Cette page web réalisée par  l'ABC   n'a que pour objet de prouver la beauté du Morvan en attirant l'attention des partenaires
autour d'une cinquantaine de sujets (qui, donnés gratuitement) peuvent peut-être renforcer l'animation locale et enrichir
sous leur version éditée le fond régional permettant ainsi de trouver des synergies profitable à tous...


Observations In-Natura 2/2
BOURGOGNE - MORVAN - BIODIVERSITE
Les observations éthologiques Natures

 
Cette page n'est surtout pas un travail d'inventaire exhaustif ou les
bases d'un protocole d'actions utiles à la mise en œuvre d'une
action de préservation de la Biodiversité. Cette page
est un pêle-mêle de références observées
sans piège ni artifice en Pays Morvan.





Parfois les aménageurs et les élus nous racontent les paysages du Morvan et de la Bourgogne de façon assez orientée. Ici, les
observations (factuelles) ne sont surtout pas celles de quelques professionnels tournés vers la promotion d'un lobby.
Le constat de terrain restitue des faits, rien que des faits, lesquels, sont des éléments sans doute nécessaires
à la compréhension et à l'identification des points forts du paysage morvandiaux. Les panoramas
dégradés interpellent sur les conséquences paysagères de certains choix et décisions...



Le courrier des lecteurs.

La photothèque Insectes Art et Images.

Contact auteur : eric.ambre.jaune@hotmail.fr





      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Les résines bleues en Pays Morvan...

      Les observations dans la forêt du Morvan (ou d'ailleurs) montrent, le long des chemins empruntés par les grues lourdes de la sylviculture, des arbres blessés qui cicatrisent avec des pansements gris bleutés sur leurs troncs malmenés. Ce sont surtout les résineux: Epicéas, Douglas, Nordmann... Et, la teinte bleue (selon les locaux qui travaillent d'avantage la tronçonneuse que les neurones) est causée par un champignon... Bon, ainsi, si tout est dit... Mais, une chose m'intrigue quand même. J'ai observé le suint qui change de couleur au soleil (incident), moins qu'à la lumière diffuse, sous les nuages. Et, une autre annotation qui invalide l'affirmation d'un champignon bleuissant (Ceratocystis, Ophiostoma par exemple, où les spores sont surtout colorés bleus lorsqu'il pleut pour devenir gris au soleil), ici, la couleur bleue évolue au cours du temps (= la météo) et également selon un calendrier annuel... Les teintes bleues les plus franches (comme celles montrées ci-dessous) sont celles observées sur des résines pluriannuelles spécialement examinées par les belles journées ensoleillées fin mars...









      Les suints des résineux sont des mélanges biologiques complexes : huiles essentielles, acides gras, acides résiniques, terpènes, stérols, esters, monoglycérides, essences volatiles, polyphénols, sels minéraux, etc... La résine associée à la sève (pour former l'oléorésine) est un cocktail biotique regroupant plus d'une centaine de composés, ce qui montre à quel point les extraits d'arbres sont des mélanges complexes... Ordinairement les oléorésines fraîches, sont translucides, diaphanes, claires limpides comme de l'eau... Mais le fluide "cocktail" exposé à la lumière et à l'air évolue inexorablement aux éléments extérieurs. En séchant la résine peut se fendiller et montrer, comme ci-contre, des changements de couleur pour le moins, .../... TRES étonnant...




      Les végétaux, contrairement aux animaux vivent fixés et ne peuvent pas fuir les conditions locales éventuellement défavorables à leur développement. Ils doivent donc subir, endurer l'environnement. Ces conditions potentiellement difficiles à néfastes comprennent le stress hydrique ou salin, les températures extrêmes, la toxicité des polluants chimiques, le stress oxydatif, les attaques biologiques. De ce fait, ces organismes ont développé des stratégies d'adaptation pour surpasser ces contraintes environnementales en inventant un panel de molécules, appelées métabolites secondaires. Ces composés construits au cas par cas dans certaines portions végétales, dont le nombre est supérieur à une centaine de milliers, permettent aux organismes végétaux d'assumer de nombreuses fonctions biologiques complexes telles que la transduction de signal, l'attraction de pollinisateurs, l'allélopathie, la photoprotection, l'activité antioxydante, la cicatrisation des plaies et même la protection (parfois à distance) contre les pathogènes. En tenant pour record que des résineux peuvent vivre plusieurs milliers d'années et en notant que les arbres caractérisés par de longues croissances, sont plus sévèrement touchés par ces stress potentiels, il est assez logique par conséquent de constater qu'ils sont les plus productifs de ces composés bioactifs (=métabolites secondaires).



La résine fraîche est translucide...


 
Excrétée
translucide, une résine peut vite devenir TRES différente... Et, la modification
radicale de la couleur, n'est pas vraiment celle d'une imprégnation fongique...
Pour preuve, regardons, ci-dessous, les résines photograpgiées
sur le même arbre. Cela donnera un aperçu du phénomène.

 




      Plaies anthropiques (= faites par l'homme) mises de coté, la résine exsude généralement des nœuds. Le contenu en résines du nœud est plus élevé au centre du tronc et diminue progressivement (et fortement) vers l'extérieur. Les résines sont sécrétées pour prévenir les attaques des agents pathogènes à la base de la branche, déjà fragilisée par des contraintes mécaniques, (le poids de la neige qui a fissuré les tissus, par exemple).

      La résine fraîche,
(ci-dessus translucide), diaphane, excrétée par l'arbre est initialement TRES collante. Puis, au contact de l'air la matière durcie en surface par polycondensation. Il se forme alors une pellicule mince de surface comptant alors au moins un acide gras insaturé et/ou un ester d'acide gras insaturé, une fonction alcool, un polyol, un polyacide et de l'acide (abiétique) polymérisé.
La "croute de surface", stable, qui se forme, est composée de macromolécules tridimensionnelles appartenant à la grande classe des polyesters. Lorsqu'il est étalé, le gluau végétal a pour propriété de "sécher" par réaction d'auto-oxydation (siccativation) avec l'oxygène de l'air pour donner un film dur et insoluble. Ce phénomène est rendu possible par la présence des doubles liaisons C=C qui peuvent être présentes sur des acides gras ou des huiles. Tout un équilibre existe entre les nombreux composés pour avoir des résines aux réponses variées...
Pour dire les choses simplement : à peine sécrétée, la résine fraîche alors translucide "sèche" immédiatement (graduellement) sous une fine pellicule de surface polymérisée qui devient opaque au temps. Selon les réactions complexes de photo-oxydation, la pellicule de surface évoluera du blanc au gris perle, jusqu'au gris anthracite pour devenir finalement noir (la résine est devenue pulvérulente après plusieurs mois).







      Ne passons pas à coté de l'interprétation des résines bleues.

      Ce dossier démontre plusieurs choses importantes pour tenir des lectures horizontales du paysage...

1 - Ce sujet des résines bleues démontre que la fluorescence s'observe réellement in natura en lumière 100% naturelle !
La couleur végétale bleue, très soutenue, observée au soleil, est une fluorescence déclenchée au soleil. La réponse en fluorescence est une réaction qui se produit à des longueurs d'ondes visibles (pour l'homme) d'une lumière incidente (énergisante, UV) invisible.

2 - Ce sujet démontre que des couleurs localisées à la surface de quelques matériaux vivants ne sont pas que de simples reflets optiques. Ignorant que la fluorescence est observable en lumière naturelle au soleil, de nombreux naturalistes considèrent que les couleurs localisées à la surface des structures biologiques ne sont que de simples reflets optiques miroitants. Lire les couleurs "in natura" et les réduire ainsi, de cette façon, est un écueil. Donnons l'exemple de ces "reflets" mal interprétés qui se maintiennent plus longtemps que la lumière et perdurent dans l'ombre, (= la couleur existe plus longtemps que l'exposition au soleil). Le phénomène sous jacent est une autofluorescence (observable en lumière naturelle). Ce phénomène existe avec les pigments rétiniens des animaux (confer les yeux des mouches) et peut aussi fonctionner dans le corps d'animaux plus ou moins translucides comme les lombrics. La couleur déclenchée au soleil n'est alors pas un simple reflet !!!!

3 - Ce sujet démontre que la couleur bleu cache des notions cruciales à creuser. La couleur bleue des résines (qui n'est qu'une fluorescence au soleil) démontre que le gluau n'est réactif que lorsqu'il est chargé de composés bioactifs (=métabolites secondaires). Et, ce sont justement ces métabolites qui sont prisés des espèces malades (les fourmis) qui récoltent ces résines (les plus actives) pour élaborer leurs médicaments. Cette fourmi parasitée par un champignon (ci-dessous) examine les résines bleues sans doute pour d'autres notions plus fondamentales que cette belle couleur du gluau au soleil...

En fait, tout est lié. On peut voir le phénomène bleu des résines comme un sujet isolé sans rien déduire et déjà passer à d'autres choses. Ou, autre méthode, on peut creuser le sujet et remarquer alors que ne nombreux dossiers connexes sont reliés. C'est dans cette démarche des dossiers surtout reliés entre-deux que le scénario de la multifonctionnalité forestière (Morvan) a été élaboré.




      L'observation de terrain rachète l'ignorance !

      Ce dossier des résines bleues démontre avec force que C'EST L'OBSERVATION (et elle seule) EN MILIEU EXTERIEUR QUI PERMET DE COMPRENDRE LE FONCTIONNEMENT ET LA REALITE DU PAYSAGE. La science peut-elle se passer d'observation ??? Réponse définitive: NON. Si l'on fait une thèse (reclus dans un laboratoire, sans aucune observation de terrain pour ne compiler que les papiers d'autres thésards dont on peut questionner la part d'exploration "in natura") on reste "ignare"... On reste bloqué sur des questions comme le rôle des exsudats pour les végétaux... Pour preuve, le 27/02/2015, certains thésards de répondre : "Le rôle physiologique joué par les exsudats des plantes au sein de la plante n'est pas encore bien défini." Lire page 8 dans ce document de thèse. L'observation de terrain rachète l'ignorance ! Le rôle physiologique des exsudats végétaux est de faire vivre et de stocker les métabolites secondaires qui permettent aux végétaux de jouer la partition de l'allélopathie en renforçant la vitalité de la plante (ce que démontre parfaitement l'observation in natura des fourmis qui, elles comme d'autres, tirent avantage de ces composés bioactifs... CQFD : l'observation est mère de toutes les sciences !



La résine bleue est le médicament des fourmis...




Le dossier de ces résines bleues
est extrait de l'abcdaire des arbres.





      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      A la recherche des trous noirs.

      Par ces belles journées ensoleillées (et très chaudes semaines) de septembre, l'une des espèces "emblèmes" du Parc du Morvan, l'une des plus grosses abeilles d'Europe survole les murs ensoleillés des habitations. Le xylocope violet (appelé abeille charpentière), reconnaissable à sa couleur, montre son aptitude au vol rapide. Rien à craindre, la rencontre est inoffensive. Le xylocope qui ignore le bois sain, en bon état, ne recherche que le bois mort et les ouvertures, les anfractuosités à partir desquelles la femelle pourrait construire un nid. Le xylocope violet femelle creuse alors une galerie déjà divisée en cellules séparées par des cloisons de sciure agglutinée avec de la salive. Observer l'insecte inspecter les murs amène obligatoirement des questions. Comment diable l'insecte peut-il sonder si rapidement un mur (de vingt mètres de long en quelque secondes) en discernant précisément les ouvertures (petites à minuscules)? Aucune stimulation auditive, olfactive, tactile ou gustative ne vient guider l'insecte pendant son vol rapide. Les astrophysiciens savent toute la difficulté de repérer dans la voute céleste les trous noirs qui n'émettent aucune lumière. Ici, le xylocope repère avec une célérité étonnante les différentes ouvertures sombres... La vision des insectes est sans doute l'un des sens les plus élaborés du monde animal. Plusieurs dispositifs neurophysiologiques complémentaires existent et s'associent jusqu'à permettre : "la double vision des insectes". L'insecte appréhende son environnement (proche ou plus lointain) par une "multi" vision où le flux optique est analysé par train d'onde en temps réel via des dispositifs qui tirent profit du mouvement de la lumière avec des mécanismes sensibles à des longueurs d'ondes particulières. Le traitement automatique et contrôlé du flux optique est associé à des dispositifs réflexes (d'ajustements) où les pigments ont un rôle crucial... Le xylocope, souvent commenté par les naturalistes, n'est pas vraiment étudié pour sa vision. Pourtant les pigments visuels donnent ces yeux magnifiques... Les pigments visuels sont le témoignage d'un dispositif qu'il serait intéressant d'approfondir... Rappelons que les pigments visuels chez les insectes peuvent s'allumer pour créer des lumières... Observer, questionner les insectes (vivants) dans leur milieu naturel (ici dans le Morvan) est une source infinie d'émerveillements et de découvertes.





En vol, le xylocope violet est capable de repérer sans aucune
difficulté les trous (sombres) sur un mur exposé au soleil.











En vol, le xylocope violet est capable de repérer sans aucune difficulté les trous (sombres) sur un mur
exposé au soleil. Le processus cognitif pour intégrer ces informations "faibles" est
sans doute associé aux pigments visuels de l'insecte...









      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Dans le Morvan, alignés pour mieux mourir...

      Planter les résineux parfaitement alignés (voir ci-dessus) sur des versants pentus (dont certains sont exposés plein sud, voir ci-dessous) constitue l'écueil le plus tenace d'une sylviculture qui cherche sa rentabilité. Le Morvan est de plus en plus chaud (pour le démontrer, rien de plus facile, il suffit de suivre les entomofaunes), mais, ce constat ne modifie pas vraiment les pratiques mortifères des sylviculteurs. La plantation équienne, mono spécifique, (un lot d'arbres de la même espèce qui ont tous le même âge) de résineux alignés (arbres sensibles aux coups de chaleurs) est l'échantillonnage le plus mauvais que l'on puisse tenir. Les corridors formés entre les arbres favorisent le déplacement de l'air chaud qui remonte les valons vers l'amont et assèche le sol pendant les canicules. Les mêmes corridors vierges de tout végétal (composés d'aiguilles sur un lit opaque et stérile de plusieurs centimètres) participent au ruissellement de l'eau (en sens inverse, vers l'aval). Quelque soit l'angle, de face, de biais, le dispositif d'alignement est problématique pour l'accès à la lumière. La géométrie de la plantation ruine la naturalité des parcelles où aucun auxiliaire ne s'installe sur ce qui devient finalement un mouroir écologique.




      On le sait, les entomofaunes opportunistes et parasites (punaises, chenilles, pucerons, coléoptères) affectionnent surtout les monocultures et choisissent l'arbre hôte à la vue (à l'exemple des papillons dont les chenilles processionnaires déciment les pins). Un écran optique et olfactif par des bouleaux est particulièrement efficace... Mais ces notions de synécologie sont TOTALEMENT ignorées par les producteurs de résineux qui ont désormais des détracteurs plus virulents que les insectes. Dans ce paysage mortifère, dégradé par des sourds, un collectif anonyme baptisé Léchi-Dryades qui dénonce les "monocultures de jeunes plants de douglas" est passé à l'action en coupant la tête des arbres de deux parcelles sur une surface de cinq hectares. L'or vert pour les uns est la peste verte pour les autres... C'est vrai que les paysages sont ruinés... La situation se calmera lorsque les acteurs regarderont posément, calmement, le fonctionnement de la forêt... Si l'on doit condamner sans réserve le saccage illégal des cultures, il serait aussi judicieux de condamner également la "bêtise" des cultures d'arbres alignés... Faites l'expérience vous même, optez pour une mixité contrôlée (horizontale et longitudinale), vous verrez que le rendement d'une forêt vivante est meilleur que celle d'une douglasière à l'agonie (ci- dessous). La forêt peut rester multifonctionnelle et productive et devenir source de prospérités durables pour ses espèces hôtes. Mais, en l'état, l'observation de plusieurs sites sur le Morvan montre des arbres morts et déprimés, preuve sans doute que la synécologie est peu et/ou mal appréhendée. Une précision importante, IL NE FAUT SURTOUT PAS faire de raccourcis rapides et diaboliser l'arbre (le douglas). L'arbre, le douglas, en tant qu'arbre générique est magnifique. Il faut seulement accuser la pratique polluante de culture...




Dans le Morvan, les erreurs de cultures avec les résineux sont visibles (et récurrentes). Le douglas
diabolisé n'est pas l'arbre qui pose le plus de problèmes. Ci dessus, par exemple, l'épicéa
planté aligné n'aura donné que des arbres faméliques ! Les résineux chétifs sont
gris, morts. La parcelle (véritable mouroir biologique) n'est qu'un cimetière.




      Dans le Morvan, les résineux déprimés sont (seraient) une fatalité.

      La complainte pleurée du sylviculteur nous raconte la mort de ses arbres comme une fatalité... Le constat est accessible à chacun, les résineux sont chétifs (malades) sur le Morvan. Les arbres étiolés se brisent lorsqu'il y a du vent (voir ci-dessous)... Se balader dans les forêts devient d'ailleurs dangereux... Ruinées surtout par des pratiques culturales mortifères, les mono sylvicultures sur le Morvan offrent de plus en plus des arbres moribonds. Connus des spécialistes de l'ambre, les résinoses qui progressent rapidement lors de périodes de sécheresse vont ruiner (tout d'abord et seulement) les premiers arbres affaiblis. Le phénomène est d'ailleurs assez extraordinaire. Dans un environnement sain, un arbre malade (par un champignon qui attaque ses racines par exemple) développera progressivement une odeur spéciale attractive (=kairomone) à destinations des insectes xylophages et parasites qui, ainsi attirés, épargneront le peuplement alentour lequel conserve ses odeurs répulsives. Ce suicide programmé d'un arbre au service de l'espèce ne marche qu'un temps et, passé ce stade, si le sylviculteur ne sait pas lire le dépérissement en marche, (l'aspect phénologique des résineux) il racontera la fatalité du dépérissement de ses arbres dans ses complaintes pleurées pour quémander des subventions. Ces lamentations sont déclinées sur le site Internet https://xxx







La belle forêt originelle du Morvan est remplacée par des arbres chétifs
déjà retirés du paysage par la coupe à blanc assassine...






Panorama étrange voici, ci-dessus, le bleuissement sur pied des épicéas déprimés du Movan. Les arbres plantés alignés
en terrains pentus, ruinés par les ornières des grues qui drainent les eaux ruisselantes, affaiblis par les canicules
d'été et malmenés aux racines par l'épareuse ont finalement été visités par le bostryche (ce coléoptère
xylophage). Les galeries creusées sous l'écore profitent aux spores des champignons
bleuissant (Ceratocystis, Ophiostoma) déjà transformés en mycéliums filamenteux.








La belle forêt originelle du Morvan est donc ruinée par l'objectif économique...


      Avril 2015, les monocultures équiennes d'arbres allochtones sont si "irrespectueuses" des paysages, qu'un collectif anonyme (baptisé Léchi-Dryades) lance des campagnes de destructions volontaires des plantations de douglas en coupant la tête des jeunes arbres de plantations sur deux communes (Avallon puis Quarré les Tombes). Le collectif dénonce par email aux médias la politique de gestion forestière actuelle, les coupes rases (voir ci-contre), l'industrialisation de la sylviculture avec "intrant chimique" qui privilégie le profit à très court terme... Le douglas ferait aussi de l'ombre aux rivières et dégraderait les sols. Le douglas, parmi les résineux (qui dégradent effectivement la qualité des sols) est l'une des espèces qui pose le moins de problème. La forêt morvandelle a surtout beaucoup de douglas en forêt privé, et, en s'attaquant aux forêts communales, le collectif a "raté" sa cible... L'Office National des Forêt et la commune d'Avallon ont alors déposé une plainte conjointe. L'affaire va se terminer au tribunal... Ce dossier démontre la cristallisation des positions assez incompatibles entre les décideurs chefs d'orchestres et les observateurs... Si la forêt se doit d'avoir une fonction écologique et sociale récréative, elle a aussi un objectif économique... L'idée intelligente serait d'expliquer que l'objectif économique peut se conduire en évitant les erreurs grossières de culture...



Pour éviter les erreurs des cultures polluantes et mieux comprendre l'arbre, voici une publication utile.





      Dans le Morvan, les murs de bois...
      A) Derrière le mur, la forêt morte...
      

      A) Devant la trouée du grumier qui assassine la forêt selon l'axe du profit optimal qui saigne le paysage en ignorant les courbes de niveau, sont entreposés là, le long des routes, ces murs de bois laissés aux intempéries... Nous sommes sur la départementale fréquentée qui monte à la "grande" ville... Et, les murs branlants, disposés de façon (assez dangereuse pour les automobilistes) cette année, ne demandent qu'à rouler... Les rondins sont agencés sur le talus pentu en bordure immédiate du bitume, selon les préceptes d'une sécurité très " régionales" qui a oublié les places de stockage. Bon, rien de nouveau... La pratique est ancestrale et Jean Séverin, de nous expliquer dans son livre (Morvan du cœur et de la mémoire) que : "le fichu pétrole, bienfaiteur et fils prodigue ne règne pas complètement chez nous en ce qui concerne le chauffage". Et, luxe du pauvre, le bois est alors coupé jusqu'à interpeler l'auteur : "Mais comment les Morvandiaux, fussent-ils des ogres pour le bois de chauffage, pourraient-ils absorber nourriture si copieuse ?"
Signe des temps et des méthodes améliorées, les murs (qui ne sont plus vraiment ceux du bois de chauffage) ont vraiment gagné en hauteur... Pour une prévision de 900.000 m3 de résineux récoltés à l'horizon 2030, le mur de bois devient un rempart fortifié. Dans ce contexte, le climat se dégrade, les esprits s'échauffent. La circulation des grumiers (incapables de se retourner) défoncent les routes et laissent aux communes les factures douloureuses de la remise en état des routes. Le sujet est si sensible que des vigies vont surveiller les contrevenants. On fait valoir la législation et chacun de se confronter à la dégradation de la voirie par les grumiers chargés d'évacuer le bois. Le ton monte, la situation empire jusqu'à cet optimum limite... Mieux qu'un texte législatif, la topographie du Morvan impose SA limitation des tonnages et des vitesses... Mais, le saccage des routes et des paysages par la coupe rase n'est pas l'essentiel. L'essentiel est dans cet invisible ignoré des hommes. Les entomofaunes sont piégées dans le mur.




 
C'est au pied du mur que l'on voit la sylviculture "assassine" du Morvan.


      Dans le Morvan, les murs de bois... (suite)
      B) Dans le mur, les entomofaunes piégées...


      B) Nous l'avons déjà évoqué, sur pied, lorsqu'il sain et en bonne santé, le résineux utilise l'odeur spécifique des oléorésines (terpènes) comme un répulsif pour repousser les insectes parasites. Si d'aventure les conditions se dégradent, un arbre qui "se voit mourir" peut déclencher son suicide en transformant l'odeur répulsive en tractus positif pour attirer les xylophages qui, ainsi regroupés, épargneront le peuplement alentour pendant une canicule. Ce suicide de l'arbre (un individu) au service des l'espèce pour protéger le peuplement pendant une sècheresse est un langage chimique vieux comme le monde. Ce langage multi espèces fonctionne de façon dénaturé lorsque les arbres sont laissés au soleil et que les auxiliaires viennent à leur tout pondre sur ce qui constitue finalement un piège olfactifs (cette fois funeste). Le bois laissé au soleil constitue un appât olfactif où viennent mourir les espèces entomologiques les plus précieuses en déposant leurs œufs qui seront sacrifiés par l'exploitant. Des troncs agencés perpendiculairement aux rayons du soleil (et les autres rangés à l'ombre) pourraient permettre de sauvegarder des contingents d'insectes rares de la disparition programmée. Mais, ces notions n'intéressent pas vraiment les sylviculteurs qui, observations faites sur le terrain, massacrent beaucoup plus qu'ils ne respectent. Pour preuve les produits utilisés par les productreurs de sapins de noël...




 
Le bois déposé sans contrôle au soleil constitue un piège d'éradication funeste où les
entomofaunes patrimoniales précieuses pondent sans descendance possible.


Conservatoire des "traditions" mortifères, le mur de bois dans le Morvan ruine les entomofaunes patimoniale. Auxiliaires ou nuisibles aucune distinction, les insectes qui viennent pondre sur les murs de bois coupés ruinent leurs descendance. Le Sirex géant, (ci dessus, au centre) est le plus grand xylophage d'Europe. Ses larves sont xylomycétophages, elles consomment au premier stade de leur développement le mycélium du champignon Basidiomycète Amylostereum, puis le bois attaqué par ce champignon. La présence de cet insecte indique alors que le bois coupé est déjà attaqué par les champignons. La femelle que l'on voit déposer ses œufs est capable d'estimer le taux d'humidité du bois avec son ovipositeur (longue tarière de ponte). La durée du développement des larves (variable et fonction de la température), un an environ, ne laisse aucune chance à l'insecte de finir son développement. Les troncs coupés déposés au soleil sont un dispositif (pas vraiment commenté des sylviculteurs) qui participe à la raréfaction d'espèces patrimoniales...
De nombreux insectes comme les Cerambycidae par exemple reculent ainsi en toile de fond du paysage dans l'ignorance(?) des sylviculteurs qui racontent sur leur site web (de "propagande") que les métiers du bois participent à entretenir le paysage en maintenant les équilibres de biodiversité. L'affirmation est aussi vraie que celle d'un marchand de bombes qui affirmerait travailler à la bonne construction du paysage urbain. Plus le mensonge est énorme, moins il alerte...






 
Conservatoire des "traditions" mortifères, le Morvan ruine ses paysages et ses richesses. 1- Le fauchage inutile des talus à l'épareuse arrache les fleurs et massacre les entomofaunes. 2 - Le drainage assassin des fonds de vallon pour faire encore plus d'herbe à vaches ruine les prairies para tourbeuses et les tourbières qui sont les biotopes humides parmi les plus précieux. 3 La mono sylviculture ratée par des propriétaires privés cupides transforme les sols en cimetières biologiques. 4 - La rationalisation folle de la coupe rase décape le sol, tue les espèces, accentue l'érosion et participe à la sénescence des espèces.
Au final, l'espèce est le frein perdant des naturalistes écologues. L'argent est le moteur gagnant des massacres. Comment l'objectif de tout rentabiliser peut-il s'accorder avec le besoin impératif de laisser faire la nature pour retrouver un beau Morvan vivant ?




L'épareuse - débroussailleuse est la source d'une boucherie totale, absolue (et malheureusement
renouvelée PLUSIEURS FOIS par an). Outre la flore ruinée, les entomofaunes et les
petits vertébrés sont massacrés... Pour s'en rendre compte, il suffit par exemple
de suivre les fourmis qui ramassent des lézards pulvérisés...



Conservatoire des "traditions" mortifères, le Morvan ruine ses chemins.




Plusieurs associations qui s'aventurent sur le terrain récréatif des balades en forêt sont confrontées
à la dure réalité de la "transmutation" des paysages du Morvan. Le saccage des paysages
n'épargne pas la signalétique des parcours... Suivre les indications des
panneaux tient parfois du parcourt commando.


La délation pour protéger le Morvan... La confédération régionale (organisme xxx, site web xxx) a édité une fiche de signalement (le document xxx) pour dénoncer les comportements délictueux...
La nature dans le Morvan est parfois si massacrée, qu'une solution a été imaginée... Elle consiste à remplir via le web un formulaire de délation. Vous renseignez un formulaire électronique pour dénoncer le saccage de la nature et des chemins... "Nous lançons un appel citoyen pour la délation... Rejoignez-nous! Rapportez-nous vos observations de terrain où les engins motorisés massacrent les sols... Soyez nos sentinelles de l'environnement." Pratiquer une telle délation ne risque-t-il pas dégrader le climat (déjà tendu) entre les acteurs régionaux ? L'urgence Morvan est d'avantage dans l'explication éduquée -qui peut induire un changement des mentalités- que dans la répression qui aggrave les tentions... Remplir le formulaire (anonyme) des atteintes à l'environnement et les comportements délictueux, ne change pas vraiment la mentalité des pollueurs...





Pour finir...

Conservatoire des "traditions" mortifères, le Morvan ruine ses paysages et ses richesses.
L'exemple le plus criant aura été le repérage des arbres remarquables du Morvan.
Pour fédérer le public sur des activités éco citoyennes en sensibilisant les personnes sur la richesse extraordinaire des paysages, des organismes orchestrent à plusieurs niveaux (local, national et européen) des concours d'inventaires pour photographier les arbres remarquables... Quelle belle initiative ! J'anime moi aussi un petit concours photographique sur ce thème et, n'y résistant pas je propose mon arbre zoomorphe au concours national du plus bel arbre de l'année sur le site xxx... ET, chose extraordinaire mon arbre Morvan remporte le titre honorifique !!!!
La gloire n'est que de courte durée, le juré qui me téléphone pour convenir d'un rendez-vous (pour venir sur le site et certifier l'arbre) est déconcerté par ma réponse : l'arbre a été coupé hier, il était sur le GR de Bibracte (voir cette image ) il gênait le débardage... Ici on ne travaille la forêt qu'en coupes rases...





      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      La disparition ubiquiste des hirondelles...

      Associées à la chaleur, au bonheur de la saison estivale, les hirondelles sont les animateurs appréciés de nos paysages. Mais, dans le Morvan les populations régressent, les oiseaux sont de plus en plus rares. Pour les autochtones, la raison est simple : les lignes éclectiques sont dorénavant enterrées. La disparition des lignes électriques aériennes (perchoir collectif des oiseaux) n'a évidemment aucune incidence sur la disparition des oiseaux. Les hirondelles n'étaient-elles pas présentes sur Terre bien avant que l'homme n'invente l'électricité ? Ecouter le discourt local "Morvan" est assez surprenant. Ici, on raconte le paysage avec des dogmes, des préjugés entrecoupés de "marmonnages" baragouinés (appelés "grenouillages" par mes confrères). La disparition ubiquiste des hirondelles est assez comparable à celles des chauves-souris en voie de régression. Protégées juridiquement (intégralement protégées) sans réelles connexion au terrain, les hirondelles doivent faire face à l'empoisonnement insidieux des insectes par les molécules chimiques, rémanentes et nocives. Outre les pesticides, plusieurs intrants chimiques (perturbateurs endocriniens) dérèglent la biologie des oiseaux. Les coquilles des œufs se fragilisent, les défenses immunitaires des individus sont diminuées. La fragilité chronique se mute en sénescence. Mais outre la chimie qui contamine les chaînes trophiques, les conditions météorologiques difficiles (aux extrêmes de plus e plus marqués) sur ses sites d'hivernage jouent également un rôle sur la régression des populations...




Le dossier des oiseaux dans le Morvan.





      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Les chauves-souris du Morvan sont vraiment une merveille de la nature.

      1er novembre 2015, le temps particulièrement doux (presque chaud), les petites chauves-souris du Morvan sont encore là... Les efforts de conservation (louables) énoncés envers ces espèces sont et seront toujours vains car la problématique de préservation de ces groupe se heurte à la distance qui sépare les gîtes de vie (de reproduction) et ceux d'hibernation. Les sites sont souvent situés à des centaines, voire des milliers de kilomètres de distance... La politique d'une conservation locale se limite aux flux et aux stratégies migratoires de l'animal. Comment coordonner la conservation à une échelle supranationale? Les décisions migratoires des chauves souris sont particulièrement énigmatiques voire mystérieuses. Les techniques de marquages recaptures des individus sont difficiles. Les analyses sont coûteuses en temps, en argent et nécessitent des naturalistes très compétents -mais ils existent- (humour).

      La pluie, baromètre d'activité des chiroptères ? Sur les habitats de repos, de reproduction et d'alimentation, les variations temporelles du nombre d'individus (à l'échelle journalière ou annuelle), semblent être corrélées aux épisodes pluvieux. Les pluies ne sont évidemment pas les seules variables environnementales permettent de comprendre les patrons d'activité saisonnière des chiroptères. Mais observateur surtout entomologiste, de façon intuitive, je porte une attention aux précipitations qui font évidemment varier les entomofaunes présentes dans le paysage. Selon mes observations (qui demandent vérification), ce sont surtout les pluies qui conditionnent les phases d'activité de ces merveilleux animaux. Les chauves-souris (insectivores chez nous) modulent leur activité en fonction des conditions climatiques autant saisonnières que journalières. La température de l'air et l'humidité (corrélée à l'abondance d'insectes) conditionne l'activité de chasse qui coûte dix fois plus d'énergie que celle qui consiste à rester au gîte pour attendre la fin des intempéries. Pour Taylor (1963), le critère essentiel qui affecte l'activité de chasse des chauves souris est la température de l'air. Pour Fenton (1970) il faut aussi compter avec les précipitations. Et Rydell (1991) suggère que le vent est aussi un facteur déterminant. En fait tous les critères associés au beau temps favorisent l'activité des chauves souris. Plus il y a d'insectes plus on voit de chauves souris. Par contre la rotation du nombre d'individus n'est pas forcément l'indication de la naturalité d'un site (voir ci-dessous).


Les chauves souris observées dans le Morvan.
 








      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Vivement qu'on éradique ces nuisibles !

      Ordinairement, pour les naturalistes, défenseurs de la nature, les chevreuils (voir ci-dessus) sont plutôt des bêtes appréciées qui donnent surtout l'image bucolique de paysages sauvages épargnés. MAIS, dans le Morvan, où l'écologue naturaliste n'existe pas (ou n'a pas la parole), le "beau" n'existe pas et l'animal n'est qu'un nuisible... Dans la revue locale au papier glacé (la revue xxx qui doit écrire dans le sens du poil pour ses lecteurs autochtones), l'animal n'est RESOLUMENT qu'un nuisible !!!!!
Le Morvan, enrésiné à outrance, avec tous les problèmes induits (le cas du douglas, le déséquilibre biologique comme la régression des fourmis qui profite aux chrysomèles, etc.) veut encore conserver son caractère barbon, rude et produire du sapin de noël, cupidité oblige... Cette culture pratiquée par 150 producteurs, qui dégrade le paysage, doit selon les propos de Monsieur xxx : "faire face à un certain nombre de ravageurs. Le chevreuil y figure en bonne place. Les dégâts sont de deux ordres, abroutissements et frottis." Et monsieur xxx de nous écrire : "qu'un faible nombre d'animaux peuvent causer des dommages considérables." Dans cette situation insupportable, l'auteur affirme que "la seule solution véritablement efficace est la clôture grillagée de 2 m de haut, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de coût, de circulation (droit de passage)" et de conclure: "Une bonne solution serait que les producteurs de sapins de Noël s'impliquent davantage en prenant les deux casquettes, celle de producteur de sapins et celle de chasseur en pratiquant le tir d'été dans leurs parcelles".
C'est clair, en pays Morvan, tout doit être rentable, il n'y a pas de place pour l'animal sauvage... En menant l'enquête de terrain, oui, l'éradication est bien "Morvan", l'animal sauvage n'a pas sa place. Voici pour preuve les poisons retrouvés dans les sapins (ci-dessous)... Dans le même ordre d'idée, on pourrait parler des autres nuisibles que sont les sangliers, les écureuils, les mésanges, etc. qui abiment les sapins lorsqu'ils circulent dans les parcelles...






 
Idéal pour éradiquer les animaux nuisibles qui visitent les sapins de
noël, voici un poison connu des braconniers (et même des meurtriers)...
L'éradication "Morvan" en image...
 



Faut-il tirer les chevreuils comme le préconisent (sans alternative
possible) les producteurs de sapins de noël du Morvan ?
Le langage Morvan est comme un fusil chargé, le premier
mot est au bout du canon...  



 
La cohabitation harmonieuse et pacifique entre la faune et les humains du
Morvan reste à inventer... Ne parlons pas de celle impossible des hommes.
 



Pour vivre et suivre la pensée "éco-naturaliste" des producteurs de
sapins de Noël, reportez-vous aux publications locales...




 
Dès 1995 on explique que l'excès d'azote attire les chevreuils... Vingt ans plus tard, 2015, l'information a du mal à passer
chez les producteurs de sapins de Noël qui préconisent (sans autre solution) de tirer l'animal...
La communication Morvan se fait au fusil...



      L'or vert du Morvan : la bête noire des écologues.

      Devant rester verts jusqu'à noël en traversant les canicules d'été de plus en plus marquées, les plants de sapins de Noël font toujours l'objet d'une fertilisation azotée importante (polluante). La culture du sapin de Noël qui dit être respectueuse de l'environnement est un désastre pour le paysage. Les monocultures équiennes d'arbres alignés, les coupes à blanc, le travail aux engins lourds qui compactent les sols et assèchent les biotopes d'eau par les ornières et la combustion des souches par des feux maintenus allumés avec des pneus recouverts d'essence fait dire que les sapins de noël ruinent le paysage du Morvan. Sans humour, le sapin de noël en plastique a une empreinte écologique finalement moins polluante. Un seul sapin peut contenter une famille pour toute une vie. Par contre, dans le Morvan (et toujours sans humour), les arbres sont et resteront alignés pour permettre aux producteurs de tirer les chevreuils plus facilement. Et certains organismes de croire qu'une synergie pour préserver la nature est possible en associant les acteurs locaux ? Quelle rigolade... Pour comprendre la pensée réelle des acteurs, il faut lire dans la revue xxx les propos insoutenables de ceux qui rentabilisent la nature...





La forêt du Morvan (surtout privée) est le terrain débridé d'expression d'un utilitarisme cupide où tout doit être rentabilisé.
Dans ce contexte d'un paysage plus saccagé que respecté, un collectif anonyme (baptisé Léchi-Dryades) lance
désormais des campagnes de destructions de ces plantations d'arbres alignés...


      L'or vert du Morvan : la bête noire des écologues (suite).

      En suivant le mythe d'un développement rentable infini (sur ce territoire limité devenu une peau de chagrin jonchée d'espèces chétives B), la communication lobbyiste du Morvan thésaurise l'OR VERT en ignorant l'observation des paysages. Sans exagération, le douglas et le sapin de noël (épicéa, Nordmann) sont les deux piliers du massacre régional qui traditionnellement pratique ici la coupe à blanc (A). Les sapins de noël, tous alignés, sacrifiés pour décembre, initiés aux verdissants, contrôlés aux régulateurs de croissances et boostés aux engrais azotés sont visités par des moutons Shropshires (D) qui réduisent l'enherbement. Eux aussi seront consommés pour les fêtes de fin d'année... Le Nordmann n'a pas naturellement une croissance régulière. Le jeune arbre est plutôt rond avec une pointe trop longue (C). La forme commerciale conique est le résultat des régulateurs de croissance (produits suspectés cancérogènes). Mirage d'une "naturalité" réinventée par l'argent roi, les sapins allochtones du Morvan cultivés aux produits polluants (cancérogènes et mutagènes) sont soignés par des moutons autrichiens. Derrière la propagande commerciale des cultures déclarées "bio", le constat de terrain démontre un dérèglement REEL des biotopes.






      Producteurs de sapins de Noël VS chevreuils...

      La fertilisation azotée des sapins de culture, pratiquée à hautes doses (à outrance ?), serait-elle responsable de l'évolution assez contre nature des chevreuils qui deviennent des consommateurs réguliers (bientôt exclusifs ?) de résineux ??? Quelles sont les raisons des évolutions alimentaires des chevreuils qui consomment ici et maintenant prioritairement le sapin Nordmann ? Au XXIIe Congrès de l'IDGB, à Sofia (Bulgarie), Y. Boscardin et P. Ballon expliquent (sept. 1995) parfaitement les corrélations qui existent entre des préférences alimentaires des espèces et la teneur en matière azotée des plantes. La forte teneur en matière azotée détermine le choix alimentaire des animaux (chevreuils).
Dans le Morvan où les terres sont pauvres, les plants de sapins de Noël (Nordmann) qui font l'objet d'une fertilisation azotée régulière sont tellement "anabolisés" par la chimie qu'ils dérèglent les acteurs des chaines trophiques. Les granulés à l'odeur pestilentielle pour booster la couleur verte et soutenir la croissance des aiguilles sont RIGOUREUSEMENT la clef du problème ! Ce sont les producteurs de sapins avec leurs méthodes chimiques qui orientent et dénaturent les équilibres autrefois maintenus. Le chevreuil n'a jamais décidé de mener des attaques délibérées contre le Nordmann, cet arbre importé du Caucase !!!
Pour résoudre le problème, (humour), ne faudrait-il pratiquer le tir sur ces personnes qui balancent des granulés azotés dans la nature ? Le chevreuil n'est responsable de rien... Il n'est qu'un acteur "dénaturé" par ce paysage anthropisié. L'INRA, l'a démonté, la fertilisation azotée (maintenue) est polluante. Et, outre cette pollution à l'azote, les producteurs de sapins de Noël utilisent d'autres toxiques (cancérogènes et mutagènes) pour nettoyer et faire "vivre" les parcelles de sapins de Noël, toxiques qui sont une source démontrée nocive dans le Morvan. Les verdissants, les engrais, les désherbants et les régulateur de croissance, contaminent l'eau, laquelle, ruine la santé des hommes et évidemment celle des chevreuils... Bref, demander le tir sur les chevreuils (pour épargner le sapin de noël Nordmann) dans une revue de "science" n'est-il pas une petite provocation ?

      Publiant sous le titre de "Président" d'association, comment diable peut-on tenir un tel discourt ? Et comment peut-on écrire une telle complainte pleurée ("mes sapins sont mangés par les méchants chevreuils") sans la moindre pièce qui justifie quoi que se soit ?
Pourrions-nous avoir les images de ces hordes de chevreuils sauvages qui viennent manger les sapins de Noël ? Puis pourrions-nous lire les résultats d'autopsies des animaux sacrifiés pour vérifier le contenu des estomacs ?
Observateur TRES attentif, scrupuleux, (même maniaque) je regarde les sapins de noël, les sapins Nordmanns... Et, surprise, je remarque des arbres déprimés PAR LA SEULE ACTIVITES ratée des producteurs. En pratiquant la coupe à blanc et le nettoyage qui nivelle ensuite le sol, le producteur détruit intégralement (et surtout à chaque rotation de coupe) les confédérations de fourmis (auxiliaires utiles) qui, très aventureuses, auraient l'idée d'investir les lieux. Les parcelles sont nettoyées des fourmis, il en résulte des invasions de pucerons que seules les guêpes viennent butiner (voir ci-dessous). La pratique idiote de culture détruit les auxiliaires bénéfiques. Les faits sont là, assez évident, pour qui observe le paysage...




      Lire les propos de Monsieur xxx qui demande que l'on tue les chevreuils du Morvan est assez insupportable. Lire le défaut d'arguments dans la revue scientifique xxx est rédhibitoire. Et LE PLUS INSOUTENABLE DANS TOUT CELA C'EST L'IDEE GENERALE qui se dégage SELON LAQUELLE L'ESPECE CHEVREUIL SERAIT finalement LA PROPRIETE privée DES CHASSEURS. Cet eugénisme, ce mépris du vivant est à vomir. Le chevreuil n'est pas la propriété des hommes...
Terminons sur une note positive : Les producteurs de sapins vous proposent pour Noël, cette année une promotion. Deux sapins achetés, le troisième est offert avec la tête décapitée d'un chevreuil qui pourra trôner chez vous... "Oye, oye, braves gens, à votre bon cœur, soutenez nos actions pour le sapin de Noël du Morvan."





VITE J'AI BESOIN DE PESTICIDES POUR PROTEGER MES SAPINS DE NOEL !

Transition avec le sujet suivant (celui des invasions), ici, le sapin de Noël Nordmann (ci-contre) est mitraillé par des hordes de pucerons ! Nouvelle fatalité ? Non, simple effet sinistre d'une culture qui dérègle tout. L'épandage de pesticides ou l'importation de coccinelles asiatiques envahissantes, dans les deux cas, participera à dégrader d'avantage le paysage...

Dépérissement des arbres, déséquilibres des espèces, invasions de pucerons sur le sapin Nordmann... Ici, dans cette parcelle, le producteur est le SEUL responsable...
Pourquoi ?

Pratiquant la coupe à blanc et le compactage des sols qui ruinent le biotope, le producteur (qui détruit les fourmis des bois) se prive d'un auxiliaire irremplaçable. Le paysage nettoyé des fourmis profite alors aux invasions de pucerons, lesquels, buvant la sève des jeunes rameaux, accentuent le flétrissement des arbres déprimés par la chaleur des canicules d'été. Les nouveaux dépôts préconisés de granulés enrobés cette fois d'une fine couche d'un polymère thermo sensible (qui libère les molécules aux bonnes températures) ne seront qu'un pansement idiot sur une jambe de bois... L'importation (affirmée "écolo") des cocinelles asiatiques a aussi ses effets néfastes...

Aux températures maintenues élevées, dans des environnements peu concurrentiels (où les auxiliaires ont été éradiqués par l'homme) quelques visiteurs attentifs peuvent proliférer sur les sapins de noël : le chermés de l'épicéa (Sacchiphantes viridis), le puceron des pousses du sapin (Mindarus abietinus), le puceron du sapin (Cinara curvipes), le tétranyque de l'épinette (Oligonychus ununguis), le charançon vert (Polydrusus impar)...




      Sur le Morvan, dans les monocultures équiennes de sapins Nordmann où les fourmis ont été éradiquées par la coupe rase imbécile, (voir l'image ci-dessus) les pucerons font festin des rameaux tendres sans limite.

      Les fourmis des bois (facilement repérables à leurs dômes d'aiguilles), sont des prédateurs très actifs au régime alimentaire général varié. Une colonie de fourmis des bois chasse 2.000 à 10.000 arthropodes (insectes, araignées, etc.) par jour pour une masse de 100 g à 1 kg. La fourmi des bois est donc un auxiliaire naturel irremplaçable qui limite comme personne les pullulations de ravageurs forestiers. La recherche des protéines pour élever les larves de la colonie en développement n'est pas la seule source de nourriture. Le miellat, obtenu des pucerons, est la seconde ressource alimentaire (40%) utilisée par les fourmis. Le sucre constitue le carburant d'activité de la colonie. Si le sucre manque, les fourmis de bois peuvent élever les pucerons (en les protégeant) j'usqu'a multiplier les effectifs par 10 dans la limite toujours contrôlée qui n'affecte jamais la croissance des arbres. Par contre lorsque les fourmis sont absentes, les pucerons peuvent proliférer jusqu'à la situation où l'arbre est menacé. Les déjections sucrées alors non récoltées joueraient-elles un effet délétère de contact sur l'environnement immédiat de l'arbre ? On remarque que la santé des arbres est TOUJOURS améliorée lorsque les fourmis des bois sont présentes sur site pour jouer leur rôle d'auxiliaire...
Une fourmi peut rapidement croquer le puceron (comme le fait la coccinelle) si le besoin de protéines se fait sentir pour élever le couvain.
La fourmi est donc l'auxiliaire parfait qui contrôle le nombre des pucerons dans un paysage. De plus, il faut toujours laisser quelques pucerons sur les plantes ! La piqure (parcimonieuse) des pucerons participe à vacciner les plantes, lesquelles, deviennent plus résistantes aux générations suivantes ! Laisser quelques pucerons dans les cultures participe à renforcer les plantes. Ce processus a été démontré scientifiquement en comptant les graines de plantes épargnée par rapport à d'autre plus vigoureuses après la visite des aphidiens. Le puceron n'est donc pas un "nuisible", mais résolument un acteur de la chaîne biologique.

      CQFD (ce qu'il fallait démontrer) : le producteur de sapins de noël qui tire le chevreuil, éradique les fourmis, puis balance des pesticides à pucerons est un barbon butor qui fonctionne d'avantage avec son fusil qu'avec ses neurones.










      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      La bête à bon Dieu pourrait-elle menacer la biodiversité du Morvan ?

      Après la disparition (médiatique) des abeilles, puis la raréfaction de plus en plus grave des papillons, cette fois, dans le Morvan, ce sont les coccinelles qui montrent des signes inquiétants d'un déséquilibre général. Les espèces autochtones (de plus en plus rares, ou de moins en moins visibles) sont remplacées par un envahisseur...
Ce jour, 25/10/2015, une concentration phénoménale regroupe des coccinelles asiatiques par milliers sur les murs ensoleillés des habitations... Ici, dans le Morvan il "pleut" littéralement des insectes !!! Réunis par ce message olfactif (l'odeur attractive attire d'autres insectes), les coccinelles se concentrent dans les habitations, les granges, pour passer l'hiver... Importée de Chine en 1982 par Gabriel Iperti, chercheur à l'INRA d'Antibes, depuis, la situation qui se dégrade ne fait que nous rappeler que l'homme de science s'éloigne (souvent et de plus en plus) de la naturalité des choses...


Exit les théories, les observations démontrent le déséquilibre des paysages.
Dans le Morvan après les pluies de pucerons arrivent les invasions de coccinelles asiatiques...





      Jouant sans doute un peu aux apprentis sorciers avec les espèces et les maillons des chaînes trophiques, les chercheurs de l'INRA utilisent les êtres vivants comme des "outils"... Gabriel Iperti, chercheur à l'INRA (l'Institut national de la recherche agronomique) d'Antibes, importe en 1982 des coccinelles asiatiques, (populations d'insectes Harmonia axyridis récoltés en Chine). L'idée (évidemment) commerciale est de développer une méthode de lutte biologique contre les pucerons. Dans le Morvan les invasions de pucerons existent... Au milieu des années 1990, les premiers essais en serre et à l'air libre sont fait en France, en Afrique du Nord et en Amérique du Sud. Après nous avoir initié ces biocides dont on connait aujourd'hui les ratés, le langage est alors :"tout va bien, merci, nos ingénieurs sont compétents..." Oui, excepté que l'insecte ne résiste pas aux hivers froids, et, le brevet est alors vendu à des industriels privés... Youpi, la richesse est à portée de mains !
La société française Biotop se frotte les mains...
En 1993, dans le cadre d'une convention avec l'INRA, la production industrielle de la coccinelle asiatique est transférée à la société Biotop et en 1995, la souche "bon voilier" (apte au vol) est commercialisée. Dans un deuxième temps, à la suite de nombreux croisements d'individus naturellement inaptes à voler repérés dans la population originaire de Chine, une souche homozygote dite "sédentaire" est obtenue. En 1998, des expérimentations de cette souche sont testées sur houblon (Alsace), rosier (Alpes-Maritimes, Lorraine), en cultures maraîchères (Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte d'Azur) et en arboriculture fruitière (Drôme, Pyrénées-Atlantiques, Vaucluse). En 2000, la société Biotop commercialise la souche "sédentaire" qui remplace la souche "bon voilier". La
souche "sédentaire" est
une souche de coccinelles monstres "non volante", les insectes ont leurs muscles atrophiés.
Biotop vend ses larves pour l'horticulture.... Les cultures sous serre, (où les pucerons ne devraient théoriquement pas proliférer) sont maintenues sous contrôles par les coccinelles monstres chinoises... La firme belge Biobest qui souhaite sa part du gâteau vend, elle aussi, sa coccinelle asiatique depuis 1997... Et, comme toujours, Dame Nature reprends ses droits.

      Dès 1988 en Louisiane et en 1991 dans l'Oregon, les coccinelles chinoises s'acclimatent à l'hiver américain. L'insecte pullule et couvre en quelques années, l'ensemble du pays. En 2001, le même phénomène se reproduit en Afrique du Sud, en Amérique du Sud et en Belgique. La coccinelle asiatique étend son empire (et lance son emprise sans partage) sur l'ensemble de l'Europe... Là où les coccinelles asiatiques progressent, les autres espèces disparaissent. Ce processus désastreux a déjà eu ses effets en Belgique ainsi qu'au Canada dans le Michigan où certaines espèces sont maintenant en voie de disparition (MOUSSADEK M., Le Temps). Le problème est minimisé par les spécialistes. Les seules nuisances alors avouées comme ces intrusions hivernales dans les habitations et la dégradation de la qualité du vin (lorsque les insectes au goût exécrable sont mêlés aux raisins récoltés) ne cachent pas la réalité du déséquilibre causé par cet insecte TRES fécond. En effet, lorsque ses proies habituelles (pucerons, psylles, cochenilles) viennent à manquer localement, la coccinelle asiatique consomme tout ce qu'elle trouve y compris les larves des coccinelles autochtones et ne dénigre pas quelques papillons... La mesure réelle du déséquilibre écologique engendré par la prolifération ubiquiste de la coccinelle asiatique (très féconde, répétons-le) est difficilement appréciable mais l'invasion fragilise les populations patrimoniales locales... Une équipe européenne dont est membre Marc Kenis, directeur de recherche au CABI (Centre of Agriculture and Bioscience International) à Delémont (Suisse), a constaté au terme d'un comptage de cinq ans réalisé sur des dizaines de sites belges, britanniques et suisses "une chute importante de la population et même parfois une quasi-disparition de la coccinelle à deux points, l'espèce européenne la plus commune". Peut-être dans la crainte d'être un jour interpellée sur le sujet, la direction de l'INRA a demandé à l'un de ses spécialistes en génétique des populations, Arnaud Estoup, directeur de recherche à Montpellier, de chapeauter des travaux sur la coccinelle asiatique. Sous la direction d'Eric Lombaert, les scientifiques de l'INRA de Sophia-Antipolis et de Montpellier étudient (mars 2010), via des marqueurs génétiques, les routes d'invasion de l'insecte ("nuisible"). Les invasions en Europe occidentale, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud ont vraisemblablement pour origine des insectes du Nord-Est américain. En Europe, ils se seraient ensuite mélangés avec des individus issus des élevages de lutte biologique...Bref, le commerce scientifique est responsable de ce grand déséquilibre... Ce qui est moins clair, c'est comment une espèce si longtemps rétive à toute acclimatation, a pu soudainement devenir un envahisseur ubiquiste si redoutable. Benoît Facon, donne l'explication des "dépressions de consanguinités". Généralement les groupes se fragilisent lorsque la reproduction se fait entre individus trop apparentés (malformations et mortalité). A l'inverse, un groupe "migrant" qui pratique l'inceste sans aucun trouble génétique constitue une troupe redoutable d'efficacité. Et Arnaud Estoup d'ajouter que la force de progression "sur le front de l'invasion" d'un tel groupe ne souffre d'aucune variation numérique... Une population réduite à quelques individus possède le potentiel ad-hoc de gagner l'invasion. Là où le brassage génétique et les croisements sont profitables, d'autres solutions efficaces existent. Les pucerons par exemple gagnent les paysages par clonage... La coccinelle asiatique est donc (en quelque sorte) sur la voie de la réussite programmée du puceron...



Les coccinelles asiatiques (qui transportent à l'occasion
leurs parasites mortels) envahissent le Morvan...


      Espèce invasive d'origine exotique, la coccinelle asiatique (vecteur sain de parasites malheureusement mortels pour les espèces européennes) menace les espèces patrimoniales du Morvan et ruine l'équilibre des écosystèmes... Importée en Belgique en 2000 et relâchée dans la nature (de façon assez irresponsable) comme agent de lutte biologique contre le puceron, la coccinelle asiatique extrêmement vorace, envahissante et polyphage, a une fécondité très élevée et est capable de vivre dans tous les milieux sous des climats très variés... Si la nourriture habituelle vient à manquer, (ce qui arrive forcément localement compte tenu de la fécondité), la coccinelle asiatique cannibale dévore les autres espèces régionales et ne refuse pas les larves des papillons ("dommages collatéraux")... Le Morvan n'y resiste pas. Le Morvan est alors lui aussi impacté ("nettoyé") par la lutte biologique qui finalement échappe aux prévisions humaines...
En fait, de nombreuses coccinelles sont polyphages et mangent un peu tout ce qui se présente, sans distinction "éthique" ou "ethnique". Les coccinelles d'ici et d'ailleurs sont cannibales mais le rapport de force va en faveur des populations asiatiques. Dans cette histoire, les espèces européennes ne sont pas très chanceuses. Les européennes sont sensibles aux parasites unicellulaires (champignons microsporidies) des coccinelles asiatiques. Et, lorsque les européennes mangent les œufs des asiatiques, elles meurent. L'inverse n'est pas vrai. L'introduction de coccinelles asiatiques (parasitées ou non) sur nos sols n'est JAMAIS à l'avantage des espèces patrimoniales...




Une colonie envahissante asiatique hiverne dans un site pollué du Morvan.



      Vendre des coccinelles rapporte beaucoup ! Si des sociétés commerciales le font, pourquoi pas vous ? Très prolifique, si vous voulez gagner de l'argent en participant vous aussi au bal commercial des espèces invasives, sachez que la coccinelle asiatique s'élève facilement en vivarium sur les œufs de la teigne de la farine. C'est simple, l'argent facile est là à portée de main... Vendre des coccinelles invasives est-il bon pour le Morvan ?






Encore cette année, les coccinelles asiatiques
savourent
(2015) la douceur des terres du Morvan.








      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Les végétaux mutés dans le Morvan...

      Les inventaires patrimoniaux dans le Morvan (que certains font par obligation sans passion bradant encore la nouvelle version du site Internet à des informaticiens étrangers aux études de terrain) offrent des surprises permanentes. Cette fois ce sont les végétaux qui méritent un arrêt sur image. Chose étonnante, on peut trouver dans le Morvan (dans un site que nous ne localiserons pas) des plantes ornementales, des espèces végétales rampantes et même des arbres qui, synchrones, chaque année ont des teintes anormalement pâles. Certains diront que ce n'est là qu'un manque d'eau probable (éventuel). Erreur !
En affinant l'observation on remarque que les feuilles sont panachées. Les surfaces des limbes montrent des plages blanches alternées à des zones de teintes normales vertes. Les végétaux panachés (= variegation en anglais) comportent à la fois des surfaces blanches/jaunes et des surfaces vertes distinctes. Le fonctionnement des chloroplastes est évidemment sous contrôle génétique et l'allèle mutant qui rend les surfaces blanches provient de ce que l'on appelle la dérive génétique aléatoire.
Habituellement les panachures sont au magasin. Les espèces sont créées artificiellement au laboratoire en agressant les végétaux. Les cultivars panachés sont construits en soumettant les végétaux à des agressions: les ondes lumineuses (= l'action des rayons X), le choc chimique (contact avec l'acriflavine ou l'acridine orange), l'impact ionisant nucléaire (= les radiations atomiques). Les cultivars mutés sont ensuite vendus pour offrir des collections horticoles aux jardiniers adorateurs de monstres (artificiels)... Par contre il est TRES surprenant de découvrir le mécanisme en marche dans la nature.
Chaque espèce mutée trouve une expression particulière pour ses panachures, plaques aléatoires, lignes alternées, marbrures larges, pointillismes entremêlés ou alternances par symétrie pleine selon les nervures de la feuille... La carence d'un élément minéral (le fer, le magnésium) peut provoquer une chlorose plus ou moins généralisée, laquelle disparaîtra en corrigeant l'équilibre nutritionnel du végétal. Inversement, un excès de zinc (qui gêne l'assimilation du fer), induira la même chlorose physiologique. Le froid extrême (ce qui n'est pas le cas dans le Morvan, au contraire) peut favoriser l'apparition des panachures (physiologiques) que la chaleur corrigera comme les marbrures nées par défaut d'assimilation du fer. Les panachures vraies par mutations génétiques (formes bicolores définitives) se comportent comme le caractère mendélien sexuellement transmissible de génération en génération. Les sujets mutés devenus panachés restent panachés dans leurs descendances.
Comment expliquer la fréquence si importante de ces panachures stables dans le Morvan ? La pollution, les matières mutagènes dans les épandages ou les attaques virales qui modifient la physiologie des cellules végétales sont des pistes possibles... Les panachures semblent apparaître spontanément dans le Morvan à l'intérieur de quelques bourgeons (mutés, "attaqués") qui sont à l'origine d'un rameau bicolore, porté par une plante (de moins en moins "normale" chaque année).

      Le rôle que joue la chlorophylle dans la vie végétale, (pour capter l'énergie lumineuse déjà transformée en énergie chimique) est considérable. Observer le fonctionnement muté des chloroplastes (qui commandent et induisent la nutrition de tous les êtres vivants de notre planète) est stratégique... Espérons que ces observations (qui n'ont rien d'amusantes) ouvrent l'attention des spécialistes qui travaillent aux inventaires de biodiversité... Car, dans les faits certains regardent, expliquent (sur leur site web) sans rien voir...




 

De végétaux déréglés, bigarrés, dont certains mutés spontanément dan le Morvan ?

      Dans les laboratoires des techniques agressives sont mises en œuvre depuis un demi-siècle pour construire (au petit bonheur la chance) des plantes mutantes qui auraient des caractéristiques intéressantes (tant esthétiques que résistantes) commercialement rentables. La mutagenèse provoquée consiste à exposer volontairement la plante sauvage (saine) à l'action d'un agent mutagène (le plus souvent l'éthyl-méthanesulfonate) ou à irradier les racines, puis à observer leurs effets sur les descendants. La construction des MONTRES mutés fonctionne sur 180 espèces végétales et on estime qu'il y a ainsi 2.500 variétés modifiées inscrites aux catalogues commerciaux... Dans le Morvan, la preuve donnée ici en images, le moteur de la mutagénèse fonctionne spontanément à plein régime... Est-ce normal ? L'observation de plusieurs espèces espèces synchrones modifiées in natura est-il une alerte ? Si oui, pourquoi de telles observations sont-elles ignorées dans l'indifférence la plus générale ?








Etrange... Autre observation, ci-dessous, les érables mutent dans le Morvan...
 










Sans trucage, sans intervention d'aucune sorte, voici
l'expression étrange d'un érable initialement vert...





  La même observation à J+5...





Ce sont les érables qui forment l'alerte végétale la plus étonnante sur le site.
Les mutations génétiques spontanées se suivent et s'ajoutent les unes
aux autres. Initialement verts, les arbres expriment plusieurs
variégations (mutations successives et complémentaires)
pour afficher des phénotypes anarchiques.





Le commerce imbécile pour rééquilibrer la nature ?

Puisque l'anomalie génétique des feuilles monstres panachées passe aux générations suivantes, (et pour s'accorder aux méthodes locales où tout ici doit être rentable), les graines des érables mutés sont proposées à la vente au prix de 15€ l'unité. Les bénéfices dégagés iront intégralement à une association anti-chasse de défense des chevreuils lesquels sont tirés au fusil pour protéger la monoculture du sapin de Noël. Utilisant les pesticides, les engrais et les verdissants la culture du sapin de Noël (qui souhaite l'éradication des chevreuils) participe à la contamination générale des sols et de l'eau laquelle ruine la santé des taxons enclins aux mutations plus fréquentes...


La mutagenèse induite, surtout par irradiation, est souvent utilisée en laboratoire pour accélérer l'apparition de
nouveaux mutants dont les caractères originaux choisis sont basés sur l'aspect esthétique des plantes.
Ici les mutations génétiques sont "spontanées" créant une alerte biologique inquiétante.

.






Chez les végétaux les panachures sont des dérèglements génétiques des chloroplastes qui peuvent apparaître
naturellement dans le paysage. Par contre la découverte de plusieurs espèces mutées synchrones (sur le
même lieu à la même époque)
constitue une anomalie qui prend la forme d'une alerte biologique.
Le hasard n'expliquant pas tout, quelles sont les causes de ces observations étonnantes ?


Ci-dessous, cette fois, ce sont les cognassiers qui mutent génétiquement dans le biotope...





      Le mutant panaché n'a rien de naturel. Le monstre Morvan est une alerte.

      Les jardiniers en "herbe" s'amusent au laboratoire à créer des variétés panachées en soumettant des semis de toutes sortes à des cocktails OVER-dosés en hormones végétales. Les plantes sont maintenues dans des tubes de verre contenant une solution d'agar-agar, support neutre de réception des nutriments déréglés... Les cultivars devenus panachés (mutés génétiquement) sont ensuite vendus et diffusés dans la nature... Ici dans le Morvan, nul besoin d'aller au laboratoire pour étudier la science des monstres. La partition se joue dans le paysage, suggérant un stress et/ou une pollution au moins à l'action sur certains sites...

      Les plantes devenues panachées ont des feuilles "sectorisées" par couleur (vert et blanc). Les cellules des zones vertes contiennent des chloroplastes normaux alors que celles des secteurs blancs manquent de pigments, (les chloroplastes sont bloqués dans leur évolution). Les panachures peuvent être induites par des mutations génétiques survenues dans les noyaux de cellules (mutations nucléaires) ou dans les chloroplastes, gènes mutés dans les mitochondries. Chez certaines plantes, les secteurs verts et blancs ont des génotypes différents, mais dans d'autres, ils ont le même génotype (mutant). Les patchworks bigarrés nés des carences nutritionnelles de l'année ne sont pas héréditaires. Par contre les panachures héréditaires, nées de mutations nucléaires et/ou mitochondriales sont des troubles (éventuellement défectueux) photosynthétiques permanents. Les panachures sont un point d'entrée pour étudier la naturalité des espèces patrimoniales. Quels sont les mécanismes biotiques en action pour développer autant de mutants dans le paysage du Morvan ?





















Fabriquées artificiellement en laboratoire sous ses rayons ionisants ou des produits surdosés (pour le plaisir des
jardiniers), les plantes panachées mutées bicolores sont des indicateurs anormaux nés du stress environnant.
Les apparitions ici spontanées dans le paysage de plusieurs espèces synchrones mutées constituent
une alerte très étrange. Les sujet doit évidemment être examiné dans son contexte.



Ci dessous, le Spiraea japonica, invente ses couleurs blanches, lui aussi...







Ci-dessous, une autre observation très étrange, les lauriers proposent des feuilles blanches...
Attention, les feuilles devenues blanches peuvent parfois être le résultat d'agressions fongiques
ou l'expression occasionnelle des carences nutritionnelles... Les anomalies de
couleurs ne sont pas toutes (toujours) génétiques..






Les feuilles ne sont évidemment pas peintes, ce n'est pas un canular ! L'observation des végétaux
sur le site révèle des plantes qui ont les feuilles blanches ! Les lauriers ont des
feuilles claires (blanches) parfois d'un éclat totalement incroyable !!!
 
 

Les lauriers blancs du Morvan, un "produit" qui pourrait rapporter de l'argent ?
 



Les végétaux mutés blancs (végétaux bicolores) constituent des alertes très visibles dans le paysage déréglé.
Dommage que la seule audience qu'ont ces plantes génétiques mutées soit celle ici des commerçants
qui veulent bouturer les plans (en urgence) pour commercer de nouveaux produits
panachés, (les lauriers ci-dessus, les lierres, les cognassiers, etc)...
Pour certains, tout est bon pour faire de l'argent...








Le moteur végétal des "trans"-mutations est à plein régime...






Après les lauriers, le Viburnum rhytidophyllum (cette autre plante ornementale) qui devient bigarré
complète l'iventaire des marques anormales. Au final le paysage végétal devient très étrange..


De la dérive nutritionnelle occasionnelle à la mutation génétique (avérée et
définitive), les couleurs devenues bigarrées sur les feuilles de plusieurs
espèces synchrones, constitue un message d'alerte difficile à ignorer...


      Les mutations cytoplasmiques végétales (dans les mitochondries et les plastes) peuvent, en laboratoire, être causées artificiellement par : La colchicine, la streptomycine, l'acriflavine, le N-ethyl-N-methylurea, le N-ethyl-N-nitrosourea (=ENU), le bromure d'éthidium (=BET), les rayons gamma, la mitomycine, le 5 fluorodeoxyuridine, le 9-amynoacridine hydrochloride, le faisceau d'électrons, etc. Certaines de ces substances comme l'Acriflavine sont contenues dans des médicaments, le Chromargon par exemple (en solution pour applications locales) utilisé comme désinfectant et antiseptique. Des produits commercialisés analogues contenant des mutagènes végétaux pourraient-ils être présent dans l'environnement et expliquer une part des observations ?



Le Morvan qui mute ici le génome des arbres et autres plantes ornementales n'épargne pas
les fleurs (également modifiées) et les espèces animales patrimoniales... Les
grenouilles, les criquets, devenus blancs par leucisme génétique sont
quelques références étonnantes qui complètent le tableau des
inventaires mutés du Morvan. Le Morvan "supposé" être
un îlot refuge pour les espèces patrimoniales est
d'avantage un four à mutations génétiques.








      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Le bocage paysage "identitaire" du Morvan.

      Le bocage (paysage "identitaire" du Morvan), constitué de haies qui délimitent les prairies d'élevages bovins se dégrade car l'entretien mécanique qui se fait par épareuse / débroussailleuse (en tracteur) est surtout couteux et difficile en terrain pentu (et, si ce n'est pas le cas, pas forcément aisé dans les zones para tourbeuses humides meubles)... Le Morvan vu du ciel est une sorte de patchwork où l'alternance est celle de prairies d'élevages entourées de parcelles de sapins... Les unités sylvicoles équiennes (monocultures des sapins exploitées par la coupe à blanc) n'ont évidemment pas de haies. Et l'alternance: élevage - sylviculture sur un même terrain ne conduit pas l'entretient pluriannuel des haies qui sont alors remplacées par des clôtures électriques qui n'ont besoin d'aucun entretient. Le quadrillage des haies maintenues plusieurs années sépare donc les prairies de propriétaires différents. Et, dans les faits, les éleveurs, de moins en moins nombreux, s'arrangent pour échanger acheter les terres adjacentes pour avoir des parcelles attenantes les plus grandes avec le moins d'entretien possible. C'est en quelque sorte le "remembrement" entre particuliers... Maintenant, dans les haies en bordure des routes, quelques arbres isolés sont source de problèmes lorsque l'hiver venu les branches hautes cassent et endommages les lignes électrique... Le rappel à l'ordre par les autorités pour expliquer que l'entretien des arbres sur les propriétés privées est obligatoire déclenche la coupe rase sans grande préoccupation de la biodiversité… Le bocage, ce "paysage" idyllique théorisé dans les livres anciens par des images d'Épinal (ces estampes au sujet populaire et de couleurs vives) est aujourd'hui très différent... Les haies massacrées chaque année à la débroussailleuse n'habitent aucun nid d'oiseau (sauf ceux suicidaires)... L'entretien du bocage (façonné par l'homme, pour l'Homme) ne rapporte aucun argent particulier, juste des contraintes... Le paysage maintenu du bocage repose désormais sur un nombre restreint d'éleveurs qui, de moins en moins nombreux, ne voient pas forcément l'imagerie d'Épinal dans leur travail non rentable...
La sylviculture, l'agriculture ne nécessitent aucune haie. Seul l'élevage impose d'avoir des haies pour contenir les animaux... Le boccage est à l'image de l'élevage .../... en pleine évolution... Les engrais déversés pour booster l'herbe (voir ci-dessous) profitent aux ronces dans les haies, lesquelles, sont alors nettoyées aux "Roundup" et autres désherbants tonics. Le nettoyage chimique qui pollue l'eau est repérable par des végétaux étranges dans les haies... L'utilisation chimique pour nettoyer, ou, mécanique (la débroussailleuse) pour dessiner le paysage, ruine la santé des espèces patrimoniales (en déclin depuis plusieurs années)...





La protection du bocage et des espèces patrimoniales fragiles ne fonctionne pas
vraiment par l'intention de nouveaux décrets (parfois bienvenus et utiles ! ...) ou
l'invention de nouvelles théories, mais, d'avantage par la transformation réelle
des mentalités humaines de ceux qui ont un impact direct sur les unités du
paysage... Ajouter des nouveaux noms sur des listes rouges d'espèces
menacées ne protège pas le patrimoine. Ce sont les mentalités qu'il
faut prendre à bras le corps et à la base pour voir le beau Morvan
vivre et animer notre beau pays pluriel qu'est la France...





      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?



      L'eau, oui, mais pas trop...

      En comptant avec une hausse des températures moyennes mais aussi la répétition d'extrêmes climatiques (de plus en plus marqués) où les pluies d'orages deviennent des "déluges célestes", les populations patrimoniales reliques du Morvan sont soumises à des variables stressantes... L'eau, source de vie, devient en août 2014 variable d'inondations répétées sévères (aggravées aussi et surtout par les activités forestières où le poids des engins mécanisés compacte les sols et dessine des drains qui accélèrent le ruissellement en terrain pentus).




 
Mi août 2014, un temps TRES froid qui atteint vraiment un record (depuis 150 ans), le ciel se déchaîne...


      Les pluies fortes à répétitions imposent des transformations (des réactions) chez les espèces et l'observation la plus étonnante arrive avec les fourmis. Le slogan pourrait être : "Pour vivre heureux, vivons le terte au sec !"



      La grande noyade en forêt ! Une observation inconnue(?) des myrmécologues...

      Suivre l'eau dans le paysage est vraiment le moyen le plus efficace de traverser les biotopes en faisant des observations passionnantes et esthétiques. Et, ici, à cet endroit, cette fois ce sont les fourmis des bois qui inventent la solution de construire le tertre des aiguilles sur une souche d'arbre. Le dôme surélevé profitera d'avantage de la chaleur du soleil et sera installé sur un promontoire sec !!! Le tertre sur pilotis en quelque sorte ! Le sol est si humide (gorgé d'eau) que les fourmis installent le nouveau dôme abrité en hauteur...







      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?



      La disparition des papillons est un cas d'école dans le Morvan où les observations sont alarmantes et surprenantes !!!

      2015, la plus chaude des années enregistrée au monde, et, printemps 2016, l'une des périodes déjà les plus humides de l'histoire pour certains régions françaises... Les épisodes climatiques difficiles (et même calamiteux surtout pour les entomofaunes sensibles et déjà marquées par des épizooties virales nées sur une sénescence du groupe induite par les pratiques et les phytosanitaires toxiques), se succèdent en contrastes de plus marqués accélérant d'autant la prétendue "lente" disparition des papillons.
2016 marque ENCORE PLUS que les autres années le déclin des papillons.


      A cette époque (1980)
où les comptes rendus étaient rédigés à la machine à écrire et où L'OPIE (l'office pour l'information entomologique) était déjà critiqué (lire page 2 l'éditorial de Ph. Mathias pour son défaut d'information), on imagine mal quel était l'état d'esprit de ces lépidoptéristes qui pinaillaient aux détails imprécis, pratiquant les captures à tour de bras pour agrémenter leurs collections de papillons piqués dans des cadres cimetières... Aujourd'hui, inutile d'être le thanatopracteur à épingle des papillons pour appréhender l'entomologie. Nul besoin de piéger les insectes pour démontrer la sénescence du groupe. De simples observation de terrain indiquent que les inquiétudes pinaillées d'hier étaient dérisoires... Le constat démontre que tous les papillons régressent. Dix ans plus tard, en 1990, Monsieur Henri Descimon (professeur à l'université de Provence à Marseille et responsable du Laboratoire de Systématique évolutive) explique de façon pragmatique la disparition des papillons du Morvan : "Dans le Morvan, j'ai vu un paysan 'nouvelle manière' ouvrir de larges tranchées de drainage dans une tourbière, condamnant à mort la Canneberge, plante nourricière de Boloria aquilonaris, espèce protégée. Paradoxe des règlementations : collecter les papillons et les relâcher dans une tourbière voisine, nouvellement colonisée par la plante, sans effectuer les longues démarches nécessaires à une autorisation, aurait été répréhensible alors que le paysan, lui, ne risquait rien !" Ceci-dit, Monsieur Descimon, qui a un nom consacré, (car collectionneur de papillons pour décimer les faunes patrimoniales) participait à sa façon à diminuer les inventaires... Mais, bon... Tant que l'entomologie (de liaison) celle de l'épingle restera cette chasse gardée de collectionneurs barbons, l'alerte biologique des régressions entomologiques sera étouffée...
A lire : Pourquoi y-a-t-il moins de papillons aujourd'hui ? - 1990 par Henri Descimon.


 
Incroyable (et c'est vraiment le scénario des films catastrophes de science fiction), pour voir la
beauté des espèces, il faut maintenant visiter le musée... Ce dernier (magnifique) n'est qu'un
conservatoire "macabre", funèbre de cadavres... La mer se vide de ses poissons, la
terre voit disparaitre les papillons... Pas d'inquiétude(?) l'homme survivra(?)...

 




Incroyable mais vrai : il y a bientôt plus de papillons morts dans les cadres d'exposition au
musée local d'Histoire Naturelle que de lépidoptères vivants dans les paysages du parc régional.
Pour retrouver les lépidofaunes mieux vaut maintenant visiter les vitrines du musée...

      Toute une vie passée à collectionner les papillons (donc à les prélever dans la nature) pour finalement constater sans autre explication la disparition ubiquiste du groupe (toutes les populations)... A quoi servent alors les captures (les prélèvements) et les fameuses collections ? Les entomologistes répondent : les collections sous cadre servent à mieux comprendre pour protéger et préserver. La collection des cadavres tous alignés n'a en fait que peu d'effet pour préserver les espèces (vivantes) dans la nature... Il y a des milliers de collections de papillons, et, ils disparaissent inexorablement. Pourquoi les entomologistes ne voient pas les épizooties et ne les évoquent pas dans leurs publications ? Un exemple : monsieur Jean-Claude Weiss spécialisé dans les Rhopalocères et les Zygènes, vice-président de la Société entomologique de Lorraine raconte la disparition générale des papillons de lorraine dans un constat où les tergiversations générales (toujours les mêmes) ne sont pas des explications. En quoi, pourquoi, comment, les causes invoquées feraient-elles disparaître plus les papillons que les autre entomofaunes ? Pourquoi ne pas évoquer les épizooties et pourquoi ne pas montrer les images alarmantes des papillons (nombreux) anormaux observés sur le terrain ?...

Ah le temps insouciant des "petites" collections entomologiques (inutiles et encombrantes)... Et les spécialistes
de nous dire que les collections permettent rigoureusement de connaître les espèces pour
mener alors des campagnes de préservations - protections... Oui, la théorie invalidée
par les faits. Les taxons collectionnés (puis protégés par décrets) régressent
régulièrement avec l'empreinte d'épizooties assez peu commentées...

















Le Morvan peut offrir des biotopes exceptionnels. Dix ans d'un travail acharné (sans le moindre outil
mécanisé) aura été nécessaire pour transformer une sapinière mortifère (et moribonde) en
ce biotope humide, ci dessus, luxuriant. Ce travail passionné qui consiste à réajuster
simplement les plantes qui existent naturellement déjà dans le paysage permet de
se rendre compte du potentiel formidable de la région. Malheureusement, un
Eden n'est pas toujours suffisant pour maintenir les lépidofaunes...






      Morvan, la disparition des papillons selon l'Opie...

      Professeur à l'université de Provence - Marseille, responsable du Laboratoire de Systématique évolutive, Hemi Descimon (grand collectionneur de papillons) en balade dans le Morvan nous raconte pourquoi y-a-t-il moins de papillons aujourd'hui.

      Et, de déblatérer sur les paysans "nouvelles manières" (ci-contre) et les méchants chasseurs allemands assistés de leurs guetteurs racontars et de décrire les effets du ski alpin; le boisement en résineux exotiques; l'urbanisation et l'industrialisation excessive... Et, de terminer par : "Mais le pire n'est pas certain. Les perspectives de guerre nucléaire s'éloignent et l'humanité semble plutôt progresser globalement vers la sagesse".

      L'article  n'aborde pas (comme c'est étrange !) les maladies de terrain (observées et observbles)... Paradoxe d'un esprit collectionneur ("sublimé" par les adorateurs de l'entomologie de l'épingle, l'OPIE), celui qui collectionne et tue les papillons prend la parole pour nous expliquer comment préserver le vivant ?!...
      Donc dans l'article de l'Opie : "Oui, je fais des collections scientifiques, mais c'est pas moi qui tue les papillons, c'est lui..."

      Dans une certaine mesure (et dans une mesure CERTAINE) les collectionneurs de papillons (avec ou sans élevage) sont rigoureusement des tueurs de papillons. Le paysan "nouvelle manière" ou le chercheur - collectionneur de papillon ne participent pas à la défense des lépidoptères. Pourquoi accumuler tant de papillons précieux surtout identiques (rémunérateurs) dans ces cadres cimetières assez inutiles ? Pourquoi l'Opie donne si souvent la parole aux assassins d'insectes dès lors qu'ils sont estampillés du diplôme (de "propagande"). La vérité est-elle violée par le prestige ? Dans l'article TRES inspiré (judicieux), quelles sont les réponses ? Pourquoi ne pas aller à l'essentiel : les papillons meurent comme d'autres insectes car ils sont malades d'être empoisonnés... Moins de blabla, moins de collections, abandonnez l'épingle (assassine) et r-e-g-a-r-d-e-z, ouvrez les yeux. Tout se passe dehors... Pas besoin de cadres et d'épingles pour observer.








Faut-il lancer l'alerte ou proposer un article ??? Le sujet (peu "fédérateur") dérange t-il ?






Loin des théories et de la rhétorique, les Rhopalocères français (et singulièrement ceux
du Morvan) disparaissent. Les observations démontrent au moins que les epèces sont déréglées.








      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Les grenouilles bleues du Morvan...

      Les inventaires photographiques du web (qui doivent tenir l'audience) ont la fâcheuse tendance à rendre les choses "amusantes"... Pour faire de l'audimat on recherche le sensationnel quitte à perdre le bons sens. "Oh, comme c'est amusant !!!! Voici la petite grenouille verte qui vient d'enfiler son pantalon bleu ! Oui, c'est rigolo !"
Amusant, c'est un point de vue. Par contre c'est surtout inquiétant car le phénomène des grenouilles qui vire au bleu (ou à d'autres choses) est de plus en plus fréquent. Pourquoi ces grenouilles sont-elles dépigmentées ?... Pourquoi ce dérèglement physiologique est-il de plus en plus fréquent (phénomène qui n'a rien d'amusant). Pour considérer la référence grenouille bicolore, il faut élargir la focale et observer un échantillonnage utile des espèces synchrones sur le site au même instant. Et, l'amusement initial fait place à l'inquiétude... Avec cette grenouille, y a t-il "monstruosité", transmutation ??? Pour répondre, regardons les espèces synchrones qui ont toutes (en un même lieu à une même époque) des fréquences élevées d'expressions plus ou moins débridées. Que se passe t-il ? Est-ce alors un amusement collectif ? La grenouille est issue d'un bestiaire détonnant (mutations, stress, malformations, dérèglement, physiologiques, ...) les références étranges ne manquent pas.





Dans la même mare, (donc sous la même lumière incidente), des grenouilles de
la même espèce -qui, normalement, devraient avoir "grosso modo" le même
phénotype-
peuvent apparaître très différentes. Les grenouilles devenues
grises - bleues sont le résultat des pigments jaunes (xantophores)
dégradés dans l'épaisseur de la peau, avec un jeu d'optique
où la lumière du soleil se reflète sur les iridophores...






Outre la couleur bleue, les grenouilles peuvent présenter des "dépigmentations" variées...
Ces références inconnues des auteurs qui viennent de publier l'inventaire des batraciens
du Morvan (à partir des enquêtes et des E-Observations) peuvent-elles être le résultat
de pigments dégradés par des polluants ? Questionnés sur les dépigmentations des
grenouilles du Morvan
, les auteurs répondent avoir : "peu d'éléments sur le sujet"...

 

La grenouille trans-mutée dépigmentée (devenue blanche)...
Le Morvan muté ! Leucisme, (leucistisme) de
plus en plus fréquent chez les grenouilles...



 
Dans le Morvan, une grenouille devenue blanche ???
 
      Une grenouille (vraiment) albinos n'a plus de cohérence fonctionnelle dans la superposition des trois couches cellulaires superposées (pigmentaires) appelés chromatophores. La couche la plus profonde faite de mélanophores produit la mélanine (pigment sombre). Par dessus, les iridophores constituent une structure utile à l'animal pour exploiter l'énergie de la lumière (la chaleur du soleil). C'est cette couche qui donne un reflet métallique au batracien, éventuellement bleu si la structure du dernier feuillet supérieur est dégradée. La couche supérieure est effectivement formée des cellules qui contiennent les xantophores, (ce sont des pigments jaunâtres) mais puisque la lumière traverse les tissus et se reflète bleue sur les iridophores profonds, la couleur apparaît verte. Selon la nature des troubles physiologiques (éventuellement associés et plus ou moins profonds), selon la niveau de réflexion des lumières, la grenouille peut soit devenir bleue, franchement noire ou apparaître blanchâtre. Quoi qu'il en soit, dire que le phénotype blanc est une expression normale, ordinaire et très courante frise la duperie d'inventaire du chargé de mission vexé peut-être ne n'avoir pas expertisé à sa valeur cette référence intéressante (dénigrée sans doute par jalousie).

Les individus mutants avec des teneurs en pigments altérés existent et il est admis que de nombreux
changements hétérogènes peuvent modifier les types affichés (= phénotypes) selon les spécificités
de la chimie et la physiologie particulière de ces individus (mutants) où les enzymes responsables
de biosynthèse des pigments font défaut. L'éventail des mutants est très large et s'étend
jusqu'aux bactéries (Rhodopseudomonas spheroides, pour ne citer qu'un exemple).
Concernant les grenouilles, les mutants existent, voici Xenopus laevis étudiée
dans sa forme albinos par T. FUKUZAWA AND H. IDE en 1986. Le PDF
 
Citons également : The yellow mutation in the frog Rana rugosa: pigment
organelle deformities in the three types of chromatophore.
Ichikawa Y., Ohtani H., Miura I. (2001)

Citons enfin : Genetic and experimental studies on a pigment mutation, Pale (Pa),
in the frog, Bombina orientalis par MARK S. ELLINGER (1980). Le PDF

 




      Le Morvan muté ! Leucisme "fréquent" chez les grenouilles...

      Dans le Morvan pollué les grenouilles blanches dépigmentées sont (deviennent) assez fréquentes... Pourtant cette particularité génétique récessive nommée Leucisme - leucistisme est plutôt rare chez les batraciens... L'information génétique récessive gagnerait-elle dans la population sauvage locale ? Plusieurs espèces patrimoniales du Morvan deviennent claires comme si les cellules pigmentaires des espèces (absentes ou dégénérés) ne fonctionnaient plus normalement. Les grenouilles devenues claires (blanches) gagnent en fréquence (elles sont de plus en plus nombreuses). Le plus souvent, la restriction pigmentaire de la peau est totale et affecte l'ensemble du corps des batraciens. Mais, chaque sujet garde la coloration normale de l'iris de l'œil (ce qui constitue un caractère de différence avec l'albinisme).
A lire : Un cas de leucisme chez le Crapaud commun Bufo bufo (Linné, 1758). MURATET Jean, DESO Grégory, VACHER Jean-Pierre. Bulletin de la Société herpétologique de France, 2010, no134, pp. 51-54. (ISSN 0754-9962).




Outre les couleurs déréglées par la génétique, les
grenouilles monstres du Morvan sont malades !






      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Le record de pollution de l'air enregistré le 14 mars 2014 !

      Qu'il s'agisse de l'eau ou de l'air, la pollution ignore évidemment les frontières. Et, le beau Morvan de "carte postale" suggéré par les dépliants touristiques est évidemment pollué. Un temps anticyclonique rare qui dure depuis quinze jours, (on a relevé 21,6°C dimanche 9 mars à Paris), des émissions de polluants atmosphériques qui ne faiblissent surtout pas, (pire qui s'accumulent), des réactions institutionnelles inexistantes (qui frisent la résignation), le cocktail est idéal ce 14 mars 2014 pour tenir des images qui sont totalement HALLUCINANTES !!!! Aujourd'hui, les brumes du Morvan ne sont pas celles des vapeurs d'humidités (habituelles) mais bien celles des particules fines polluantes qui obstruent le soleil ! L'image (ci-dessous) a été prise le 14 mars 2014 à 12h55 au soleil zénithal sous une température très élevée ! Les particules fines ne sont évidemment pas localisées aux agglomérations. Elles proviennent certes des émissions du carburant diesel des voitures, de l'industrie mais également (et pour une part importante) des épandages du lisier dans les pâtures. Et, ici, c'est bien connu, à cette époque le Morvan retrouve son odeur habituelle des bouses de vaches (avec les épandages qui, déjà terminés, donneront ces algues vertes -spirogyres- dans les lavoirs et quelques analyses d'eau non conformes pour la consommation humaine. Le record de pollution (des bassins d'activité de Paris, Londres, Bruxelles, Rotterdam-Amsterdam et Cologne) a été enregistré en France le 14 mars, lorsque l'organisme Airparif a mesuré une concentration de 139µg/m3 en PM10 (la catégorie de particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, = fraction inhalable) sur la station Autoroute A1 - Saint Denis, dépassant largement le seuil d'alerte (80 µg/m3).

      L'équipe canadienne de Christopher Somers - James Quinn, de l'université Mc Master dans l'Ontario, a publié dans la revue PNAS que la pollution atmosphérique des particules fines (poussières d'hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP), induisaient des mutations génétiques chez la souris (transmises aux descendants). Ces substances polluantes connues depuis plus d'une vingtaine d'années sont donc réellement mutagènes et cancérigènes... (Confer : Air pollution induces heritable DNA mutations. Christopher M. Somers, Carole L. Yauk, Paul A. White, Craig L. J. Parfett, and James S. Quinn. 2002 - PNAS vol; 99 no 25 p. 15904 -15907.) .



    

Observations et comparaisons étonnantes !!! Les deux images ont été prises à midi en plein soleil... L'image de gauche est incroyable !
L'atmosphère est plombée par des particules fines ! La pollution at
mosphérique ne se localise pas seulement au dessus des villes...



      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      La mouche observée en vol libre. Le vol libre des insectes.

      Le retour du soleil après ce mois de mai 2013 particulièrement froid (le mois de mai le plus froid depuis 1991, le plus pluvieux depuis 1984), est l'occasion parfaite se suivre les espèces thermophiles. Une expérience simple est conduite en extérieur (sans artifice) pour étudier le vol des insectes. L'idée du jour est de photographier le virage d'une mouche en plein vol. En vol libre, les mouches sont capables de changer de directions instantanément (virages brusques et importants) au prix de petits mouvements des ailes. Cette modification de trajectoire étonnante (qui permet à certains sujets de passer entre les gouttes d'un orage, -ce n'est pas de l'humour-) n'est pour ainsi dire pas conduite par la force des frottements de l'air mais résolument par l'action des ailes. La mouche pivote l'articulation des ailes pour produire un couple de torsion utile qui réoriente l'axe et l'angle de son corps dans le plan de vol. Les mouches ont un squelette externe (l'exosquelette) qui contient quelques protéines élastiques qui restituent idéalement les énergies mécaniques et vibratoires des mouvements TRES rapides, (la résiline par exemple). Les Syrphes sont des mouches assez imposantes et lourdes que l'on peut suivre en vol car elles sont "territoriales" et défendent comme les libellules un site apprécié... La mise en place d'un point chaud -et qui reste chaud LONGTEMPS au soleil- une grosse pierre de granit installée parmi les fleurs, constitue un micro territoire vite fréquenté puis âprement disputé. Ce dispositif élémentaire installé correctement au soleil est un moyen simple d'étudier le vol et les attitudes répétées (ci-dessous) de toilettage de la dite mouche.




Le vol libre des mouches, et, ... l'observation attentive des virages !...



Les photographies sont toutes réalisées en milieu extérieur sans la moindre contrainte pouvant
nuire aux espèces. Les images sont réalisées sans trucage, sans flash.
L'appareil de photographie est utilisé en mode manuel.

 







Le vol libre des mouches syrphes, (in natura), examiné d'un point de vue mécanique
est aussi l'occasion de faire surtout des observations intéressantes...







      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      
Le vol libre des insectes, le cas du bourdon...

      La théorie du manteau de fourrure entomologique...

      La science a cela d'amusant qu'elle construit pas à pas puis affirme ses dogmes, ses vérités alors inébranlables. Par exemple Christopher O'Toole qui a travaillé 37 ans aux collections entomologiques du Musée de l'Université d'Oxford d'histoire naturelle "explique" (avec humour ?) que selon les sacro saintes lois de l'aérodynamique, un bourdon trop lourd pour la surface de ses ailes ne devrait pas voler : "Le corps est trop massif par rapport à la taille des ailes". Pourtant les faits sont contraires... C'est toujours la même choses. Une idée fausse qui s'enracine... N'y résistant pas, il y a quelques années, j'ai posé une question (en aveugle) concernant les hyménoptères aux spécialistes auto-déclarés responsables du site français qui souhaitaient devenir leader en entomologie. Ma question était la suivante : "comment les ocelles, ces yeux simples, minuscules sur les font poilu des hyménoptères peuvent se synchroniser avec les yeux composés à facettes surtout pour les espèces si velues comme le sont par exemple les bourdons ?" Réponse arrêtée et autoritaire des personnes : "les ocelles cachés dans les poils n'ont aucune utilité."
Aucune utilité ? Bon, c'est noté, pourtant on pourrait croire et même publier le contraire (ce que j'ai fait).
Concernant le vol libre des insectes, un point fondamental n'est pas très étudié, c'est justement l'interférence du message des ocelles dans le flux optique arrivé aux yeux à facettes. Ce message qui se présente comme un avis "prioritaire" peut court-circuiter la translation du vol et imposer l'information du virage réflexe salutaire. Les ocelles qui sont un triplet d'yeux simples (formant un triangle au sommet de la tête de l'insecte) sont impliqués dans la mise en œuvre des virages réflexes (Eric Geirnaert - 2003). Chez quelques groupes, le dispositif évolue vers des spécificités comme le recadrage de l'horizon (chez les libellules). La point important du vol (au moins chez les syrphes - Publication Eric Geirnaert 2003) est de pouvoir séparer la commande de translations indépendamment des actions de rotations. LA DOUBLE VISION des INSECTES, terme volontairement "étrange, ambigüe" explique que l'insecte peut séparer la translation du virage. Les processus impliqués sont séparés, et, indépendants.

      Quelques années plus tard, Vincent Albouy, vice président de l'OPIE, publie (2005) sa compilation des vérités (assez discutables) concernant le bourdon et explique (entre autre) le rôle de la fourrure : "Les bourdons se distinguent des abeilles (solitaires ou sociales) par une fourrure particulièrement épaisse. Composée de soies plumeuses longues et serrées, elle [la fourrure] joue un rôle important dans la conservation de la chaleur .../... Avec d'autres détails, elle trahit une adaptation particulière aux climats tempérés et froid." (page11).
Oui, mais non ! Cette conception est assez fausse ou discutable... Cette affirmation est surtout construite sur l'analogie que les animaux à sang chaud trouvent le bénéfice de porter une fourrure pour limiter la perte calorifique rayonnante du corps. Mais rappelons tout de suite que le bourdon est un animal à sang froid. Et, autre point, la fourrure est foncée, noire... Pour imaginer une toison qui améliorerait la température corporelle des sujets, on pourrait imaginer des soies surtout blanches ou translucides, qui, jouant l'effet de vraies fibres optiques, conduiraient plusieurs rayonnements vers l'intérieur du corps étant convenu alors qu'un exosquelette thermo isolant serait profitable... Mais, ces dispositifs n'existent pas ! Et l'élévation de température du corps (utile au vol, jusqu'à un certain point) est surtout préjudiciable chez les hyménoptères ! Le coup de chaleur est plus grave que l'épisode froid. Pour rappel, les abeilles peuvent terrasser les frelons en augmentant la température des agresseurs, maintenus de force par une cohorte d'ouvrières qui battent des ailes jusqu'à l'asphyxie des intrus. Ceci dit, la toison épaisse des bourdons n'a pas le rôle d'une fourrure. Sinon, la dite toison serait évidemment corrélée aux climats (aux variations historiques et paléontologiques !) et serait variable chez les sujets selon les aires géographiques. Les bourdons qui vivent à 4.000 mètres dans les Andes et dans l'Himalaya ou ceux qui vivent près du cercle polaire sont-ils mieux habillés (d'une
fourrure PLUS chaude) que leurs confrères qui vivent dans la forêt amazonienne ou en Afrique ? Une capacité certes, avérée à résister au froid, n'est pas, chez un insecte ectotherme (poïkilotherme, pœcilotherme) forcément associée à la fourrure ! Pour vérifier la chose, les auteurs pourraient-ils exploiter le registre des fossiles de l'ambre pour vérifier que les bourdons (progénotes, c'est à dire à l'origine des lignées) ont été totalement poilus indépendamment du climat ?
Bon, revenons au vol "impossible" du bourdon.


Le petit poil du bourdon (qui n'a pas vocation de fourrure), améliore con-si-dé-ra-ble-ment le vol de l'insecte qui peut se déplacer en diminuant la résistance au vent. Les bourdons (et d'autres mouches velues comme les bombylidés, voir ci-dessous), savent voler en trajectoires maintenues assez droites même lorsque le vent est fort. Le vol des insectes velus s'explique surtout par l'effet dynamique des poils...


Cqfd (humour) : peut-être faudrait-il mettre de la fourrure sur le fuselage de nos avions pour améliorer le vol (et la température ?) des passagers.

Les poils du bourdon sont plus utiles au vol qu'au réchauffement. La mesure et l'observation des sujets (in natura) démontrent ces faits avec bien plus de force qu'un petit livre semé de belles coquilles (humour, voir ci-contre) distribué en comité restreint...







Faites confiance (éventuellement) aux spécialistes, mais, n'oubliez pas :
éditer un concept dans sa version papier -en livre- n'en fait pas une vérité.





      D'une manière assez constante, (ce qui permet d'ailleurs de se positionner pour préparer de belles photographies), les bourdons se dirigent préférentiellement dans le paysage contre le vent (pour se déplacer de fleurs en fleurs) mais peuvent évidemment modifier leur trajectoire si un danger intervient... Un vent même fort, 20-30 m/s, ne semble pas gêner les bourdons outre mesure et les sujets semblent pouvoir maintenir des trajectoires plutôt rectilignes (ce qui est déconcertant) même lorsque le vent (par rafales) souffle de côté ! Les bourdons sont les seuls insectes à butiner dans la tempête, (= bourrasques monumentales sans pluie) et peuvent réaliser des virages serrés comme si le vent n'avait qu'une "influence" aérodynamique faible ou moindre... Les frottements mécaniques du corps sont réduits (l'écoulement est amélioré) par l'effet fluide de la fourrure, rendant les ailes alors plus efficace d'un rapport que l'on peut estimer à 15-25%. Bien évidemment ces propos nécessiteraient d'êtres évalués en protocoles expérimentaux. L'éthologie de terrain donne déjà l'idée de sujets de thèses : "Etude aérodynamique et mesure d'efficacité des prouesses physiques du vol du bourdon - bénéfices mécaniques de la fourrure". Travaux en cours, Eric G.






Le vol libre de 200 espèces d'insectes (in natura) sans piège photographique...

      A l'inverse de ce que prétendent et écrivent certains, clicher les insectes en vol (en pleine nature) ne nécessite pas forcément un matériel coûteux, encombrant, bourré de flash et de faisceaux infrarouge. Nul besoin du piège photographique ultra sophistiqué, qui, météo surtout comptée, n'est efficace qu'en studio avec des sujets rendus dociles par la chimie (agressive ou la torture) dans un décor inventé par un opérateur odieux. Certains techniciens -que nous désigneront de VRAIS tortionnaires !-, (publiés et plébiscités par ceux que nous ne nommeront pas, mais qui s'affirment leader pour l'entomologie de l'épingle), pratiquent la torture pour obliger leurs sujets à s'envoler devant une fenêtre photographique : "Dans ma boîte, mes insectes placés vivants ne peuvent sortir que par la fenêtre, barrée de faisceaux infrarouges. Pour donner le mouvement aux insectes, j'allume à l'intérieur de la boîte en verre une résistance électrique placée dans un double fond. L'ensemble de mon dispositif sophistiqué de studio est le résultat de ma spécialisation professionnelle comme électronicien. J'ai donc tous les atouts pour photographier le vol des insectes. Avec ma méthode, je peux choisir l'espèce et maîtriser totalement le cadrage, l'éclairage et assortir le décor en fonction de l'insecte. Je peux mettre des lampes chauffantes et stimulantes."

      Oui, travail surtout sordide !!! La torture en directe (et en images), sous les "feux" contrôlés de la rampe ! Ce "photographe" est surtout un opérateur spécialiste du martyr. C'est un peu le reporter de guerre qui pratique la torture pour clicher le mouvement ?! Sans humour, les insectes sont brûlés aux fesses pour déclencher l'animation... Photographier le vol libre des insectes sans torture est possible (voir ci-dessous). Une alternative respectueuse existe (voir les images Insectes Art et Images dans cette page web). Elle consiste à regarder vivre les insectes (dehors) et à utiliser l'éthologie pour prévoir l'envol des insectes... Le vol libre des insectes (le vol en tandem par exemple, voir ci-contre) où la libellule mâle conduit le duo dans le site de ponte est-il possible en studio ? Les comportements faux, dénaturés, d'acteurs torturés en studio sont-ils explicites et utiles à l'expertise ? Le piège photographique en studio n'est que la pâle démonstration de l'incompétence de l'opérateur sur le terrain... Message à l'Opie : préférez observer la réalité factuelle des comportements à celle née du trucage et des artifices.





Respecter le vivant (in natura) devrait être le SEUL
engagement moteur indéfectible du photographe !


 

 
Loin de la torture en labo, il est possible de photographier
le vol 100% libre des insectes...



 

      Passant de l'état piéton à l'état hardi, (pour des raisons assez logiques), les acteurs entomologiques d'un biotope s'envolent pour des situations que l'éthologie rend plus ou moins prévisible... C'est l'éthologie qui permet de suivre le vol réel des insectes sans artifice et trucage. Toutes les images sont réalisées manuellement, sans flash. Les réglages photographiques sont effectués, au cas pas cas, selon les conditions atmosphériques réelles dans le milieu extérieur


      Outre l'animation des ailes (focalisant l'attention, donc, souvent étudiée) qui fait un va-et-vient et des boucles (en huit) selon les espèces, la chose SURTOUT remarquable au moins chez quelques mouches est la cinématique que peut prendre le corps. La mouche peut conduire des manœuvres rapides qui sont assez éloignées et indépendantes (toute mesure gardée) des frottements de l'air et des forces aérodynamiques produites par les ailes. Les évolutions rapides du corps (et l'amplitude surtout des dits mouvements, étonnamment subtiles !) indiquent que cette inertie n'est pas celle d'une réponse aux frottements dynamiques. Dit autrement (pour fixer les idées), c'est comme si la mouche possédait à coté et en complément des ailes, un moteur super-dynamique dont l'action fonctionne à la déformation-réponse du thorax selon l'utilisation mécaniques des métamères. Selon notre modèle de l'avion, un aéroplane avance par l'action des moteurs et nous transposons alors le vol de la mouche par le seul effet concept du mouvement des ailes... Cette image est TRES imparfaite, et il faudrait imaginer le vol d'un avion où la carlingue, c'est à dire l'ensemble des raidisseurs et des structures assurant la liaison des varangues et des cloisons, seraient mis à contributions par des réponses dynamiques. Avec des ailes assez minuscules (comme celles d'un bourdon) l'insecte vole et utilise le mouvement couple de son corps. L'animation des ailes (qui assure la sustentation) est indépendante de la dynamique interne qui produit les virages (surtout chez la mouche). Tout se passe comme si la friction à l'air était nulle ou assez insignifiante aux actions des virages. Si la friction n'était pas négligeable, il faudrait produire le couple d'une force en continu pour initier un virage, or, dans les faits on voit parfaitement que l'insecte (la mouche) invente son virage instantanément ! C'est assez déroutant. Là où notre avion (et même un hélicoptère) produit une force continue pour démarrer un virage, une mouche "claque du thorax" pour rajuster l'axe (déjà bloqué) du corps. Cependant, l'inertie du corps (même minuscule de la mouche) joue son effet aérodynamique tout comme l'effet réel de l'écoulement de l'air qui occasionne la friction. Pour expliquer le vol libre de la mouche il ne faut pas "conceptualiser" (car le modèle tend déjà à négliger les paramètres moins utiles à la théorie démonstrative). Pour étudier (comprendre) le vol de la mouche, il ne faut pas théoriser mais contempler l'évolution spatiale de l'acteur dans tous ses détails (in nuatura).







      Certains entomologistes barbons qui thésaurisent la collectionnite des insectes morts épinglés dans des cadres cimetières (assez inutiles) affirment pouvoir appréhender et comprendre le vol des espèces par l'observation des structures. Et, déjà ils hiérarchisent les modèles... Ces théoriciens, ("ou dogmaticiens") expliquent qu'il y a : "des vols archaïques opposés aux évolués et d'autres plus adaptés". Oui, cette phrase sonne comme un aveu d'ignorance. Pratiquer l'entomologie avec l'épingle sur des cadavres ne renseigne pas vraiment sur le vol libre des insectes en milieu naturel. Prenons un exemple, examiner les ailes des perce-oreilles (Dermaptère) peut-il renseigner sur le vol réel de l'insecte ? Soyons sérieux. Préférez l'observation à la pratique de l'épingle. Un insecte mort n'est pas très explicite pour raconter son vol.
Le vol libre (non contraint) le plus intéressant à suivre en milieu naturel est celui des cohortes. Les insectes volent seuls (évidemment) mais aussi en communautés. Le vol regroupé des insectes (en essaims mais pas forcément) est évidemment connu. L'essaim est composé d'une fédération qui se déplace pour un accès à de nouvelles ressources, c'est le cas des abeilles ou des criquets... Mais, à côté de l'essaim, les insectes pratiquent aussi le vol en cohortes.

 


 
Observés de cette façon, les insectes en vol libre seraient des "ovnis" ?

      Le vol des insectes in natura (le vol libre des insectes ) est accessible à tout le monde. Les images, les vidéos sont faciles à faire... Mais, certaines personnes à l'imagination assez fertile (et qui veulent occuper les médias par l'invention malhonnête et frauduleuse de faits), soutiennent avec force que les traits photographiés et expliqués ci-dessus pourrait être la forme d'une vie inconnue d'origine extraterrestre (voir ci contre)...

      Et, José Escamilla a donné le nom de "RODS" à ces objets devenus "Roswell Rods" pour finalement produire des films à sensation assez idiots. Rods vos nouveaux amis. Bref, sans commentaire.





 

      A l'opposé de la torture des espèces faites en studio (et publiée dans la revue xxx, par M. JdH,) inventez vos méthodes pour photographier le vol des libre des insectes. Le procédé (votre procédé) fonctionne lorsque vous arrivez à vous fondre dans le décor. De façon assez intuitive, évitez de porter des vêtements aux couleurs vives. Evitez ou, utilisez (au contraire) les mouvements de façon parcimonieuse et modérée. Chaque espèce à ses caractéristiques propres et ses réactions singulières dans un micro biotope. Pour étudier le vol libre non contraint d'une espèce, de multiples solutions existent comme la mise en place de petits promontoires bien exposés où la mise en valeur d'une fleur ou plusieurs fleurs alignées appréciées, dispositif qui fonctionnera comme un stimulus attractif. L'orientation du soleil, le vent, la forme de la voute végétale, la présence d'eau ou de certains cailloux chauffés au soleil sont des paramètres essentiels à comprendre pour prévoir la lecture des comportements.
Les vues des trois images ci-dessus ont été faites en trente minutes d'observation avec un dispositif simple où quelques fleurs blanches (hautes) sont maintenues alignées (pendant que les autres sont pliées dans l'herbe) pour "préparer" une zone rectiligne de vol aux insectes. Le dispositif en terrain pentu fonctionne surtout par forte chaleur... CQFD : Nul besoin de torturer les insectes pour photographier leur vol !
Même pour une diffusion "éducato-scientifique" qui présenterait la préservation utile des entomofaunes patrimoniales, la perturbation intentionnelle d'espèces protégées via l'utilisation d'un piège lumineux, l'emploi d'un dispositif photographique -qui cause des préjudices aux insectes- constitue une infraction... La mutilation, la destruction, la capture, la perturbation intentionnelle des espèces (par l'utilisation du filet surber, l'emploi des corsets d'arbre et autres bandes à pièges, les pièges colorés, olfactifs, collants, les pièges à fumée), sont-elles des voies d'une vraie activité d'écocitoyenneté entomologique ?!





Le vol parfois stationnaire, donc facile à photographier, n'est surtout pas l'apanage des entomofaunes
assez "indociles" des hautes herbes... L'avantage d'étudier le vol libre des insectes, (ci-dessus
papillons Adelidae, Zygaenidae, main levée sans aucun matériel), par la focale
de
l'éthologie est de pouvoir déjà transposer l'exercice à d'autres espèces, elles
aussi "indociles", (oiseaux, chauve souris, etc...).





Concernant le vol des insectes, voici l'observation du phyllopertha
qui utilise surtout ses pattes antérieures pour agripper le support.




      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Dans le Morvan les Oiseaux de Paradis sont... ...des mouches !

      Ignoré des guides d'entomologie, des Brachycères (surtout la superfamille Tephritoidea) utilisent tout le panel graphique des couleurs émanées du corps et des ailes (les couleurs irisées de l'exosquelette, les lumières reflétées des ailes, les ondes polarisées et même les teintes en contraste parfois UV) pour communiquer... Après avoir repéré des aires exposées au soleil (des sortes de "lek" entomologiques) riches en comportements belliqueux, de vrais conflits entre plusieurs espèces, cette fois les espèces nous dévoilent dans leur optique très inspirée de celle des paradisiers mâles, (ces oiseaux exotiques connus pour leurs parades nuptiales étonnantes), des comportements ritualisés merveilleux. Donnons un exemple, ci-dessous.








      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Les indésirables du Morvan.

      Quelques millimètres, nervation réduite, une myriade de petites guêpes Apocrites Chalcidoidea (galligènes et parasitoïdes) ne sont étudiées qu'après piégeage et ces insectes (passionnants !) ne sont appréhendés en science (souvent morts) que pour leurs impacts biologiques "négatifs". Après avoir opéré une dichotomie imbécile du monde où tous les ravageurs néfastes sont regroupés, l'étude se titre : "Guide d'Observation et de Suivi des Nuisibles". En fait, selon cette approche symptomatologique des lieux, tout se passe comme si le seul point d'entrée était une épidémiosurveillance qui annonce déjà les traitements phytosanitaires nécessaires(?) qui empoissonneront les maillons de la chaîne trophique. Le seuil de nuisibilité (vitale, esthétique et fonctionnelle) dans ce monde taylorisé, toxique et économique est la présence de l'insecte. Il faut TOUT éradiquer. En complément à ces protocoles qui préconisent les pesticides, voici des observations éthologiques in natura. La petite guêpe mâle Chalcidoidea se présente perpendiculaire et bat des ailes de façon vigoureuse pour s'annoncer. La suite est tenue secrète (humour) pour protéger l'espèce...





Tandis que d'aucuns, dans le cadre des travaux d'inventaires (mal financés) et de partenaires triés parmi les collaborateurs "copains"
prioritaires (bien équipées), déposent leurs pièges entomologiques bricolés en forêt, d'autres réalisent leurs observations
sans nuisance. Référencées par mes découvertes et mes publications concernant les inclusions de l'ambre (2002),
les guêpes Apocrites Chalcidoidea sont rarement photographiées (in natura) lors de leurs comportements de parade.



      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Le sujet passionnant de la chasse des araignées crabes.

      Les araignées-crabe (Thomisidae) chassent à l'affût haut dans la végétation et au sommet des fleurs. Elles y capturent assez facilement des insectes butineurs et des pollinisateurs. Nombreux sont les naturalistes-biologistes qui sont interpellés pas ces araignées qui ont l'étonnante capacité à se camoufler (par homochromie), selon la possibilité étonnante qu'elles prennent la couleur du support sur lequel elles se trouvent. Leur nom d araignées crabes leur vient de leur façon de se déplacer de côté (une marche latérale) en regardant de face. La démarche est vraiment celle du crabe, et, ces araignées ont les deux paires de pattes antérieures plus longues que les autres. En étudiant, en examinant l'araignée par la focale de la couleur, on se pose la question du stimulus environnemental qui déclenche le changement de pigmentation chez l'araignée. Puis, camouflée, on se pose la question de la position à tenir sur le support. Des chercheurs ont étudié la position de ces araignées mimétiques dans les fleurs: HEILING, CHENG & HERBERSTEIN. (2006). Picking the right spot: crab spiders position themselves on flowers to maximize prey attraction. Behaviour vol 143. Autre étude, en 1941, Weigel, un biologiste allemand démontre qu'une araignée-crabes dont les yeux sont recouverts de peinture noire est incapable de changer de couleur... Bref, pour chasser et changer de couleurs, l'araignée crabe doit voir et percevoir les lumières. Rien d'étonnant à tout cela. En posant l'observation, non plus sur les araignées mais sur les proies, on remarque une chose étrange. Les proies sont parfois déroutées par les araignées crabes. Et si c'était l'éthologie (la lecture décryptée des comportements) qui permettait de mieux comprendre la chasse de l'araignée ? Etudions ce cas et donnons une explication..





Voici l'explication de le chasse performante de l'araignée crabe.




      Quoi de neuf dans les inventaires du Morvan ?


      L'Apodère du noisetier est un architecte infatigable.

      L'observation des scènes dans le jardin amène à rencontrer des objets bizarres. Certaines feuilles (de noisetier sont enroulées, constituant une sorte de "cigare". A quoi correspondent ces constructions et qui est l'architecte ? Défiant l'entendement tant la tâche semble énorme et difficile, un petit coléoptère, l'Apodère (voisin du charançon) développe un travail pharaonique pour construire un sac de couchage à sa progéniture.

      Moyennant une heure d'exercice physique, l'insecte roule à la force de ses pattes, une belle feuille de noisetier pour confectionner un abri magnifique. Incroyable et déroutant, l'objet ainsi construit (qui reste accroché dans l'arbre) n'abrite qu'un seul œuf ! Il y a de quoi rester pantois d'admiration devant l'œuvre accomplie.
 
Comment procède l'insecte ?




      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Faisons bonne presse aux noctuelles.

      Certains papillons n'ont pas vraiment bonne presse. Les Noctuelles par exemple (aux couleurs assez ternes car fréquemment cryptiques pour se fondre avec celles du support) sont souvent désignées sous le terme génériques de nuisibles (on dit aussi ravageurs). On explique aussi que ce sont des papillons nocturnes (des papillons de nuit). Donnons alors la référence d'un beau spécimen bien coloré, qui vole de jour...
La plusie vert-doré (Diachrysia chrysitis) du Morvan, ci dessous, a ses ailes antérieures d'une couleur brune, rappelant celle d'un bout de fer rouillé, mais, le dit métal serait orné de boucles en or éclatant patiné d'un éclat remarquable et précieux dans les lueurs chatoyantes d'un coucher de soleil. Le couple a volé toute la journée,... par dessus,... les herbes "folles" du jardin. (Des herbes folles peuvent-elle abriter autres chose que des nuisibles ?) La femelle aura-t-elle été occupée à ponde ses œufs dans les orties ? Certains naturalistes pour faire leurs inventaires utilisent, le soir venu, des lampes -celles aux vapeurs toxiques, n'en disons pas plus-, pour attirer (capturer) les spécimens. Préférez donc les observations sans artifices... Et, surtout n'utilisez pas le flash (idiot) pour clicher ce papillon, car c'est alors le meilleur moyen de rater et d'écraser les couleurs irisées superbes qui, ici, sont structurelles...







      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Un retournement de situation étonnant !

      Corps aplati et ovale, collé au limbe d'une Labiée ou dissimulé dans les feuilles d'un chardon, la petite casside, discrète, pratique l'art du camouflage à la perfection. Les larves, évidement dépourvues d'élytres cryptiques mais hérissées de pics nombreux, avancent d'ailleurs en se parant de leurs excréments (amas noir de feuilles digérées) pour ressembler à..., à "autre chose". Dans le groupe, "vivons cachés" semble être la devise. Posés immobiles dans la végétation, les petits coléoptères (Chrysomelidae) adultes n'ont pas grand chose à montrer sauf peut être cette capacité étonnante qu'ils ont à se retourner, lorsque par infortune ils glissent d'une feuille pour retomber sur le dos. Pour se retourner, l'insecte ouvre ses élytres alors utilisés comme un levier parfaitement maitrisé...


 





      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Lumière sur et dans les champignons. Les Omphalotus luminescents du Morvan.

      Pour "simplifier" (mais certainement aussi pour s'approprier un peu) les choses, les savants -qui sont savants !- ont rendu "savamment" simple le nom des espèces. Et, les petits champignons, n'échappent pas à la règle. Avec des chapeaux déprimés ou en entonnoir et des lamelles bien visibles, quelques champignons ont plusieurs noms... Prenons l'exemple d'omphalotus olearius, l'oreille de l'olivier, le clitocybe de l'olivier, le clitobe olearia ou omphalotus olearius ou encore pleurotus olearius... Bon, tous ces noms pour désigner une même référence ?! De quoi parlons-nous ? Pleurote pour les uns ou Clitocybe pour les autres (selon la forme du pied), ce beau champignon (référencé en Bourgogne - Morvan) appartient à un groupe remarquable... L'espèce est lignicole, ce qui signifie que le champignon pousse (en touffes importantes) sur les vieilles souches de feuillus, en particulier de chênes ou de châtaigniers. 7-15 cm de hauteur, 6-12 cm de diamètre. Le chapeau assez épais au centre s'étale en entonnoir tout en conservant une marge enroulée et sinueuse. Ordinairement orangé, le champignon varie du jaune pâle au brun en passant par le rouge cuivré. Les lamelles de dessous, décurrentes, sont jaune-or à orange... Le champignon (toxique - vénéneux) apparaît de mi-juillet à début septembre, au cours des étés chauds et humides. Classification modifiée, révisée et noms scientifiques et vernaculaires mis de côté, quelques jolis champignons du groupe ont la propriété d'être luminescents. (Image disponible par e-mail). Les lamelles sont perceptibles dans l'obscurité. Un halo d'une belle lumière verte se distingue assez bien lorsque le champignon est dans l'obscurité totale. Cette lueur n'est pas une accumulation (restitution) de la lumière du jour mais bien une bioluminescence stricte. La production de lumière froide est une vraie réaction biochimique intracellulaire qui oxyde la luciférine par la présence d'une enzyme, la luciférase. Ces deux substances sont présentes dans les champignons... Les Omphalotus luminescents du Morvan, de quoi éclairer un peu la taxonomie assez obscure des espèces... (Humour). Omphalotus olearius et Omphalotus illudens sont des champignons où les lames sont luminescentes. Dans le noir, les champignons émettent une lumière verte...
Le bois pourris par l'armillaire est également bioluminescent.
(Images disponible par e-mail). On dénombre 64 espèces de champignons bioluminescents appartenant au moins trois lignées évolutives distinctes, appelées Omphalotus, Armillaria et mycenoid.




 
Ci-dessus, le clitocybe aurantiaca - clitocybe orangé, (Hygrophoropsis aurantiaca). Lames épaisses et serrées, très nettement
décurrentes, elles se montrent bifurquées au voisinage de la marge. Le champignon a une belle teinte orangée...
L'inventaire des Clitocybes et autres espèces dans le Morvan offre des observations intéressantes...


Ci-dessous, en lumière naturelle (c'est à dire au soleil, de jour), il n'est pas évident de repérer les champignons luminescents.
Mais les choses changent dans l'obscurité contrôlée. Pour photographier des champignons luminescents
portez votre attention vers Armillaria mellea et Omphalotus illudens...
 

 

L'inventaire des champignons du Morvan est disponible en photothèque.




      Quoi de neuf dans les travaux d'inventaires du Morvan ?


      Texte.
Rédaction en cours...
      Texte texte.



Page en construction

Entendu, je vous l'accorde, mes déductions de causes à effets (pour ces observations In-Natura 2/2) sont peut-être parfois tirées par les
cheveux. Je focalise sans doute trop mon attention au précepte de "pollution-stress" qui est le fil directeur de certains sujets comme
celui des mutations génétiques. Mais, mieux vaut tirer ses cheveux jusqu'à les arracher pour tenter une interprétation
perfectible que de refuser TOUTES les observations en bloc. Oublions dix secondes les "interprétations" et
retenons les observations qui, elles, sont factuelles.
Sans être paranoïaque, que faut-il comprendre et
déduire lorsque l'on repère des CENTAINES d'animalcules malades, monstres et déformés ?
Une multitude d'espèces synchrones sont déréglées, parfois mutées.
Regardez les espèces étranges référencées dans ce dossier.