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La
Boutique à Jacques - Animation thématique 2011-2012 l'ARBRE - L'arbre dans le cadre de l'inventaire du Patrimoine arborée du Pays du Morvan |
Sur
le thème : forêt, nature, travail du bois ambre et muséographie d'art |
Oui, mais non ! Ne faites pas la "queule" ! Pour cette année encore, nous vous préparons de beaux dossiers sur le thème des arbres et du bois... Avec d'ailleurs, ci-dessous, un concours de photographies. Mais, pour ceux qui étaient intéressés surtout par la biodiversité et notamment celle des insectes,... rien ne vous empêche de passer dans les locaux de la Boutique ou de regarder les pages web actualisées régulièrement. |
Après
mes entrevues nombreuses avec mes confrères spécialistes
et amoureux du bois, (tous généreux en "bonnes
paroles dogmatiques"), il est sans doute nécessaire
de relativiser les arguments simplistes ( encore publiés dans
la revue locale) selon lesquels les arbres sont souffreteux, cacochymes
et malingres.
L'arbre comme entité vivante (même s'il ne bouge pas comme un animal) est un organisme fort, résistant, doté de capacités étonnantes que nous découvrons à peines. Les arbres savent concevoir le climat, et, on découvre aujourd'hui (2011) qu'un peuplement est capable de libérer à volonté des terpènes et d'autres molécules qui, en concentration dans l'atmosphère, créent des nuages lesquels apportent l'humidité dont les végétaux ont besoin. Depuis toujours (par mépris) on considère l'arbre comme un organisme malingre, soumis aux contraintes de son environnement. La réalité est toute autre et même contraire ! L'arbre est l'acteur maître, l'animateur de la biodiversité. C'est lui qui impose son message et ses intentions par le langage chimique (au moins) parfaitement compris des insectes; kairomones. Pour suivre l'excellent message donné à la télévision (France O télévision, mardi 15 novembre 2011: "La plus grande forêt du monde". Document 1/6 réalisé par Olivier Chiabodo en 2011), oui, la forêt d'ici et d'ailleurs est ignorées et massacrée. Pourquoi vouloir nous expliquer la lointaine Guyane (ce formidable ailleurs) alors que la MEME problématique existe en Morvan - Bourgogne. Faut-il toujours parler de cet ailleurs lointain pour éveiller les gens d'ici (qui peut-être ne supporteraient pas qu'on leur explique qu'ils sont responsables d'un désastre). Il faut, dans l'absolu, essayer de comprendre l'arbre au niveau de ce dont il a besoin, il faut l'examiner de l'intérieur (au niveau du sujet et au niveau de l'espèce). De la même façon, il faut s'efforcer de déchiffrer l'environnement dans lequel vit un arbre pour comprendre la globalité des sujets sylvicoles. Vous aurez beau prétexter que les cohortes de parasites sont néfastes aux arbres vous arriverez toujours au carrefour de ces arguments où, force est d'admettre, qu'il (lui ou un autre) existe et survit parfois plus de 2.000 ans. Le mépris (volontaire, ou, inconscient ?) des mécanismes botaniques impliqués vous laissera aux hypothèses inintéressantes (et sans doute éloignées de la réalité des mécanismes biologiques des écosystèmes). Indépendamment de l'existence des hommes sur terre, Les arbres sont capables de se défendre. Depuis les travaux de J. Duner et M. Delledonne en 1998, on sait que les plantes, tout comme les animaux, utilisent l'oxyde d'azote pour développer les processus de déclenchement et d'activation des défenses immunitaires ! L'acide salicylique joue également un rôle prépondérant qui s'accompagne d'une production de substances oxydantes qui déclenchent le suicide des cellules malades ! L'attaque d'un arbre par un animal, très tôt dans la saison, permet à la plante d'adapter une réponse qui sera bénéfique pour la santé ultérieure de la plante. La prédation précoce peut diminuer de moitié les dégâts ultérieurs causés par des colonisations suivantes. Les arbres sont alors aptes à réagir aux attaquent et savent fabriquer eux même leurs médicaments... Pour évoquer une santé vigoureuse, ne dit-on pas : se porter comme un charme ? (Car l'espèce n'a aucune maladie connue !!!) La méconnaissance des micros insectes et faunes auxiliaires de l'arbre fait croire à certains (qui écrivent) que l'on ne peut se débarrasser aisément des nuisibles par quelques fumigations saisonnières de biocides derniers cris. Evitons la polémique de la possible nocivité des pesticides, et rappelons seulement que les arbres peuvent être parfois responsables de leur dépérissement. Certains arbres exempts de tout parasite peuvent "appâter" les nuisibles ! Durant une sècheresse des résineux peuvent émettre des odeurs attractives en direction des parasites, lesquels, guidés dans le choix de la plante hôte, épargnerons le peuplement alentour. Les arbres pratiquent ainsi le"sacrifie" individuel au bénéfice de l'espèce. La découverte du mécanisme chimique par lequel les végétaux peuvent attirer les xylophages "nuisibles" rend bien inutile le traitement préventif d'un ou plusieurs arbres qui programment leur mort. L'emploi du produit phytosanitaire est alors vain devant la puissance du langage spécifique que l'arbre destine à l'insecte. Le x-pinène, le philandrène, le 3-carène, le limonène, élaborés par les végétaux agissent comme le font des kairomones, substances à l'action attractive. Cette prouesse du végétal n'est pas un cas isolé dans le monde de la communication chimique des arbres. Et, des acacias peuvent, à, l'inverse d'un sacrifice, communiquer ente eux pour s'aider en diffusant dans l'atmosphère des substances chimiques (l'éthylène) dont la perception a pour effet instantané de déclencher des productions préventives de tanins qui rendent les arbres indigestes aux herbivores irrespectueux ! Les arbres savent donc se soigner et même se parler entre eux. La chimie des végétaux est étrange, et, dans le registre de l'insolite, rappelons que des espèces dégagent de la chaleur ! Dès 1778, Jean-Baptiste de Lamark avait signalé qu'un arum européen (probablement Arum italicum) devenait singulièrement chaud lorsqu'il fleurissait ! La santé et l'hygiène ont aseptisé depuis longtemps nos biotopes, nos villes, nos environnements (et peut-être également nos esprits). Nous sommes trop habitués dans nos pays évolués à vivre à l'abri et sans la présence des insectes. Parfois nous accordons notre estime à tord. C'est ma rencontre avec un auteur spécialisé dans la compréhension des peuplements forestiers via l'examen des insectes de l'ambre qui m'a décidé à soutenir cette manifestation culturelle. Et, au final, c'est avec un plaisir non dissimulé que je vous invite à découvrir les auxiliaires des arbres que sont les insectes. Sans les insectes, nos belles forêts de Bourgogne n'existeraient pas... Notre "personnage", (E.G.) en visite à la Boutique, nous a présenté ses fossiles d'insectes assez remarquables (ci-dessous) et nous a expliqué que les insectes, -même ceux, rondement déclarés nuisibles car xylophages-, étaient des acteurs vitaux de la santé des unités forestières. Selon Eric, les insectes et notamment les coléoptères peuvent être considérés comme les bio indicateurs de naturalité des forêts. |
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En
ballade dans la forêt de Bourgogne,
le long des chemins
verts, parmis les fleurs, parmis les champignons, ... en visite dans
le parc régional du Morvan, tout naturaliste curieux qui découvre
la biosphère des petits peuples (insectes et autres animalcules)
est immédiatement frappé par leurs variétés
de formes et de couleurs.
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Une
fois de plus dans les locaux de notre Boutique préférée,
l'exposition permanente, régulièrement renouvelée,
prend le thème des papillons, mais ce sont des papillons TRES
spéciaux puisque conservés dans l'ambre. Jacques Mangin
vous propose à la vente des
ambres RARES ET MAGNIFIQUES !!!
![]() C'est à voir dans les locaux de la Boutique 84, rue Maréchal Foch, 71200 - Le Creusot. |
Pour
ceux qui, passionnés des insectes, souhaiteraient faire un
cadeau de prestige, voici des papillons (en argent massif !)
réalisés à l'unité... Un travail d'art
admirable présenté dans la Boutique parmi de photographies
entomologiques et les dossier pédagogiques... Si vous préférez
l'ambre, nous vous offrons, avec le papillon, une
sélection de prestige...
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Cette
série, ci dessus, regroupe
des insectes fossiles élatéridés (taupin)
et également des anobiidae, ptinidae, mycetophagidae,
nitidulidae... Ce sont de petits coléoptères
qui vivent au contact du bois pourrissant (en tenant des champignons)
correspondant alors sans doute aux espèces hôtes des
forêts productrices d'ambre. On peut supposer que ces coléoptères
colorés étaient inféodés aux arbres antiques
de l'Afrique de l'est...
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Avec
la participation des meilleurs spécialistes
français de l'ambre... |
Pour
s'émerveiller, se divertir, se détendre, se
rencontrer, en s'offrant un souvenir construit chez des passionnés d'Art... |
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