fossiles n'ont aucun goût. Ce premier test très facile permet d'évaluer le degré de fossilisation éventuel des matières. Plus les résines sont récentes (contemporaines) plus elles ont une saveur, un goût, une odeur. Un ambre fossile géologique est insipide. Sans aucun matériel onéreux il est donc possible d'expertiser les matières...


      9 tests pour identifier la matière et reconnaître les principales contrefaçons.



1      La poudre. Un ponçage rapide avec une toile émeri à grain très fin donne une poudre blanche identique au talc pour les plastiques, et une poudre plus grosse et grumeleuse, de couleur jaune, pour l'ambre. La matière peut être légèrement collante pour les résines incomplètement fossilisées.

2a      L'odeur. Le ponçage, le frottement vigoureux d'une feutrine ou la combustion dégagent une odeur caractéristique de résine. Pour éviter de brûler une pièce au briquet, on peut utiliser une aiguille chauffée à blanc, qui, posée à la surface d'un ambre, dégage systématiquement une odeur agréable de pin; par contre, celle déposée sur un plastique dégage une odeur piquante légèrement nauséabonde. Le fait de produire une odeur balsamique n'est cependant pas suffisant pour attester de l'authenticité d'une résine. En effet, certains tests reposant exclusivement sur l'odeur dégagée par le matériau peuvent être trompeurs. Il existe, en effet, des falsifications en plastiques dans lesquelles les faussaires ont préalablement introduit des huiles odorantes dans le seul but de déjouer les tests d'identification.
2b      Le goût. Après l'odeur, le test gustatif. Posé sur la langue, le test gustatif (=quel goût a l'objet) permet de reconnaitre les faux... Certains mélanges (plastiques / bakélites) ont un goût acre vraiment désagréable et les oléorésines végétales indurées (dures récentes) ont un goût résineux là où les ambres fossilisés sont insipides. CQFD (ce qu'il fallait démontrer) : Si l'échantillon a un goût, alors ce n'est pas un ambre.

3      La solubilité. Quelques gouttes d'éther, d'éthanol ou de xylène, appliquées sur une partie vierge de la pièce, permettent de dissoudre la surface et de reconnaître l'ambre du copal; dans ce dernier cas, la zone du test devient collante. Quelques plastiques ne réagissent pas facilement à l'acétone et à l'éthanol comme le copal. Certains plastiques peuvent réagir à l'éther… Il est difficile de reconnaître divers plastiques de l'ambre, d'autant que ceux-ci peuvent être mélangés à ce matériau. L'identification par les solvants n'est, bien évidemment, réalisable que sur les échantillons vous appartenant.

4      La forme et la couleur des morceaux, la patine naturelle des échantillons bruts. Une gemme d'ambre est (à l'origine) une sécrétion végétale fluide, malléable qui séjourne en environnement forestier puis tombe dans des sédiments deltaïques pour fossiliser. La matière tout au long de sa vie, est entourée d'objets et de "saletés" qui forcément marquent la résine et lui donne une forme SIGNIFICATIVE ! Un exemple : des plaques d'une épaisseur bien homogène ne sont pas l'expression d'une forme naturelle. Des plaques jaunes trouvées dans le sol peuvent être des plastiques. L'imprégnation des impuretés naturelles constitue la marque de l'ambre authentique originel, et, à l'inverse, les gemmes devenues pures et limpides sont souvent le résultat d'une cuisson en autoclave décelable par l'aspect devenu noir des inclusions. La présence des coulées(a), la succession des lignes de recouvrement(b), les micros inclusions organiques(c), les bulles(d), les lignes conchoïdales d'écrasement(e) existent forcément dans l'ambre natif mais font défaut dans les contrefaçons où les gemmes limpides immaculées ressemblent assez des plastiques... La surface altérée naturelle de l'ambre, la patine de surface est suffisante pour expertiser une pièce. La forme et la couleur du matériel brut (avant polissage - nettoyage) permettent au collectionneur averti de reconnaître quelques gisements en distinguant l'ambre du copal, (ce dernier étant plus clair). Les ambres des pays baltes (appelés Gédanites) ont une certaine homogénéité de couleur et de forme. Certains copals ont également leur homogénéité, mais, pour les résines subfossiles, la règle qui prévaut est l'extrême variation des échantillons. Ainsi, le copal de Colombie est légèrement plus terne que celui de Madagascar et la forme des morceaux désigne facilement l'origine.L'identification ne se fait pas, bien évidemment, sur une seule pièce, mais sur les nombreux échantillons d'un même lot. Chaque gisement a ses particularités. Il arrive souvent que l'ambre de Colombie, par exemple, issu d'une forêt humide, présente des "vides" (anciennes traces de racines emplies de terre), que les négociants évitent d'ailleurs de nettoyer, préférant vendre plus cher des ambres plus lourds! Habitués à ne voir que des ambre améliorés très luisants dans les bijouteries et également des faux (tout aussi rutilants) sur les sites i-commerce du Web, les internautes oublient un peu la genèse antique de l'ambre jaune. Avant d'être une gemme (compactée et colorée) en bijouterie, un ambre (natif) est brut... Les promeneurs nous rapportent encore des matières qu'ils croient être de l'ambre jaune, car, (bona fides!) "de bonne foi" les échantillons ont cette fois été pêchés en mer et/ou trouvés sur le littoral! Mais, la déception est souvent au rendez-vous. Et les matières collectées sur le littoral ne sont pas toujours fossiles. Pour reconnaître un ambre natif d'une autre matière, il faut examiner la croûte scoriacée (pellicule de surface fracturée et granuleuse toujours présente) née sous le chimisme des roches géologiques encaissantes. La qualité des surfaces brutes (avant polissage) est suffisante pour certifier l'expertise de l'ambre. Ce point fon-da-men-tal n'est pour ainsi dire jamais examiné des spécialistes (archéologues, géologues, gemmologues, paléo entomologistes) qui focalisent tous sans s'en rendre compte, sur le contenu plus que sur l'examen des surfaces. Pour fixer les idées, 80% de l'expertise d'un ambre peut se faire en lisant (en décryptant) la surface !




La forme et les surfaces sont ici suffisantes pour identifier ci-dessus un plastique...


5      La résistance. L'utilisation d'une aiguille, permet de différencier facilement l'ambre du plastique. Une aiguille plantée dans l'ambre provoque immédiatement une fracture avec des éclats; celle enfoncée dans un plastique crée une dépression parfaitement circulaire, dont la profondeur est fonction de la pression exercée. La résistance d'un ambre est fonction de son degré de transformation (=fossilisation). Généralement, plus un ambre est ancien, plus il est stable donc résistant; ceci est d'ailleurs décelable au son et même au toucher. Il est en effet possible de reconnaître les ambres simplement au bruit qu'ils font lorsqu'ils tombent sur une plaque de verre... Le petit "clic" d'un ambre balte, est différent du petit "Klic" d'un ambre dominicain... La différence de sonorité est liée à la stabilité (résistance) de la résine. Au premier Congrès Mondial de l'Ambre, (octobre 1998) Mme Karin Nordmann Ernst a fait une démonstration de ce procédé en triant (en aveugle) des échantillons ! Reconnaitre la qualité des roches au son n'est pas une nouveauté et les sculpteurs sur marbre sondent les matières brutes en cognant un marteau pour exploiter les meilleures qualités. L'ambre, comme isolant, restitue plus ou moins la chaleur de la main en fonction de son degré de fossilisation permettant ainsi une identification au toucher : "chaud" ou "moins chaud"... Il faut une très grande pratique pour reconnaître les ambres de cette façon (par le son ou au toucher) qui exploite la résistance des gemmes. Le test à l'aiguille est lui facile...
Cependant, pour le test de l'aiguille, IL FAUT SURTOUT COMPRENDRE QUE TOUTES SORTES DE MELANGES EXISTENT, des plus subtiles aux plus grossiers, DONC LES REPONSES SONT INFINIMENT VARIEES ! Inventé dans l'usine d'ambre de Kaliningrad, le procédé breveté : N°105899 (évidemment amélioré depuis son invention) par lequel les ambres sont mêlés à des matières plastiques (en quantités variables selon les résultats souhaités) permet d'obtenir des mélanges parfois indestructibles. Le test de l'aiguille peut donc s'avérer surprenant.

6      Le phénomène électrostatique. Frotté avec un chiffon de laine ou un morceau de fourrure, l'ambre se charge en électricité statique, ce qui lui confère la propriété d'attirer de petits objets, cheveux, débris de papier, cendres, d'où le nom "d'electrum" que lui donnaient les grecs. En persan et en turc, le nom donné à l'ambre signifie "voleur de paille"; en danois, c'est "rav" qui veut dire "emporter". Ce test facile à mettre en œuvre permet de différencier l'ambre du verre. Mais, certains composés imitant l'ambre et de nombreux plastiques possèdent, eux aussi, des propriétés électrostatiques...

7      La densité. La densité de l'ambre, selon les conditions de fossilisation, oscille entre 1.05 et 1.10, donc légèrement supérieure à celle de l'eau pure (1.00). La densité tombe à 0.95 pour la qualité blanche dite écumeuse, (=envahie de bulles de gaz). Les ambres qui sont marbrés (= avec des traces brunes, bleues, rouges), dues à la présence de "sels" ou de "sulfures" ou autres, sont les plus denses. La présence de nombreuses inclusions organiques modifie évidemment la densité; ce nonobstant, la quasi totalité des ambres doivent flotter dans une eau saturée en sel. Les bakélites (d 1.25 à 1.55), coulent. Cependant, le seul fait de flotter ne signifie pas que l'échantillon soit authentique. Certains thermoplastiques modernes ont des densités identiques à celles de l'ambre. Il existe même des falsifications qui sont plus légères que les ambres. Mais, pour résumer, faites une expérience simple, saturez une eau en sel, puis, testez vorte échantillon. S'il coule c'est sans doute un faux, comme cet "ambre" corse (805 g pour une pièce de 10 cm) trois à quatre fois trop lourd...

8      La lumière polarisée. L'illumination d'un ambre par une lumière polarisée, révèle clairement la structure des tensions internes, (zones de forces enregistrées dans la résine avant qu'elle ne durcisse en un polymère stable). Le test en lumière polarisée qui n'est pas destructif, permet comme le test UV de lire le niveau de naturalité d'une gemme. L'ambre est-il intègre, naturel, 100% natif ou est-il le résultat caché d'une reconstruction au four par fusions compactions et mélanges ? Le polariscope permet de répondre à cette question. La règle est la suivante : un ambre se forme toujours par recouvrement de résine et cette genèse dynamique est enregistrée dans la gemme par des lignes de forces des tensions internes. A l'inverse, tous les mélanges (plastiques) nés au four n'ont aucune trace des tensions internes. Examiné en lumière polarisée, un ambre authentique (100% natif) montre des variations comme le sont des vagues de sable à la surface des dunes modifiées par le vent. Et, inversement, une matière prétendue ambre qui ne montre rien au polariscope n'est qu'un mélange artificiel... Avec la lumière polarisée on peut ainsi faire ressortir les zones perturbées autour d'un insecte ou le long d'une coulée. Le polariscope permet de certifier les pièces dénaturées à l'autoclave.

9      La fluorescence. L'exposition au rayonnement ultraviolet de grande (3.650 A) ou de courte (2.537 A) longueur d'onde, provoque un phénomène de fluorescence de surface, variable suivant les échantillons et les gisements. Le copal par exemple a une fluorescence régulière assez "blanche". Celle d'un ambre brut, fait ressortir les limites des coulées, permettant ainsi de reconnaître l'ambre pressé et fondu dans lequel la fluorescence (homogène) ne suit aucune ligne régulière originelle. D'une façon générale la fluorescence est plus brillante en ondes longues et est fonction des polluants ayant pénétré la résine. La fluorescence est fonction des polluants qui ont pénétré la résine. Donc, une fluorescence trop homogène démontre un faux... Dans quelques musées, les photographies présentées exagèrent beaucoup les couleurs de la réponse, comme c'est le cas en République Dominicaine. Exposé une semaine sous un fort rayonnement UV, un ambre deviendra pulvérulent, à la différence d'un plastique. Un ambre faux - trafiqué, amélioré plastique, reconstitué en polybern (avec ajouts de matières éventuellement fluorescentes) reste trop homogène ou inerte aux U.V. (et peut éventuellement être blanc-violet en ondes UV longues). Un ambre natif répond vert pâle en UV ondes courtes et blanc vert-bleuté en ondes longues avec des marbrures. Ambre ou Copal, peu importe l'origine botanique, toutes les oléorésines devenues fossiles fluorescent ! Les sécrétions végétales indurées par la fossilisation ont toutes une réponse positive lorsqu'elles sont examinées en lumière noire. S'il y a fossilisation, alors, il y a fluorescence... La couleur de fluorescence est assez fluctuante selon les qualités et varie au sein même d'un lot de brut. La réponse est un équilibre entre les polluants exogènes imprégnés à partir des roches encaissantes et le niveau de polymérisation des gemmes. N'en déplaise aux joailliers menteurs et autres collecteurs trafiquants d'inclusions rares, le brut Natif (c'est à dire ramassé dans la nature) EST TOUJOURS FLUORESCENT. DONC, un bijou certifié "ambre", une parure ornementale, un échantillon insectifère qui ne fluoresce pas, est forcément une contrefaçon ! Et, autre précision importante, les fluorescences doivent surtout prouver des variations de teintes correspondant aux imprégnations exogènes des résines. Une fluorescence parfaitement homogène dans toute l'épaisseur d'un bloc est un indice assez étrange - inhabituel (sans doute artificiel). Dans les faits, la fluorescence révèle des lignes courbes qui démontrent la dynamique originelle des coulures et également le mode de recouvrement des différents amas agglomérés. La fluorescence DOIT TOUJOURS montrer CES LIGNES des coulures (voir cet exemple), qui, absentes, sont le signe inquiétant d'une pièce sans doute trafiquée. La réponse positive de fluorescence d'un ambre brut natif, fait toujours ressortir les limites des coulées internes permettant ainsi de reconnaître l'ambre pressé dans lequel la fluorescence ne suit aucune ligne régulière. D'une façon générale la fluorescence est plus brillante en ondes longues et est fonction de l'âge de la matière et/ou des polluants ayant pénétré la résine.
Oui, deux précisions importantes.
1 - Certaines matières étranges ramassées sur le littoral (souillées et qui ne sont pas du succin) peuvent montrer une réponse positive de fluorescence apportée par l'environnement marin. L'expertise de pièces (supposées être des ambres fossiles) doit évidemment se faire avec un nettoyage préalable des échantillons marins pour éviter les interférences malheureuses...
2 - Les matières qui sont des mélanges (comme les ambroïdes par exemple) ont évidemment des réponses modulées (parfois apparemment "correctes"), d'où l'importance de faire l'expertise globale de la matière.


Une inspection visuelle
pour débusquer la fraude.








      Brûler n'est pas le test le plus "utile" pour expertiser l'ambre.

      Dans la liste, ci-dessus, volontairement, je n'ai pas mis le test de la "célèbre" combustion, qui, évidemment destructif, mais pratiqué partout, est souvent utilisé à tord, au moins par les malgaches, pour finalement dire de grosses bêtises. En effet, toutes les matières carbonées ramassées sur le littoral brûlent : copal, bakélite, paraffine, plastique, graisse animale, oléorésine indurée, déjections animales, graisses hydrogénées, huiles végétales solides, mélanges d'alcanes saturés, ambre gris du cachalot, etc. Les matières légères et les souillures solides qui flottent et se retrouvent dans les laisses de mer peuvent donc brûler SANS QUE CELA SOIT de l'ambre. Donc le dit test, finalement destructif, ne "raconte" pas grand chose... Parmi toutes ces matières, le succin (et lui seulement) brûle MAIS en maintenant une flamme fixe, petite et régulière (voir ci-dessous). C'est la polymérisation forte de la résine fossile qui empêche l'ignition forte. La flamme coupe les liaisons du polymère fossile en surface qui se consume alors lentement. Le copal, les résines subfossiles, les plasticomorphes dérivés du pétrole se consument en développant une flamme plus grande que celle d'un ambre... L'affirmation : "ma matière brûle à la flamme, c'est donc un ambre" est donc une ineptie...







      Les tests de la combustion des résines (voir ci-dessus) les plus significatifs doivent se faire avec les échantillons tenus à horizontal. En disposant l'ambre ainsi à l'horizontal, on voit si la flamme progresse vers le bas... Si c'est le cas, l'ignition fait fondre la matière. Un ambre (=succin) maintient TOUJOURS une petite flamme fixe, vers le haut. Dans une certaine mesure, succin et copal peuvent se distinguer à la combustion... (Mais attention aux "mélanges"...)








Si vous refusez le test destructif du feu, l'expertise en
lumière noire (UV) reste la solution...



Seul le test optique et surtout celui de la fluorescence (ci-dessous) démontre que la gemme est dénaturée ou pas.



Le test d'authentification des VRAIS ambres par la vérification de la fluorescence naturelle est implacable !
Pour repérer les ambres authentiques (parmi les contrefaçons plus ou moins trafiquées en joaillerie) rien de plus facile.
Placez les échantillons sous une lumière UV, l'ambre authentique NON trafiqué vous sautera aux yeux !


Oui, comme le montre l'image ci-dessus, les ambres fondus en
autoclaves (Spiller & Trebritsch), mélangés à des
intrants n'ont pas une fluorescence normale.









Fluorescer, Ok c'est bien, mais, à quoi ressemble une fluorescence naturelle ?




La fluorescence (lorsqu'elle existe, ce qui n'est pas forcément le cas des plasticomorphes fabriqués à
l'autoclave) DOIT toujours révéler le fluage originel de l'échantillon... Un ambre authentique (non
trafiqué, c'est à dire natif, tel qu'il existe dans la nature) fluoresce toujours en lumière UV et
la réponse suit exactement les lignes de séparations courbes qui sont le témoignage du
fluage originel de la pièce... Vendus avec ou sans certificat, des bijoux déclarés
"naturels" qui NE FLUORESCENT PAS (ou, pire, qui fluorescent fort surtout
par l'adjonction du produit xxx que nous ne citerons pas) sans montrer
le moins fluage sont la preuve incontestable que la matière n'est
faite qu'à partir d'UN MELANGE de dupe né à l'AUTOCLAVE.



Ces tests en 9 points principaux
(condescendants pour quelques scientifiques) ne constituent pas une expertise intégrale et définitive d'un fossile de l'ambre. Ces vérifications, ces tests sont seulement des indications utiles qui convergent vers une expertise de plus en plus attentive... Ces vérifications sont des pistes de réflexions qui ouvrent les pensées critiques. Une étude circonstanciée d'un éventuel faux, commence par un examen taphonomique.
Et, bizarrement ce sujet de la taphonomie des faux n'est pas développé par les contradicteurs...




      Un confrère (extrêmement brillant pour déceler les faux en paléontologie et minéralogie, qui m'a d'ailleurs formé sur le sujet) m'écrit : "Eric, Bravo. Merci pour ce sujet très intéressant et ces mises au point utiles. Ouf !(=Humour) tous mes ambres roumains (de Colti) récoltés sur place sont fluorescents en UV ondes longues, -plus ou moins- évidemment selon les échantillons. Certains parfois sont même très fortement fluorescents. J'imprime ton dossier qui va rejoindre mon classeur archive toujours en place dans ma bibliothèque. Cependant ne penses-tu pas que des matières synthétiques puissent également fluorescer ? Bien sûr que si, n'est-ce pas ? D'où la fluorescence seule ne suffit pas, pour discerner le vrai ambre (natif), on est d'accord ? Il faut respecter les 9 points que tu donnes, n'est-ce pas ? " André Holbecq.

      Eric G.: Oui, complètement. Une expertise qui valide les 9 tests est une indication assez fiable que la pièce est -vraisemblablement- authentique... Le faux le mieux élaboré que j'ai expertisé a résisté à 6 des 9 tests. Nous sommes d'accord, complètement d'accord... Pour certifier un ambre d'un vulgaire plastique (trouvé par hasard dans la nature), il faut dénicher les traces intrinsèques qui existent TOUJOURS dans les oléorésines (et manquent dans les résines industrielles). En simplifiant on peut classer ces traces expressives de l'ambre en 8 registres. Si l'échantillon testé ne restitue AUCUNE de ces traces, alors l'objet n'est qu'un plastique...





Alors, oui, les faux de l'ambre existent ...





Les faux de l'ambre existent un peu partout !





      Les contrefaçons de l'ambre sont de plus en plus visibles (et nombreuses) sur Internet, notamment sur ces sites allemands de vente en ligne, (on s'en doute plus ou moins)...
Mais, croire que les vielles collections muséale soient épargnées est une erreur grave. "Au XVIII ième siècle les collections d'histoire naturelle avec leurs curiosités étaient si ardemment recherchées, qu'on fermait volontiers les yeux sur les contrefaçons." Voyage dans la Forêt d'ambre W. Wichard et W Weitschat, 2005.


      La façon la plus simple d'obtenir un ambre clair translucide, limpide et pur, est de mettre le matériel sous pression en montant progressivement la température en autoclave en présence d'azote. Les impuretés gazeuses minuscules disparaissent de la matrice. L'ambre opaque (jusqu'à osseux ainsi désigné pour les plus troubles) évolue et devient alors limpide. L'ambre ainsi amélioré conserve assez bien les inclusions organiques fossiles d'insectes. Pour obtenir ensuite une couleur cognac, (la plus estimée en joaillerie) l'opérateur peut chauffer l'ambre en étuve (sans modification de pression). Autre procédé, il est possible de réunir entre eux des petits morceaux d'ambre et de les presser pour obtenir des blocs de plus grandes tailles. Le résultat est une "pierre d'ambre" plus solide mais moins brillante à la découpe. Ce procédé conserve également les inclusions animales et végétales. Les formations circulaires, (ou paillettes soleils) sont caractéristiques de l'ambre chauffé et compacté. Ce sont des bulles écrasées et ne sont pas des inclusions organiques. L'ambre, pressé - chauffé, ainsi "trafiqué" n'est plus fluorescent. Le procédé, cette fois, le plus rentable consiste à intégrer dans la préparation un animal rémunérateur dans une résine déjà insectifère laquelle trompera alors sans doute les acheteurs... Tous les procédés pour "améliorer" l'ambre se complètent les uns les autres, et, l'objectif n'est que de faire de l'argent...






L'ambre : "Bernstein", désigne littéralement "la pierre qui brûle".
Mais, ci dessus, c'est la pierre qui fond !!!


      Pour les allemands, l'ambre : "Bernstein", désigne littéralement "la pierre qui brûle". L'ambre véritable, comme polymère de carbone, brûle naturellement en développant une flamme régulière lorsque la matière est présentée au feu.

      Si, le test de la combustion d'un échantillon produit une flamme non régulière, et, pire encore, si l'échantillon coule en produisant des suintements noirs, votre matériel n'est assurément pas un ambre !!!

      Sur cet échantillon allemand vendu au prix de l'ambre (certifié être de l'ambre véritable !!!), on remarque que la matière en ignition coule et crépite tandis que l'embrasement se développe avec une flamme large qui progresse ! L'échantillon n'est donc pas un ambre ce qu'infirme le vrai "faux" contrat d'authenticité qui accompagne la pièce achetée pour faire l'expérience. La duperie étant révélée le vendeur pourrait-il me rembourser ? Pensez donc... J'ai simplement expliqué au vendeur que sa pièce serait présentée sur le web, pour expliquer les fraudes. (Sans commentaire).

      Les faux de l'ambre existent, et sont proposés à la vente, (avec leur certificat inutile) la preuve ici en images... N'est-ce pas monsieur le vendeur... Il est assez désagréable, d'acheter du faux, de le brûler, pour démonter la duperie. Mais, si la vérité est à ce prix...



Concernant les faux : Questions - Réponses



Une abeille contemporaine plongée dans un faux ambre...

      Une multitude de petits chimistes en herbe utilisent leurs résines (résine-cristal, produit TRES toxique !) pour imiter dans leurs loisirs "créatifs" les gemmes fossiles d'ambre insectifères... Les résines ressemblent surtout à la pâte de verre et autorisent des moulages, des enrobages stratifiés à inclusions. Les résines sont associées à un durcisseur et le mélange des liquides devient solide en 24 heures... Cependant les réactions exothermiques des liquides cuisent les inclusions alors dénaturées (qui deviennent sombres) avec l'inconvénient supplémentaire d'attacher des bulles atmosphérique à l'objet inclus. Ces ambres-plastiques primitifs sont facilement reconnaissables par l'aspect toujours figé des inclusions prises, raides, sans mouvement dans une matrice assez homogène. Un bloc gemme d'un kilogramme (ci-dessous) contenant une abeille enroulée -position mortuaire anormale- n'est qu'une imitation grossière d'un amas de résine coulé dans un moule préalablement graissé (à l'huile de vaseline). Les inclusions insérées fraîches -comme les lézards souvent utilisés- se reconnaissent par une dessiccation anormale, l'effet de resserrement des tissus mous est caractéristique. Pour éviter cette déformation, les faussaires essayent de noyer l'inclusion en plusieurs fois. Les réactions calorifiques du durcisseur peuvent également chauffer l'animal produisant un dégazage qui modifie les tissus de surface lesquels marquent la résine dans un effet qui n'est évidemment pas celui d'un mouvement d'agonie d'un animal antique qui aurait tenté de se libérer d'un piège végétal. La résine peut évidemment être associée ou déjà remplacée par l'opérateur, qui essayera les oléorésines subfossiles fondues pour améliorer sa cuisine...






      Mon ambe d'un kilo avec la guêpe fossile...

      Bonjour, Monsieur Geirnaert.

       Je possède cet ambre de la baltique (ci-dessus et ci contre) de prêt d'un kilo. Je vois à l'intérieur une sorte de guêpe (abeille) et également des plantes. Pouvez-vous me donner votre avis s'il vous plait ?

      Merci d'avance.

      Bien cordialement.

      Francky.
      Bonjour Monsieur,

      Pour répondre rapidement (certains internautes manquent de temps pour lire l'intégralité des réponses) votre pièce d'ambre d'un kilogramme avec votre abeille est surtout un bel amas de plastique... Si j'ai bonne mémoire, vous m'avez déjà adressé la même question avec le même objet il y a trois ans... Et, aujourd'hui, comme hier, ma réponse est la même : votre pièce muséale énorme est un faux, votre objet est une grossière contrefaçon. Faites le test de la vérification en lumière uv, vous verrez le défaut de fluorescence. Monsieur, votre "référence-objet" n'est pas un ambre de la baltique. Cela saute aux yeux... Mais bon,... votre plastique n'empêche pas de parler des abeilles et de l'ambre.
Deux sujets intéressants...

      A l'inverse des araignées qui restituent merveilleusement le paléoenvironnement de la forêt d'ambre, les abeilles, pourtant présentes et nombreuses dans le biotope luxuriant balte, se font plus discrètes, au grand dam des scientifiques. L'abeille, pour de multiples raisons, a frappé tôt l'imaginaire des hommes surtout lorsque l'insecte est associé à l'ambre légendaire.
"On aperçoit l'abeille plongée dans la goutte de Phaéthon, aussi nettement que si elle plongeait doucement dans son propre miel. Elle portait fièrement cette digne récompense pour une vie pleine de labeur: comme si elle avait souhaité de tout son cœur mourir ainsi." Martial (38 102).
Devant le défaut de (beaux, et très beaux) fossiles qui font rêver les hommes, les commerçants -peu scrupuleux- ont alors compensé les manquements de Mères Nature. Ils ont multiplié les faux, comme des petits pains. Trouver une abeille dans l'écrin de résine, éveille mon sens critique...

      Pour vérifier l'authenticité de la pièce, (et effectivement quelle pièce de plastique !) il faut observer la fluorescence de l'échantillon en lumière monochromatique (lumière noire, dite aussi, lumière U. V.). Les faux -même réalisés à base d'ambre- (généralement fondu) ont une fluorescence différente de celle des matières fossiles authentiques. Quelle est la provenance stratigraphique de votre échantillon ? Toutes les surfaces ont-elles été poncées ? (Ce qui pour les gros échantillons est surtout dommage). Les ambres insectifères baltes d'un kilo (ambres bruts, c'est-à-dire non poncés) sont exceptionnels. Les amas résineux les plus grands se forment (à la différence des coulures extérieures le long du bois), dans des cavités creuses de l'arbre antique. Si, dans l'histoire, on mentionne ces amas ex-cep-tion-nels qui peuvent atteindre plusieurs kilogrammes, il faut noter que ces échantillons bibliographiques (parfois photographiés) ne sont jamais insectifères. En effet la cavité profonde à l'intérieur du tronc (la poche de résine plus ou moins grande) était vraisemblablement protégée des inclusions organiques exogènes par l'épaisseur du bois de l'arbre producteur. De fait, les débris végétaux amorphes ou les insectes aériens n'étaient jamais attrapés au piège collant de ces amas formés dans la profondeur du bois. Il est alors assez inconcevable de distinguer une grosse abeille desséchée (la position recroquevillée est évidemment caractéristique) arriver au cœur de la poche d'ambre! Généralement les abeilles fossiles que l'on retrouve en inclusions sont arrivées vivantes au piège des coulures de résines des forêts antiques d'ambres.

      L'absence des Apinae (= vraies abeilles) dans l'inventaire des faunes incluses des ambres du nouveau monde en en contraste avec la répartition biogéographie, large, des abeilles electrapis bien référencées dans les dépôts baltes. (George Poinar, 1998, Cenozoic Fauna an Flora in Amber).
Actuellement, comte tenu de la circulation des lots insectifères proposés à la vente, (toutes espèces confondues), deux genres d'abeilles sont surtout présentées en images sur Internet.
La première petite abeille est originaire du copal africain et malgache; le genre Trigona, (répartition de l'espèce : la côte Est de l'Afrique).
La seconde abeille est proposée à la vente dans les lots insectifères américains; le genre Proplebia, (répartition de l'espèce : la République Dominicaine).
N'étant pas une electrapis balte, on peut se poser la question de l'origine légitime de cette grosse abeille piégée au cœur d'une accumulation (d'un kilogramme) de résine. Pourquoi et comment cette grande abeille, isolée, serait-elle arrivée au centre d'une poche énorme de résine ?

      La présence d'une jolie abeille solitaire appartenant à la sous famille des Apinés dans une magnifique gemme de résine pose un problème, mais, dans certains cas, la survenue peut-être expliquée. Les représentants actuels de la tribu des Euglossini (qui vivent dans les forêts tropicales de l'Amérique du sud et ressemblent à des bourdons aux vives couleurs métalliques), construisent leurs grands nids dans le creux des arbres à partir de résine qu'elles viennent récolter avec des petits fragments d'écorce.
Le Botaniste Vogel a également noté que ces abeilles mâles récoltaient les substances odorantes de certaines orchidées. Les abeilles mâles récoltent la substance des fleurs en la brossant avec les rangées de poils de leurs pattes antérieures puis la transfèrent dans un réceptacle situé dans les tibias postérieurs.
De tels insectes (chargés aux pattes postérieures d'une substance que l'on a vite affirmé être de la résine, G. Poinar 1999) sont discernables dans l'ambre dominicain. Les petites ouvrières sans aiguillon Proplebia dominicana venaient ainsi s'approvisionner de substances utiles dans la forêt d'ambre pour confectionner leur nid. Alors qu'en est-il de ce spécimen balte ? A regret, la pièce n'est selon moi, qu'une contrefaçon imitant l'ambre insectifère...

      Votre gros insecte (sec, mort, position d'une abeille déjà morte avant piégeage...) est centré idéalement dans l'échantillon comme si l'opérateur avait travaillé le caractère esthétique du "fossile". Dame nature réalise ses ambres sans notion d'esthétisme mais, Dame nature incorpore une logique (taphonomique) dans ses échantillons qui n'apparaît pas dans votre objet. Les insectes, piégés morts, peuvent à la limite, être englués à la périphérie des petites coulures aériennes, le cas est avéré dans le registre des fossiles de l'ambre. Mais, les coulures successives, la chronologie des recouvrements diurnes est alors enregistrée dans des tels fossiles (ce qui n'est apparemment pas le cas de votre échantillon dont la forme est celle d'un tonneau assez étrange). Dans le commerce on propose des kits pour réaliser des objets décoratifs contenant des insectes. Votre objet, sans autre analyse, ressemble selon moi, à un presse-papier de bureau plus qu'à un fossile d'ambre.

      Votre objet, c'est encore un faux, un de plus, dans la grande galerie des objets de dupe. J'aimerais beaucoup que vous puissiez m'envoyer une image (de bonne qualité) de votre échantillon exposé sous une lumière U. V. L'image permettrait de discuter le mode opératoire et les étapes de la réalisation de l'objet. Allez donc au Musée d'Histoire Naturelle le plus proche de chez vous, (il y en au treize en France), et présentez votre échantillon d'ambre. Nous verrons la réponse des confrères. Je reste votre obligé, surtout pour des pièces d'un tel potentiel.

      Toutes les matières présentées au forum ne sont pas des faux, et, la découverte du Pélambre (nouveau minéral publié), cet ambre fossilifère exceptionnel, vitrifié par des effluves volcaniques, est finalement le fruit du hasard mêlé au bon sens de Stephan F. qui souhaitait expertiser une matière qu'il pensait contrefaite !


Pour compléter le sujet des fausses abeilles : Une abeille fausse de l'ambre, une autre abeille étrange de l'ambre.





      Bonjour Monsieur Geirnaert.

      J'ai invoqué cet argument plusieurs fois. J'ai lu sur un forum de géologie qu'une auréole de méthane (CH4) était une preuve de la légitimité d'un (vrai) fossile authentique d'ambre, car, non reproductible par un opérateur... Qu'en est-il, pourriez-vous préciser ? Et, sinon, pourriez-vous montrer quelques images explicatives ?

       Nikolay.



      Bonjour Monsieur.

      Vous dites des bêtises. Vous racontez n'importe quoi. Non, vous interprétez... L'article que j'ai amené (et que vous avez lu, et mal lu) évoque un dégazage en halo blanc, rien de plus... Le sujet n'invoque pas le Méthane et encore moins les auréoles ! Vous assimilez : dégazage = méthane... L'article (mon article, sujet publié en 2002) pose simplement la focale sur le halo blanc, le halo diffus de dégazage autour des inclusions du matériel balte. Le halo blanc n'a rien a voir avec l'auréole (d'ailleurs strictement plane et circulaire) évoquée autrement.

      Le méthane (CH4) est un gaz incolore qui se dégage des matières organiques en putréfactions et constitue, à l'occasion, le grisou des sites fossiles, (les houillères par exemple). La présence du méthane "putride" dans le processus de genèse des ambres fossiles serait intéressante car la résine a, je crois, comme principe fondamental de bloquer les putréfactions. C'est d'ailleurs pour cela que les insectes sont conservés en inclusions. La résine agit comme un inhibiteur biotique, une sorte de pansement physiologique végétal.

      Le formène, ou gaz des marais (CH4), peut apparaître en concentration dans les biotopes d'eau. Mais, je n'ai pas le moindre indice d'une étude universitaire qui puisse attester d'une coloration (prouvée) vérifiée des oléorésines sub-fossiles ou fossiles par ce gaz incolore (ou un autre d'ailleurs). Les travaux qui relient résine et méthane sont ceux qui concernent des matières microporeuses, (modifiées par émulsions, polycondensation de lignosulphonates) destinées à devenir des matrices de stockage du méthane, ALAIN Emmanuelle et MCENANEY Brian.

      Les résines fossiles, (poreuses), si même elles contenaient du méthane ou avaient été en contact avec ce gaz exogène, ne pourraient pas durablement conserver cet élément volatile. Maintenant, outre le méthane (putride, potentiellement présent dans les roches encaissantes), la résine a évidemment une mémoire pétrographique. Et, le dégazage, (comme vapeur, émanation fluide expansible et compressible) né des processus kérogènes qui transforment les oléorésines en matières indurées, marque à l'occasion la genèse d'une gemme.

      Le dégazage d'une résine qui fossilise lentement, graduellement, peut développer deux processus perceptibles très différents d'altérations des inclusions. Les oléorésines bloquent les putréfactions (= décompositions organiques) cependant elles n'empêchent pas -totalement- les autres dégazages comme ces fermentations associées aux termites xylophages, qui, ayant assimilé du bois se déforment dans la résine. Les termites colombiens, piégés dans la résine, ont tendance à gonfler sous l'activité microbienne qui perdure dans le milieu piège quelque temps après le mort par étouffement des insectes. Les inclusions devenues fossiles ont alors été déformées par pression des gaz internes (méthane, dioxyde de carbone, sulfure d'hydrogène, azote, etc). Les inclusions ainsi déformées sont souvent associées à des bulles manifestes qui progressent en dehors de l'abdomen. A coté de ce cette activité microbienne, le dégazage "fossile" peut aussi développer une sorte de nuage blanc opalescent dont la puissance semble associée à la forte température de certains échantillons initialement riches en sève. Ce halo blanc qui nimbe toute ou partie de l'anatomie d'un insecte est une preuve d'authenticité d'un fossile. Mais, cet effet développé en 3D dans la gemme, n'a rien à voir avec ces auréoles planes (lignes circulaires développées contre l'inclusion) souvent sombres, qui correspondent à l'effet d'écrasement (2D) des liquides corporels. Un liquide écrasé estampille la résine dans un plan 2D. Un dégazage (qu'il soit méthane ou autre) progresse en profondeur dans la résine dans toutes les directions (3D). Un gaz incolore (méthane) n'est alors sans doute pas responsable des auréoles planes associées à quelques inclusions...

      Pour étudier les inclusions de l'ambre il est intéressant de résumer les processus qui marquent la genèse des échantillons... En simplifiant, on peut dire qu'il existe trois mécanismes naturels qui tracent les inclusions authentiques originelles prises au piège des résines.
Pour discerner les contrefaçons, (ambre et copal), il faut absolument lire cette fiche.
Et, pour aller plus loin et approfondir le sujet, on peut dire qu'il existe huit marques significatives différentes associées aux inclusions de l'ambre. Le sujet est traité ici dans ce dossier remarquable.







Si vous souhaitez un complément sur
le dossier des faux, vous pouvez poser une question à

eric.ambre.jaune@hotmail.fr





- Quelques expertises de faux -




Sujet 1 : un lézard.

Sujet 2 : un ambre brut de 45 Kg.

Sujet 3 : un beau scorpion.

Sujet 4 : mon ambre contient une grenouille et une anguille

Sujet 5 : un ambre du Maroc.

Sujet 6 : un ambre pêché en mer.

Sujet 7: l'ambre fossile du Danemark.





      Ma guêpe de l'ambre...

      Bonjour, Monsieur Geirnaert.

      Après des recherches pour identifier l'insecte dans l'ambre que je viens d'acquérir, je suis tombée sur votre site, où vous proposez une expertise gratuite, démarche dont je vous remercie car il semble que vous soyez le seul.
J'ai contacté la personne me l'ayant vendu, qui m'a dit que je ne pouvais pas avoir de certificat d'authenticité car seul les laboratoires peuvent les délivrer, et enfin que l'inclusion présente dans le morceau d'ambre est une guêpe. Je me suis donc permise de vous faire parvenir en pièce jointe les deux photos que j'ai de la pièce afin de savoir s'il s'agit bien d'une guêpe, voir même si vous pouviez me renseigner sur son espèce exacte ! La pierre vient de Lituanie, et aurait entre 20 et 30 millions d'années. J'ignore si vous pourrez me renseigner, mais vous remercie par avance pour la lecture de ce mail.

      Cordialement.

      Melle Kathleen Guilloux.



      Bonjour Madame,

      Vous avez questionné la personne qui vous a vendu l'ambre et qui vous a dit que seul les laboratoires pouvaient délivrer des certificats d'authentification ???? Ah, voilà un scoop ! L'expertise n'est alors pas réalisée (ou pas réalisable ?)

      En Europe, aux Etats-Unis, le problème de l'expertise des échantillons se pose évidemment dans les musées, dans les collections institutionnelles et, aussi, lors des ventes aux enchères. Le service de répressions des fraudes français a été plusieurs fois sollicité pour la question des faux ambres qui inondent le marché. Ils ont alors indiqué quelques spécialistes sur la toile. Soyons critiques et gardons des jugements clairs. Pourquoi diable seuls des laboratoires (et quels sont-ils alors) auraient autorité pour expertiser des ambres ? Certains laboratoires aurait-ils le monopole des expertises et du savoir ? En fait, certains experts (privés ou attachés à leurs laboratoires de recherche) n'authentifient plus les ambres car les contrefaçons sont désormais élaborées (réalisées avec des mélanges) et, quelque tests sont encore destructifs. Traçabilité et authentification de l'ambre ?…Oui, le problème existe. Madame prenez-vous pour argent content les propos (et les échantillons) de votre vendeur? Vous devriez alors poser la question de votre achat à des organismes institutionnels. Peut-être vous donneront-il la liste des laboratoires accrédités aux expertises de l'ambre -à moins que ce ne soit des équipes de complaisance ? Madame, je reste intéressé par vos contacts et attentif aux tarifs. Depuis l'avènement du commerce électronique et la globalisation des échanges, Internet est le principal vecteur - diffuseur des faux. Avec le Web il est si facile d'acheter, en quelques clics, tous types de faux. Madame, avez-vous acheté votre échantillon via Internet ?

      Le problème des faux est si ardu que des laboratoires (celui de l'institut suisse de gemmologie par exemple), authentifient leurs certificats d'expertise avec autant de rigueur et d'ingéniosité que la gemme proprement dite car le papier est lui aussi contrefait !!! Quelques commissions (nationales - internationale) en bijouterie, joaillerie et orfèvrerie (surtout) se sont donné autorité pour vendre des expertises. Mais, l'ambre (avec se définition si particulière) est encore une pierre à part dans le monde de la gemmologie. En fait, tout ce qui permet de faire marcher le commerce est parfaitement ficelé.

      Madame, je vous laisse approfondir le sujet avec votre vendeur en lui posant par exemple la question du pourquoi seuls les laboratoires serait accrédités aux expertises... Je vous laisse étudier les enjeux juridiques des fraudes, la valeur juridique des certificats d'authentification, le cadre normatifs des expertises…

      Mais, à côté de ces recherches, des choses simples existent pour expertiser des ambres. Et peut-être votre vendeur, devrait s'y intéresser. Qu'en pensez-vous ? Qui gagne quoi dans l'affaire ?

      Cordialement. Eric G.


      
Monsieur,

       Je vous remercie pour votre réponse. En effet j'ai fait mon achat via Internet, sur le site d'une grande bijouterie et vendeur de pierre précieuse et semi précieuse. Le contact que j'ai eu m'a simplement dit qu'un certificat d'authenticité ne pouvait être délivré que par un laboratoire agréé et que son coût était de 100 à 200 euros, en gros le prix de la pierre ! J'espère ne pas avoir en ma possession une fausse inclusion... Je vous remercie de m'avoir consacré du temps, et vous souhaite une très bonne continuation dans vos travaux.

       Melle Kathleen Guilloux.


      Bonjour. Selon moi, c'est le vendeur qui doit pouvoir (vous) certifier la nature de votre achat. C'est lui qui vend et donc, c'est lui qui est responsable. C'est à lui ce certifier d'authentifier votre ambre, (d'ailleurs d'une valeur de 10-15€?). En fait la seule chose bien partagée sur Internet, c'est l'aspiration (l'inspiration) de l'argent et les explications sottes, idiotes, effarantes... Je suis TOUJOURS effrayé des prix annoncés et surpris que des personnes soient d'accord pour payer de telles sommes. Le montant dépensé dans l'achat d'une pierre n'est SURTOUT pas une garantie d'authenticité.

      
Pour 150€ je peux vous expliquer comment bien acheter un ambre ! Profitez-en je fais des prix en ce moment pour la fête des pères. (Humour). Je vous laisse poursuivre vos achats.

      Bien à vous. Eric G.

 





Forum Ambre par Eric G.

Toutes vos questions et leurs réponses : Le forum de l'ambre






Retrouvez toutes les publication d'Eric GEIRNAERT
sur son site officiel : Ambre.jaune.free.fr





http://ambre.jaune.free.fr/


Expertiser seul ses ambres...


      Bonjour Monsieur Geirnaert.
Je suis passionnée par l'ambre depuis plusieurs années et j'avais acheté votre livre (ici présenté sur Facebook) il y a quelques temps. J'ai découvert récemment que votre site comportait un forum de l'ambre qui m'a beaucoup intéressée et qui ne fait que développer mon esprit critique (mais j'avoue ne pas avoir encore tout lu par manque de temps...). J'avais "découvert" une boutique de vente de bijoux d'ambre sur Paris côté xxx pour ne pas la citer, et j'ai cassé ma tirelire pour acquérir certaines "belles" pièces. Maintenant, quelques petits tests basiques (goût, aiguille chauffée) m'ont peut-être confortée dans l'idée qu'il s'agissait d'ambre véritable, mais plus je lis vos articles, plus je me dis que je suis bien crédule car je ne pense pas échapper à la règle de l'ambre chauffé, voire pressé, voire pire...? J'ai acheté une petite lampe torche à UV (lampe à LED à UV de 400 nm), mais j'avoue ne pas trop comprendre comment il faut interpréter le résultat... Pour les colliers d'ambre transparent (jaune, cognac), l'ambre s'opacifie et devient blanc sous la lampe à UV. Pour les pièces "brutes", l'ambre devient marron terne avec quelques petites taches violettes ou bleues. Je sais qu'il y a les 9 points à vérifier pour être sûre qu'il s'agisse bien d'ambre, mais je ne peux pas faire tous les tests sans abîmer mes pièces, alors j'essaye au moins de voir à la lumière UV mais je ne sais pas trop comment faire ni comment interpréter ce que je vois.... Ni si j'ai acheté le bon matériel car je suis néophyte sur le sujet...Je vous remercie par avance et je vais continuer de vous lire. Cordialement. Sylvie Ruellan.



      Bonjour Madame. Oui, approfondir le sujet offre des surprises... Les informations trop "simples", simplistes, doivent êtres prises pour ce qu'elles sont... Vous ne me posez pas de question et vous développez votre esprit analytique (critique) en poursuivant vos lectures !!! C'est réellement le processus que je souhaite développer (auprès des Internautes) grâce à mon site Internet + forum. Je reste à votre disposition pour vous aider. Y a t-il des inclusions organiques dans vos pièces? Cordialement, Eric G.


      Bonjour, je vous remercie pour votre réponse. Oui, vous avez raison, je n'ai pas posé de question mais plutôt fait un monologue... En fait mes interrogations seraient au nombre de trois:
(1) Comment voir s'il y a une fluorescence ? Est-ce que la pierre change de couleur quand on met la lampe UV, est-ce qu'elle s'opacifie, devient blanche ou au contraire doit avoir la couleur "bleu fluo" comme dans votre exemple illustré? Je me doute bien que je n'ai pas acquis des pièces hors du commun, mais je pensais tellement acheter de l'ambre que pour le coup, j'essaye de me retirer la tête du sable....
(2) Il y a bien des inclusions dans chaque pièces, maintenant je ne sais pas si ce sont bien des inclusions organiques. Pour certains colliers assez transparents, avec des "pierres" de forme olive (environ 4 cm de longueur), il y a des inclusions qui peuvent ressembler à de la terre ou des feuilles. Pour les pièces qui m'ont été vendues comme de l'ambre "brut", il y a beaucoup de craquelures, et toujours comme des traces de terre.
(3) Ensuite, pour certaines pièces, on retrouve ces bulles qui me semblaient ressembler à des pétales de fleurs, mais qui pourraient résulter d'une pression (bulles d'air ?). Merci en tout cas du temps que vous passez à me répondre et très bonne journée. Cordialement. Sylvie.


      Re-bonjour. Je réponds d'abord à vos questions concernant la fluorescence.
(1) Sans donner les marques de plusieurs matériels, procurez vous les lampes standards vendues pour expertisez les timbres. Les lampes U.V. (de 10 à 50 €) -pour détecter la fluorescence- sont assez variables et les réactions examinées avec les ambres diffèrent alors selon la marque de la lampe et l'état évidemment des piles. Mais l'essentiel n'est pas la "puissance", la couleur de la réaction UV sur un ambre, l'essentiel est plutôt la "qualité" de la réponse. La fluorescence d'un ambre VRAI doit être naturelle. Je m'explique. Si l'on part du postulat qu'un ambre VRAI (natif) est né lors d'un processus naturel (dans la nature), aucun artefact (donc artificiel) ne doit être repérable. En simplifiant beaucoup, une oléorésine qui fossilise, transforme sa structure intime en un polymère stable. Les nombreux composés organiques se rapprochent, se transforment et créent finalement un polymère dont la matrice est caractérisée par des électrons mis en commun dans tout l'édifice. La mise en disposition d'électrons libres est corrélée au processus de fossilisation. Dit autrement: UNE OLEORESINE fossilisée doit fluorescer ! Peu importe la mesure très précise de la dite réponse... La fluorescence peut effectivement varier selon plusieurs critères, mais, fondamentalement, la fluorescence doit exister de la même façon dans toute l'épaisseur de l'échantillon. SI LA FLUORESCENCE n'est pas homogène et répond alors via la surface plus d'un coté que l'autre, l'objet observé est un artéfact, réunion collée ou pressée de plusieurs morceaux. Certaines colles sont plus fluorescentes que l'ambre et un fin trait -plus lumineux, plus coloré- dans l'épaisseur de la pierre est un indice évident d'une contrefaçon. Les ambres natifs fluorescent de façon variables selon les qualités, (l'âge géologique et la provenance) mais ils fluorescent tous, à leur façon, de façon h-o-m-o-g-è-n-e !!!! Un ambre chauffé perd sa fluorescence, et, certains bijoux où la fluorescence de la gemme n'est pas régulière sont alors des mélanges de tout et n'importe quoi dans lesquels les opérateurs ont ajouté des matières (fluorescentes) pour duper les clients. DONC il faut rechercher une fluorescence homogène et régulière. Ceci dit cette réponse (nécessaire) n'est pas le signe d'une expertise achevée. Un plastique peut avoir une fluorescence homogène et régulière. L'expertise se porte alors sur les inclusions organiques (=2).

(2) L'ambre étant à l'origine une oléorésine végétale collante, il existe toujours des inclusions organiques dans la gemme ! Elles ne sont pas forcément très repérables, mais elles existent (pollen par exemple). L'inverse est assez improbable. Ce sont les gemmes fondues et les plastiques colorés (vendus comme ambre) qui font croire aux clients que la matière originelle serait souvent limpide, claire diaphane et pure... Non, l'ambre natif est systématiquement souillé d'une multitude d'inclusion très souvent organiques. Les inclusions minérales sont rares. Donc, cqfd, les inclusions organiques existent. C'est en examinant ces inclusions que l'on peut expertiser l'ambre testé préalablement en lumière noire. Les inclusions organiques doivent être forcément nimbées d'un fin linceul (éventuellement blanc) né au processus de réaction de l'eau dans la matrice de résine qui fossilise. Si l'inclusion n'est pas nimbée d'un linceul, si l'inclusion est amorphe dans la matrice, c'est le signe d'une contrefaçon. Prenons une image pour expliquer la chose. Imaginez que vous observiez des raisins dans un gâteau. Les raisins originels de la préparation doivent apparaître conforme au gâteau et correspondre à la pâte. Découvrir des raisins artificiels secs amorphes sans aucune marque de cuisson, sans aucune déformation n'est pas normal. Les inclusions organiques originelles des ambres authentiques sont toujours nimbées. Les inclusions de l'ambre ne sont jamais amorphes. Seules les inclusions récentes pongées dans des plastiques sont amorphes.

(3) Oui, les petites lignes circulaires assimilées à des pétales de fleur sont des bulles atmosphériques écrasées. Ce ne sont donc pas des inclusions organiques. Et ces lignes sont souvent concentrées dans des mélanges chauffés en haute pression. Mais, là encore, facile de déceler les contrefaçons!!!! Les ambres fossilisés naturels (compactés DONC dans le sol) montrent parfois de telles formations mais écrasées que dans une seule direction, celle de la force de compaction des roches encaissantes (c'est de la géologie). Par contre, tous les bijoux artificiels montrent des bulles écrasées dans plusieurs directions prouvant alors évidemment et sans aucun doute possible le mode opératoire du trafiquant. (Prenez le temps de regarder ce document pour étudier les points 2et 3).

Madame, j'espère que vous comprenez mes propos et finalement le bon sens que chacun peut développer pour expertises ses échantillons. Lire les faux ambres est vraiment facile, mais il faut passer par (1) le test UV, (2) l'observation des inclusions organiques accompagnées de leur linceul et (3) ne repérer qu'un seul sens d'écrasement des bulles éventuelles...
Cordialement. Eric G.


      Bonsoir, Vraiment merci pour vos explications qui sont très claires et qui me permettent de mieux comprendre la structure de l'ambre et complète les explications fournies sur votre forum. Je ne me fais pas beaucoup d'illusions mais je vais vérifier tout ça... Si je peux me permettre, je vous transmettrai une photo d'un bracelet en ambre qui me semblait être un ambre "brut", non entièrement poli car je pense que la lecture de sa surface vous serait plus aisée que moi... J'ai bien l'impression que le commerce de la bijouterie d'ambre est quand même véritablement un labyrinthe où les amateurs comme moi s'y perdent bien facilement... Je vais continuer mon apprentissage en prenant le temps de la lecture de tous les articles sur votre site que je trouve remarquablement bien fait. Merci beaucoup pour le temps que vous avez accordé à ma réponse. Très bonne fin de journée. Cordialement. Sylvie.


      Bonsoir, Merci pour votre message. Sans vouloir être supérieur, sachez bien que quelques revendeurs (de bonne foi) en France qui n'ont que des connaissances parfois générales peuvent se faire prendre également par les faussaires "manipulateurs". Un revendeur fait toujours confiance à son fournisseur...Grave erreur!... En intervention (=conférence, en 2002) j'ai déclenché, sans le vouloir, une polémique réelle où un joaillier avait le jour même fait une nouvelle fois un achat d'un lot de bijoux d'ambre -pour un coût de 6.000€- d'un matériel qui n'était pas concordant aux étiquettes. En effet aucun matériel ne fluoresçait... "Bigre, comment expliquer la chose ? Le conférencier explique que l'ambre natif fluoresce !!!" Le ton est vite monté. Expliquer le faux est assez problématique (pour tout le monde). Cela place TOUS les protagonistes dans une situation assez particulière... La même situation existe dans le sport avec le dopage. Les informateurs (même fiables) ne sont pas forcément appréciés. Et, oui, entendu, n'hésitez pas à me soumettre des images de vos bijoux. Je reste attentif à vos messages. Cordialement, Eric G.


      Bonsoir, Oui, vous avez entièrement raison, et je pense qu'il faut savoir ouvrir les yeux quand les arguments sont cohérents. La personne qui travaille en tant que vendeuse dans la boutique où j'ai acheté cet ambre est quelqu'un que je connais depuis plusieurs années (par mes achats...) et en qui j'ai entièrement confiance car elle est passionnée par l'ambre et je ne pense pas me tromper en disant qu'elle est honnête. Maintenant, même si elle reste vigilante, elle fait confiance en son patron et en son fournisseur en Russie, et, c'est un commerce très "opaque"... Je pense qu'elle serait désemparée si réellement, ce qu'elle vend ne correspondait pas à ce qu'elle estime être un ambre "pur"... Si c'était le cas, je ne suis pas sûre de vouloir lancer la polémique... De mon côté, je garde un espoir car je trouvais ces pièces tellement différentes... Je vais essayer de faire des photos avec un bon rendu (j'attendrai ce week-end pour avoir la lumière du jour) et je vous en transmettrai quelques unes. Merci à vous et très bonne soirée. Cordialement. Sylvie R.



      Sans vouloir entretenir une correspondance trop longue, une dernière remarque, et non la moindre. Le matériel russe est souvent authentique ! Le faux (le bijou bien trafiqué qui ne fluoresce pas ou plus) est d'avantage allemand - polonais - italien, ... Le VRAI faux correspond d'avantage à l'Europe occidentale. Plusieurs circuits existent... Les circuits du brut et des bijoux et les réseaux ne sont pas les mêmes. Trente pays commercialisent réellement l'ambre sous plusieurs formes. Le matériel russe provient d'un commerce certes désorganisé (plus ou moins bouleversé pour diverses raisons géopolitiques et économiques) mais ce n'est vraiment pas là que les matières sont surtout améliorées, mélangées à des bakélites et des plastiques. Les russes sont à l'origine des plus belles qualités proposées. Allez, je me lance, à 90%, j'estime (sans avoir vu votre bracelet) que les pierres sont authentiques. Les choses sont si invariables qu'elles peuvent être prévisibles. Le commerce russe n'est pas le commerce allemand ou polonais. Bien à vous, Eric G.

 





Acheter un ambre sans se faire duper...


      Bonjour Monsieur Geirnaert.
Consciente que votre temps est précieux, excusez-moi de vous déranger mais je désirerais offrir un petit morceau d'ambre avec une inclusion d'insecte à mon fils qui va prochainement avoir 18 ans. Habitant à Toulouse, je pensais m'adresser à la boutique de Monsieur xxx, à Paris, qui parait sérieuse. Mais après avoir lu les nombreuses pages de votre site web, j'ai peur de me tromper. Pourriez-vous m'indiquer un site où, sans être absolument sûre de mon achat, je risque le moins d'être dupée. Avec mes remerciements.
Capucine Covaert.




      Bonjour Madame. Monsieur xxx (puisque vous le nommez, spécialiste des xxx qui commercialiste de nombreuses choses -rentables-) m'a envoyé (il y a quelques années) une lettre manuscrite (que j'ai encore) où il m'explique que les faux n'existent pas puisqu'après ses expertises, les dits faux sont révélés. C'est précisément ce courrier -sans argument- qui m'a guidé à devenir un expert des faux ambre car, je n'apprécie pas vraiment cette rhétorique où, idéalement, seul l'expert (en fait le marchand) serait capable, lui et lui seul, de certifier les matières proposées à la vente.
Oui, mais non!!! Vendu ou pas, exposés en vitrine de magasin ou dans les armoires des musées institutionnels, présentés dans une e-boutique, LES FAUX accompagnés du sacro saint certificat d'authenticité (imprimé par le vendeur lui même évidemment) existent PARTOUT ! Dans un lot destiné à la vente, dans une enseigne, sur Internet ou déposé dans les vitrines rutilantes de la belle capitale, les faux peuvent s'immiscer (si-len-cieu-se-ment)... Les faux apparaissent même aux ventes aux enchères américaines (l'enseigne la plus prestigieuse que je ne citerais surtout pas pour m'éviter des problèmes). Madame, si vous souhaitez acheter un échantillon (peu importe le prix, CAR, les faux sont proposés à tous les prix, justement pour duper le prospect !), munissez vous d'une lampe UV. L'ambre natif (donc non trafiqué), doit fluorescer. Et, vérifiez ensuite, à la loupe, qu'un halo blanc né de l'humidité des viscères du petit insecte inclus est présent. TOUT AUTRE discours doit être rejeté.
Madame, je ne peux QUE vous donner des conseils... J'évite surtout de donner une caution d'autorité à des enseignes... Expliquer les faux en minéralogie, paléontologie, joaillerie, c'es s'exposer aux critiques les plus virulentes de ceux qui commercialisent les dits faux et en retirent des bénéfices substantiels. C'est comme dans le sport, celui qui dénonce le dopage devient (vitam-aeternam) un paria.
Bien à vous. Eric G.


      Je vous remercie pour la rapidité et l'argumentaire de votre réponse. C'est justement après avoir lu les nombreuses pages de votre site que j'ai eu des doutes. Vivant en province, je ne peux malheureusement pas apprécier et tester les échantillons directement. Je dois me contenter des photos disponibles sur les pages du web (pour la vente à distance). Dans le document joint j'ai regroupé une sélection des ambres susceptibles de me convenir. Je ne veux pas abuser de votre patience mais pourriez-vous me dire ce que vous en pensez? Un échantillon est-il plus sûr que les autres (la dernière photo de la liste montre une abeille qui semble entourée d'un nuage blanc et présente quelque chose qui ressemble à une grosse bulle comme vous le recommandez). Avec tous mes remerciements pour votre gentillesse.
Capucine Covaert.



      Oui, sans vouloir vous décevoir, les prix affichés dans votre document sont exorbitants, totalement hallucinants. Divisez les chiffres par 10 même 20, et cela reste TRES, TRES cher !!!! En vendant mon livre (330 photographies couleurs; 27euros) mes éditeur-distributeurs donnaient un échantillon gratuit. Car, comptez 5 à 15 euro pour un bel insecte. 50 euro est un prix VRAIMENT extrême pour un échantillon insectifère de COLLECTION !!! Je vais finalement mettre une information concernant les prix sur mon site Internet. Oui, sinon, autre chose, les qualités exprimées dans votre sélection sont hasardeuses, (fausses ?)... Les origines désignées ne sont pas toutes celles des matières. Bref, sans commentaire. Sans vous déplacer, si vous achetez à distance, (par Internet), -surtout à ce prix !- EXIGEZ une photographie de l'échantillon fossile en lumière noire ! Le vendeur DOIT pour un prix de plusieurs centaines d'euro se plier aux exigences du client. Sinon, passez votre chemin.

      SOYEZ raisonnable, de tels échantillons ne valent vraiment pas plusieurs centaines d'euro !!! Vous rendez-vous compte que ces pièces sont proposées plus cher que le coût du diamant de qualité supérieure ? Pour la pièce dont vous me parlez, l'insecte n'est pas une abeille mais une blatte. Et, l'ambre (prétendu ambre) est évidemment un copal. Idem pour l'origine Santander, la matière prétendue ambre est de type copal (récent). Résine parfois non fossilisées. Divisez alors les prix affichés par 20-50 pour avoir des choses plus raisonnables.

      Pour vous donner une idée, le brut, en morceaux centimétrique, lot 150 Kg, échantillons copal en vrac, morceaux petits à minuscules contenant des insectes (huit cent mille, un million d'échantillons) comptez 1.000 €. Soit 2 pièces de votre sélection. Comprenez-vous la situation ? Mesurez-vous réellement les valeurs ? Oui, à ce prix l'ambre est lucratif ! Je vais ouvrir un laboratoire d'expertise...
Bien à vous. Eric G. Et, merci de me donner 550 € pour mes conseils, le prix d'une petite pièce d'ambre. (Humour).






Vous préférez des pièces montées en bijou argent ?



 




Ma bague en ambre achetée en Pologne.


      Bonjour Monsieur Geirnaert. Je vous écris car j'aurais besoin d'une information que je ne parviens pas à trouver sur votre excellent site ou ailleurs sur Internet. Concernant l'aspect de l'ambre, que se passe-t-il si l'on met un échantillon d'ambre dans du charbon incandescent et qu'on l'y laisse durant quelques heures? Est-il possible qu'il passe de jaune foncé translucide (presque transparent) et que sa surface lisse et polie semblable à verre devienne opaque et d'aspect "givrée" ? Je vous pose cette question car des bijoutiers (en Guinée) à qui j'ai confié une bague à ambre achetée à Cracovie, Pologne (forte valeur sentimentale) me disent avoir laissé tomber mon ambre dans du charbon où celle-ci, retrouvée plus de 24 heures plus tard, aurait changé d'aspect... Monsieur, Merci beaucoup de la réponse que vous voudrez bien m'apporter. Bien cordialement, Jeanne Métayer.




      Bonjour Madame. Voilà typiquement les propos TOTALEMENT FAUX ! L'ambre jaune de Pologne (une résine fossile qui reste une matière carbonée) brûle complètement, TOTALEMENT ! Pour les allemands l'ambre s'appelle littéralement : "la pierre qui brûle" ! CQFD l'ambre brûle !!! En quelques minutes, en quelques secondes, en deux minutes,..., l'ambre se consume totalement !!!! DONC, oui, donc (CQFD), votre échantillon n'est pas de l'ambre.


      Merci infiniment de votre réponse si rapide. Voilà qui me donne une information fort utile. Je me permets à nouveau de vous poser une question (subsidiaire): quelle peut être la gamme de prix d'ambre utilisée pour les bijoux (sans inclusion, de qualité "moyenne", couleur jaune foncé)? Je sais que c'est une question difficile et que cela doit dépendre d'une grande quantité de facteurs, mais je ne suis pas experte en la matière et ce sont les seules caractéristiques qui me viennent à l'esprit. [Pour continuer la petite histoire, je vous pose cette question pour avoir un ordre d'idée du prix que cet escroc de bijoutier devra me rembourser. La bague m'avait été offerte et je ne saurais en estimer sa valeur autre que sentimentale]. Je vous remercie grandement. A très bientôt, Jeanne Métayer.



      Oui, Madame. Je comprends. Lisez (ou survolez) cette page web pour comprendre les faux... Et pour vous donner une estimation des valeurs, regardez ce schéma qui montre comment les matières trafiquées (et maintes fois reprises en circuit fermé) gagnent en valeur.
Cordialement. Eric G.

 







Mon ambre acheté comme étant une Burmite.


      Cher monsieur Geirnaert. J'ai acheté sur le site xxxx un échantillon d'ambre présenté comme de la Burmite. Or, à l'observation à la binoculaire cet échantillon renferme une quantité non négligeable de "poils de chêne" de forme étoilée que l'on retrouve habituellement dans l'ambre balte. Je pense avoir acquis un fragment d'ambre balte présenté comme de la burmite. Qu'en pensez-vous ? En vous remerciant par avance, bien cordialement. Frédéric PAUVAREL.




      Bonjour Monsieur, Oui. Je ne suis pas surpris !!!!!! Votre "ambre" n'est pas de la Burmite, ni même  une matière authentique !!!!!!!!!! Ces productions nombreuses, vendues pour ambre, proposées en forme d'œuf (5cm!!!), sont des mélanges... Des mélanges fondus de matières reconstituées (matières chauffées, compactées) coulées dans des moules. C'est ce que l'on appelle des ambroïdes. Ce sont des assortiments dénaturés de tout et de beaucoup de choses, (plastiques bakélites, etc.)
Pour expertiser votre échantillon vous devriez faire une vérification en lumière noire et, je suis assez convaincu du résultat surprenant (et décevant) que vous devriez découvrir. Il me semble apercevoir des bulles assez nombreuses, grandes (et même incohérentes) ce qui, évidemment pour la Burmite est assez déconcertant !!! Les inclusions étoilées en poils de chêne (qui valident effectivement l'origine balte) ne sont pas l'indice qui rigoureusement peut permettre d'expertiser l'échantillon. C'est la fluorescence qui donnera le maximum de renseignements.
Monsieur, votre échantillon n'est pas de la burmite, ni même un ambre natif. Surtout contenant un moustique... C'est un mélange (bakélite + colorant + ambre balte fondu).
Cordialement. Eric G.

      Merci beaucoup pour votre réponse, effectivement, je me doutais de la supercherie, cela confirme qu'il faut demeurer méfiant lorsque l'on ne peut observer la pièce. Cependant, cet ambre est fluorescent aux U.V.
Bien cordialement. Frédéric PAUVAREL (Marseille).


      Oui, des plastiques sont rendus également fluorescents ! Les colles, par exemple, fluorescent... Un mélange ambre plus autre chose peut alors fluorescer ! Les faussaires connaissent l'artifice... Le sujet consiste à regarder si LA dite florescence est concordante aux lignes internes de l'objet autour des inclusions !!!!!!!!!!!! Car, entre nous, l'œuf est la forme où les pertes (pour un ambre antique natif) travaillé sont les plus importantes ! Pensez-vous vraiment que la forme œuf soit originelle ? (Rires) Soyons sérieux… Mais la forme œuf est assez immédiate pour des moulages !!! Me comprenez-vous ? Cordialement, Eric G.

 






Ambres des Alpes maritimes.


      Bonjour Monsieur Geirnaert. J'ai trouvé sur une plage ce qui me semble être de l'ambre en nombreuses variétés de couleur vert rouge noir ocre et aussi une étrange pierre opaque très belle. Puis-je vous demander d'examiner la photo jointe ? Puis-avoir votre avis ? Les images faites sont assez floues, je n'arrive pas à les réussir. Peut-être certaines sont-elles exploitables. Les pierres ont été trouvées sur une plage des Alpes maritimes. Elles ont des inclusions et des marques assez identiques. Et, la boîte où je les range à une odeur discrète et agréable. Puis-je vous envoyer quelques échantillons pour avoir votre avis si cela vous convient. Je vous remercie de votre attention. Guylaine Brand.




      Bonjour Madame. Les photographies sont faites au flash et les couleurs sont assez "saturées"... C'est assez flou, trop pour que je puisse me prononcer. Difficile de répondre. Pourriez-vous photographier le détail (net) d'une surface ? Je vous donne une petite comparaison pour vous expliquer la situation. Imaginez que vous ayez des lunettes de soleil dans votre sac à main. Imaginez que vous laissiez vos lunettes sans précautions dans le sac plusieurs années... Les clefs de voitures, tous les objets présents dans le sac à main, par le simple jeu des mouvements, vont rayer les verres. Appelons cela érosions des lunettes... Si vous me demandez de remplacer vos verres à l'identique, j'ai besoin de savoir s'ils sont en verre ou en plastique. Les plastiques monteront des rayures,... là où le verre aura des impacts. Pour expertiser (en image) un ambre plus ou moins induré d'un autre minéral (silicate) il faut pouvoir lire le détail précis des surfaces. A première vue, vos pierres semblent être des silicates. Mais, ce n'est là qu'un premier avis très incomplet...Pour les couleurs vos pierres semblent être des silicates (donc sans grande valeur). Et, attention des quantités énormes de matières qui ressemblent à des ambres fossiles ne sont (souvent) que des résines (contemporaines) indurées après un séjour plus ou moins long dans l'eau de mer... Des cargaisons ainsi perdues (tombées des navires) sont souvent ramassées sur le littoral de la Mer du Nord... Et, l'identification révèle alors que ce ne sont que des lots industriels (matières variées évidemment non fossilisées).
Cordialement, Eric G.

 






Ambre ou copal.


      Bonjour Monsieur Geirnaert. J'ai trouvé votre adresse e-mail via Internet sur vos pages d'expertises consacrées à l'identification des résines. Pourriez-vous me dire si mon objet ci dessous est un ambre ou seulement un copal. Merci pour votre aide.





      Bonjour Monsieur. Pas certain que votre objet soit un copal fossile ou subfossile... Pour expertiser l'objet qui pourrait être un mélange contemporain (à base de polymères et de plastiques) vérifiez la fluorescence et faites les tests présentés dans cette page.
Cordialement, Eric G
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Outre l'ambre balte (de plus en plus contrefait), il existe de
nombreuses matières qui prennent le label de
l'ambre pour "améliorer" l'ordinaire...